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Le
texte de la pièce est publié aux éditions
Lansman. (Les cahiers du soleil debout / Lansman,
2000)
Maurice
Yendt, auteur et metteur en scène, a écrit
28 pièces, dont La
marche à l'envers et Histoire
aux cheveux rouges.
Il a mis en scène La
fille aux oiseaux de Bruno Castan.
Il est également le créateur et le directeur
du Théâtre des Jeunes Années, Centre
Dramatique National, et depuis 1977, avec Michel Dieuaide,
le co-directeur artistique de la Biennale
du Théâtre Jeunes Publics
de Lyon.
Théâtre
des Jeunes Années
Lyon 9°
renseignements et location
04 72 53 15 15
tout
public à partir de 10/11 ans
durée 1h10
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Scénographie
et costumes Danièle Rozier
Lumières Michel Paulet
Avec
Pierre Blain , Alain Gandy , Annie-Claude Sauton
Création Théâtre des
Jeunes Années/CDN

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Poésie
de la guerre contre poésie de la paix
Dans un pays
en guerre, qui pourrait être l’ex-Yougoslavie (mais
peu importe, la guerre fait toujours les mêmes victimes),
un jeune garçon et une femme d’âge mûr
trouvent refuge dans la même cave de maison en ruines, chacun
avec sa vision des choses. Poésie de la guerre contre poésie
de la paix, animosité « barbare » d’un
enfant qui n’a connu que la violence contre bienveillance
« civilisée » d’une adulte nourrie de culture
et de bienséances, rêves de dollars et d’Amérique
contre souvenirs de musique et de livres…
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Tout
les oppose, et pourtant, dans ce huis-clos à peine
entrecoupé d’intrusions venues de l’extérieur
(un milicien suspicieux surveillant le quartier) ou du passé
(une petite fille lumineuse échappée d’un
monde en paix), une métamorphose va s’opérer,
un rapprochement entre deux êtres différents.
Les jeux dangereux de la guerre laissent la place à
la fin de l’enfance, qui n’est pas la fin des
rêves et de l’aspiration au bonheur. Izmir, le
jeune garçon, sort de son enfermement physique et moral,
et revient avec une lucidité sans concessions ni désespoir
sur les vicissitudes et la cruauté de la vie. |
Maurice
Yendt, dramaturge, metteur en scène, fondateur et
directeur du TJA de Lyon, s’y connaît en écriture
théâtrale. Au cours des quatre jours et 31 séquences
de la pièce, le lieu étroit de la scène, sombre
réduit où s’opère la transformation progressive,
où chaque détail a son importance (game-boy, boîte
de petits pois, bidon d’eau, poste de télévision...),
ce lieu étroit, donc, s’éclaire et s’ouvre
périodiquement sur des tableaux de bonheur et de malheur,
du passé et de l’avenir, sur un espace «hors-scène»
qui donne à l’ensemble les dimensions d’un véritable
drame de l’existence. Au troisième jour, le «
cercle magique » que s’était tracé
l’enfant, allégorie d’un paradis illusoire ressemblant
à l’enfer, « ne sert plus à rien
».
Ce qui couve derrière la montagne,
créé au TJA le 2 mars 1999, sera reprise en avril
2004. Signe de la pérennité de l’ouvrage, où
chaque lecteur, chaque spectateur, enfant ou adulte, trouve sa place.
Jean-Pierre
Longre
(janvier 2004)
Jean-Pierre
Longre, enseignant en littérature du XXème siècle
à l'Université Jean Moulin Lyon 3, est l'auteur d'une
thèse sur Raymond
Queneau, de divers ouvrages ou articles sur des écrivains
contemporains et sur la comparaison des langages littéraire
et musical. Il a participé à l'édition
des romans de Queneau dans la " Pléiade ", et effectue
des recherches sur les littératures francophones (Roumanie,
Belgique, Québec).

http://www.lansman.org/
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