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Sophie et le
relieur de Hideko Ise, Seuil, 2007
Lors d’un séjour à Paris, l’artiste
japonaise Hideko Ise découvre l’atelier d’un
relieur… un métier presque oublié. Elle
fera ce livre, où elle pose un regard tendre sur le
quartier de Saint-Germain-des-Prés et rend hommage
à cet art ancestral. En suivant Sophie, une petite
fille qui voulait faire réparer son encyclopédie
botanique, on découvre pas à pas les étapes
de la remise en état de ce livre trop aimé…
Un échange tendre entre la fillette et le vieux relieur,
un lien entre le passé et le présent, une histoire
de transmissions : transmission de techniques artisanales,
transmission entre l’enfant et l’adulte, transmission
du savoir grâce à un livre clé (Sophie
deviendra botaniste !…) De l’importance des livres
dans notre société contemporaine… un thème
auquel on tient. Cet ouvrage a été récompensé
par de nombreux prix au Japon.
F. Mattes (janvier 2008)
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Le calendrier
des tâches, de Rascal et Riff, Pastel,
2007
Un livre destiné à tous les parents de familles
nombreuses, ou qui croulent tout simplement sous les tâches
et aimeraient souffler un peu.
Le moyen ? simple en apparence : partager les tâches.
Mais on sait qu’ici réside la difficulté
: comment faire que ce partage soit ressenti comme équitable
et éviter les « c’est toujours moi
qui,… », « la dernière fois…
», etc.
Cet album plein d’humour propose une solution idéale,
mise en œuvre par les treize enfants cochons. Des cochons
qui imitent bien les différents rôles distribués
dans une fratrie, égoïstes mais solidaires, des
petits cochons modèles, en somme.
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008)
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Images filantes
de Séverin Millet, Actes sud junior, 2007
Des images filantes, ça ne se raconte pas, ça
file et éblouit, et on en reste un peu estomaqué.
Pas d’histoire dans cet album, mais des propositions
de fantaisie. Des phrases qui ressemblent à des cadavres
exquis par leur bizarrerie sont illustrées avec une
alternance de pages à fond blanc ou en couleur, tantôt
de façon littérale (« dans son parapluie
l’élan prend un bain d’eau de pluie
» ; « dans le désert d’Arabie,
le chat chameau chasse les souris »), tantôt
de façon plus décalée (« cette
pomme a un pépin : elle est pourchassée par
un requin »). On retrouve avec plaisir le style
de Séverin Millet (voir un autre de ses albums paru
cette année, Clefs) qui mélange
style naïf, décalage et invention pure.
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008)
http://www.severinmillet.com/
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L'éditeur |
L’amour
qu’on porte, Jo Hoestlandt & Carmen Segovia,
Milan, 2007.
L’amour entre un père et son fils décliné
tout au long de la vie. Au début de l’histoire,
c’est le père qui est le maître du jeu.
Chaque dimanche, il accompagne son fils, le narrateur, dans
de longues promenades qui finissent à califourchon
sur ses épaules. Puis le temps passe, arrive celui
des amours et le père s’efface au profit d’une
jeune fille… Un jour, le fils se retrouve seul et redécouvre
le plaisir des promenades à deux… Alors, les
rôles s’inversent, celui qui porte l’autre
n’est plus le même… mais ce qui ne change
pas c’est que « ce qu’on porte avec
amour n’est jamais trop lourd… ».
Une belle histoire, délicate, qui pointe le temps qui
passe, et la particularité de l’amour filial.
Les illustrations de Carmen Segovia qui se déclinent
dans tous les tons de gris et beige, rehaussées d’une
pointe de rouge, s’accordent avec ce texte tout en pudeur.
F. Mattes (janvier 2008)
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Attention fragiles
de Marie-Sabine Roger, collection Karactères
Seuil, 2007
Dès 14 ans.
Fragile, Laurence, mère célibataire de 23 ans,
sans emploi, vit dans la rue avec son petit garçon.
Fragile, Nel, lycéen de 20 ans, au look marginal, «prisonnier
de sa cécité », qui étouffe
entre une mère poule et un père trop silencieux.
Fragile aussi, Lucas, barman au café de la gare qui
ravitaille, quand il le peut, Laurence et Nono de sandwichs
de la veille. Fragile, Cécile, la lycéenne qui
se trouve laide. Des vies qui s’entrecroisent, des vies
difficiles mais des êtres dignes qui sauront saisir
les mains tendues. Pour Laurence, celle de Geneviève
qui travaille dans une association d’aide aux sans-abris.
Pour Nel, celle de Cécile qui va lui permettre de trouver
l’amour. L’exclusion et le handicap traités
dans le même roman, un pari risqué mais un ton
juste pour un beau récit un peu sombre, plein d’espoir
malgré tout.
F. Mattes (janvier 2008)
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Quand on arrive
à Malidor, de Franck Monnet, raconté
par Natacha Régnier, illustré par Vanessa Hié.
Actes sud junior, 2007
Mousse, la petite souris n’arrive pas à s’endormir.
A côté d’elle, Tache, sa sœur, dort
et rêve : comment la rejoindre au pays des rêves
? Malidor, pays sans chat, où nous finissons par parvenir
est un pays « de rêve », plein de musiques,
de rencontres, c’est un carnaval permanent. Les illustrations
très colorées et originales, les poèmes
chansons légers et drôles, tout cela donne une
belle fantaisie à cette histoire charmante faite pour
les enfants qui n’ont pas sommeil. Question : dormiront-ils
mieux après, tant tout cela est excitant ?
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008) |
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Le flambant rose,
de Bernadette Pourquié & Justine Brax,
partie documentaire Véronique Barrau, Tertium, 2007
Tertium (maison créée en 2005) propose ici
une collection composée « d’une histoire
à découvrir pour s’amuser et d’une
partie documentaire pour comprendre les animaux sauvages proches
de notre habitat et qui sont en voie de disparition. »
Le narrateur est un flamant rose, lequel décide d’écrire
un livre, afin que les enfants sachent qui il est ! Il rencontre
bien des difficultés techniques, mais parviendra à
ses fins grâce à un ornithologue qui enregistrera
son témoignage. La partie documentaire est composée
d’une dizaine de pages : le texte est clair, bien organisé,
illustré de photos. L’idée portée
par la création de cette collection est intéressante.
La partie documentaire me paraît mieux réussie
que l’histoire, qui se veut aussi didactique : le texte
est parsemé de termes techniques dont on trouve la
définition dans un lexique à la fin du texte.
L'ouvrage gagnerait, peut-être, à moins de redondance
entre les deux parties.
F. Mattes (janvier 2008)
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La Nuit des
cages
Barbedure
L'éditeur |
Ce jour là
sur la terre, de Rascal et Neil Desmet, Pastel,
2007
Bon anniversaire ! Ce jour-là, à
Hambourg, au large du Pacifique, à Charleville-Mézières,
… que de choses se sont passées ! un nouvelle,
une découverte, une pensée, un crime, un rêve,
un envol d’hirondelles… Drôles ou burlesques,
poétiques et tendres, ces histoires en 5 à 6
lignes (ou plus, ou moins) sont chacune un petit régal,
qui demande parfois de la distance, de la culture (savoir
de quoi parle la chanson de Prévert, comprendre pourquoi
la femme de l’astronome est déçue…)
ou dont la compréhension peut être plus immédiate
(par exemple, que les oiseaux en ont assez des jeux idiots
des enfants). Les illustrations, délicates et sobres,
varient les effets et les angles pour mettre en valeur les
atmosphères, situations, amplifications.
Mais tout cela va aussi vers un but : la chose la plus importante
qui puisse se passer pour des parents, c’est la naissance
de leur enfant. Cet album se révèle dans sa
dernière page comme une dédicace à un
enfant dont c’est l’anniversaire. Belle déclaration
d’amour, mais aussi appel à se vivre dans le
monde et avec les autres : le jour de la naissance de l’enfant,
d’autres vivaient autre chose, partout dans le monde.
Voilà un rappel intéressant. Masqué par
un regard tendre et rieur, il mêle célébration
de l’un et ouverture aux autres. A-M.
Mercier-Faivre (janvier 2008) |
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L'éditeur |
Le parapluie
de madame Hô, d’Agnès de Lestrade
& Martine Perrin, Milan jeunesse. 2007
Un album où le texte est mis en scène. On découvre
une vraie collaboration dynamique entre le texte et l’image
avec, en sus des pages découpées, des jeux de
transparence grâce au papier calque, des cadrages originaux,
une illustration stylisée… Tout cela au service
de l’histoire de madame Hô, qui s’accroche
à son parapluie, dernier vestige de la vie à
deux avec son mari. Par un jour de grand vent, le parapluie
s’envole et va la conduire, après une course
folle, chez un vieux monsieur, lui aussi, veuf….
Une vraie réussite graphique sur un texte simple et
clair qui aborde avec justesse l’amour auquel même
les seniors ont droit. Cet album fait partie de la nouvelle
liste ministérielle (2007) pour le cycle 2. Vous pourrez
retrouver avec plaisir les illustrations de Martine Perrin
dans la collection Méli-mélo, chez le même
éditeur.
F. Mattes (janvier 2008)
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La grande ourse
d’Ikomo, d’Agnès de Lestrade &
Nicolas Duffaut, Les albums du père castor,
2007, dès 4 ans
Pour aider à la guérison de sa sœur, Ikomo
doit pêcher des saumons dans un lac derrière
la montagne, là où vit la terrible et grande
ourse blanche… Il va devoir faire preuve d’un
grand courage pour affronter les éléments et
l’ourse… L’histoire se termine bien ! Comme
Ikomo a sauvé son ourson, l’ourse lui en est
reconnaissante. Elle veille sur Ikomo, lequel peut pêcher
en paix, ce qui permet la guérison de Balaya. Une histoire
toute simple mais bien écrite, dans la veine des parutions
du père castor, des illustrations délicates
qui nous transportent dans le grand nord.
F. Mattes (janvier 2008)
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Ce printemps
d’une seconde de Henri Meunier et Stéphane
Girel, Éd. du Rocher, coll. Lo Païs
d’enfance, 2007
Un objet de très belle facture : des textes ciselés
sur une page bordée d’une délicate guirlande
de fleurs, des illustrations en contrepoint qui allient, dans
un style très personnel, le travail de la couleur et
du trait et qui jouent avec des cadrages en ciel et terre.
Un beau texte qui aborde le thème de la fuite du temps
d’une manière originale. Une écriture
poétique qui n’est pas forcément très
accessible. Le narrateur raconte à un petit oiseau
sa journée, une histoire fantastique où tout
s’entremêle… Il est question de saisons,
d’un roi, de loups, de l’école. Une histoire,
juste pour le plaisir de raconter, finira par admettre le
petit garçon au long nez… On s’interroge
souvent sur le sens, mais faut-il tout comprendre ? On peut
aussi se laisser porter par la musique des mots et des phrases…
et voyager dans l’imaginaire où tout n’est
pas cartésien….
F. Mattes (janvier 2008)
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Anna de
Emmanuelle Delafraye / Noémie
lit et crie de Julia Billet, collection mouchoir
de poche, Motus 2007
Anna est un premier livre déjà
très abouti qui révèle l’isolement
et le mal-être d’une petite fille. Anna vit seule
avec sa mère et, à l’école, n’attend
que l’heure de rentrer chez elle, où elle passe
son temps à fenêtre de la cuisine …. une
autre petite fille et son frère vont entrer à
pas feutrés dans son univers et imperceptiblement changer
son regard.
Une écriture poétique et très personnelle
pour accompagner Noémie qui lit «avec envie
avidité vigueur »…..qui « dévore
les contes les encyclopédies les légendes les
histoires »… Noémie qui lit «
pour étouffer les mots qui glissent sous sa porte
». Noémie lit, Noémie crie puis écrit….
Deux autres Mouchoirs de poche des éditions Motus,
dans la ligne de la collection, des petits textes courts agrémentés
d’illustrations minimalistes qui évoquent avec
pudeur les ressentis de l’enfance. Deux textes en blanc
sur noir qui gardent leur part d’ombre mais savent si
bien dire les choses…
F. Mattes (janvier 2008)
Dans
la même collection
L'éditeur
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Trois
fetits fantômes, Pippa Goodhart & AnnaLaura
Cantone, Faribole, 2007
« Trois fetits (ce n’est pas une faute
de frappe) fantômes, assis sur leurs petites fesses,
s’amusaient comme des fous en racontant des farces ».
Le programme est lancé : liste de farces faites à
divers personnages peu sympathiques (ogres, sorcières
et crapauds), racontées avec beaucoup de F superflus,
jusqu’au moment où les farceurs se glissent dans
la chambre d’un enfant (qui devient, ou s’avère
être, le narrateur de l’histoire). Celui-ci a
du répondant et les effraie furieusement.
Texte loufoque, dessins de même, voilà qui réjouira
ceux qui ont peur des fantômes et aiment les histoires
de petits farceurs.
A-M. Mercier-Faivre (décembre
2007) |
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dans la même
collection
L'éditeur
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Une nuit,
de Christine Féret-Fleury, Motus, collection
Mouchoir de poche, 2007
Une écriture limpide, des flocons
qui tombent, une galerie de personnages pris à un instant
T, sur le vif, « chacun dans sa vie » - quelques
habitants d’un immeuble qui ont tous aperçu la
voiture rouge, (mal) garée, en bas ; une voiture solitaire
bientôt couverte d’un « tapis de velours
blanc » et dont personne ne se soucie vraiment
(hormis le policier retraité qui s’offusque…).
Ce n’est qu’au petit matin qu’on découvrira
ce que cachait la présence de cette voiture.
Les illustrations très basiques (conçues par
l’auteure – c’est en effet l’un des
principes de la collection) ne proposent aucun portrait :
seulement des objets qui incarnent l’un ou l’autre
personnage et, en leitmotiv, une fenêtre close, qui
pourrait symboliser l’indifférence au reste du
monde, le repli sur soi, au chaud – ce qu’entend
dénoncer Christine Féret-Fleury par le biais
de la poésie, sans moraliser ni culpabiliser le lecteur
(ou à peine). L'histoire pudique et poignante d'une
mort anonyme.
B.Longre (décembre 2007)
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La Gazelle
d’Hubert Ben Kemoun, Tribal, Flammarion 2007
42 kilomètres et 195 mètres
dans la tête d’une gazelle - Auteur confirmé,
Hubert Ben Kemoun a écrit pour la radio, le théâtre
et a déjà publié plus d’une centaine
d’ouvrages pour la jeunesse. Avec La Gazelle,
il signe un roman plutôt destiné aux adolescents,
qui pourra aussi faire passer un très bon moment aux
adultes. Le temps d’un marathon, le lecteur est invité
à partager les pensées de Valérie. Championne
de France à 16 ans, celle qu’on surnomme désormais
la gazelle est, à 17 ans et demi, parmi les plus jeunes
participantes du marathon des championnats du monde de Buenos
Aires. Pour mieux huiler son mouvement, au fil des kilomètres,
la coureuse laisse ses souvenirs, ses sentiments et ses idées
défiler au rythme des paysages, des monuments et des
acclamations de la foule. Elle se livre alors à un
monologue intérieur tragi-comique au fil duquel elle
porte un regard singulièrement affûté
et lucide sur la vie et sur le monde. Un roman particulièrement
bien écrit, au vocabulaire actuel, qui séduira
à coup sûr les jeunes comme les moins jeunes.
M. Pichot (décembre 2007)
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Comment maman
a changé la vie de papa (et vice versa) Katharina
Grossmann-Hensel, éditions nord-sud, dès
4 ans
Un petit garçon retrace les vies parallèles
de ses parents avant leur rencontre et, bien entendu, sa naissance.
D’un côté sa maman, de l’autre son
papa, tous deux enfants, que tout sépare : son père
aime le calme, l’ordre ; sa mère le chahut et
le désordre. Adultes, ils se demandent comment ils
vont rencontrer l’âme sœur. Et puis le hasard
de la vie les fait se croiser – ce fut assez brutal
puisqu’ils se sont percutés : le coup de foudre
immédiat. Ils se sont trouvés ! Leur vie est
tout à coup tourneboulée. Tous deux sur un petit
nuage, amoureux, et soudain, plus rien n’a plus le même
goût. L’amour a ses raisons que la raison…
Un album drôle et sensible. Ici, pas de princesse amoureuse
d’un prince charmant sur un beau cheval blanc, mais
des personnages ordinaires et loufoques, qui se rencontrent
par hasard. Rien de plus mystérieux que de tomber amoureux…
parce que rien ne va de soi, et surtout parce l’amour
se joue des idées reçues et des apparences !
Un excellent album qui ne manque pas d’humour, pour
parler d’amour aux enfants. D.
Cossin (décembre 2007)
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Moi
! de Hubert Ben Kemoun et Ronan Badel, Nathan
jeunesse, 2007
« Moi, c’est là que j’ai été
capitaine de navire. J’ai traversé deux cents
océans en furie. […] – Moi je n’ai
jamais autant pleuré qu’avec eux. J’ai
adoré cela. Pleurer sans honte, sans se cacher les
yeux. – Et moi, j’ai ri, ri, ri, autant qu’avec
mes meilleurs amis. » De quoi s’agit-il,
que recouvre ce « là », ce « eux
», ces aventures extraordinaires et délectables
? Est-il possible de vire tout cela, le rire et les larmes,
l’océan et la jungle, la sorcière et les
martiens ? c’est la question que posent les enfants
sceptiques à ceux qui racontent, émerveillés,
de surprenants voyages ou de déviantes escapades.
La réponse à cette énigme, c’est
le livre. Lui seul permet tout cela et l’offre à
tous. Le livre, lieu magique, lieu de tous les possibles,
lieu vivant. Tout un album pour faire cet éloge, voilà
une belle et bonne idée.
A-M. Mercier-Faivre (décembre 2007)
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