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< littérature
jeunesse - février-mars 2008>
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Grand loup et
petit loup. La petite feuille qui ne tombait pas,
de Nadine Brun-Cosme et Olivier Tallec, Père
Castor Flammarion, 2007
Cette nouvelle aventure du couple grand-petit loup propose
une histoire très simple en apparence. Le petit loup
aimerait attraper une feuille au printemps, puis la même
en été en automne, chaque fois pour une raison
différente, la petite feuille incarnant une sensation
liée à la saison : vert tendre pour être
mangée, vert sombre miroir pour s’y regarder,
brun pour la toucher… Une double page accompagne chaque
saison, jusqu’à l’arrivée de l’hiver
où le grand loup décide d’aller lui même
chercher la petite feuille, au risque de se rompre le cou
: belle illustration de situations où l’un va
décrocher la lune pour l’autre. Geste dérisoire
et plein de magie, comme la fin le montre.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
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L'éditeur |
Editions Anna
Chanel
Un nouvel éditeur jeunesse publie trois albums grand
format signés Nathalie Collon, qui
s’est associée, pour chacun d’eux, à
un illustrateur différent. Créées par
Nathalie Allemand et Philippe Collon, la maison est née
en 2006 « d’un désir de transmettre,
une réflexion sur le monde qui nous entoure, ses valeurs,
ses différences. Une petite pointe de philosophie,
de la magie, de l’émotion, de la poésie
», et propose des contes « modernes et
philosophiques inspirées des sagesses du monde. »
Une rencontre entre un rhinocéros (forcément
imposant, mais surtout vantard) et une petite fleur (forcément
fragile, mais sereine) est le point de départ de La
Fleur et le Rhinocéros (illustré
par Edwina Cosme), une fable sur l’amitié
mais aussi sur les masques que nous revêtons pour être
à la hauteur d’une réputation. Dis-moi
Nanouka, finement illustré par Jennifer
Trican, égrène les émotions
qui peuvent naître dans le cœur de chacun (les
rires, les pleurs, les joies, les colères, etc.) et
mettent en scène des enfants de tous les coins du monde,
tandis que Et mon cœur est immense
tient davantage du recueil poétique – succession
de tableaux (signés Florent Espana),
accompagnqnt des textes délicats, certes moins accessibles
au jeunes lecteurs que les précédents. Un joli
départ pour une aventure éditoriale et artistique
à laquelle nous souhaitons de perdurer.
B.Longre (mars 2008) |
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L'éditeur
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Séraphin
Mouton : la petite sœur carnivore ou la maladie du mouton
fou / Qui ? ou un petit vent de folie, de Taï
Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer, Gautier-Languereau,
2007
Si Qui ? ou un petit vent de folie
montre un dialogue cocasse et farci de mauvaise foi entre
Séraphin mouton et son ami Ludwig le loup sur la grande
question de qui a émis un vent malodorant,
La petite sœur carnivore est plus inquiétant
: comment satisfaire un appétit d’ogre, n’y
risque-t-on pas quelque chose ? Mais tout finira bien. Beaucoup
d’originalité dans le dessin (Rébecca
Dautremer inaugure là un style différent de
celui qu’on lui connaissait), le découpage, le
rythme et le cadrage des images. Des historiettes pleines
d’humour, où le subtil et le farfelu côtoient
le (légèrement) scatologique. Anne-Marie
Mercier (mars 2008)
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L'éditeur |
Pays d'enfance
« Lire, faire lire de la poésie contemporaine
aux enfants et aux adolescents est chose possible en ce début
de XXIe siècle », assurent les éditions
du Jasmin, qui lancent ce mois une nouvelle collection intitulée
« Pays d’enfance » - une façon de
rappeler que la directrice de collection, Chantal
Miglioli, fut la fondatrice, en 1995, d’une
autre collection très appréciée, Lo
pais d’enfance, accueillie durant quelques années
par les éditions du Rocher. Six premiers titres paraissent
ce mois au Jasmin : Quant au guépard, je
t’en parlerai plus tard de Patrick Joquel
et Michel Boucher, Une tasse de temps qui passe
de Martine Delerm, Jean qui rit Jean qui pleure
de François David et Dominique
Maes, Chantebêtes de Jacqueline
Held et Maité Laboudigue, Main dans la
main avec ma maison de Michel Cosem et Jennifer
Dalrymple, et Comme une pivoine
de Christian Poslaniec
et Anne Buguet.
B.Longre (mars 2008)
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L'éditeur |
Parler le monde,
la naissance d’une langue de Nouchka Cauwet et
Sylvie Serprix, éditions Bélize, 2007
Après Ecrire le monde
et Compter le monde,
Nouchka Cauwet nous offre un troisième ouvrage remarquable,
un voyage (ou plutôt six…) à travers les
mots, qui narre la naissance de la langue française,
son évolution diachronique et les contacts multiples
(emprunts, échanges, influences) qu’elle a entretenus
avec d’autres langues – le latin, le grec, l’anglais,
l’italien, l’arabe ou l’hébreu…
On comprend ainsi le que le «combat du latin et
du gaulois » fut long et plus difficile qu’on
croit, on apprend comment les mots « poivre »
ou « sucre » sont parvenus jusqu’à
nous (depuis les Indes lointaines…), ce que les Portugais
ont transmis, ou encore comment divers mots ont fait des allers-retours
entre France et Angleterre… Les illustrations aux tons
chauds de Sylvie Serprix se mêlent harmonieusement aux
pages et aux reproductions de cartes, de textes, de tableaux
anciens, et enrichissent cet ouvrage vivant et ouvert sur
le monde, ponctué d’activités, qui enchantera
les enfants mais aussi les plus grands – à qui
il reste toujours des choses à découvrir…
B.Longre (mars 2008)
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L’Arbre,
de Marc Daniau, Seuil jeunesse, 2007
Un arbre parle… il a beaucoup de choses à raconter.
Des histoires d’arbres, tout d’abord : la croissance,
les saisons, les dangers (le manque de lumière, l’orage,
la foudre et le feu, les animaux qui le grignotent), les amis,
oiseaux, écureuils et lapins, la vie qui se fait autour
de lui, dans ses branches et sous son ombre.
Et il a aussi une aventure à raconter : comment lui,
arbre, a volé.
Une belle fable, merveilleusement illustrées, aux images
pleines de vent et de désir d’envol.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
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Une dose de Dr.
Dog, de Babette Cole, Seuil Jeunesse, 2007
Devenu héros de série sur TF1, canal J, vedette
au Québec, le héros créé par Babette
Cole vit ici une nouvelle aventure en retrouvant son support
original, l’album. Ici, le Dr. Dog, en vacances sur
une île tropicale, est dérangé par l’infernale
famille Gumboyle. Elle va bien sûr commettre toutes
sortes d’imprudences avec la dangereuse plante «
nezmorvus » (on retrouve le goût de Cole
pour les inconvenances) et le bon docteur trouvera un remède
pour chacun dans les plantes. Piqûres d’insectes
provoquées par un pied posé sur un caca de nezmorvus
(suc d’ail), coup de soleil (sève d’aloès),
vomissements (thé de gingembre), horrible furoncle
(pétales de souci) dont l’éclatement provoque
la fuite du ravisseur d’enfants… Textes et dessins
se combinent dans la jubilation de l’excès. On
ne sait si la médecine par les plantes y gagne, ni
si les conseils de prudence en vacances seront bien suivis,
mais il est certain que les enfants (à partir de 5
ans) aimeront la démesure et l’inconvenance des
situations. Anne-Marie
Mercier (mars 2008)
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L'éditeur |
L’enfance
du Soleil d’A . Desplat-Duc, Flammarion,
2007
Après le succès des Colombes du
Roi-Soleil, Anne-Marie Desplat-Duc continue
d’explorer son siècle de prédilection,
le XVIIe. Cette fois-ci, elle se glisse dans la peau du jeune
Louis XIV et lui fait prendre fictivement la plume. Ses mémoires
imaginaires retracent sa vie, de sa naissance à son
mariage imposé avec l’infante d’Espagne.
Cette pseudo-biographie romancée est l’occasion
de revisiter l’histoire de la Fronde et de la Régence
à travers un regard enfantin et sensible. On y découvre
comment le jeune roi, sur fond de turbulences politiques et
de guerres, apprend à apprécier les arts auprès
de Mazarin ainsi que la vie de cour auprès des demoiselles
d’honneur de sa mère. Témoins privilégiés,
nous partageons sa complicité avec son petit frère,
son éducation de futur grand roi et son apprentissage
de l’amour dans les bras de la belle Marie Mancini.
Le jeune prince puis le roi dévoile pudiquement son
intelligence, son courage mais aussi sa sensibilité
exacerbée. Le style soigné et l’utilisation
« d’expressions d’époque »
ajoutent à cette autobiographie factice très
documentée une touche de réalisme historique.
Un ouvrage intéressant qui permet d’aborder une
période importante de l’histoire de manière
ludique. C. Scandale (mars 2008)
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L'éditeur |
L’Autre
(vol. 3, la huitième porte), de Pierre Bottero,
Rageot
Fin de la trilogie
de Pierre Bottero (l’Autre, le mal absolu, est enfin
vaincu), ce volume est aussi sans doute la première
pierre d’une autre, qui se dessine dans les dernières
pages.
Elio, fils de Nathan et Shaé, est porteur du sang de
six familles dotées chacune d’un pouvoir particulier
et a hérité de celui de la septième.
Grâce à tous ces talents et à quelques
aides, il défait l’ennemi dans les dernières
pages du volume, malgré son jeune âge (il a huit
ans et Bottero, bien conscient du côté conventionnel
de ce type de fin dans lesquelles un jeune enfant sauve l’humanité
avec une poignée d’amis, semble sans cesse s’en
excuser en légitimant comme il peut la situation).
Donc la fin du livre est décevante, tant elle répond
aux schémas du genre et s’écarte de l’originalité
dont Bottero avait su faire preuve jusque là. Mais
ce volume est une réussite dans sa première
moitié : on retrouve la belle idée de la maison-monde,
des parcours d’univers intéressants, un animisme
bien utilisé, de belles trouvailles, notamment celle
du personnage de la « fée », petite fille
à la conversation erratique et cependant très
efficace.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
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Nonpareil,
de Marie-Aude Murail, L’école des loisirs
(neuf), 2007
Les fées, chez Marie Aude-Murail,
sont cruelles et sans cervelle, elles sont plus proches des
fées celtiques que des françaises, bien gentilles
et raisonnables.
L’histoire de Nonpareil est acide, réveille,
surprend. Enlevé par les fées et miniaturisé
pour cela, il a à s’adapter à leur monde,
à transformer son corps, ce qui ne va pas sans épisodes
cruels et douloureux : il est une petite sirène au
masculin. Amours (avec la fée Mélilot, ou avec
une fille de duc, son cœur balance), amitié (avec
le cavalier Adamantin), trahisons, complots… beaucoup
d’aventures en petit.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
L'éditeur
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L'éditeur
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Huit nouvelles
policières, présentées par Jacques
Baudou, Flammarion (castor poche), 2007
Voici un recueil qui fera plaisir aux amateurs de littérature
classique : la première des nouvelles publiées
ici est de Voltaire (Zadig, épisode du chien
et du cheval). La suite est elle aussi très «
classqiue » tout en relevant du genre policier : une
assez longue nouvelle de Conan Doyle, avec bien sûr
Sherlock Holmes et Watson, une autre de Maurice Leblanc, avec
bien sûr Arsène Lupin. Suivent Pierre Véry,
William Brittain (deux nouvelles en contexte scolaire, c’est
ce qui a sans doute motivé leur insertion), Victor
Canning, et plus original, une nouvelle de Béatrice
Nicodème, dont le personnage principal déteste
les livres, surtout les romans et les romans policiers en
particulier.
Un choix qui ne prend pas de risques et qui peut convenir
à de jeunes lecteurs.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
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Valentin Letendre
(vol. 2), Frisson, amour et maléfice de Gudule,
Plon jeunesse, 2008
Ce volume rassemble trois aventures de Valentin Letendre,
toutes racontées simplement et efficacement. Deux d’entre
elles tournent autour de sa grand-mère fantasque (mamie
Blue) qu’il faut sauver d’un terrible danger :
un fantôme (ou plutôt un paradoxe temporel) dans
la première histoire, un auteur dévoreur de
mémoire dans la dernière.
L’histoire centrale est originale et prenante : Valentin
se réveille seul dans la voiture de sa grand mère,
part à pied à sa recherche, et entre dans un
village étrange nommé Cendres. Il ne peut en
sortir, revenant chaque fois à son point de départ,
et découvre que les êtres qui l’habitent
ont une vie suspendue au souvenir que les vivant ont d’eux…
autant dire qu’il s’agit d’une vision laïque
du monde des morts. Cette description est faite de manière
progressive, le mystère se lève peu à
peu et elle apporte une image très sensible de la mort,
qui ne va pas sans quelques moments d’angoisse. Qu’on
se rassure : c’est par erreur que Valentin, dans le
coma après un accident, a été admis au
village et il en sortira malgré tout, pour de nouvelles
aventures.Anne-Marie Mercier (mars
2008)
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L'éditeur
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Les douze travaux
d’Hercule, par Françoise Rachmuhl et Charlotte
Gastaut, Père castor Flammarion, 2007
Toute l’histoire d’Hercule, de sa naissance (avec
les serpents envoyés par la jalousie de Junon) à
son apothéose en constellations, en passant par chacun
de ses travaux, est ici fidèlement racontée.
Le texte est clair, riche sans être complexe. Il mêle
actions et réflexions, récits et dialogues.
Avant d’être un texte « patrimonial »,
c’est un beau récits d’aventures en courts
chapitres autonomes.
Les illustrations de Charlotte Gastaut sont belles et mêlent
naïveté et épopée, poésie
et cruauté, tantôt en pleines pages aux tons
très harmonieux, tantôt en vignettes accompagnant
le texte.
Une belle adaptation, poétique et fidèle à
l’esprit du mythe.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
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Ce n’est
pas parce que de Gaetan Dorémus, Seuil
jeunesse, 2008.
Ce n’est pas parce que l’oiseau chante qu’il
est gai… Parce qu’un fait n’entraîne
pas toujours la conséquence attendue, voici une suite
d’événements abracadabrants, absurdes
et drôles. On y croise un garagiste tête en l’air,
des nuages qui n’apportent pas la pluie, un homme qui
pense souvent à lui mais n’oublie pas pour autant
les autres, un monsieur qui voit des étoiles mais ne
monte pas au ciel… Servis par des illustrations qui
donnent du sens au texte, ce bel album pousse à la
réflexion bien plus qu’il n’y paraît.
Et ce n’est pas parce qu’il est destiné
aux enfants dès 5 ans, qu’il ne questionne pas
les plus grands… C. Scandale
(février 2008)
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L'éditeur |
L’enfant
d’éléphant de Rudyard Kipling et
Hervé Le Goff, traduction (anglais) de Robert
d’Humières et Louis Fabulet, Père castor
Flammarion, 2007
Le célèbre enfant d’éléphant
et son insatiable curiosité a trouvé ici des
habits neufs tout à fait délicieux.
Les illustrations très colorées multiplient
les angles de vue et sont aussi cocasses que le texte qui
jongle avec les incorrections, les syntaxes alambiquées,
les archaïsmes et les jeux de reprises.
Anne-Marie Mercier (mars 2008)
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L'éditeur
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La ceinture de
feu, Agnès de Lestrade et Delphine Jacquot,
Gauthier Languereau, 2007
La ceinture de feu est un conte
aux résonances orientales, finement illustré
par les collages délicats et colorés de Delphine
Jacquot. Chaque page est œuvrée à la manière
d’un somptueux tissu. On y rencontre Moshen, un pauvre
et talentueux tailleur aux prises avec Abkir, riche apprenti
médiocre et intéressé. Après que
le maître a accepté de lui transmettre un peu
de son génie, l’apprenti a l’indélicatesse
d’acheter une belle boutique joliment éclairée,
tout près du modeste atelier de son professeur et d’appâter
ainsi toutes ses clientes. Le petit tailleur doit donc trouver
un stratagème efficace s’il ne veut pas se retrouver
sur la paille. C’est alors qu’il décide
de tenter son cupide concurrent avec l’énigmatique
ceinture de feu, censée rapporter de l’argent
à son détenteur… Un joli conte moral dont
les minutieuses illustrations charment au plus haut point.
C. Scandale (février 2008)
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L'éditeur
dès 6 ans |
Ma mère
est un cirque, Christophe Riclot & Heidi Jacquemoud
L’atelier du poisson soluble, 2007
Le temps d’une rêverie, nous plongeons dans l’imaginaire
clownesque et délirant d’une petite fille. Un
pique-nique avec sa maman qui s’éternise et l’enfant
s’invente un univers onirique peuplé de personnages
extravagants. Ses songes l’entraînent dans un
cirque endormi, que son imagination débordante réveille.
Cet élégant album s’ouvre sur la toile
rouge et blanche d’un chapiteau, que le lecteur écarte
délicatement pour découvrir le monde festif
et intérieur de la petite fille. A travers les hésitations
et les doutes de l’enfant ce livre parle du talent,
celui caché au fond de soi, qui fait la singularité
de chaque être et pousse à se dépasser.
Un petit album qui sensibilise aussi au rôle important
de la maman, à l’ombre de laquelle il n’est
pas toujours facile de s’affirmer et de grandir…
Un petit intermède de douceur enfantine remplie de
fantaisies… C. Scandale (février
2008) |
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Le jeu du dico,
conception-rédaction Valérie Le Plouhinec, Albin
Michel jeunesse, 2007 dès 6 ans
Si l'on veut jouer tout en s'instruisant, le principe est
simple : un terme pris au hasard, dont les autres joueurs
doivent deviner ou retrouver le sens. Mais plutôt que
d'utiliser un dictionnaire, on peut avoir recours à
ce livre-jeu très bien conçu, plus maniable
qu'un Larousse ou autre gros Robert, et qui a surtout l'avantage
de proposer des niveaux de difficultés gradués
(junior, moyen, expert) ainsi que plusieurs propositions de
définitions, sur le mode du QCM. Attention : certains
mots (au hasard : talmouse, galipoter, papule, ou butyreux...)
permettront aux plus jeunes joueurs de piéger les adultes
trop sûrs d'eux... !
B.Longre (février 2008)
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L'éditeur
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Le samouraï
en armure rouge, Marcelino Truong, Gauthier-Languereau,
2007, dès 7 ans
Dans la même veine que Le
samouraï errant, ce bel album coloré
et mouvementé permet de se familiariser encore davantage
aux arts martiaux, à la société et aux
valeurs du Japon médiéval ; on y retrouve en
effet Akira et Tojiro, père et fils, toujours sur les
routes, qui rencontrent un potier et sa famille. L'homme,
qui admire et envie les guerriers, écoute pourtant
Akira lui expliquer qu'une bataille n'est pas toujours "une
partie de plaisir"... Akira raconte alors comment
lui-même a échappé un jour à la
mort, un récit qui dévoile aussi de quelle façon
le samouraï est devenu père. Histoire des origines,
destins croisés et message de paix se superposent habilement,
donnant l'occasion à l'auteur, une nouvelle fois, d'aller
du particulier au général, de l'anecdotique
à l'universel. B.Longre (février
2008)
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