< littérature jeunesse - été 2005>


octobre-novembre 2004

 


L'éditeur

Sandwich et compagnie de Lionel Koechlin
Gallimard Jeunesse, Giboulées, 2005 dès 10-11 ans

Certains noms communs que nous employons fréquemment ont été, à l’origine, des noms propres ou des dérivés de patronymes. Nous en connaissons souvent quelques-uns (Monsieur Poubelle, François Mansart, Etienne de Silhouette, ou encore le Comte de Sandwich…) mais cet ouvrage à le mérite d’en recenser un nombre incroyable (près de cent cinquante), par ordre alphabétique ; la classification n’ôte cependant pas à l’ouvrage son caractère ludique (les illustrations de l’auteur y sont pour beaucoup : personnages longilignes, dont les rencontres loufoques brisent les barrières du temps historique). A mettre entre les mains des curieux qui se demandent d’où viennent des mots aussi différents que : gadget, bakélite, décibel, dahlia, pipelette, bidoche, mouchard, pépin, guillemet, dragée et on en passe !
B.L. (juillet 2005)

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L'éditeur

dès 5 ans

Versaïl et le poisson lumière de Céline Manillier , Ed. du Ricochet, 2005

Versaïl est un jardinier heureux : son jardin est immense et ses légumes sont magnifiques. Mais Versaïl a un problème : L’été arrive, et l’approvisionnement en eau lui demande de gros efforts car le puits est loin. Un soir, après de savants calculs, il trouve la solution : construire un canal qui alimentera un grand bassin dans son jardin. Depuis, Versaïl a plus de temps pour lui et il est moins fatigué. Un soir, en regardant l’eau, il voit un beau poisson lumière qui illumine son bassin… Mais c’est un drôle de poisson auquel s’attache le jardinier. Il n’est là que la nuit sous les rayons de la lune… Versaïl et le poisson lumière est une très belle histoire d’amitié. Très inventive, elle surprendra et fera rêver les petits et les grands. Le texte de belle qualité laisse place à des illustrations pleine page très colorées et très détaillées. La mise en page les met bien en valeur et accentue les effets de perspective qui permettent de rêver encore plus. Merci Céline Manillier pour ce bel album, merci Dame Nature pour ces belles surprises. L.F. (juillet 2005)

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L'éditeur

Je suis petite mais… mon arbre est grand !
de Christine Beigel et Rébecca Dautremer
Magnard Jeunesse, 2005 dès 5 ans

« Quand on est petit comme moi, tout semble immense ». Même les familles ! Une petite fille nous emmène découvrir son arbre, son grand arbre, « son baobab ». De branches en branches, de feuilles en feuilles, on fait la connaissance des membres de sa famille. Chacun est prétexte à observer un arbre différent : la grande sœur porte une jupe en érable de Montpellier, la grand-mère un manteau de saule pleureur… Ce beau parcours d’accro branche est porté par de superbes illustrations. Grâce à une palette d’ocres et de verts, Rébecca Dautremer nous plonge des racines jusqu’à la cime de l’arbre généalogique. Je suis petite mais … mon arbre est grand ! est un album original empreint de poésie et de finesse.
L.F. (juillet 2005)

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L'éditeur

La complainte de Mandrin illustrations de Olivier Balez
Rue du monde, 2005 dès 5 ans

Un album aux illustrations originales et animées pour découvrir la chanson de Mandrin : voilà une idée intéressante ! C’est Olivier Balez qui signe les dessins lumineux racontant la complainte de Mandrin, ce héros de l’histoire française, sorte de Robin des bois proche de nous. Il y a 250 ans, ce bandit de grand chemin qui volait les riches pour en faire profiter les pauvres, était exécuté sur une place de Valence. Depuis 1755, l’histoire de Mandrin a été colportée de génération en génération. En voici une version très innovante : tel un film d’aventures qui se déroule sous nos yeux - Olivier Balez a su retranscrire l’épopée rapide et intense qu’a été la vie de ce héros. Avec un rythme très vivant, des illustrations pleine page, des couleurs chatoyantes, sombres mais vives, ce grand album nous transporte dans un autre temps. A la fin de l’ouvrage, une double page documentaire nous propose de mieux connaître Louis Mandrin.
L.F. (juillet 2005)

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L'éditeur

Magic Lili : L’école en folie, de Knister Hatier 2005, dès 8 ans

Lili possède en grand secret un livre de magie qui renferme « des trucs absolument démentiels ». Pour que l’inspecteur annoncé dans la classe donne une bonne note à sa maîtresse, la petite fille apprend quelques formules spéciales de son « superlivre » avant de partir à l’école. Mais bien sûr, rien ne se passe tout à fait comme elle l’avait prévu... Heureusement, l’institutrice a, elle aussi, plus d’un tour dans son sac et, après toutes les catastrophes engendrées par les sortilèges de la « supermagicienne », tout s’arrange…
Les dessins de Birgit Rieger participent à la joyeuse et abracadabrante atmosphère : dommage que seule la couverture soit en couleur ! L’héroïne sympathique, les nombreux rebondissements et le récit pétillant, traduit en français par Anne Calmels, rendent cet épisode particulièrement dynamique et divertissant ; on a bien envie de partager d’autres aventures de Magic Lili
M.F. (juillet 2005)

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L'éditeur

L’imagier des instruments, comptines et jeux de doigts
de Rémi, illustrations de Annelore Parot,
Nathan, 2005 dès 3 ans

L’imagier des instruments est un petit livre cartonné carré accompagné d’un CD. Avec lui, on part à la découverte des instruments par l’oreille et le mime. Chaque page se décline de la même façon : une comptine, une illustration, un mime, le tout correspondant à une plage du CD. L’idée est très attractive, seulement la réalisation n’est que purement commerciale. Rémi «la star des enfants» comme l’annonce la quatrième de couverture a cependant délaissé le public auquel il s’adresse. Même si cet imagier est tourné vers les plus jeunes enfants, les comptines sont souvent trop simplistes et naïves. Les jeux de doigts annoncés en sous-titre consistent en des mimes très élémentaires et faciles. Quant au CD, il aurait été plus judicieux d’entendre chaque instrument seul plutôt qu’un ensemble d’instruments et d’arrangements plus ou moins réussi pour l’accompagner. Cet imagier était prometteur étant donné les enjeux d’éducation et d’éveil qu’il pouvait comporter. La déception n’en est que plus amère. L.F. (juillet 2005)

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la collection TIPIK
L'éditeur

La sorcière qui avait mal aux dents de Marie Leymarie et Aurélie Abolivier
Magnard Tipik Benjamin Fantastique, 2005 dès 6 ans

Et voilà ! A force de grignoter des limaces gluantes, des chenilles poilues et des mille-pattes moelleux sans se laver les dents, il fallait bien que ça arrive. Rutabaga est terrassée par un mal de dents. Mais les dentistes pour sorcières, ça n’existe pas ! Alors Rutabaga fonce chez les humains dans ses plus beaux habits d’apparat… le dentiste n’est pas au bout de ses peines ! Et au final on ne sait qui de la sorcière ou du docteur souffre le plus…
Pour dédramatiser la visite chez le dentiste, Rutabaga nous fait passer un bon moment entre humour et finesse. Idéal pour la salle d’attente afin d’arriver sur le fauteuil de bonne humeur !
L.F. (juillet 2005)

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