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contes,
fables &
légendes





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références
Les contes de Perrault dans
tous leurs états
Édition établie et présentée
par Marie-Charlotte Delmas et Annie Collognat - Éditions
Omnibus, 2007
Pour les grands
Les Contes facétieux
du cadavre
traduits du tibétain par Françoise Robin avec
la collaboration de Klu rgyal tshe ring - Bilingue tibétain-français
- Langues et Mondes, L’Asiathèque
Contes glacés
Jacques Sternberg - Labor, Espace Nord / Fantastique, 2006
JEUNESSE
Sélection de brèves
Albums
Les cents pulls de
Nicolas de Sheila O’Connor & Christian Epanya
- Monde Global
La grande histoire des
couleurs - Marcos / Domi - Syros
La Ballade toucoulore
de Samba Foul
Léopold Sedar Senghor & P. Droal - Seuil jeunesse
Lohra la légende
de la femme lune - Justine Brax - Gecko jeunesse
Le Grand livre pratique
de la sorcière - Malcolm Bird - Gulf Stream
A l’orée des
fées - Lenia Major & Cathy Delanssay, Balivernes
Ils furent heureux...
Dominique Watrin & Philippe de Kemmeter - Seuil
Akiko la rêveuse,
petit conte zen - Antoine Guilloppé - Picquier
jeunesse
Nasreddine - Odile Weulersse
et Rébecca Dautremer, Flammarion
Princesse Laque - Patrice
Favaro & Françoise Malaval, Syros
Le Sapin - Andersen & M. Boutavant,
Nathan
Kalita - C. Falgayrettes-Leveau,
Philippe Davaine, Ed. Dapper
La Barbe-bleue - Dedieu, Seuil
Le conte du prince en deux
- O. Douzou & F. Bertrand, Seuil
Contes Burkinabés - Véronique
Vernette, Ed. du Jasmin
Le Soupir - Marjane Satrapi,
Bréal jeunesse
Helena, Ivan et les oies - Régis
Lejonc & Muriel Bloch, Didier
Nuits d'Orient - A. Michel
Jeunesse
Et le chien devint l'ennemi
du chat - D. Barbara, Actes Sud Junior
Le chat-tigre - Jean-Louis
Le Craver, Syros
Les contes du Louvre -
V. Koenig & L. Heugel, T. Magnier
Romans, récits, nouvelles
Il était un fée...
Viviane - C. Glot & A. Gaulme, Le Baron perché
Les surfées - Nadja, Ecole
des loisirs
Sept petits porcelets - Dorothée
de Monfreid, Bréal Jeunesse
Les mystères d'Orphée
- Marie Goudot, L"Ecole des loisirs
Treize étranges histoires
- Nicole Parrot, Seuil jeunesse
L'histoire impossible à peindre
- Claire Ubac, Ecole des loisirs
Le roi fait sa valise - Chritian
Oster, Ecole des loisirs
Le chêne, la vache et le bûcheron
- C. Oster, Ecole des loisirs
La fée aux gros yeux - G.
Sand, Livre-CD, Ed. Autrement Dit
La petite pierre de Chine
- Janine Teisson, Actes Sud Junior
• Le petit chaperon rouge voir la page thématique
Le Loup

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contes
- Vilo, 2007
L'éditeur
La tapisserie de soie,
de Didier Dufresne et Marie Diaz
Ce beau conte, très traditionnel dans sa facture et
ses thèmes (trois fils sont envoyés en quête,
seul le plus jeune réussit, après de nombreuses
épreuves) évoque aussi le thème de la
nouvelle de Marguerite Yourcenar, Comment Wang Fo fut
sauvé ; une image parfaite s’anime à
la fin et les personnages y vivront heureux. De belles images
aux couleurs vives, assez classiques, l’accompagnent.
Le grand Lougoudou et le petit
Chapeau rond rouge, de Jean-Pierre Kerloc’h et
Isabelle Chatellard
C’est l’histoire du petit chaperon rouge, mais
déclinée avec un langage joueur et très
inventif : verlan, javanais, calembours, argot, accents imités,
inventions…, chaque page est un festival de virtuosité
et de drôlerie. Les textes se mêlent (ou comment
travailler l’intertextualité à chaque
page ou presque), comme les registres et les siècles.
L’histoire est racontée sur le mode burlesque,
avec souvent un clin d’œil à la modernité
dans ses aspects les plus triviaux. Les illustrations jouent
sur l’espace, tantôt mis en scène, tantôt
déstructuré et proposent des personnages aux
figures cocasses.
Une belle nouvelle version.
A-M. Mercier-Faivre
(juillet 2007) |
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L'éditeur |
Contes d’amour
autour du monde, Muriel Bloch (texte ), Fred
Costa & Guilla Tham (musiques), Chloé Poizat (ill.),
Didier jeunesse, 2007
Une fiancée disparaît, le Grand corbeau créateur
du monde pleure son amour perdu et invente le chant, un petit
chameau blanc cherche sa mère, des promesses sont tenues
au pays des roses, le fleuve Niger naît… Ces contes
traditionnels (et un poème) kabyle, persan, inuit,
brésilien… déclinent l’amour dans
des histoires graves, pleines d’épreuves, de
souffrances, de courage, de fidélité.
Les illustrations au style original, mêlant peinture
et gravure, collage, montages surréalistes, paysages
à la Chirico, sont superbes et accompagnent très
bien l’atmosphère des récits. Un CD complète
le livre, avec la voix de Muriel Bloch qui conte elle-même
ses histoires, et des accompagnements instrumentaux et chantés
installent encore un peu plus le paysage culturel des contes.
A-M. Mercier-Faivre
(juillet 2007) |
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L'éditeur |
Refanut le navire
fantastique de Zacharias Topelius et Philippe Dumas,
Traduit du suédois (Finlande) par Philippe Couty, Chandeigne
2007
Fantastique ! Ce conte finlandais écrit
par Zacharias Topelius (1818-1898) est ici très joliment
édité par les éditions Chandeigne, dans
un format carré, un beau papier, une typographie grande
et classique, et des illustrations de Philippe Dumas très
expressives et maniant tous les registres de cette histoire
tragi-comique, entre le conte, le récit fantastique
et la fable.
Un riche marchand promet à un troll la main de sa fille
s’il arrive à lui construire un navire gigantesque
pour aller chercher de grandes quantités d’or.
La construction et la description de ce navire sont un bel
exemple de la littérature du gigantesque et de la démesure,
avec son emphase et son burlesque. Inutile de dire qu’après
bien des désastres, on vient à bout (par l’intelligence
d’un homme du commun) de ce monstre. Un beau texte plein
d’humour et de poésie, très bien présenté.
A-M. Mercier-Faivre
(juillet 2007) |
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L'éditeur |
Danger : enfants
sages ! Bernard Friot & Christophe Merlin,
Milan, 2007
dès 7 ans
On trouvera ici trois contes « à dévorer
», apéritif, repas et dessert compris…
qui mettent en scène des enfants pas aussi sages que
le laisse entendre le titre et des parents souvent dépassés
par les événements – soit trop coulants,
soit tyranniques, soit tout simplement inquiets pour leur
progéniture, si bien que dans le premier conte éponyme,
ils préfèrent leur apprendre les mauvaises manières
plutôt que de les voir dévorer par le loup (qui
ne raffole que des enfants sages, c’est bien connu !).
Des enfants qui se montrent ingénieux (hormis le petit
ogre balourd dans Privé de dessert) et savent
retourner les situations à leur avantage : ainsi, la
petite fée surdouée dans Une éducation
parfaite, qui met à profit les leçons dont
ses parents lui bassinent les oreilles depuis sa naissance
(et même in utero) pour se débarrasser d’eux
et mettre fin à la course à l’excellence
(par procuration) qui les obsédait. Un conte dont certains
feraient bien de s’inspirer… Un recueil malin
et amusant, qui remet en question quelques idées préconçues
sur l’éducation tout en exploitant habilement
une veine qu’on pourrait croire tarie.
B. Longre (mai 2007)
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L'éditeur
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Frisson de fille
d'Edward Van Der Vendel & Isabelle Vandenabeele,
traduit du néerlandais par Daniel Cunin, Le rouergue,
2007
dès 12 ans
L’histoire commence par un bilan de vie. Louise est
nostalgique, sa vie est trop rangée. Elle repense à
son enfance, à ses jeux un peu pervers avec Badblueboy.
Elle décide alors de retourner dans la forêt
de la pétoche… se faire peur : vivre !…Elle
va être sauvée du loup par Badblueboy qui l’emmènera
dans son manoir… où elle bravera les interdits
et découvrira… une collection de têtes…
ça vous rappelle quelque chose…
Dans cette réécriture de Barbe Bleue, le
texte est ciselé, plutôt sombre. Le grand format
de cet album met en valeur les très belles illustrations
en gravure sur bois qui ne s’appuient que sur le bleu
, le rouge et le noir, couleurs qui renforcent la violence
du propos. Elles sont très percutantes et portent magnifiquement
le texte. Un album pour les grands.
F. Mattes (mai 2007)
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L'éditeur
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Contes des mille et une nuits, de
Michel Laporte et Charlotte Gastaut, Albums
du Père Castor, Flammarion, 2006
Cinq contes sont proposés ici, dans une langue claire
et précise : Ali Baba, l’histoire du prince et
de la dame de beauté, l’histoire d’Ali
Cogia, le pêcheur et le génie et l’histoire
du petit bossu. Le choix des textes est intéressant.
Il mêle des contes connus avec d’autres qui le
sont moins, des contes merveilleux et d’autres plus
réalistes, certains qui font l’éloge de
la ruse, d’autres qui mettent en valeur le courage,
la vertu et l’honnêteté récompensées.
Les récits ont toute la saveur de ces contes point
trop expurgés (mais un peu quand même) : la vertu
et l’innocence sont respectées mais on y coupe
allègrement les ennemis et les morts.
Les illustrations, encadrant le texte ou en pleine page, imitent
le style des miniatures persanes avec bonheur : coloris, simplicité
des traits, humour des situations accompagnent fort bien les
événements et les personnages.
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2007) |
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Sous l’arbre à palabres
- Yves Pinguilly & Arnaud Floc’h, Vilo
jeunesse 2006
dès 9 ans
Comme ceux d’Europe, les contes africains mêlent
merveilleux et quotidien, sagesse et folie, drame et drôlerie.
Les animaux parlent (ou du moins ils parlaient), les filles
sont parfois un peu trop coquettes et les garçons présomptueux,
le dévouement n’est pas toujours récompensé,
les promesses sont dangereuses, mais avec un peu de chance
et de ruse on peut devenir le roi du monde…
Tout cela est conté, et véritablement conté
car on y entend la voix du conteur. La langue est simple,
le récit est entrecoupé de nombreux dialogues
souvent délicieux, et l’on rencontre parfois
des termes savoureux et peu connus, désignant des choses
de là-bas (le tamarin et le jujube). Un glossaire éclaire
les possibles mystères. Les illustrations de Floc’h
aux couleurs intenses ajoutent encore davantage de vie à
ces histoires qui pourraient être les nôtres tout
en restant bien d’ailleurs.
A-M. Mercier-Faivre
(février 2007) |
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L'éditeur
de Géraldine Alibeu |
La bonne bouillie, de
Coline Promeyrat et Géraldine Alibeu,
Didier jeunesse 2006 - dès
5 ans
Cette adaptation du conte des frères Grimm se révèle
plus douce et plus optimiste que la mouture originale. Un
chaudron enchanté est offert à Finette par une
très vieille fée aux allures de sorcière.
Un jour, en l’absence de la fillette, le récipient
«bouillotte» tant que la soupe envahit la maison
; elle se déverse dans les rues jusqu’à
ce que Finette l’arrête enfin avec la bonne «
formulette ». Mais il y aura de quoi nourrir tout le
village pendant longtemps !
Les illustrations conservent du conte les couleurs de la terre
et de la tradition tout en proposant des détails plus
actuels : ballon de foot, trottinette… Des collages
d’imprimés divers ou de papiers écoliers
suggèrent les trois espaces, maison, hameau et forêt.
Les personnages sont plutôt naïfs, leurs cheveux
crayonnés et leurs dos arrondis en confirment la pauvreté
; quant à la bouillie, elle s’empare du décor
en coloriages souples et transparents. Voici un album appétissant
dont on accepte de prendre une bonne part : une invitation
à goûter et à lire !
M. Falgayrac (août
2006) |
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L'éditeur
L'ouvrage vient d'obtenir "Le prix littéraire
européen" décerné par
l'Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF)
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Contes des six trésors, Emmanuelle
et Benoît de Saint Chamas, Ill. Éric Puybaret
, Editions du Jasmin 2006 dès
9 ans
Six histoires tenues par le lien du secret. Tout en respectant
le rituel et la sémantique du conte, les auteurs recadrent
des classiques de la littérature enfantine dans un
contexte moderne. Chacun se découvre précisément
comme un « trésor ».
Ainsi, dans « Lettres anonymes », une concierge
prend conscience qu’elle ne reçoit jamais de
courrier et décide d’écrire à des
personnages célèbres du Louvre...La réponse
ne se fera pas attendre et nous fera voyager en nocturne dans
ce grand musée, en très bonne compagnie !
Dans la nouvelle du « coffre-fort » une petite
fille fait la découverte d’un coffre chez son
grand-père, ne sachant ce qu’il contient, elle
n’aura de cesse que de percer ce secret, comme feu sa
grand-mère. L’enfant s’astreint à
tester 30 combinaisons par jour. Ainsi, sa vie se rythme en
« mollettes ». Enfin, le jour tant attendu arrive,
Béatrice est une vieille dame à présent,
et le déclic magique se fait entendre, emportant avec
lui une grand-mère à l’âme d’enfant,
endormie sourire aux lèvres avec sa découverte…
C. Genin (juillet 2006) |
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L'éditeur
dès 3 ans |
Le plus beau des trésors, raconté
par Albena Ivanovitch-Lair et Robert Giraud, illustré
par Charlotte Gastaut, Père Castor
Flammarion 2006
Les illustrations naïves de Charlotte Gastaut intègrent
avec bonheur le texte sobre de ce conte traditionnel malgache.
Le graphisme habille nature et paysans de dentelles ouvragées,
épouse les dunes du paysage, les vagues de la mer,
les courbes d’un singe facétieux, les boucles
d’un petit garçon rusé. La voix de l’enfant
dessine en l’air une mélodie, précieux
héritage, et les clés de sol se mêlent
au chant des oiseaux. L’alternance des planches en couleur
ou noir et blanc appuie les contrastes : élégants
palmiers du palais ou arbres sévères du village,
tristesse du roi gavé d’ors, gaieté des
paysans riches de leurs traditions. L’humour est de
mise et cache la gravité de la situation : le collecteur
d’impôts postillonne autant que la vache récalcitrante
qu’il veut emporter. Tout est plaisant dans cet album
du père Castor, dynamique support pour une mise en
scène enfantine où tout est bien qui finit bien
! M. Falgayrac (juillet
2006) |
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L'éditeur |
Kali et l’éléphant
blanc, de C. Gabrielli,
illustrations P. Mignon dès
6 ans
Nathan, collection Contes des 5 continents, 2005
Ce conte initiatique venu d’Inde est proposé
par la conteuse lyonnaise Chloé Gabrielli. L’histoire
nous emmène dans le village de Kali, un jeune garçon
qui doit cueillir des noix de coco dans la forêt. Seulement,
son parcours est semé d’embûches. Heureusement,
le Grand Eléphant Blanc est là pour le protéger.
Le livre propose le texte de la conteuse accompagné
par des illustrations de qualité moyenne, ainsi qu’une
présentation très succincte de trois instruments
de musique indiens en deux pages. Le CD offre le conte raconté
par plusieurs interprètes dont un enfant à la
voix nasillarde pour jouer Kali. L’écoute est
claire, l’interprétation moyenne, et le cd très
court. L’ensemble doit faire découvrir les traditions
contées et musicales de l’Inde (sans en situer
d’ailleurs le lieu). Cependant, la qualité laisse
à désirer et on reste sur sa faim. A noter par
ailleurs que la collection dont fait partie Kali
et l’éléphant blanc ressemble
largement à la collection du même genre «
Les contes du Musée de la musique » parue
chez Actes Sud, bien avant celle là. Simple hasard
? L.F. (mars 2006) |
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Contes de Lituanie et Contes
du Djebel Amour Seuil, 2005
dès 10 ans
Ces deux albums sont originaux, de par leur choix de contes
de Lituanie et du Sud-Ouest algérien.
La lecture des Contes de Lituanie n’est
cependant pas aisée car ils sont restitués via
l’écriture originelle de l’auteur Oscar
V. de L. Milosz, datant du début du XXe siècle.
La tradition rustique du pays est évoquée au
travers du monde paysan, au royaume des sorciers et des chevaliers,
ceux-ci ne pouvant sortir de leur âpre condition qu’en
triomphant de la cupidité et des mauvais tours du sort.
Les illustrations de M. Daniau, inspirées des sculptures
sur bois de l’art lituanien, rendent réaliste
ce climat rude et l’atmosphère picaresque.
Les Contes du Djebel Amour, par opposition,
sont rocambolesques ! Elene Usdin enrichit le texte de ses
illustrations poétiques à souhait, des teintes
en harmonie avec le macrocosme coloré de ces contes
orientaux, au pays des ogres et des sultans. Le texte de Nora
Aceval est tiré des récits de son enfance. D’Herbe-Verte
à la Femme-Gazelle, l’écriture
est foisonnante et imagée, riche d’enfants nourris
au lait d’ogres, de porteurs de chéchia …
Le lecteur est transporté avec délice aux frontières
du désert.
Un petit glossaire de bas de page explique les termes locaux,
et chaque conte est clos par la formule magique : «
Mon histoire est partie et moi je suis encore ici ! ».
Nora Aceval parvient à nous faire partager son univers
de conteuse, qui lui est cher « Ainsi voyagent les
contes. Comme les hommes, ils bougent et s’étirent
entre le passé et le présent, tout en se projetant
dans l’avenir ».
C.G. (mars 2006) |
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L'éditeur
l'Unicef |
Contes d'indonésie, Les aventures
du Kanchil dès 7
ans
de Christine Féret-Fleury,
Geneviève Lecourtier & Charlotte Gastaut
Albums du père Castor, Flammarion / L’Unicef,
2005
Récits et mésaventures de Kanchil, le petit
cerf malicieux, sorte de lutin de la jungle, présent
dans de nombreux contes indonésiens. Il est parfois
acteur ou victime de ses espiègleries et ces quatre
contes relatent ses péripéties. Dans Les
friandises du Rajah, il se joue du tigre qui veut le
dévorer, en lui faisant garder des crottes de buffle
qu’il fait passer pour des mets précieux…
Le tigre les dévorera dès qu’il sera seul
et n’aura alors de cesse que de se venger, ainsi que
le crocodile, protagoniste de l’histoire suivante. Dans
La fiancée du tigre, Kanchil, «petit
animal facétieux», s’éprend
de Saikou, beauté de l’île, et vit sous
son plancher, jusqu’à ce qu’il sache que
la jeune femme est courtisée par le tigre - travesti
en homme pour la circonstance. Les parents s’apercevront
de la supercherie et le tigre sera vilipendé, blessé
par les multiples soupirants de la belle. Mais cela sera sans
compter l’amour de la jeune femme pour le tigre : pour
les beaux yeux de son bien-aimé elle se fera transformer
en tigresse, au grand désespoir du Kanchil ! Des dessins
naïfs aux couleurs chatoyantes, palette verte, naturelle,
animaux semblant sortis des peintures eurasiennes : un livre
savoureux. C. Genin (janvier 2006) |
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L'éditeur |
L’homme qui levait des pierres,
de Jean-Claude Mourlevat
Petite Poche, Thierry Magnier 2004 à
partir de 6 ans
« Ruper Oaza est l’homme le plus fort du
monde », assurent les adultes. Le petit Peio, «
maigre comme un poulet plumé », rêve
d’apprendre lui aussi à lever des pierres. Il
se demande quand même pourquoi le colosse a toujours
l’air si triste. Après des mois de leçons
éreintantes, puis cinq années occupées
à « ne pas grossir », le frêle
garçon affronte l’ultime épreuve face
à la roche de granit… Un miracle se produit et
la tristesse du géant « s’envole
» avec Peio…
Après la sagesse de L’homme qui ne
possédait rien en 2002, puis la malice
de L’homme à l’oreille coupée
en 2003, voici le don de L’homme qui levait
des pierres. Aux enfants de se créer
les images des trois contes courts qui parlent de la vie :
choix, vérités, apprentissages. Vivement le
quatrième homme…
M.F. (mars 2004) |
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L'éditeur
L'auteur
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Contes de printemps
de Grégoire Solotareff
Neuf de l’école des loisirs, 2005 dès
9 ans
Offrir une histoire par jour et les regrouper par saison
: voilà une idée intéressante ! Cette
entreprise d’envergure n’a pas fait peur à
Grégoire Solotareff dont l’imagination débordante,
foisonnante et malicieuse a nourri le projet sans trop d’efforts.
L’auteur émaille ses mini-fables d’interrogations
sur la vie et ses origines, de réflexions sur l’amitié
et l’amour, de morales au goût d’humanité.
Cependant, malgré la flopée de héros
attachants, animaux familiers et lutins, la brièveté
de leurs aventures respectives laisse le lecteur sur sa faim.
Le plaisir est inégal et l’on retient surtout
le rajeunissement de quelques thèmes traditionnels,
par exemple « L’étroit petit cochon
» face au « GML » (Grand Méchant
Loup). Ce sont donc des contes plaisants, frais, mais souvent
étroits eux aussi, que nous invite à partager
le lapin détendu et souriant de couverture : ils peuvent
cependant mettre en appétit pour redécouvrir
d’autres ouvrages plus élaborés du même
auteur. M.F. (avril 2005) |
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L'éditeur |
Le Temps trop lent
Anne Thiollier Bleu de Chine, 2004
à partir de 6 ans
Le petit Weiwei rêve de franchir un jour les Dents
du Dragon, les montagnes qui abritent son village. Sa mère
le sermonne souvent contre son impatience et lui dit qu’«
il faut du temps pour grandir ». Alors, en rêve,
il parcourt ce pays tant attendu « qui le mènera
jusqu’à la mer » : il y deviendra l’homme
de confiance d’un riche marchand qui lui confiera une
précieuse cargaison à livrer. Mais, dans un
naufrage, Weiwei perdra tout : Robinson sur son île,
il est réveillé soudainement par l’odeur
alléchante du « millet cuit », qui n’est
autre que le repas préparé par l’aubergiste
pendant son sommeil.
Cette fable initiatique, illustrée par des dessins
réalistes qui fourmillent de détails du quotidien
est un petit livre qui fait voyager au pays du « Bleu
de Chine ». C.G. (juin 2004)
Inspirée d'une anecdote classique chinoise, cet ouvrage
est l'un des deux titres de la nouvelle collection
jeunesse des Editions Bleu de Chine.
du même auteur : Tao le malin,
Bleu de Chine, 2004 |
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L'éditeur
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Les Celtes ne mettent pas de chaussettes
le dimanche de Philippe
Fournier et Sébastien Heurtel, ill. Nicolas Duffaut
dès 8-10 ans
L’Atelier du Poisson Soluble, collection En queue-de-poisson,
2005
Les contes loufoques et fantaisistes concoctés par
Philippe Fournier et Sébastien Heurtel ont une fonction
précise d’après leurs auteurs : réhabiliter
les aventures célèbres des Celtes (guerriers
curieux et vaillants, pour la plupart irlandais), qui avaient
malheureusement été « déformées
» pour cause de bouche-à-oreille et de temps
qui passe… On rit de bon coeur et on sourit beaucoup
en découvrant les personnages pittoresques, naïfs
ou retors (paysans, lutins, gnomes, jeunes princesse, princes
parfois peu amènes, enchanteurs ou troubadours…)
qui peuplent ces histoires, dont certaines délibérément
embrouillées, parfois (mais en apparence seulement)
sans queue ni tête ; on s’amuse en particulier
de Fenris et le géant vachement grand (Fenris
est si menteur que les villageois ne le croient pas quand
il dit avoir vu un géant…) ou de Edain, deux,
trois (le titre même présage de la suite…)
ou les métamorphoses successives d'une jolie princesse,
malmenée par divers protagonistes. A lire dans la même
collection, et dans la même veine, Le génie
de l’aubergine et les mémoires de Satan,
signés Pierre Cormon et illustrés par Claire
Gourdin. B.L. (novembre 2005) |
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L'éditeur
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Quel radis dis donc ! Praline
Gay-Para, illustrations Andrée Prigent
Didier jeunesse, 2004 dès
2 ans
La conteuse imprègne de son expérience
cette adaptation d’une historiette traditionnelle de
légume récalcitrant. Grâce à la
mise en page du texte, à la taille ou à la couleur
des lettres et des mots, le lecteur entend la voix du narrateur
et devient son complice. Il s’amuse avec lui du plaisir
de la petite souris, omniprésente, qui suit et observe,
l’air coquin et moqueur, les essais infructueux des
protagonistes pour venir à bout de l’encombrant
radis. Chaque tableau, bien encadré, dessiné
et peint dans un style sobre et naïf, ajoute un ton universel
à l’atmosphère populaire de ce conte d’origine
russe. Déjà paru en 1998 et repris en 2004 par
Didier jeunesse dans la collection «A petits petons»,
cet album léger et sans prétention reprend la
tradition avec fantaisie et humour. Il constitue une valeur
sûre et sa structure répétitive permet
une exploitation pédagogique intéressante. A
goûter de toute façon ! M.F.
(avril 2005) |
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la collection TIPIK
L'éditeur
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La rivière aux crocodiles de
Françoise Guillaumond, illustrations d’Arno
Magnard jeunesse, Tipik Benjamin, 2005, dès
5 ans
Inspirée d'un conte traditionnel africain, cette histoire
démarre bien tristement : la petite Fatou, orpheline,
doit subir les méchancetés de la femme à
laquelle elle a été confiée ; cette belle-mère
est à l'image de toutes celles que l'on rencontre dans
les contes et finit par envoyer sa « cosette »
à la rivière aux crocodiles, pour y laver un
pilon. Une série d’épreuves attend l'enfant,
mais la douceur et la gentillesse de cette dernière
lui permettent d'affronter d'abord le lion puis le crocodile.
De son côté, la marâtre ne se doute pas
du sort que les conteurs lui réservent...
On retrouve ici les chaleureuses illustrations d’Arno,
qui multiplie angles et les prises de vue pour les rendre
encore plus vivantes, et une morale simple mais qui n'est
que justice !
B.L. (octobre 2005) |
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L'éditeur
L'auteur |
La légende du jardin japonais
Arnauld Pontier, illustrations François
Place
(Albin Michel jeunesse) Dès
7-8 ans.
Il y a très longtemps, « par égoïsme
», un puissant seigneur perdit sa fille, une jolie princesse
dont le cœur avait battu très fort pour un jeune
étudiant. Parti pour la guerre, décidé
à mourir, le samouraï sortait pourtant toujours
indemne des combats. Un petit pot de terre cuite ne le quittait
jamais et semblait agir en talisman…
Avec cette légende qui parle d’amours, l’un
pur et éternel, l’autre passionné et perdu,
Arnauld Pontier invente l’origine des jardins miniatures,
ornés d’une élégante statuette,
« porte-bonheur » des maisons japonaises. Les
illustrations de François Place rappellent les estampes
traditionnelles et leurs couleurs atténuent les souffrances
qui émanent de ce beau «conte de sagesse»…
M.F. (mars 2004) |
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du même auteur
dans la même collection : Le
Chat-tigre |
Les croissants et autres contes plaisants,
Alain Gaussel
illustrations Corinne Rabard / Syros jeunesse, 2004 dès
4 ans
Voici de belles histoires à s’approprier, sept
contes sobres et courts, faciles à dire aux jeunes
enfants. Sur des canevas traditionnels de quête ou de
randonnée on y retrouve les personnages classiques
: ogre, roi, reine, animaux doués de parole. Trois
chats découvrent l’amitié, la poule naïve
se laisse déplumer et l’agneau donne une belle
leçon au loup. On se rapproche parfois du quotidien
: certains se trouvent trop gros ou trop maigres, un pâtissier
prépare des croissants appétissants, une maman
impose sa soupe.
Le conteur n’hésite pas à impliquer son
public et l’éditeur propose une interprétation
des textes à travers une typographie diversifiée.
Les illustrations traduisent bien l’humour des récits,
mais elles sont peu nombreuses et l’imaginaire travaille
à l’aise. L’ensemble forme un recueil effectivement
« plaisant » qui satisfait l’appétit
du rêve ! M.F. (juin 2004)
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L'éditeur |
Oedipe (L'incroyable histoire de)
de Valérie Terranova,
RMN, 2004
dès 7 ans
A travers la collection "L'incroyable histoire de"
la Réunion des Musées Nationaux souhaite présenter
"un livre, une histoire, un tableau pour revisiter
les sources de la civilisation européenne...".
Alors entrons dans l'univers de celle d’Oedipe... La
linéarité du récit tragique est entrecoupée
de détails extraits d'un tableau d'Ingres (1808) que
le lecteur retrouvera en fin d'ouvrage, dans le dos de couverture:
"Oedipe explique l'énigme du sphinx ".
Grâce à un jeu typographique très étudié,
certains noms sont mis en valeur et repris en fin d'ouvrage
dans un index explicatif.
Le lecteur relira avec plaisir la légende d'Oedipe,
fournie et détaillée. Le format carré
et la couverture souple de l'album sont appréciables
et cet ouvrage est destiné aux enfants dans la mesure
où le ton se veut parfois familier. On peut malheureusement
regretter le parti pris de légèreté qui
ôte le dramatique d'un si grand mythe fondateur.
C.G. (mars 2005) |
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L'éditeur
Les Aborigènes |
Le petit sorcier de la pluie -
Carl Norac et Anne Catherine De Boel
Pastel, 2004 dès
7 ans
Cette histoire miraculeuse se déroule dans un temps
indéterminé, comme ancrée uniquement
dans le temps du rêve, si cher aux Aborigènes,
dont il est ici question. C'est celle d'un petit garçon
intrépide qui, depuis qu'il est bébé,
ne cesse de tomber à force de jouer à l’acrobate
; c'est ainsi que les gens-qui-chassent-dans-le-pays le surnomment
Petite Pluie : « il tombe toujours sans prévenir.
Il est comme la pluie." Ils ne croyaient pas si
bien choisir car lorsque la sécheresse frappe le territoire,
que le clan désespère et qu'aucun ne trouve
de solutions, c'est le courage et l'inventivité de
Petite Pluie qui les sauvent d'une mort certaine.
Si le conte demeure certes poétique, les illustrations,
directement inspirées de l'art aborigène, comblent
nos yeux. Les Aborigènes, méprisés, maltraités
et rejetés des décennies durant, sont aujourd'hui
reconnus comme un peuple à part entière, avec
ses croyances et son esthétique propre. Et ce bel album
est là pour nous le rappeler.
B.L. (novembre 2004) |
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Lo-Fou, Anne
Buguet, éditions du Rocher / Paris
Musées, 2003
à partir de 8 ans
Lo-Fou, belle jeune fille de la vénérable
famille T’sin, nourrit les rêves de tous les hommes
qui la croisent. Solitaire et mélancolique, elle attend
son époux parti à la guerre là-bas derrière
« les montagnes bleues du Levant ». De
l’Est justement, arrive un beau Seigneur en armure.
La fidélité de Lo-Fou semble mise à l’épreuve…
Dans ce récit, inspiré d’un poème
chinois et certes imprégné des thèmes
traditionnels d’amour et de loyauté, le lecteur
regrette la ruse du mari si peu confiant. Du bel album émane
cependant une certaine intensité. On aime le grand
format, les couleurs vives et les détails des illustrations
en double page, les textes courts inscrits dans des formes
d’enseignes ouvragées. L’évocation
des vers à soie, des mûriers, des canneliers,
la représentation des travaux agricoles peuvent initier
des études plus approfondies…
M.F. (avril 2004) |
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L'éditeur
L'auteure |
L’ogresse en pleurs Valérie
Dayre et Wolf Erlbruch
Milan jeunesse 2004, dès
3 ans
Les yeux « brillants-gourmands », obsédée
par l’envie d’un enfant « à croquer
», l’ogresse hante le pays sans trouver de marmot
à son goût. Après avoir partout semé
la panique, « de guerre lasse », elle regagne
son logis où elle trouve enfin un mets convenable…
mais à quel prix ? Pourquoi son « murmure plaintif
» roule-t-il à jamais dans les rues ?
Les illustrations faites de collages et de tampons aux motifs
récurrents donnent à l’album un aspect
un peu désuet, créant une ambiance de vieux
conte. La mère monstrueuse, aveuglée par son
désir, bien cruelle, satisfait l’appétit
du jeune lecteur pour les sensations fortes. L’auteur
joue avec les sonorités, les rimes, les mots parfois
« confondants ». Si l’ensemble se dévore
d’abord d’un trait, on cherche à se resservir
: loupiot, pitchoun… on se repaît de tous ces
synonymes de chair si tendre… un régal ! M.F.
(septembre 2004) |
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Le mariage de Souricette de
He Zhihong
Syros jeunesse, 2004 dès
5 ans
De nombreuses traditions chinoises sont liées à
des légendes anciennes. Ainsi, trois jours après
les fêtes du nouvel an, petits et grands se couchent
tôt pour laisser la place, paraît-il, aux souris
qui célèbrent leurs noces… He Zhihong
revisite ici avec bonheur un célèbre conte de
randonnée : à la recherche du gendre idéal,
les parents de Souricette parcourent le monde et sollicitent
de prestigieux prétendants. Mais l’heureux élu
sera finalement un simple et valeureux souriceau de leur propre
peuple.
Les dessins évoquent des estampes, beige et turquoise
créant une atmosphère de vieille histoire familière.
La bonne taille de l’ouvrage et les illustrations en
double page permettent de partager aisément, avec de
jeunes lecteurs, cette aventure au dénouement chevaleresque.
Une interprétation réussie pour motiver les
enfants à la création d’albums inspirés
de légendes…
M.F. (octobre 2004) |
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L'auteur
L'éditeur |
Pirates, corsaires et flibustiers
de Stéphane Descornes
contes et récits - illustrations de Hugues Micol, Nathan,
2004
à partir de 9 ans
Stéphane Descornes a compilé et réécrit
quelques histoires de marins célèbres, qu'ils
soient cruels comme Barbe-Noire ou gentlemen comme Surcouf
: des récits qui mêlent aventure, romantisme,
combats et abordages et qui s'appuient sur l'histoire et/ou
l'imaginaire collectif. L'auteur propose aussi divers types
de narration, une façon de familiariser le jeune lecteur
aux histoires enchâssées, au journal intime (comme
dans Ma mère s'appelait Anne Bonny, où
la fille de l'aventurière découvre que sa mère
était aussi diariste) et à des dialogues complexes.
On découvre un univers parfois sanguinaire, sans pitié,
les hommes menés par la cupidité mais aussi
parfois par un sens de l'honneur révolu. De quoi faire
rêver les enfants, dès neuf ou dix ans, même
s'il leur faut être des lecteurs déjà
aguerris.
B.L. (juin 2004) |
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L'éditeur
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Cinq sorcières, Nathalie
Kuperman, ill. Jean-Luc Englebert, Mouche
de l’école des loisirs, 2005, dès
6 ans
Laides et repoussantes à souhait, les présentes
sorcières, anciennes et nouvelles créations
de l’auteur, acceptent de faire quelques entorses à
leur réputation. Rapapouille devient coquette pour
son prince charmant, Joukipic apprécie le chocolat
sans crachat, Crimini achète comme tout le monde ses
gigots chez le boucher et Clochemine soigne sa fille en maman
attentionnée ; quant aux ennemies de Crapeluche, voilà
qu’çelles prennent l’habitude de se laver
les dents.
Les récits courts et structurés de Nathalie
Kuperman, fidèlement illustrés, répondent
à l’attrait naturel des jeunes lecteurs pour
les descriptions monstrueuses, les mixtures répugnantes
et les mots aux résonances burlesques. Mais les sorcières
traditionnelles se révèlent ici presque sympathiques
et humaines… On leur pardonne de continuer à
s’asperger du parfum « Pet-de-puce sauvage
». A lire et à relire, pour mimer le dégoûté
et rire à volonté. M.F.
(mai 2005) |
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l'éditeur
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Jounaïd et l’oiseau de
paradis de Hamed Bouzine
Illustrations : Frédéric Rébéna
- Actes Sud Junior, 2003
Dès 5/6 ans.
Dans la collection des contes du musée de la musique,
voici Jounaïd et l’oiseau de paradis
pour introduire les enfants aux agréables sonorités
de l’oud, « sultan des instruments dans la
musique orientale », de la même famille que
le luth (à qui il a d’ailleurs donné son
nom). L’histoire se passe dans la ville de Fès,
au Maroc, où Jounaïd est un poète-musicien
à qui trois brigands dérobent son oud ; il se
transforme alors en oiseau et va chanter pour la fille du
sultan…
Le conte est complété par un cahier documentaire
sur l’instrument et un CD permet aux enfants d’écouter
l’histoire tout en se laissant bercer par l’oud.
A.W. (février 2004) |
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