< littérature jeunesse - septembre octobre 2007>


 
 

 

 

L'éditeur

Milton et le corbeau, de Haydé, La joie de lire 2007

Malicieux, facétieux… La joie de lire a eu la bonne idée de rééditer l’une des premières aventures de Milton le chat. Un petit format à l’italienne, des illustrations en noir et blanc, très expressives, un coup de crayon incisif et efficace ! Sous le couvert d’une petite histoire sans prétention, Haydé Ardalan nous offre les réflexions d’un chat qui ne peut lutter contre sa nature profonde !
En 10 ans, Milton n’a pas pris une ride.
A (re)lire aussi : Les vacances de Milton

F. Mattes (octobre 2007)

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Entre nos mains de Giovanni Paolucci - Illustrations de Maja Celija, La joie de lire, 2007

Tout ce que peuvent faire les mains, seules ou à deux, entres elles ou avec celles des autres, sans rien ou avec un outil. Jouer, voler, serrer, prendre, renverser, faire du vélo sans les mains… Voilà une encyclopédie du geste, une idée originale présentée en images stylisées et très colorées.
A-M Mercier-Faivre (octobre 2007)

L'éditeur

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Le grand monde de la mythologie de Michel Laporte, Flammarion, 2007
Dès 11-12 ans

Michel Laporte, auteur de 12 récits de l’Iliade et l’Odyssée, développe donc ici des mythes qu’il connaît bien, pas seulement issus du monde grec mais aussi de la mythologie égyptienne ou sumérienne. Les vingt-six récits qu’il a choisi de regrouper, parfaitement adaptés au lectorat (début de collège) sont proposés par thématiques (histoires familiales, voyages, amours, etc.) et agrémentés d’un «who’s who » de la mythologie et d’un index qui permettra au lecteur d’aller au plus vite dans ses recherches, même si l’ouvrage, à l’écriture fluide, se lit aussi comme un véritable recueil de nouvelles. B. Longre (octobre 2007)

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Le ventre de la bête et Pas content de Delphine Chedru, Seuil jeunesse Collection « Comme 3 pommes », 2007

Le ventre de la bête, c' ’est l’histoire d’une bête qui dévore tout : des pommes, un poisson, des fleurs... et même le soleil ! Elle finit par s’endormir et recommence le lendemain : elle a de nouveau très faim…
Les plus jeunes lecteurs pourront participer grâce à la structure répétitive : des pommes, elle les mange, un poisson, elle le mange !
Une illustration colorée et dépouillée, une idée intéressante qui participe à la dédramatisation : à l’intérieur du ventre de la bête, la vie continue…

Dans Pas content, on découvre un petit personnage pas... content du tout ! ni d’aller au parc, ni de voir sa copine... Rien ne le déride. La rupture arrive quand le texte disparaît. Le personnage se retrouve seul et semble réfléchir... La fin est heureuse : Monsieur Pas-content retrouve sa copine et... le sourire. Pour les petits, un propos qui fait écho à la période du non. Un trait simple, des couleurs vives.
F. Mattes (octobre 2007)

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L'éditeur

Adam et Eve de Grégoire Solotareff, L’école des loisirs, 2007
Dès 5 ans

Rarement on aura vu Adam et Eve représentés ainsi : deux souriceaux roses aux sourires timides, deux amis qui passent le plus clair de leur temps à... manger des pommes et à se promener main dans la main… Tout irait bien si un troisième personnage, un serpent tentateur, ne venait semer la discorde et essayer de briser cette belle histoire d’amour. On apprécie cette réinvention où il n’est question ni de Dieu ni de péché originel, mais de tout autre chose : d’amitié, de fidélité, de jalousie et de réconciliation, l’auteur-illustrateur parvenant à évoquer, en quelques traits d’apparence simple, une grande variété d’émotion sur les visages de ses personnages. Une histoire de couple dont les différents niveaux de lecture et l’humour constant réjouiront tous les publics, grands comme petits.
B. Longre (octobre 2007)

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Constance en pension de Pierre Le Gall & Eric Héliot, Hachette jeunesse, 2007 - Dès 5 ans

Constance, le retour.
On retrouve avec plaisir l’adorable (c’est vite dit) fillette découverte dans Constance et Miniature (l’énorme matou à la mine féroce), qui continue d’en faire voir à père et mère. Renvoyée de l’école, séparée de Miniature (et accessoirement de ses parents…) elle est placée en pension, où elle met au point un plan machiavélique qui lui permettra d’en sortir au plus vite… Elle trouve un adversaire à sa mesure en la personne de Mademoiselle Lajoie, la très élégante directrice de l’établissement du même nom. L’humour est à nouveau au rendez-vous dans ce récit qui énumère les trouvailles de Constance, un album que l’on évitera de mettre entre les mains des enfants sages… B. Longre (octobre 2007)

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dès 2 ans

Qui a pris ma laine ? de Fabienne Teyssèdre, Seuil jeunesse, 2007

Cet album cartonné devrait plaire aux plus petits qui pourront littéralement suivre le fil de l’histoire en s’amusant à suivre du doigt... le fil de laine douce en relief qui se déroule page après page. La trame est classique : le petit mouton tout nu (ou presque – il porte un caleçon…) cherche vainement sa toison et croise en chemin plusieurs animaux susceptibles de l’avoir volée – moyen d’en apprendre davantage sur la fourrure, le plumage ou les écailles qui « habillent » diverses espèces, du yack au crocodile, du cochon à la tortue. Le langage est simple et adapté au lectorat et l’ensemble bien mené est teinté d’humour (à l’image des apartés d’un petit oiseau qui accompagne l’agneau dans sa quête).
B. Longre (octobre 2007)

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L'éditeur

Tam-Tam couleurs de Caroline Desnoëttes et Isabelle Hartmann
Réunion des musées nationaux, 2007

Ce voyage à travers l’Afrique noire nous transporte de pays en pays et nous permet aussi de découvrir des objets d’art ; l’album prend la forme d’un échange épistolaire entre une petite fille et son grand-père, qui raconte ses voyages : un texte en « je » simple et imagé qui décrit avec justesse les sensations du vieil homme – on s’y croirait !
Une ou deux double-pages sont consacrées à chaque pays. A gauche, une photo complétée au pastel nous transporte dans l’ambiance du pays. A droite, un objet d’art fait référence au même univers. C’est une belle réalisation, très soignée, qui pourrait être une invitation à aller découvrir ces objets in situ : au musée ou en Afrique !…
A relire, dans la même veine : Afrique petit Chaka de Marie Sellier et Marion Lesage (chez le même éditeur).
F. Mattes (octobre 2007)

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L'éditeur

Le cochon qui voulait bronzer de Christian Oster - L’école des loisirs (Mouche), 2007

Une histoire fantaisiste comme les aime Oster : le cochon Paul se trouve trop rose, ou plutôt ce sont les autres qui trouvent et en sont gênés pour lui. Il part vers le sud, pour bronzer, accompagné de son ami Henri le mouton. Ils rencontrent sur la côte d’azur un zèbre qui veut perdre ses rayures, etc. Ce petit livre est à l’image des histoires d’Oster pour les enfants : certains seront séduits par la justesse des dialogues, la cocasserie des situations, d’autres regretteront que tout ce talent soit mis au service d’une histoire assez vaine. Cela dit, les illustrations cocasses d’Alan Mets devraient mettre tout le monde d’accord.
A-M. Mercier-Faivre (octobre 2007)

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L'éditeur

Proverbes et dictons farfelus de Jean-Pierre Malineau et Pierre caillou, Albin Michel jeunesse, 2007

Les proverbes sont censés être des expressions figées, des idiotismes qui se respectent… ce n’est cependant du goût de Jean-Pierre Malineau et de Pierre Caillou, pour qui le langage est vivant avant tout, ni celui des auteurs qu’ils citent (Eluard, Queneau, Allais ou Soupault, entre autres) dans cet ouvrage réjouissant. Détourner dictons et expressions toutes faites n’est pourtant pas aussi simple qu’il y paraît, car jouer sur les mots ne suffit pas, il faut aussi savoir garder du sens, même si les images qui en résultent sont décalées ou absurdes. Un bref échantillonnage : « Mieux vaut lard que fumée… », « vendre son nounours avant d’avoir mué… » ou encore « La pie ne fait pas le moineau… ». Les lecteurs de tout âge s’amuseront à retrouver les expressions qui se cachent derrière ces réinventions ou à suivre les conseils des auteurs pour composer eux-mêmes quelques textes et expressions (sur le thème des métiers imaginaires, par exemple, ou en associant des termes appartenant aux même champs lexicaux). Un ouvrage qui se consulte avec toujours le même plaisir, tant il y a à découvrir.
B. Longre (octobre 2007)

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Vient de paraître au Seuil jeunesse Pourquoi le tigre ne grimpe pas aux arbres de Catherine Zarcate, illustré par He Zhihong (Les petits contes du tapis)

La fille du pays des neiges de He Zhihong, Le Sorbier / Amnesty International, 2007 - Dès 6 ans

L’histoire de cette petite chinoise du nord fascinée par l’école de son village où ses parents refusent de l’envoyer tient autant du conte que de l’histoire vraie. Les illustrations pastel (personnages expressifs, vie campagnarde et paysages enneigés) donnent à voir une Chine presque trop belle pour être vraie, intensifiant ainsi l’impression qu’on se trouve face à un récit détaché de la réalité, même si l’on sait aussi que l’auteure raconte d’abord l’enfance de sa mère (ses parents finiront par céder, et elle pourra même partir, plus tard, à l’université) ; elle lui donne malgré tout une texture universelle en insistant sur la ténacité et la force de caractère de la petite, et en exposant, en filigrane, l’importance de l’éducation des filles – dont on sait qu’elle n’est pas un fait acquis dans nombre de pays, encore aujourd’hui.
Un livre à partager avec les enfants, pour leur donner, qui sait, une autre vision de l’école…
B. Longre (octobre 2007)

lire aussi
Ma vie à Pékin au fil des mois (Syros, 2003)
Le mariage de Souricette (Syros, 2004)

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Kibwé de Thierry Dedieu, Seuil jeunesse, 2007 dès 6-7 ans

Suite de Yakouba (un livre qui a reçu plusieurs prix prestigieux), Kibwé (le nom du lion que le guerrier Yakouba épargnait) est un bel album qui peut néanmoins s’apprécier sans avoir nécessairement en tête le précédent. La famine s’abat sur les hommes et les animaux ; Kibwé, responsable de son clan, n’a pas le choix : les humains possède des buffles, tandis que les lions n’ont plus rien à chasser. Suit un affrontement simulé entre le gardien du troupeau et le fauve – qui se respectent trop pour s’entretuer. Le texte bref laisse les illustrations prendre le devant de la scène – un beau travail en noir et blanc, dont la sobriété est en parfait accord avec l’âpreté de la rencontre.
B. Longre (octobre 2007)

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L'éditeur

Le soleil de plus près de Marie Sabine Roger et Géraldine Alibeu, Sarbacane 2007

L’album traite d’un sujet délicat : la mort. L’approche se fait au travers des yeux d’un petit garçon qui a perdu sa grand-mère. S’instaure un jeu de dialogue entre l’enfant et la grand-mère disparue, suivent les adultes qui commentent la disparition, les secrets confiés au bateau de papier construit pour la rejoindre. Un texte, plein de poésie et de douceur, se fond dans le décor chaleureux et vivant et se heurte aux visages tristes des personnages. La double perception de la mort est ici exposée : celle naïve et pleine d’espoir de l’enfant et l’autre, grave et qui se veut rassurante des adultes - une approche originale du propos. On navigue en confiance de page en page, porté par l’illustration. L’album se termine sur une note positive, le bateau a rejoint la mer et la vie continue.
F. Mattes (septembre 2007)

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L'éditeur

Véronique Massenot

Grand ménage de printemps de Véronique Massenot et Lucie Minne, Gulf Steam éditeur, Coll. « Les p’tites balades », 2007 à partir de 3 ans

Cet album est en réalité une bien jolie et agréable « p’tite balade » dans les bois, au travers d’une illustration naïve et colorée pour le jeune lecteur, qui est invité au rituel du grand nettoyage de printemps… Le texte l’incite à chercher et à retrouver dans l’image les personnages de contes traditionnels : Les sept nains, les trois petits cochons, Boucle d’or… et bien d’autres, qui n’hésitent pas à changer de rôle pour se préparer à accueillir les enfants qui reviendront s’y promener en chantant que le loup n’y est pas ! Et pourtant… ne serait-il pas caché dans chaque page ?
Le rapport texte/image est particulièrement intéressant : les images complètent et renforcent le récit qui prend toute sa valeur grâce à elles. Un album très riche où les enfants aimeront sûrement se replonger.
F. Mattes (septembre 2007)

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La barbe bleue, de Charles Perrault et Elsa Oriol, Kaléidoscope, 2007

Elsa Oriol, qui vient d’illustrer un album pour les plus jeunes (La nouvelle d’Elisabeth Duval, Kaléidoscope), propose ici un grand album où l’illustration prend toute sa place. Une peinture que l’on pourrait qualifier de classique met en valeur le texte dans sa version originale. On est happé par l’intensité expressive des personnages, séduit et touché par de nombreux et très beaux effets de perspective renforcés par la grande taille de l’illustration. Une version traditionnelle qui permet « un retour aux sources » et enrichit la confrontation avec des réécritures « modernes » de ce texte comme Frisson de fille d'Edward van de Vendel et Isabelle Vandenabeele (Le Rouergue) ou La Barbe bleue de Dedieu (Seuil).
F. Mattes (septembre 2007)

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L'éditeur
Sur le même thème :
Aïssata et Tatihou
de Jocelyne Sauvard & Daniela Cytryn
Le Sorbier / Amnesty international, 2007

Loin de mon Pays de Pascale Francotte, Alice jeunesse 2007

La guerre puis l’exil sont abordés à travers les yeux et le ressenti d’une petite fille africaine insouciante. Un récit en « je » qui commence avec le départ du père parti très loin pour étudier. Insidieusement, la vie change, la famille déménage, la guerre s’installe et avec elle : les craintes, la faim, les interrogations, l’impression d’avoir été abandonnée… L’école est fermée, on vit enfermé, la peur au ventre… Et puis un jour, enfin des passeports et des billets d’avion pour aller rejoindre le père de famille ! Mais alors, dans l’avion, quand les amis, la famille et la terre deviennent minuscules, on comprend ce que le mot exil veut dire…
Un texte où perlent l’émotion et la tendresse, des illustrations tout en délicatesse qui nous parlent avec justesse d’un sujet bien réel. Un livre coup de cœur, qui marque et pourrait être un bon support de discussion.
F. Mattes (septembre 2007)

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L'éditeur

sur la mort :
Tu existes encore de P. Baud et T. Lenain (Syros)

Petite pousse de Didier Levy et Frédéric Benaglia, Sarbacane 2007

Après Petit dernier, voici une nouvelle aventure de la famille des Crumpets… Dans laquelle on demande cette fois Petite Pousse, la plus petite de ses 37 frères et sœurs ; mais c’est celle qui est la plus proche de Grande-Mamie, qui lui raconte des histoires qui la font grandir …Un beau jour, Petite pousse dépasse Grand Mamie qui elle, disparaît. Alors Petite Pousse qui a sa mamie « dans son cœur et sa mémoire » prend le relais et raconte à son tour des histoires qui font grandir tous ceux qui les écoutent.
Une ambiance « dessin animé » avec des petits personnages tout en rondeurs, un choix de couleur étonnant (rose, vert et bleu) et une illustration vraiment originale parsemée de collages qui font référence au passé permettent d’aborder un sujet grave avec légèreté et délicatesse. Une belle réussite pour le texte et l’image, qui mettent en scène le cycle de la vie. Un album pour tous.
F. Mattes (septembre 2007)

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L'éditeur

Les étoiles sont tombées, de François David, photos de Agnès Propeck, Motus, 2007

« Elle m’a dit comment ce n’est plus, quand il y a la guerre »…
Quand il y a la Guerre, « plus rien ne tient en équilibre », il y a des barbelés partout, « on se sent prisonnier tout le temps », … A chaque double page, le texte de François David propose une définition de la perception de la guerre, face à une photo en noir et blanc.
Ces photos ne choisissent pas la voie réaliste, mais proposent des scénographies très imaginatives pour illustrer les textes : ombres chinoises, amoncellements de tissus, objets posés dans un décor…
Chaque page est magnifique, tant du côté du texte que de l’image, tous deux métaphoriques, dépouillés, incisifs.
A-M. Mercier-Faivre (septembre 2007)

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L'éditeur

Sur les traces des Explorateurs du XVIIIe siècle, raconté par Domnique Lanni et illustré par Christian Heinrich, Gallimard jeunesse, 2007

Selon le principe de la collection « sur les traces de… », ce volume mêle récit et pages documentaires (à l’esthétique proche de la collection découvertes).
Ici, l’on trouve des récits de Labat, La Condamine, Chappe d’Auteroche, Cook, Hodges, La Pérouse, etc. et chacun est accompagné d’une double page reproduisant des images d’époque (peintures, gravures, porcelaine, statues…), souvent rares et bien choisies. Les récits sont à mi-chemin entre documentaire et récit de fiction sans toujours bien réussir la greffe pour qui aurait goûté les textes originaux, dont on regrette l’absence. Mais c’est une belle entreprise, très documentée et qui montre bien les différents aspects de ces voyages, propose une large palette des lieux visités par les voyageurs.
A-M. Mercier-Faivre (septembre 2007)

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Shola des villes, Shola des champs de Bernardo Atxaga, Traduit (espagnol) par André Gabastou, La Joie de Lire, 2007 Dès 8 ans

Shola est un chien des villes et parle de façon prolixe et précieuse avec tout le monde, humains et animaux. En vacances avec son maître, elle rencontre un chien tout semblable à elle d’apparence, mais qui parle avec un drôle d’accent (le traducteur a bien rendu le parler paysan du sud-ouest) et a de drôles d’obsessions de chasseur de rat.
On aura reconnu à travers le titre l’allusion à la fable de La Fontaine. Ici, la conclusion du récit est du côté de l’entente et de la contamination : celui des villes rejoint celui des champs à travers la même gourmandise et roublardise.
A-M. Mercier-Faivre (septembre 2007)

L'éditeur

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L'éditeur

Le grand poisson, de Aoi Huber-Kono, Editions du Rouergue, 2007

Une île de pêcheurs, une vie simple et tranquille, jusqu’à l’arrivée d’un grand bateau qui vole tous les poissons, provoquant le désespoir des villageois. Un orage qui chasse le navire dépose sur leur côte un grand poisson vide...
Le texte, très simple, est disposé sur les pages de façon aérée, et joue avec les blancs de la page, isolant des fragments de phrases, des mini-poèmes en forme de Haïkus. Les dessins, d’un style très graphique, proche de l’abstraction, sont des chefs d’œuvre d’une grande illustratrice japonaise.
Poésie, imaginaire, art du dépouillement, simplicité. Cet album est la réédition d’un classique, publié pour la première fois en Italie en 1967.
A-M. Mercier-Faivre (septembre 2007)

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L'éditeur

Bestiaire indien
Sous la direction de Kanchana Arni et Gita Wolf - Actes Sud junior, 2007

Plusieurs tigres, un lion, quelques cerfs, quatre serpents… ce petit album très original propose différentes représentations d’animaux sérigraphiées sur papier coloré. Chacune est une expression stylisée élaborée par un artiste inspiré par une culture de l’Inde (Bihar, Orissa, Tamil Nadu…).
Un dossier, en fin d’ouvrage, donne les provenances des dessins, le nom des artistes, la technique employée,… ce qui en fait une mini encyclopédie des styles, extrêmement soignée et inventive.
A-M. Mercier-Faivre (septembre 2007)

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