< littérature jeunesse >


 

 

Liste complète par catégories

Prix Sorcières 2008 : titres en lice
les ouvrages en lice dont nous avons parlés :

Le bestiaire indien / Kanchana Arni, Gita Wolf – Actes sud junior
Le canard la mort et la tulipe / W. Erlbruch – Joie de lire
L’étincelle / JF. Chabas - Ecole des Loisirs
Le livre qui dit tout / Guus Kuijer – Ecole des Loisirs
Les enquêtes d’Enola Holmes / Nancy Springer – Nathan
Le jardin de l’homme léopard / Jean-François Chabas - Ecole des Loisirs
La prédiction / Alice Hoffman – Gallimard
Le garçon au pyjama rayé : fable / John Boyne – Gallimard
Le combat d’hiver / Jean-Claude Mourlevat – Gallimard
C’est l’inuit qui gardera le souvenir du blanc / Lilian Bathelot – Le Navire en pleine ville
Uglies : le visage de la beauté / Scott Westerfeld – Pocket jeunesse
Too much / Ellen Potter – Seuil
Bzzzz, une histoire de mouche / Cécile Colin-Fromont, Marc Boutavant – Seuil

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Sophie et le relieur de Hideko Ise, Seuil, 2007

Lors d’un séjour à Paris, l’artiste japonaise Hideko Ise découvre l’atelier d’un relieur… un métier presque oublié. Elle fera ce livre, où elle pose un regard tendre sur le quartier de Saint-Germain-des-Prés et rend hommage à cet art ancestral. En suivant Sophie, une petite fille qui voulait faire réparer son encyclopédie botanique, on découvre pas à pas les étapes de la remise en état de ce livre trop aimé… Un échange tendre entre la fillette et le vieux relieur, un lien entre le passé et le présent, une histoire de transmissions : transmission de techniques artisanales, transmission entre l’enfant et l’adulte, transmission du savoir grâce à un livre clé (Sophie deviendra botaniste !…) De l’importance des livres dans notre société contemporaine… un thème auquel on tient. Cet ouvrage a été récompensé par de nombreux prix au Japon.
F. Mattes (janvier 2008)

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Le calendrier des tâches, de Rascal et Riff, Pastel, 2007

Un livre destiné à tous les parents de familles nombreuses, ou qui croulent tout simplement sous les tâches et aimeraient souffler un peu.
Le moyen ? simple en apparence : partager les tâches. Mais on sait qu’ici réside la difficulté : comment faire que ce partage soit ressenti comme équitable et éviter les « c’est toujours moi qui,… », « la dernière fois… », etc.
Cet album plein d’humour propose une solution idéale, mise en œuvre par les treize enfants cochons. Des cochons qui imitent bien les différents rôles distribués dans une fratrie, égoïstes mais solidaires, des petits cochons modèles, en somme.
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008)

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Images filantes de Séverin Millet, Actes sud junior, 2007

Des images filantes, ça ne se raconte pas, ça file et éblouit, et on en reste un peu estomaqué.
Pas d’histoire dans cet album, mais des propositions de fantaisie. Des phrases qui ressemblent à des cadavres exquis par leur bizarrerie sont illustrées avec une alternance de pages à fond blanc ou en couleur, tantôt de façon littérale (« dans son parapluie l’élan prend un bain d’eau de pluie » ; « dans le désert d’Arabie, le chat chameau chasse les souris »), tantôt de façon plus décalée (« cette pomme a un pépin : elle est pourchassée par un requin »). On retrouve avec plaisir le style de Séverin Millet (voir un autre de ses albums paru cette année, Clefs) qui mélange style naïf, décalage et invention pure.
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008)

http://www.severinmillet.com/

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L'éditeur

L’amour qu’on porte, Jo Hoestlandt & Carmen Segovia, Milan, 2007.

L’amour entre un père et son fils décliné tout au long de la vie. Au début de l’histoire, c’est le père qui est le maître du jeu. Chaque dimanche, il accompagne son fils, le narrateur, dans de longues promenades qui finissent à califourchon sur ses épaules. Puis le temps passe, arrive celui des amours et le père s’efface au profit d’une jeune fille… Un jour, le fils se retrouve seul et redécouvre le plaisir des promenades à deux… Alors, les rôles s’inversent, celui qui porte l’autre n’est plus le même… mais ce qui ne change pas c’est que « ce qu’on porte avec amour n’est jamais trop lourd… ».
Une belle histoire, délicate, qui pointe le temps qui passe, et la particularité de l’amour filial. Les illustrations de Carmen Segovia qui se déclinent dans tous les tons de gris et beige, rehaussées d’une pointe de rouge, s’accordent avec ce texte tout en pudeur.
F. Mattes (janvier 2008)

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Attention fragiles de Marie-Sabine Roger, collection Karactères Seuil, 2007
Dès 14 ans.

Fragile, Laurence, mère célibataire de 23 ans, sans emploi, vit dans la rue avec son petit garçon. Fragile, Nel, lycéen de 20 ans, au look marginal, «prisonnier de sa cécité », qui étouffe entre une mère poule et un père trop silencieux. Fragile aussi, Lucas, barman au café de la gare qui ravitaille, quand il le peut, Laurence et Nono de sandwichs de la veille. Fragile, Cécile, la lycéenne qui se trouve laide. Des vies qui s’entrecroisent, des vies difficiles mais des êtres dignes qui sauront saisir les mains tendues. Pour Laurence, celle de Geneviève qui travaille dans une association d’aide aux sans-abris. Pour Nel, celle de Cécile qui va lui permettre de trouver l’amour. L’exclusion et le handicap traités dans le même roman, un pari risqué mais un ton juste pour un beau récit un peu sombre, plein d’espoir malgré tout.
F. Mattes (janvier 2008)

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Quand on arrive à Malidor, de Franck Monnet, raconté par Natacha Régnier, illustré par Vanessa Hié. Actes sud junior, 2007

Mousse, la petite souris n’arrive pas à s’endormir. A côté d’elle, Tache, sa sœur, dort et rêve : comment la rejoindre au pays des rêves ? Malidor, pays sans chat, où nous finissons par parvenir est un pays « de rêve », plein de musiques, de rencontres, c’est un carnaval permanent. Les illustrations très colorées et originales, les poèmes chansons légers et drôles, tout cela donne une belle fantaisie à cette histoire charmante faite pour les enfants qui n’ont pas sommeil. Question : dormiront-ils mieux après, tant tout cela est excitant ?
A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008)

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Le flambant rose, de Bernadette Pourquié & Justine Brax, partie documentaire Véronique Barrau, Tertium, 2007

Tertium (maison créée en 2005) propose ici une collection composée « d’une histoire à découvrir pour s’amuser et d’une partie documentaire pour comprendre les animaux sauvages proches de notre habitat et qui sont en voie de disparition. »
Le narrateur est un flamant rose, lequel décide d’écrire un livre, afin que les enfants sachent qui il est ! Il rencontre bien des difficultés techniques, mais parviendra à ses fins grâce à un ornithologue qui enregistrera son témoignage. La partie documentaire est composée d’une dizaine de pages : le texte est clair, bien organisé, illustré de photos. L’idée portée par la création de cette collection est intéressante. La partie documentaire me paraît mieux réussie que l’histoire, qui se veut aussi didactique : le texte est parsemé de termes techniques dont on trouve la définition dans un lexique à la fin du texte. L'ouvrage gagnerait, peut-être, à moins de redondance entre les deux parties.
F. Mattes (janvier 2008)

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La Nuit des cages

Barbedure

L'éditeur

Ce jour là sur la terre, de Rascal et Neil Desmet, Pastel, 2007

Bon anniversaire ! Ce jour-là, à Hambourg, au large du Pacifique, à Charleville-Mézières, … que de choses se sont passées ! un nouvelle, une découverte, une pensée, un crime, un rêve, un envol d’hirondelles… Drôles ou burlesques, poétiques et tendres, ces histoires en 5 à 6 lignes (ou plus, ou moins) sont chacune un petit régal, qui demande parfois de la distance, de la culture (savoir de quoi parle la chanson de Prévert, comprendre pourquoi la femme de l’astronome est déçue…) ou dont la compréhension peut être plus immédiate (par exemple, que les oiseaux en ont assez des jeux idiots des enfants). Les illustrations, délicates et sobres, varient les effets et les angles pour mettre en valeur les atmosphères, situations, amplifications.
Mais tout cela va aussi vers un but : la chose la plus importante qui puisse se passer pour des parents, c’est la naissance de leur enfant. Cet album se révèle dans sa dernière page comme une dédicace à un enfant dont c’est l’anniversaire. Belle déclaration d’amour, mais aussi appel à se vivre dans le monde et avec les autres : le jour de la naissance de l’enfant, d’autres vivaient autre chose, partout dans le monde. Voilà un rappel intéressant. Masqué par un regard tendre et rieur, il mêle célébration de l’un et ouverture aux autres. A-M. Mercier-Faivre (janvier 2008)

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L'éditeur

Le parapluie de madame Hô, d’Agnès de Lestrade & Martine Perrin, Milan jeunesse. 2007

Un album où le texte est mis en scène. On découvre une vraie collaboration dynamique entre le texte et l’image avec, en sus des pages découpées, des jeux de transparence grâce au papier calque, des cadrages originaux, une illustration stylisée… Tout cela au service de l’histoire de madame Hô, qui s’accroche à son parapluie, dernier vestige de la vie à deux avec son mari. Par un jour de grand vent, le parapluie s’envole et va la conduire, après une course folle, chez un vieux monsieur, lui aussi, veuf….
Une vraie réussite graphique sur un texte simple et clair qui aborde avec justesse l’amour auquel même les seniors ont droit. Cet album fait partie de la nouvelle liste ministérielle (2007) pour le cycle 2. Vous pourrez retrouver avec plaisir les illustrations de Martine Perrin dans la collection Méli-mélo, chez le même éditeur.
F. Mattes (janvier 2008)

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La grande ourse d’Ikomo, d’Agnès de Lestrade & Nicolas Duffaut, Les albums du père castor, 2007, dès 4 ans

Pour aider à la guérison de sa sœur, Ikomo doit pêcher des saumons dans un lac derrière la montagne, là où vit la terrible et grande ourse blanche… Il va devoir faire preuve d’un grand courage pour affronter les éléments et l’ourse… L’histoire se termine bien ! Comme Ikomo a sauvé son ourson, l’ourse lui en est reconnaissante. Elle veille sur Ikomo, lequel peut pêcher en paix, ce qui permet la guérison de Balaya. Une histoire toute simple mais bien écrite, dans la veine des parutions du père castor, des illustrations délicates qui nous transportent dans le grand nord.
F. Mattes (janvier 2008)

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Ce printemps d’une seconde de Henri Meunier et Stéphane Girel, Éd. du Rocher, coll. Lo Païs d’enfance, 2007

Un objet de très belle facture : des textes ciselés sur une page bordée d’une délicate guirlande de fleurs, des illustrations en contrepoint qui allient, dans un style très personnel, le travail de la couleur et du trait et qui jouent avec des cadrages en ciel et terre.
Un beau texte qui aborde le thème de la fuite du temps d’une manière originale. Une écriture poétique qui n’est pas forcément très accessible. Le narrateur raconte à un petit oiseau sa journée, une histoire fantastique où tout s’entremêle… Il est question de saisons, d’un roi, de loups, de l’école. Une histoire, juste pour le plaisir de raconter, finira par admettre le petit garçon au long nez… On s’interroge souvent sur le sens, mais faut-il tout comprendre ? On peut aussi se laisser porter par la musique des mots et des phrases… et voyager dans l’imaginaire où tout n’est pas cartésien….
F. Mattes (janvier 2008)

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Anna de Emmanuelle Delafraye / Noémie lit et crie de Julia Billet, collection mouchoir de poche, Motus 2007

Anna est un premier livre déjà très abouti qui révèle l’isolement et le mal-être d’une petite fille. Anna vit seule avec sa mère et, à l’école, n’attend que l’heure de rentrer chez elle, où elle passe son temps à fenêtre de la cuisine …. une autre petite fille et son frère vont entrer à pas feutrés dans son univers et imperceptiblement changer son regard.
Une écriture poétique et très personnelle pour accompagner Noémie qui lit «avec envie avidité vigueur »…..qui « dévore les contes les encyclopédies les légendes les histoires »… Noémie qui lit « pour étouffer les mots qui glissent sous sa porte ». Noémie lit, Noémie crie puis écrit….
Deux autres Mouchoirs de poche des éditions Motus, dans la ligne de la collection, des petits textes courts agrémentés d’illustrations minimalistes qui évoquent avec pudeur les ressentis de l’enfance. Deux textes en blanc sur noir qui gardent leur part d’ombre mais savent si bien dire les choses…
F. Mattes (janvier 2008)

Dans la même collection

L'éditeur

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Trois fetits fantômes, Pippa Goodhart & AnnaLaura Cantone, Faribole, 2007

« Trois fetits (ce n’est pas une faute de frappe) fantômes, assis sur leurs petites fesses, s’amusaient comme des fous en racontant des farces ». Le programme est lancé : liste de farces faites à divers personnages peu sympathiques (ogres, sorcières et crapauds), racontées avec beaucoup de F superflus, jusqu’au moment où les farceurs se glissent dans la chambre d’un enfant (qui devient, ou s’avère être, le narrateur de l’histoire). Celui-ci a du répondant et les effraie furieusement.
Texte loufoque, dessins de même, voilà qui réjouira ceux qui ont peur des fantômes et aiment les histoires de petits farceurs.
A-M. Mercier-Faivre (décembre 2007)

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dans la même collection
L'éditeur

Une nuit, de Christine Féret-Fleury, Motus, collection Mouchoir de poche, 2007

Une écriture limpide, des flocons qui tombent, une galerie de personnages pris à un instant T, sur le vif, « chacun dans sa vie » - quelques habitants d’un immeuble qui ont tous aperçu la voiture rouge, (mal) garée, en bas ; une voiture solitaire bientôt couverte d’un « tapis de velours blanc » et dont personne ne se soucie vraiment (hormis le policier retraité qui s’offusque…). Ce n’est qu’au petit matin qu’on découvrira ce que cachait la présence de cette voiture.
Les illustrations très basiques (conçues par l’auteure – c’est en effet l’un des principes de la collection) ne proposent aucun portrait : seulement des objets qui incarnent l’un ou l’autre personnage et, en leitmotiv, une fenêtre close, qui pourrait symboliser l’indifférence au reste du monde, le repli sur soi, au chaud – ce qu’entend dénoncer Christine Féret-Fleury par le biais de la poésie, sans moraliser ni culpabiliser le lecteur (ou à peine). L'histoire pudique et poignante d'une mort anonyme.
B.Longre (décembre 2007)

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La Gazelle d’Hubert Ben Kemoun, Tribal, Flammarion 2007

42 kilomètres et 195 mètres dans la tête d’une gazelle - Auteur confirmé, Hubert Ben Kemoun a écrit pour la radio, le théâtre et a déjà publié plus d’une centaine d’ouvrages pour la jeunesse. Avec La Gazelle, il signe un roman plutôt destiné aux adolescents, qui pourra aussi faire passer un très bon moment aux adultes. Le temps d’un marathon, le lecteur est invité à partager les pensées de Valérie. Championne de France à 16 ans, celle qu’on surnomme désormais la gazelle est, à 17 ans et demi, parmi les plus jeunes participantes du marathon des championnats du monde de Buenos Aires. Pour mieux huiler son mouvement, au fil des kilomètres, la coureuse laisse ses souvenirs, ses sentiments et ses idées défiler au rythme des paysages, des monuments et des acclamations de la foule. Elle se livre alors à un monologue intérieur tragi-comique au fil duquel elle porte un regard singulièrement affûté et lucide sur la vie et sur le monde. Un roman particulièrement bien écrit, au vocabulaire actuel, qui séduira à coup sûr les jeunes comme les moins jeunes.
M. Pichot (décembre 2007)

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Comment maman a changé la vie de papa (et vice versa) Katharina Grossmann-Hensel, éditions nord-sud, dès 4 ans

Un petit garçon retrace les vies parallèles de ses parents avant leur rencontre et, bien entendu, sa naissance. D’un côté sa maman, de l’autre son papa, tous deux enfants, que tout sépare : son père aime le calme, l’ordre ; sa mère le chahut et le désordre. Adultes, ils se demandent comment ils vont rencontrer l’âme sœur. Et puis le hasard de la vie les fait se croiser – ce fut assez brutal puisqu’ils se sont percutés : le coup de foudre immédiat. Ils se sont trouvés ! Leur vie est tout à coup tourneboulée. Tous deux sur un petit nuage, amoureux, et soudain, plus rien n’a plus le même goût. L’amour a ses raisons que la raison…
Un album drôle et sensible. Ici, pas de princesse amoureuse d’un prince charmant sur un beau cheval blanc, mais des personnages ordinaires et loufoques, qui se rencontrent par hasard. Rien de plus mystérieux que de tomber amoureux… parce que rien ne va de soi, et surtout parce l’amour se joue des idées reçues et des apparences ! Un excellent album qui ne manque pas d’humour, pour parler d’amour aux enfants. D. Cossin (décembre 2007)

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Moi ! de Hubert Ben Kemoun et Ronan Badel, Nathan jeunesse, 2007

« Moi, c’est là que j’ai été capitaine de navire. J’ai traversé deux cents océans en furie. […] – Moi je n’ai jamais autant pleuré qu’avec eux. J’ai adoré cela. Pleurer sans honte, sans se cacher les yeux. – Et moi, j’ai ri, ri, ri, autant qu’avec mes meilleurs amis. » De quoi s’agit-il, que recouvre ce « là », ce « eux », ces aventures extraordinaires et délectables ? Est-il possible de vire tout cela, le rire et les larmes, l’océan et la jungle, la sorcière et les martiens ? c’est la question que posent les enfants sceptiques à ceux qui racontent, émerveillés, de surprenants voyages ou de déviantes escapades.
La réponse à cette énigme, c’est le livre. Lui seul permet tout cela et l’offre à tous. Le livre, lieu magique, lieu de tous les possibles, lieu vivant. Tout un album pour faire cet éloge, voilà une belle et bonne idée.
A-M. Mercier-Faivre (décembre 2007)

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