< écrits franco-roumains>

La littérature roumaine et la littérature française présentent de nombreuses affinités dues au voisinage des langues (le roumain étant une langue latine), au caractère souvent ouvert et novateur des œuvres et à une longue tradition d’échanges culturels et littéraires entre les deux pays.
De nombreux écrivains français sont traduits en roumain, et de nombreux écrivains roumains ou d’origine roumaine, résidant dans leur pays d'origine ou d'adoption, ont écrit ou écrivent en français. La littérature roumaine tient ainsi une place importante et décisive dans le domaine de la francophonie — et fut l’invitée de la France en 2005 dans le cadre des Belles Etrangères... (J.-P. Longre)

manifestations - événements

25 juin - 2 juillet 2006
le 20ème Congrès du CIEF à Sinaïa, en Roumanie. Pour tout renseignement
  du 14 au 26 novembre 2005
rencontres avec 12 écrivains roumains dont
Gabriela Adamesteanu, Gheorghe Craciun et Ana Blandiana
17 - 22 mars 2006
Salon du livre de Paris La francophonie à l'honneur
 

 

 

 littératures
francophone & roumaine

 

La Symphonie du loup
Marius Daniel Popescu
José Corti, 2007

 

 

Notre envoyé spécial
Florin Lazarescu
Editions des Syrtes, 2007

La vallée de la jeunesse
Eugène
Rétroviseur/La joie de lire, 2007

Le retour du hooligan
Norman Manea
Seuil - 2006 / Points seuil 2007

Semper stare
de Cornelia Petrescu
L’Harmattan, 2007

Dumitru Tsepeneag
La belle Roumaine
P.O.L 2006

Marta Petreu
Poèmes sans vergogne
Traduits du roumain par Odile Serre, Alain Paruit et Ed Pastenague
Le Temps qu’il fait, 2005

Letitia Ilea
Terrasses
cipM, 2005

Éclats, Cinq poètes roumains
Traduits et présentés par Pierre Drogi
Éditions Comp’Act, 2005

Matéi Visniec
Du pain plein les poches...
Actes Sud-Papiers, 2004
Attention aux vieilles dames... Lansman, 2004

Gabriela Adamesteanu
Une matinée perdue,
Gallimard, 2005

Matéi Visniec
Petit boulot pour vieux clown
Cie de l'Oeil NU, 2005

Mircea Cartarescu
L’œil en feu
Denoël, 2005

Panaït Istrati
Mes départs
Folio, 2005

Maria Maïlat
La cuisse de Kafka
Fayard, 2003

Judith Martin
Elle va parler Ed. Noir sur Blanc, 2005
Pli urgent Ed. Noir sur Blanc, 2001

Thomas Pavel
La sixième branche
Fayard, 2003
Marius Daniel Popescu
Arrêts déplacés
Antipodes, Lausanne, 2005
Dan Lungu
Le paradis des poules
traduit du roumain par L. Hinkel
Ed. Jacqueline Chambon, 2005

Gherasim Luca
Levée d'écrou (Corti, 2003)
Héros-Limite (Poésie/Gallimard, 2001)
Le Vampire Passif (Corti, 2001)

Lucian Blaga
Au fil du grand parcours
traduit du roumain par P. Loubière
édition bilingue, 2003

Jean Pintéa
L'adhésion
Alteredit, domaine étranger, 2002

Teodor Mazilu
Chants d'Alchimiste
Ed. Crater, Bucarest, 2001
Édition bilingue roumain-français
traduction de P. Loubière
Neagu Djuvara
Bucarest-Paris-Niamey et retour
L'Harmattan, 2004
Dumitru Tsepeneag
Attente (P.O.L., 2003)
Pont des arts
(P.O.L. 2001)
     

 

 

 

 biographies - essais

 

La Roumanie insolite, « De Dracula à Ceausescu »
Alex Décotte
Le Rocher, 2008

 

Ionesco, Recherches identitaires
de Matei Calinescu

Oxus, collection Les Roumains de Paris, 2005

La Roumanie. Un pays à la frontière de l’Europe
Lucian Boia
Les Belles Lettres, 2007

Henri Béhar
Tristan Tzara
Oxus, collection Les Roumains de Paris, 2005

Jean-Yves Conrad
Roumanie, capitale… Paris
Les étrangers de Paris, Les Roumains de Paris, Oxus, 2003.

E.M. Cioran
Exercices négatifs, En marge du Précis de Décomposition
Gallimard, Les inédits de Doucet, 2005

Roland Jaccard
Cioran et compagnie
PUF, 2005

Simona Modreanu
Le Dieu paradoxal de Cioran
Editions du rocher, 2003

François Buot
Tristan Tzara
Biographie
Grasset, 2002

Pierre Burlaud
Danube-Rhapsodie
Images, mythes et représentations d'un fleuve européen
Grasset / Le Monde, 2001

Dan Arsenie
Le presque rien nourrissant
Françoise Truffaut éditions, 2001
     

 

 

 

 revues


De l'Adriatique à la Mer Noire
Les Cahiers

Maison Antoine Vitez
Centre international de la traduction théâtrale
Climats, 2001

Seine et Danube n° 1
L’esprit des péninsules, juin 2003
et numéros suivants.

 

     

 

 

 

 

autres manifestations culturelles

Nuit Tsigane Auditorium de Lyon - 2002
Taraf de Haïdouks 2001
   

 

 

  LIENS

Institut français de Bucarest
Relations culturelles franco-roumaines
Revue Seine et Danube
Éditions LiterNet

Roumanie.com

Soleil de l'Est
   

 

L'éditeur

Ecrits franco-roumains

il se fera silence il se fera soir de Virgil Mazilescu
traduit du roumain et présenté par Pierre Drogi, Editions Comp’Act, 2005

Il était nécessaire que paraisse en français et en France ce recueil de l’un des grands poètes roumains de la deuxième moitié du XXe siècle. Virgil Mazilescu (1942-1984), que l’on considère un peu rapidement comme un poète maudit», passé par le mouvement « oniriste » qui a marqué en Roumanie la littérature des années 1960-1970, a laissé un journal, des chroniques et des recueils poétiques, dont trois sont ici rassemblés, dans un ordre voulu par l’auteur lui-même : il se fera silence il se fera soir (1979), fragments de la région de jadis (1970), vers (1968) – titres sans majuscules, comme les textes eux-mêmes, dans une sorte de fluidité ouverte et dense à la fois, en vers, en versets ou en prose. Le tout est accompagné d’une belle préface du traducteur, de précisions biographiques et d’une lettre de Mazilescu à Dumitru Tsepeneag, en forme d’aveu (pour ne pas dire de dénégation) poétique. Mais au-delà de l’impuissance poétique, laissons opérer la « magie » :
« un seul mot me suffit
petit tout petit mot et je reprends courage ».

J-P. L. (nov. 2005)

lire aussi : Éclats, Cinq poètes roumains Traduits et présentés par Pierre Drogi, Éditions Comp’Act, 2005

 


l'auteur

Mais, Maman, ils nous racontent au deuxième acte ce qui s’est passé au premier
de Matéi Visniec Traduit du roumain par l’auteur.
éditions L’espace d’un instant, 2004

Cette « fantaisie, mascarade, bouffonnerie et expérience en deux actes » a été écrite en roumain en 1979, et aussitôt censurée. Matéi Visniec la livre maintenant au public français, et c’est tant mieux. Autour d’un trou, symbole d’on ne sait quoi, mais d’un « on ne sait quoi » dans lequel se tapit, on le subodore, du malheur, de l’oppression, de la séduction, de la résignation… autour de ce trou donc, grouille, se précipite, se dispute, se perd, se retrouve, s’enfuit tout un monde d’humains anonymes ou identifiés, atemporels ou historiques, menteurs ou sincères. Et là, dans ce magma d’illusion, émergent quelques instants de vraie vie, quelques instants qui font que la folie vaut d’être exhibée, avec toute la liberté dont dispose le metteur en scène, par la grâce de l’auteur qui précise bien cependant : « Le titre de la pièce est sacré ».
J-P. L. (octobre 2004)

 

   
 
 
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