Histoire

 

 

 

 

 

JEUNESSE

Sélection de brèves

Albums

Il n'y a pas si longtemps... T. lenain & O. Balez - Sarbacane, 2005

Collection Lucy - éditions Cauris

L'horizon bleu Dorothée Piatek & Y. Hamonic - Petit à petit

 

Romans historiques


Les roses de cendre Erik Poulet-Reney - Syros

Kakine Pouloute Nathalie Brisac - Ecole des loisirs

Les enfants d’Izieu Rolande Causse, Syros

Une photo de grand-mère Esther Hautzig - L'Ecole des loisirs

Le seigneur sans visage Viviane Moore, Flammarion

La tribu de Celtill, Tome 1 Evelyne Brisou-Pellen - Rageot

Mimus Lilli Thal - Seuil jeunesse

Titus Flaminius Jean-François Nahmias - A. Michel

La clef des sages Michèle Bayar & J-C. Djian - Petit à petit

La fille du roi Salomon et Le miroir d'Elvina Sylvie Weil
L'Ecole des loisirs

Le cercle d'or - Dorothée Piatek & Y. Hamonic - Petit à petit

Mamy Ward Gérard Pussey - L'Ecole des loisirs

Mes enfants c'est la guerre JJ Greif - L'Ecole des loisirs

 

Documentaires, essais

l'Égypte - Larousse Junior

Ecrire avec des hiéroglyphes - Nathan

La préhistoire Larousse

Les cow-boys et les Indiens - Kididoc, Nathan

Le débarquement, des plages normandes à Paris Antony Kemp
- Gallimard Jeunesse

Quand ils avaient mon âge, Londres, Paris, Berlin 1939-1945
Gilles Bonotaux & Hélène Lasserre - Autrement

 

 

 


L'éditeur

La petite sœur de Kafka de François David, dessins d’Anne Herbauts
Esperluète, 2004

Ce récit singulier s’adresse à tous car le destin d’Ottla, qui vécut ce que son célèbre frère n’avait fait que pressentir, est ici raconté par François David avec simplicité et sobriété – ce qui ne lui ôte en rien son aspect émouvant.
L'auteur nous dit que « déjà petite », Ottla « se permettait de dire sa pensée, de tenir tête. » C’est ce qu’elle fit en bravant l'autorité paternelle afin d'épouser un catholique - puis en divorçant de ce dernier pour ne pas connaître un sort plus favorable que les autres membres de sa famille, déportés ; c'est ce qu'elle fit encore, jusqu’au bout, quand elle choisit librement sa mort, en rejoignant « un convoi d’enfants qu’on menait à la chambre à gaz. ». Beau geste de désespoir ? On aimerait peut-être en savoir davantage, mais le récit, volontairement incisif, tend vers ce dernier sursaut de volonté et de libre-arbitre ; les illustrations d’Anne Herbauts accompagnent Ottla jusque dans son ultime sacrifice, quand la noirceur de l’âme humaine prend le pas sur la silhouette peu à peu accablée de cette petite sœur si valeureuse.
B. L. (février 2005)

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L'éditeur

C'était la guerre mondiale d'Emile Bravo, Bréal Jeunesse, 2004
dès 8 ans

Dans la même collection que Sept petits porcelets de Dorothée de Monfreid, est paru un ouvrage allégorique qui se lit à la fois comme un roman et comme un récit historique mouvementé. À travers l'histoire d'une grande bataille d'écoliers, l’auteur retrace la deuxième guerre mondiale, chacun des personnages (François, Germain, Italo, Esteban, Emeric…) incarnant une nation belligérante. Le concept fonctionne à merveille et les deux niveaux de lecture sont bien encastrés l’un dans l’autre, donnant un roman très cohérent en surface et une reconstitution documentée, de la déroute française au Blitz, de Pearl Harbor à la guerre froide (les chiens adoptés par les enfants symbolisant l’arme atomique...) ; seul hic : les allusions aux victimes du génocide perpétré par les nazis sembleront un peu minces. Le récit devrait cependant plaire à tous les adeptes du Petit Nicolas, de La guerre des boutons ou des Années Spoutnik.
B.L. (janvier 2005)

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L'éditeur

Les Premiers Colons d'Amérique de Hélène Montardre
Collection La vie des enfants, Le Sorbier, 2004 à partir de 8 ans

Ce livre documentaire, dont les illustrations sont de belles reproductions de tableaux et de peintures d’un autre temps, est un ouvrage historique fouillé qui raconte en détail l’aventure des 102 colons du Mayflower, conquérants à leur façon… partis en 1620 pour rejoindre la terre promise, l’Amérique.
Le contexte est expliqué avec exactitude et, avant de présenter la vie quotidienne de ces explorateurs puritains, le lecteur peut se familiariser à certaines notions essentielles : le calvinisme, le schisme religieux et politique à l’origine de l’anglicanisme ou encore la déclaration d’indépendance de 1776.
Un ouvrage sérieux, une mise en pages claire, qui intéressera tous les passionnés d’histoire, le regard de l’auteur se portant d’abord sur les enfants et ce qu’ils ont pu vivre à l'époque.
B.L. (avril 2004)

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les Tomes 1 et 2
L'éditeur

Le Cercle d'Or, Tome 3, Le baiser de paix
de Dorothée Piatek / illustrations Yann Hamonic
Petit à Petit, 2004 dès 13 ans

C'est sur un Baiser de paix que se clôt cette palpitante trilogie médiévale, et ce dernier volet (qui comporte bien entendu la résolution des noeuds narratifs et le dénouement) est tout aussi alerte, érudit et romanesque - mais sans mièvrerie - que les précédents.
On retrouvera les personnages inchangés, l'héroïsme d'Ernaut (prisonnier de Walter de Montrouge), la douceur d'Ameline, la grossièreté Walter de Montrouge et le dévouement d'Estienne le Hardi. Ernaut, révolutionnaire décidément en avance sur son temps, incarne tout à la fois les jacqueries et l'idéal du "bon" seigneur. Mais il serait cependant dommage de dévoiler ici les ressorts de l'intrigue (toujours habilement construite) et on pourra se rapporter aux articles portant sur les deux premiers tomes), pour en savoir davantage. Le lecteur aura un aperçu, entre autres, du système judiciaire moyenâgeux, des rapports de forces entre seigneurs et de l'impuissance paysanne. En tout cas, l'on peut désormais envier les lecteurs qui auront le plaisir de découvrir ce roman dans son intégralité, sans avoir à perdre patience !
B.L. (août 2004)

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L'éditeur

voir aussi
On n'aime guère que la paix
(Rue du Monde, 2003)

Quand ils avaient mon âge, Petrograd, Berlin, Paris 1914-1918 dès 8 ans
Gilles Bonotaux / Hélène Lasserre, Autrement jeunesse, 2004

Mêmes auteurs, même concept, même réussite : Londres, Paris, Berlin 1939-1945, "Quand ils avaient mon âge" remonte encore le temps et raconte la "der des ders", à travers les histoires alternées de trois garçons de huit ans : Sergueï le Russe, Ernst l'Allemand et Émile le Français. C'est en août que les pères des garçons sont mobilisés, des soldats pleins d'espoir, croyant que la guerre sera de courte durée, et qui partent aux cris de "Il faut sauver la Très Sainte Russie", de "Nach Paris" ou de "A Berlin ! On les aura !" Très vite, les combats s'enlisent, certains reviennent mutilés, d'autres ne reviennent pas et les civils souffrent de la situation (rationnements, pénuries, propagande...) Mais au-delà des vies bouleversées des enfants, les aspects politiques européens sont abordés avec intelligence (le génocide arménien par les Turcs en 1918, la révolution russe ou encore la défaite allemande) ; l'ouvrage, à la fois narratif et documentaire, n'édulcore en rien la réalité ; il s'achève ainsi sur une note sombre, anticipant avec pessimisme sur la guerre à venir : "Dix ans après la guerre, Émile, Ernst et Sergueï ne savaient pas encore qu'ils seraient les combattants de la prochaine." L'illustration qui accompagne cette page montre trois soldats, prêts à monter à bord d'un train, le sourire aux lèvres... B.L. (octobre 2004)

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L'éditeur
voir aussi : L'Enfant en Gaule romaine,
(Errances, 2004).

Le tour de Gaule raconté par deux enfants de Gérard Coulon dès 9 ans
illustrations Jean trolley et Michel Riu, la Martinière jeunesse, 2004

Ancien professeur d'histoire, archéologue, auteur du Voyage en Gaule romaine (Actes Sud, 2002), Gérard Coulon signe là un ouvrage passionnant, un roman picaresque, véritable aventure antique, qui se double d'un documentaire accompagnant la lecture : des explications non pas sous la forme des (très classiques) notes de bas de page, mais présentées dans des encadrés qui parsèment le récit, au fil du voyage de deux enfants, Lucius et Aemilius, orphelins : ils vont parcourir des centaines de kilomètres, d'Argentorate (Strasbourg) à Forum Julii (Fréjus), où ils comptent retrouver leur oncle. De nombreuses péripéties les attendent et de multiples obstacles se dressent sur la route : une façon astucieuse de faire découvrir aux enfants du XXIe siècle une multitude d'aspects de la vie quotidienne en Gaule, en l'an 186 ; la vie militaire, la religion, les repas, les loisirs (gladiature, jeux du cirque, thermes...), l'éducation, l'artisanat, etc. En annexe, un glossaire que l'on pourra compléter en consultant le Dico des Gallo-Romains (La Martinière), du même auteur.
B.L. (octobre 2004)

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