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Avec la langue,
de Adam Bagdasarian, Traduit (anglais-USA) par Rachel
Hausfater, Thierry Magnier 2007 collection nouvelles
Petits riens d’enfance
Souvenirs d’enfance : les maisons, les copains et l’école,
le père autoritaire et exigeant, la mère compatissante,
le frère ami-ennemi, les premières filles, premier
baiser, la vie, la mort…
Le narrateur, Will, livre ici de courtes vignettes, esquissées
avec ce qu’il faut d’humour. Petits riens ou choses
plus importantes, ce qui faisait la vie d’un enfant
de famille aisée aux Etats-Unis. C’est sans prétentions,
mais cela sonne juste, est bien écrit et bien traduit.
A-M. Mercier-Faivre (août
2007)
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Darwin,
Elisabeth Laureau-Daull, Gérard DuBois, Seuil
jeunesse, 2007
L’aventure de la science – Deuxième
ouvrage de la collection «Coup de génie »
(après l’album consacré à Galilée),
ce petit album au format carré propose la vie du naturaliste,
de son enfance à sa vieillesse. Il montre comment la
curiosité scientifique d’un enfant s’éveille
et comment sa vocation naît, contre le destin que ses
parents ont choisi pour lui et contre la science de son temps
(ou du moins en la dépassant d’une façon
qui provoque le scandale). Une fin bien mise en valeur montre
l’humanisme de cette démarche.
Les très belles illustrations pastichent en partie
celles qui accompagnaient des ouvrages pour enfants du début
du XXe ou de la fin du XIXe : images d’enfance, de voyages
aventureux, de paysages et d’animaux. Mais elles dépassent
le pur pastiche par des montages intéressants de différentes
réalités et des associations originales. Le
texte insiste sur les événements, transcrit
les étapes de la recherche en dialogues simples, que
certains pourraient trouver simplistes mais qui ont une allure
rêveuse, ce qui en fait de bons détours pour
mettre des idées à la portée des plus
jeunes. A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur |
Un monde de cochons
de Mario Ramos, Mouche de l’Ecole des loisirs,
2007
dès 6 ans
Louis, un loupiot entouré de cochonnets, est un «
drôle de zigoto » selon ses nouveaux camarades
de classe, qui le mettent à l’écart dès
son arrivée. Heureusement, il y a Fanfan, un petit
cochon qui préfère « jouer au grand
méchant loup » et qui devient son ami, puis
l’aide à se débarrasser de trois gros
cochons qui terrifient Louis sur le chemin de l’école…
On ne peut trouver plus simple (triomphe de l’amitié),
mais pas moyen de se lasser des histoires de loups de Mario
Ramos, qui inverse ici les rôles (les méchants
cochons et le petit loup peureux) afin de donner au récit
une tournure morale très divertissante et instructive
– une leçon de tolérance qui parle d’emblée
aux plus jeunes lecteurs. Un joli récit pour bien démarrer
l’année scolaire à venir et ne pas tomber
dans le piège des a priori… (qu’ils
visent les « nouveaux » ou les élèves
différents). B. Longre (juillet
2007)
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L'éditeur |
Le Machin de
Stéphane Servant et Cécile Bonbon,
Didier jeunesse, 2007
Pâtes à pattes - Bobo l’éléphant
ramasse un « machin » (un bout de tissu
rayé rouge et blanc), le tourne dans tous les sens
pour savoir ce que c’est et à qui il peut servir,
décide que c’est un bonnet et le porte. Un autre
animal passant par là se moque, le lui fait abandonner,
s’en empare et lui trouve une autre destination, un
autre arrive, fait de même, et ainsi de suite, jusqu’à
la résolution du mystère – et la destruction
de l’objet. Le texte a la forme du récit à
randonnée, chaque paire de double page est structurée
de la même façon avec des variations (comme le
terme injurieux choisi, imagé, qui réjouira
les enfants) et l’ensemble est très bien composé.
Les images, reproduisant des formes fabriquées à
partir de tissus assemblés, jouent sur le thème
central (avec un bout de tissu, qu’est ce qu’on
fait ?) de façon très originale et joyeuse.
Coutures visibles ou non, étiquettes, reproduites jusqu’à
la quatrième de couverture, permettent une exploration
intéressante de l’univers du textile : tissé
ou tricoté, feutrine ou brins de laine, pour créer
une histoire toute en humour et en douceur. A-M.
Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
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Le jour du gâteau,
Alan Mets, L’école des loisirs 2007
dès 4 ans
Gâteau cherche enfant
Album à l’histoire très simple et très
réjouissante : le petit Jean (et ses copains) lorgnent
un gâteau qui refroidit tous les mercredis à
la même fenêtre. Mais cette fenêtre est
celle d’une vieille femme identifiée comme une
sorcière, alors rien à faire…
Jusqu’au jour où Jean (qui a du culot comme il
est dit dans l’histoire) arrive chez elle, découvre
son histoire (elle attend un fils qui ne vient pas), et se
propose pour jouer le rôle du fils (c’est une
histoire simple, on l’a dit : un fils, ça mange
les gâteaux faits par sa mère).
Tout cela est sympathique, à condition de ne pas trop
creuser, et intéressant, dans la mesure où l’on
aborde un sujet douloureux et en général absent
de la littérature pour les petits (la solitude des
parents qui ne voient plus leurs enfants). C’est une
fable dont la morale, qui n’est pas donnée, pourra
être explorée dans différentes directions.
Les illustrations en font tout le charme : simples, colorées
de jaune, orange, rouge et noir, très parlantes et
drôles. Un album comme un gâteau : à partager
et à savourer lentement malgré sa rapidité.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur |
Refanut le navire
fantastique de Zacharias Topelius et Philippe Dumas,
Traduit du suédois (Finlande) par Philippe Couty, Chandeigne
2007
Fantastique ! Ce conte finlandais écrit
par Zacharias Topelius (1818-1898) est ici très joliment
édité par les éditions Chandeigne, dans
un format carré, un beau papier, une typographie grande
et classique, et des illustrations de Philippe Dumas très
expressives et maniant tous les registres de cette histoire
tragi-comique, entre le conte, le récit fantastique
et la fable.
Un riche marchand promet à un troll la main de sa fille
s’il arrive à lui construire un navire gigantesque
pour aller chercher de grandes quantités d’or.
La construction et la description de ce navire sont un bel
exemple de la littérature du gigantesque et de la démesure,
avec son emphase et son burlesque. Inutile de dire qu’après
bien des désastres, on vient à bout (par l’intelligence
d’un homme du commun) de ce monstre. Un beau texte plein
d’humour et de poésie, très bien présenté.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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Argos
de Jean-Pierre Miglioli et Anne Buguet, Le Rocher
(Lo Païs d’enfance) 2007 dès
6 ans
Raconter l’Odyssée du point de vue du chien
d’Ulysse, c’était une bonne idée,
même si le « point de vue canin » et son
style a ici peu de choses qui le distingue de celui qu’aurait
un humain, à quelques rares passages près. Cet
album raconte la remémoration d’Argos avant sa
mort : sa jeunesse avec son maître, le départ
de celui-ci (mais quel dommage de trahir ainsi le personnage
d’Ulysse en faisant croire qu’il est parti de
son plein gré à la guerre, lui qui a tout fait
pour éviter de partir !), l’attente de Pénélope
et Télémaque, le retour d’Ulysse enfin
que lui seul reconnaît. Les illustrations sont excellentes,
très belles, inventives, et s’inspirent des vases
grecs, par leur style, leur dépouillement, leur chromatisme.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
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Les Bonbons-Mots
d’Aline Pires, éditions Motus, 2007
C’est dans un petit sachet rempli de papiers de bonbons
multicolores et bruissants que se dissimulent les bons…
mots d’Aline Pire – des poèmes «
à suçoter », ainsi que l’indique
le mode d’emploi, que tous déballeront avec avidité…
Les dix poèmes-devinettes jouent avec le langage métaphorique
associé à la gourmandise et à la nature,
et combinent de multiples sens, offrant une vision savoureuse
et ludique de notre réel : qui se cache derrière
« une pastille au citron / suçotée,
translucide / dans ma poche tout au fond » ? Ou
derrière « une poignée de grains de
café (…) sur nos peaux retombés »
? Pour les paresseux, le titre est au verso (à lire
toutefois dans un miroir), mais ceux qui jouent le jeu ont
là l’occasion de nourrir leur imaginaire et de
commencer à voir le monde autrement, avec les yeux
du poète. Un objet inclassable, à l’image
des autres livres-surprises dont les éditions Motus
ont le secret…
B. Longre (juillet
2007)
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L'éditeur |
En sortant de
l’école / Le cancre / Page d’écriture,
de Jacques Prévert, images de Jacqueline Duhême,
Gallimard jeunesse, 2007
Sortons de l’école - On ne
présente pas Jacques Prévert, ni ces textes
très connus que réédite ici Gallimard
jeunesse en grands albums, écrits avec une calligraphie
enfantine et accompagnés d’images très
colorées. Jacqueline Duhême est elle aussi une
illustratrice célèbre dans le secteur de la
littérature enfantine.
Restent quelques questions : les illustrations évoquent
davantage l’école des années cinquante
que celle d’aujourd’hui ; les enfants se sentiront-ils
concernés ? Quel est l’apport de l’image
et surtout de l’image qui prend les choses au pied de
la lettre, en poésie ? Et une préférence
: En sortant de l’école
est (pour moi) le plus réussi - le petit train se promène
dans un univers à la fois explosé et rond, les
couleurs accompagnent les changements d’atmosphère,
l’imaginaire graphique est délicieux. Sans doute,
l’art de Jacqueline Duhême, très proche
d’un art d’enfance, se manifeste-t-il mieux hors
de l’école qu’à l’intérieur,
ce qui est bien dans la logique du choix de ces trois textes.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur |
Contes d’amour
autour du monde, Muriel Bloch (texte ), Fred
Costa & Guilla Tham (musiques), Chloé Poizat (ill.),
Didier jeunesse, 2007
Une fiancée disparaît, le Grand corbeau créateur
du monde pleure son amour perdu et invente le chant, un petit
chameau blanc cherche sa mère, des promesses sont tenues
au pays des roses, le fleuve Niger naît… Ces contes
traditionnels (et un poème) kabyle, persan, inuit,
brésilien… déclinent l’amour dans
des histoires graves, pleines d’épreuves, de
souffrances, de courage, de fidélité.
Les illustrations au style original, mêlant peinture
et gravure, collage, montages surréalistes, paysages
à la Chirico, sont superbes et accompagnent très
bien l’atmosphère des récits. Un CD complète
le livre, avec la voix de Muriel Bloch qui conte elle-même
ses histoires, et des accompagnements instrumentaux et chantés
installent encore un peu plus le paysage culturel des contes.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
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Trolls de dents
de Nina Blychert, le Rouergue, 2007 dès
6 ans
Après un témoignage de quelques enfants pris
au hasard (Emil, Lisolott…), la vérité
ne fait plus de doute : nos dents sont attaquées par
des trolls, êtres minuscules friands de sucre. L’auteure
est suédoise et l’univers qu’elle nous
propose a à voir avec ses origines : les trolls vivent
à Tollby, le grand père s’appelle Trollsson,
etc.
Toute la vérité se décline avec des graphiques
pseudo catégorisants, des schémas d’allure
scientifico-brouillonne, des résumés encadrés
très délirants de didactisme, et des images
faites de collages, photos graffitées, cartes géographiques
stéréotypico-humoristiques, tout cela plein
d’humour (et très utile : il ne faut pas manger
trop de sucre, si l’on ne veut pas avoir des trolls
de dents). Une leçon douloureuse donnée avec
humour et fantaisie. A-M. Mercier-Faivre
(juillet 2007)
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L'éditeur
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Pas demain la
veille de Christophe Léon, Thierry
Magnier, 2007 dès 13 ans
Ce petit roman vaut d’abord par l’intérêt
du personnage représenté : Loulou-Antoine a
dix ans et s’est fait une carapace contre toutes les
épreuves et toutes les émotions : elle ressent
de l’amour pour sa mère, pour son père
qu’elle ne voit que certains week-ends, mais les mots
ne sortent pas, les gestes s’arrêtent et elle
manifeste essentiellement, par pose, par choix et par incapacité
à faire autrement, un perpétuel mécontentement.
Solitaire, elle a l’habitude de s’asseoir sur
un banc où elle attend le clochard César qu’elle
tourmente sciemment par ses questions. La couverture du livre
est très réussie, montrant une enfant sage tenant
une fleur qui est une bouche au sourire carnassier.
La maladie survient, c’est un cancer, elle n’y
survivra pas. Le même caractère se développe
face aux enfants de l’école où elle retourne
régulièrement, face à ses parents qu’elle
accuse, face au personnel de l’hôpital enfin,
avec quelques fissures cependant. La fin est émouvante
: Loulou-Antoine découvre la compassion, et César
lui fait un beau cadeau final.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
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Le Dragon des
mers de Dick King-Smith, illustrations de Peter Bailey,
Gallimard (Folio cadet), 2007 dès
7 ans
Un petit Monstre du Loch Ness
Comme la plupart des romans de Dick King-Smith, ce
joli texte mêle fantaisie, humour et réalisme.
La scène se passe en Ecosse, où des enfants
trouvent un œuf, le font éclore, hébergent
dans leur baignoire un curieux animal et découvrent
ensuite, grâce aux connaissances de leur grand-père,
que c’est un dragon des mers, du genre de celui qui
hante, dit-on, le Loch Ness. Comment convaincre la mère
de garder l’animal (grâce au grand-père,
qui de grognon se transforme en complice), où le loger,
de quoi le nourrir, comment le protéger des prédateurs
et le cacher de la curiosité des humains… toutes
sortes de problèmes qui seront réglés
les uns après les autres grâce à de l’ingéniosité
et à une belle solidarité familiale. Ce texte
servant de scénario à un film qui doit sortir
en 2008, nul doute qu’il trouvera très facilement
son public.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
L'auteure
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Calamity Jane
avait deux filles d’Alice de Poncheville,
Médium de l’école des loisirs, 2007 dès
13 ans
Ce qui débute comme trois histoires d’amour
entrelacées, timides et légères, devient
bientôt le récit d’une survie : celle de
deux sœurs dont le père dépressif baisse
les bras face au réel. Un véritable abandon
qui l’éloigne de ses filles, celles-ci devant
soudain porter de lourdes responsabilités et faire
face à la défaillance parentale – ne serait-ce
que pour trouver de quoi manger et continuer d'aller au lycée
sans rien laisser paraître. En particulier Rose, 17
ans, une jeune fille courageuse et réfléchie,
forcée de devenir trop tôt l’adulte de
la famille. Mais Elisa, la plus jeune, sait elle aussi se
montrer combative, et même si on nous dit que «
sa vie de petite fille s’était arrêtée
», elle emprunte une autre voie pour se construire –
grâce aux lettres que Calamity Jane écrivait
à sa fille… Elle se surprend alors à réinventer
la mère qu’elle n’a jamais connue.
Alice de Poncheville offre aux jeunes et aux grands un beau
roman sur l’amitié, l’amour et la pugnacité
(l’illustration de couverture est bien trouvée),
un récit sobre et sensible qui conserve quelques secrets
et non-dits dont le lecteur saura malgré tout s’emparer
afin de faire sien ce roman.
B. Longre (juillet 2007)
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Alice et Anatole
de Sam Childs, Le baron perché, 2007
dès 5 ans
Alice s’ennuie car elle n’a pas d’amis.
Elle a pourtant de belles chaussures rouges, une jolie chambre,
tout ce qu’il faut. Un jour, elle découvre un
tamanoir (qui s’appelle Anatole) sous son lit. Grâce
à lui, elle se fait des amis, et du coup le délaisse
un peu. Il en est blessé, disparaît, mais tout
s’arrange à la fin.
Des situations cocasses et une illustration simple (sur fond
blanc, les petits personnages stylisés et colorées
prennent des poses acrobatiques) accompagnent cette histoire
simple qui pose un problème souvent rencontré
par les enfants, sans vraiment leur proposer une solution.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
la collection |
Le petit roi
de Marc Solal, Motus, 2007 (Mouchoir de poche)
dès 5 ans
Sur une page noire, une silhouette toute blanche, celle d’un
petit garçon dont les cheveux volent au vent que l’on
ne voit pas, qui porte une écharpe autour du cou et
qui se tient debout sur une toute petite planète.
Petit Prince ou petit roi ? Les deux sans doute car notre
jeune narrateur a une envie qui le tarabuste : devenir roi.
Il est seul à la maison et il cherche les attributs
royaux qui le distingueront enfin, parmi les objets familiers
de la maison. Un abat-jour devient couronne, une louche se
fait sceptre, les soldats de plomb, les poupées et
les peluches sont promus armée et peuple tout dévoués.
Et puis, un roi, même tout petit, a des désirs,
qu’il s’agit de contenter sur le champ, non mais
! Hélas la royauté prend du plomb dans l’aile
lorsque les membres de la famille rentrent au palais et notre
roi fond en larmes…
Un très joli petit livre, tout en noir et blanc, qui
restitue de manière très juste le monde de l’enfance,
les moments de jeux, lorsque l’on s’invente des
rôles, des royaumes et des univers. C’est dit
et dessiné avec beaucoup de tendresse, d’humour
et de drôlerie. Voici un Petit roi auquel
on s’attache vraiment et que l’on a très
envie de consoler. C. Gentile (juillet
2007)
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L'éditeur |
L’âne
Trotro fait du vélo, L’âne Trotro prépare
le petit-déjeuner, L’âne Trotro fait du
bateau, L’âne Trotro dessine de Bénedicte
Guettier, Gallimard jeunesse (giboulées) 2007
dès 2-3 ans
Ces petits albums carrés poursuivent la série
des histoires de l’âne Trotro, un âne qui
a tout du petit garçon (la maison, les vêtements,
le langage, la famille…), assez sage, qui pratique des
activités de son âge. Un avatar de Petit Ours
Brun en somme.
Le quotidien, les rêves, les peurs et les joies sont
déclinés dans de petits récits simples
au graphisme naïf.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
L'auteure
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L'éditeur
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Charlie la plume
de Kate Pennington, traduit de l’anglais
par Luc Rigoureau, Castor Poche Flammarion, 2007 dès
12-13 ans
Charley Feather, 14 ans, petit bandit de grand chemin, a
été recueilli à trois ans par le gang
de Thomas Wild, cruel et corrompu, qui officie entre Londres
et York. Quand ce denier est arrêté, Charley
prend la fuite en compagnie du très galant Claude Delamere,
surnommé « Frenchy »… Mais Charley
a un secret, dont il hésite encore à se servir…
Mésaventures, errances urbaines, rebondissements à
tiroir se succèdent, dans un XVIIIe peuplé de
malfrats violents, de bourgeois pervers et d’aristocrates
corrompus, et le jeune héros est sans cesse ballotté
par des événements qui l’empêchent
de (sur)vivre et de grandir sereinement. On ne cherchera pas
ici de profondeur psychologique chez des personnages esquissés
et monolithiques (hormis le jeune narrateur, une figure rebelle
attachante), les péripéties prenant le devant
de la scène. Construit sur le mode picaresque des romans
du XVIIIe, Charlie la plume, en
particulier dans sa première moitié (l'autre
étant un peu répétitive et les ficelles
narratives par trop visibles) à tout pour faire vivre
des aventures palpitantes aux jeunes lecteurs, filles et garçons
confondus… B. Longre (juillet
2007)
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L'éditeur
dès 5-6 ans |
Rééditions
chez Folio Benjamin
Jeannot lapin de Beatrix Potter
Tu ne peux pas m’attraper ! de Michael
Foreman
Noiréblanc le pingouin part en voyage
de Margret et H. A Rey
Le petit chaperon rouge de Charles Perrault
et Georg Hallensleben
Le vilain petit canard de Hans Christian
Andersen et Henri Galeron
Salsifi sauve-toi vite ! de Ken Brown
Les larmes de crocodile de André François
Folio Benjamin réédite ici des albums du fonds
Gallimard jeunesse. Leur présentation, avec une couverture
souple, un format moyen (demi A4) et une version « poche
» très maniable, en fait des albums à
emmener partout avec soi (et notamment en vacances). Ce sont
des histoires tantôt fort connues, tantôt joueuses
et faciles pour lecteur débutant (Tu ne peux pas
m’attraper !), tantôt plus ambitieuses quant
à la quantité de texte (l’histoire de
Noiréblanc le pingouin voyageur, qui semble
avoir inspiré bien d’autres auteurs jeunesse
– suivie d’une note intéressante sur l’histoire
de ce texte écrit avant guerre, perdu, puis retrouvé),
tantôt fantaisistes (Les larmes de crocodiles),
de quoi satisfaire tous les goûts, dans la catégorie
« classique et de bon goût ». Rien de novateur,
donc mais des valeurs sûres pour la famille et pour
les enseignants qui rechercheraient ces titres dans une version
plus maniable.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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Questions de
philo entre ados d’Oscar Brenifier,
illustré par Delphine Perret, Seuil jeunesse, 2007
La philosophie, « une activité de chaque
instant », fait l’objet de nombreuses collections
(dont PhiloZenfants,
chez Nathan, du même auteur) qui permettent de s’interroger
intelligemment sur le monde qui nous entoure, et ce, dès
le plus jeune âge. Cet ouvrage destiné aux ados,
conçu comme un glossaire de près de 200 termes,
a le mérite de proposer des pistes et non des réponses
toutes faites : des questions ouvertes, parfois énigmatiques
pour les adultes eux-mêmes, qui déboucheront
nécessairement sur des débats collectifs ou
des interrogations individuelles, à partir d’exemples
que chacun trouvera dans son quotidien et dans son rapport
à l’existence. Les concepts qui se succèdent
abordent une multiplicité de thèmes, très
simples ou banals en surface, mais qui recèlent en
réalité de multiples interprétations
; ainsi, à l’entrée « Enfant »
(« être humain en bas âge »)
l’auteur propose, à la suite de la définition,
une seule question : « les enfants existent-ils
pour eux-mêmes, ou pour ceux qui les engendrent ? »…
B. Longre (juillet 2007)
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L'éditeur
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Saint Iggy de
K.L. Going, Harcourt, 2006 dès
13 ans
L’existence n’a pas fait de cadeaux à
Iggy Corso, 16 ans – un père drogué, une
mère tout comme, qui fugue régulièrement,
une cité HLM et une scolarité chaotique. Heureusement,
il y a Mo, un étudiant un peu hippie qui a fui son
milieu bourgeois, chargé de suivre l’adolescent
la dérive… Tous deux débarquent temporairement
chez la mère de Mo, qui ne va pas tarder à prendre
Iggy sous son aile.
Le ton sonne juste de bout en bout, sans misérabilisme,
avec un humour qui adoucit la noirceur de la situation, dans
une langue qui est celle d’Iggy, authentique et maladroite
; le garçon, d’une attachante naïveté,
partage ses rêves et ses désespoirs, puis ses
tentatives pour redonner un sens à une vie qui est
bel et bien dans l’impasse. L’aspect rédempteur
de l’intrigue (à la façon d’un film
de Capra...) atténue un peu le pittoresque de l’ensemble
(et le plaisir du lecteur), mais Iggy reste une création
atypique, qui reflète assez bien le sort des enfants
issus du quart-monde étatsunien.
B. Longre (juillet 2007)
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L'éditeur
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Qui est Léopard
Nicolos ? de Jack Chaboud et Freddy Dermidjian,
Balivernes Editions, 2007 dès
7 ans
Les éditions Balivernes ont lancé au printemps
une collection de romans accessibles dès 7 ou 8 ans,
avec déjà deux titres aux tonalités bien
différentes, signés Catherine Leblanc (Ma
couleur), et Jack Chaboud. Ce dernier a
concocté une aventure farfelue qui démarre sur
le mode de l’enquête policière, et met
en scène deux détectives en herbe, Léopold
et Enguerrand, amateurs chevronnés des aventures du
célèbre Léopard Nicolos, « souple
comme un félin, super malin, qui sait parler aux animaux
»… c’est grâce à lui qu’ils
résoudront indirectement une affaire qui tracasse la
police : l’identité d’un vieil homme ,
retrouvé errant dans le Parc de la Tête d’Or,
à Lyon – une ville qui inspire régulièrement
l’auteur – et dont personne ne parvient à
déchiffrer le langage. Le récit ne manque pas
de rebondissements et de dialogues enlevés entre enfants
et adultes, sans parler du procédé qui incitera
le jeune lecteur à lire autrement, tête en bas,
s’il veut découvrir le fin mot de l’affaire…
B. Longre (juillet
2007)
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contes
- Vilo, 2007
L'éditeur
La tapisserie de soie,
de Didier Dufresne et Marie Diaz
Ce beau conte, très traditionnel dans sa facture et
ses thèmes (trois fils sont envoyés en quête,
seul le plus jeune réussit, après de nombreuses
épreuves) évoque aussi le thème de la
nouvelle de Marguerite Yourcenar, Comment Wang Fo fut
sauvé ; une image parfaite s’anime à
la fin et les personnages y vivront heureux. De belles images
aux couleurs vives, assez classiques, l’accompagnent.
Le grand Lougoudou et le petit
Chapeau rond rouge, de Jean-Pierre Kerloc’h et
Isabelle Chatellard
C’est l’histoire du petit chaperon rouge, mais
déclinée avec un langage joueur et très
inventif : verlan, javanais, calembours, argot, accents imités,
inventions…, chaque page est un festival de virtuosité
et de drôlerie. Les textes se mêlent (ou comment
travailler l’intertextualité à chaque
page ou presque), comme les registres et les siècles.
L’histoire est racontée sur le mode burlesque,
avec souvent un clin d’œil à la modernité
dans ses aspects les plus triviaux. Les illustrations jouent
sur l’espace, tantôt mis en scène, tantôt
déstructuré et proposent des personnages aux
figures cocasses.
Une belle nouvelle version.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
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L'éditeur
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Sidonie Quenouille
d’Annelise Heurtier, ill. Aurore petit, Le
Rouergue, coll. Zigzag, 2007 dès
8 ans
Adrien, élève de CM1, a eu la chance d’avoir
une maîtresse pas comme les autres et se désole
d’être en vacances… merci Sidonie Quenouille,
qui a su lui faire aimer l’école… une jeune
femme aux tenues excentriques, désordonnée mais
très nature, « spécialiste des idées
originales », qui a mis en place des activités
hors du commun et en pratique des méthodes qui font
la joie des enfants et les font progresser intelligemment
(mais déplaisent profondément à l’inspecteur
de l’Education Nationale…).
Narré du point de vue d’un jeune garçon,
ce court roman, plein d'humour ne manque pourtant pas de réalisme,
en abordant en filigrane la stagnation d’un système
éducatif qui voudrait mettre les élèves
dans des moules (et les profs avec...), un système
habilement contournée par la très subversive
Sidonie qu’on rêverait d’avoir eue comme
institutrice…
B. Longre (juillet 2007)
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L'éditeur
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Sur le lit, Derrière
la poussette, Dans la pomme, Dans le loup, de Claude
Ponti, L’école des loisirs, 2007 dès
2 ans
Petits Pontis - Ces quatre petits albums
cartonnés au format original proposent trois à
quatre doubles pages qui illustrent le thème proposé
par le titre : ce qu’on voit normalement, ce qu’on
peut imaginer.
La fantaisie de Claude Ponti se livre ici dans tout son caractère
: accumulation de détails et d’objets, vues en
coupe (de la pomme, façon leçon de choses, ou
du ventre du loup) : une initiation pour les très petits
à cet univers graphique et imaginaire particulier.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007)
L'auteur
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