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En
guise d'introduction...
Le
langage des sons et le langage des mots sont solidaires.
«
Littérature et musique » : le sujet n’a pas le
mérite de la nouveauté, puisqu'il a déjà
fait l’objet de nombreux essais, monographies, articles, ouvrages
collectifs, émissions de radio, et que tout lecteur, tout
auditeur est un jour ou l’autre amené à faire
des rapprochements et des comparaisons.
Lire des prosateurs comme Rousseau, Chateaubriand, Stendhal, Proust,
Gide, Cocteau, Vian, ou, d’une manière plus flagrante
encore, des poètes comme Baudelaire, Verlaine, Mallarmé
(et, disons-le, tous les poètes, pour qui les mots et la
prosodie sont harmonie et mélodie), lire tous ces écrivains
et beaucoup d’autres, c’est rencontrer la musique, dans
les structures organiques et linguistiques comme dans la thématique.
À l’inverse et en complément, écouter
chansons et chants anciens ou modernes, assister à la représentation
d’un opéra, d’un drame lyrique ou d’une
comédie musicale, c’est intégrer plus ou moins
consciemment l’étroite combinaison entre texte et musique
; et si le texte n’est pas ouvertement présent, il
l’est souvent sous la forme de l’imitation et de la
description musicales, comme dans les pièces pour clavecin
de Couperin et Rameau, plus tard les poèmes symphoniques
de la période romantique ou dans les compositions de jazz.
Le langage des sons et le langage des mots sont solidaires l’un
de l’autre, et que la musique soit construction programmatique
ou élaboration purement formelle, elle ne se passe pas du
verbe, aussi bien dans l’expression de sa périphérie
immédiate (titres, indications de mouvements et de nuances
figurant sur la partition) que dans les commentaires que l’on
en fait, dans les explications qu’on en propose.
Les
ouvrages proposés dans les articles qui suivent obéissent
à l'idée que "les vers, les chants, la parole
ont une origine commune" (Jean-Jacques Rousseau, Essai
sur l’origine des langues, 1781) ; nous avons choisi
de ne pas y inclure ce qui relève du champ de la poésie
(voir la page
qui y est consacrée) afin de mettre l'accent sur des oeuvres
littéraires "musicales" (romans, albums, biographies,
essais, ouvrages jeunesse...) non seulement d'un point de vue formel,
mais aussi du point de vue du contenu ; les livres ont ainsi été
regroupés très simplement, comme indiqué ci-dessus,
mais les lecteurs seront libres d'effectuer leurs propres recoupements
et d'établir les liens qu'ils souhaiteront...
(Jean-Pierre
Longre, novembre 2005) |
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littérature
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Cassé
(Kurt Cobain)
Christophe Paviot
Naïve, 2008 |
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Miles
de Alain Gerber
Fayard, 2007 |
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Pannonica
de Pauline Guéna
Robert Laffont, 2007 |
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Swing
de Rupert Holmes
Rivages, 2006 |
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BD
jazz chez Nocturne
Erroll Garner volume 2 1953 /
1955
Dessins & scénario Noely Ratsimiebo
Dexter Gordon 1945 / 1955
Thierry Alba, Nicolas Pothier |
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Le
rire de Swann
d’André Hodeir
Rouge profond, 2006 |
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Alain
Gerber
Paul Desmond et le côté féminin du monde
Fayard, 2006 |
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Jean-Pierre
Grivois
Moi, JSB
Ed. H. D'Ormesson, 2005 |
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Max
Genève
Mozart, c'est moi
Zulma, 2006 |
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Alain Gerber
Lady Day (Fayard)
Charlie (Fayard)
Chet (Fayard) |
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Christmas
Jazz & Christmas Blues
BD-CD
(nocturne, 2005) |
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Hugo
Boris
Le baiser dans la nuque
(ed. Belfond) |
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Jacques
Jouet
Cantates de proximité (POL) |
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Jean Echenoz
Au piano (Minuit)
Ravel (Minuit) |
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Leonard
Cohen
Jeux de Dames
Les perdants magnifiques
C. Bourgois |
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Velibor Colic
Perdido
Le Serpent à plumes |
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Jack
Kerouac
Sur la route et autres romans
(sous la direction d'Yves Buin)
Quarto Gallimard |
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Annie Paradis
Anna Maria
Fayard |
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Philippe
Garnier
Les coins coupés
Grasset |
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Alex Wheatle
Redemption Song
Le diable Vauvert |
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Ollivier
Pourriol
Mephisto Valse
Grasset |
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Max Genève
Le Violoniste
Zulma |
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Antonio
Gamoneda
Blues castillan
J. Corti |
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Bill Moody
Sur les traces
de Chet Baker
Rivages/Noir |
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Jeanne-Martine
Vacher
Silence
Le seuil |
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Luc Leruth
La 4e note
Gallimard |
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Maria
Zambrano
Notes pour une méthode
Ed. des Femmes, Antoinette Fouque |
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Catherine Lépront
Le Café Zimmerman
Seuil |
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Jef
Gerraerts
Sanpaku
Le Castor Astral |
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biographies - essais
- chroniques
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Dictionnaire
raisonné du Punk
Pierre Mikaïloff
Editions Scali, 2007 |
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Eric Dolphy
Guillaume Belhomme
Collection Formes
Editions Le mot et le reste 2008 |
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Victor
Jara, un chant inachevé
Joan Jara
Editions Aden, 2007 |
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White
bicycles
Making music in the 60’s
Joe Boyd
Allia, 2008 |
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La
preuve par neuf
Trois trios - Teddy Wilson, Duke Ellington, Ahmad Jamal
Alain Pailler
Rouge Profond, 2007 |
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Weather
Report
Une histoire du Jazz électrique
Christophe Delbrouck
Collection Formes, Le mot et le reste, 2007 |
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Georges
Enesco
Alain Cophignon
Fayard, 2006 |
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Les Musiciens
de Jazz et leurs trois vœux - photos Pannonica de Koenigswarter
Buchet – Chastel 2006
Ouvrage réalisé par Frédéric Pajak |
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Lalo
Schifrin, Entretiens avec
Georges Michel
Ed. Rouge Profond, coll. Raccords, 2006 |
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Talking
Jazz
(Conversations au cœur du Jazz)
par Ben Sidran
Night & Day / Bonsaï, 2005 |
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Stéphane
Carini
Les singularités flottantes de
Wayne Shorter
Rouge Profond, 2005 |
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Stuart
Nicholson
Is Jazz dead ?
(or has it moved to a new address)
Routledge, 2005 |
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Serge
Dillaz
Vivre et chanter en France
tome 1, 1945-1980
Editions Fayard/Chorus |
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Le
jazz et les écrivains
rétrospective |
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Jean-Pierre
Jackson
Charlie Parker
Actes Sud, Classica, 2005 |
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Iggy Pop I
need more
Le serpent à plumes |
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Sylvia
Fol
Billie Holiday
Folio, biographies, 2005 |
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Enrico
Pieranunzi
Bill Evans, portrait de l’artiste au piano
ed. Rouge profond |
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La
présence du jazz
dans l’oeuvre de Julio Cortázar
suivi d'un entretien avec l'auteur
(février 1977) |
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Alain
Gerber
Le Jazz est un Roman
(sortie CD Owl, 2002) |
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ouvrages
pour la jeunesse
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L'éditeur
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Balades en Jazz d’Alain Gerber,
Gallimard, Folio/Senso, 2007.
« Le jazz, pour peu que je n’aie pas raté
ma vie, j’aurai vécu dedans. Les milliers de pages
que je lui ai consacrées auront toutes été
des lettres persanes. Les messages d’un candide qui, faute
d’avoir les yeux en face des trous, voit trouble, voit du
trouble partout, et, le cœur ému en permanence, n’a
plus que des prodiges à contempler ». Juste avant
cela, Alain Gerber dit avoir toujours voulu s’abstenir de
« comprendre » le jazz. C’est pourquoi, après
les sommes bio-romanesques auxquelles il nous a trop habitués
pour qu’on n’en attende pas d’autres, il nous
offre ces « balades », évocations impressionnistes
de quelques-unes des grandes figures jalonnant les itinéraires
d’une musique par laquelle « l’enfant qui
rêvait d’être vieux », le jeune Alain
soi-même, fut délivré de ses illusions. Promenons-nous
avec lui le long des ces chemins forestiers et sinueux, guidés
par les mélodies et les rythmes des mots et des sens.
J.-P. Longre (mai 2007)
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L'éditeur
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Un été avec Chet de
Massimo Basile et Gianluca Monastra, Galaade 2006
Musicien de génie, trompettiste délicat et fragile,
à la sonorité au bord de la «fêlure»,
chanteur à la voix évanescente, personnage de légende
à la vie mouvementée, en proie à des démons
intérieurs (la drogue, l’instabilité), Chet
Baker a été l’objet de nombreux
ouvrages et d’un film controversé, Let’s
get lost (on attend le long métrage toujours repoussé).
Cette fois, les auteurs, deux journalistes transalpins, passionnés
de jazz, nous content, sous forme de biopic, une péripétie
de la vie du trompettiste au cours de l’été
1960 en Toscane où il sera emprisonné pour possession
de stupéfiants. Ils font se croiser Chet et un plumitif qui
n’entend rien au jazz mais qui apprendra à l’aimer
le temps d’un été qui bouleversera sa vie.
Las, ce roman sans véritable style se perd un peu dans des
détails éparpillés dans la continuité
du récit (des personnages comme étrangers au corpus,
des situations parfois invraisemblables). Pour tout dire, on a du
mal à rentrer dans ce dédale, bien que cette rencontre
aboutissant à une sorte de révélation initiatique
soit en soi une fort bonne idée. Saluons le beau travail
de présentation de l’ouvrage et souhaitons longue vie
aux Editions Galaade.
J. Ch.(mars 2006) |

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Autopsie d’une chorale, guide pratique
à l’encontre des choristes…
de Jean Bouchon
Editions Contre-Chant, 2005
Tous ceux qui ont fréquenté des chorales savent
qu’elles sont des concentrés de la société
humaine, selon une « énigmatique alchimie »
dont Jean Bouchon tente de percer les secrets. Il le fait avec
méthode, systématiquement, en examinant jusqu’à
la caricature les composants de ce mystérieux mélange
: le chef et ses acolytes, les différents types humains
dont il fait volontiers des victimes, dans un « jeu de massacre
» issu d’une observation minutieuse exempte de toute
commisération. Sans oublier l’organisation des concerts,
le choix du répertoire, le public et sa complaisance…
Un livre plein d’humour, à prendre avec la distance
critique et autocritique qu’il requiert.
J-P. L. (dec. 2005) |

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L'éditeur
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La musique est-elle une science ? Alain
Schuhl et Jean-Luc Schwartz
Editions le Pommier, « Les petites pommes du savoir »,
2005
La collection « Les petites pommes du savoir » veut
« donner des réponses brèves, claires
et sérieuses » à des questions que l’on
peut se poser à tout instant de la vie et qui appartiennent
au domaine scientifique, par exemple «Comment voyons-nous
? », « Pourquoi les rivières débordent-elles
? », « D’où viennent les tempêtes
? » etc.
A. Schuhl, professeur de physique à l’Université
Henri Poincaré de Nancy, et Jean-Luc Shwartz, directeur
de l’Institut de la communication parlée, se plient
avec un grand sens didactique aux exigences de la collection.
Certes, ils reconnaissent que « la musique est avant
tout un rêve partagé » ; mais ils expliquent
comment elle appartient en même temps au domaine scientifique,
particulièrement à la discipline nommée acoustique
musicale, qui permet de définir la nature des sons et de
leur réception. Physique et physiologie sont donc de la
partie. Une soixantaine de pages brèves assorties de quelques
schémas suffisent pour donner une idée précise
du fonctionnement des sons musicaux et pour définir un
nombre maximal de mots souvent utilisés sans que l’on
sache toujours de quoi il retourne exactement.
Ce petit livre le prouve : la musique est bien une science, première
condition pour qu’elle soit un art.
J-P. L. (déc. 2005) |

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voir aussi Chet,
d'Alain Gerber
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Sur les Traces de Chet Baker de
Bill Moody (Rivages/Noir, 2004)
Rares sont les bons livres sur le jazz ou sur les musiciens,
écrits par des jazzmen. Ici, l’auteur (batteur) raconte
brillamment l’enquête d’un pianiste détective
sur les derniers jours - et les raisons de la mort - du génial
trompettiste. Roman policier passionnant, sans violence gratuite
mais au suspense prégnant, qui donne une vision intimiste
du jazz et du caractère de Chet. Les personnages sont attachants,
notamment un saxophoniste exilé à Amsterdam (on
pense à Ben Webster) et l’atmosphère de la
ville est bien restituée.
Bill Moody a publié trois autres ouvrages dans la même
veine mais non traduits : Death of a Tenor Man (1995),
enquête sur la disparition de Wardell Gray, Sound of
the Trumpet (1997), enquête sur un disque de Clifford
Brown et BirdLivest (1999) sur Charlie Parker. On espère
des traductions prochaines.
J.C. (février 2004) |

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L'éditeur |
Dictionnaire illustré du rock (sous
la direction de C. Goffette), Larousse, 2005
Ce dictionnaire au format souple et pratique, ponctué
de dizaines de photographies en couleur, propose plus de 1000
entrées : musiciens, interprètes et groupes, avec
encarts spéciaux réservés aux mouvements
musicaux – du Glitter rock à la Fusion, en passant
par le grunge et la new wave… Prudence, donc : l’appellation
« rock » est à prendre ici dans son sens générique,
Christophe Goffette expliquant qu’il ne peut en être
autrement : «un terme complètement galvaudé
(…) par extension, quoi ou qui que ce soit peut être
rock. » Les choix ont donc été effectués
à la fois « scientifiquement » mais reposent
aussi sur des critères affectifs difficiles à écarter,
l’un des objectifs avoués des rédacteurs étant
de transmettre leur passions musicales ; de même, il est
nécessaire d'éveiller la curiosité des plus
jeunes et cet ouvrage, outil transgénérationnel
de qualité, s’attache à l’idée
qu’il faut « comprendre les pionniers pour mieux
appréhender ses contemporains. » tout en conservant
une certaine ouverture d’esprit face aux descendants des
premiers « rockers ». B.L.
(août 2005) |

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L'éditeur
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La disgrâce de Jean-Sébastien
Bach
de Sophie Deschamps,
Jean-François Robin
Lansman, coll. Beaumarchais, 2004
Le 6 novembre 1717, Jean-Sébastien Bach, que se disputent
les princes de Weimar et de Köthen, se retrouve en prison pour
préférer le second au premier. Avec pour seul compagnon
un jeune gardien qu’il va initier à la musique, il
symbolise à merveille l’artiste « citoyen
du monde » tenant tête au pouvoir local. Conflit
théâtral s’il en est, celui du musicien empli
de son art avec le prince cherchant à s’approprier
une production immatérielle qui, même si elle «s’apprend
comme la mathématique », même si sa perfection
tient à un problème de doigté, même si
elle fait l’objet de « joutes » et de rivalités,
touche à l’absolu et à l’universel.
D’un épisode particulier, les deux auteurs ont su tirer
une belle situation dramatique, superbement dominée par la
musique du futur Cantor de Leipzig.
J-P. L. (mai 2004) |
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