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L'éditeur |
Zizi ou zézette
? de Laetitia Zuccarelli, T. Magnier, 2008
Sur le mode de l’énumération, Laetitia
Zuccarelli fait le tour d’une famille, du papi à
la petite sœur, de la tata au papa, chaque double page
répondant à l’interrogation contenue dans
le titre. L’originalité de l’ouvrage tient
à deux éléments : la nudité des
personnages – chose suffisamment rare dans un ouvrage
jeunesse pour être soulignée – et le fait
que ces derniers soient incarnés par de petites poupées
de chiffon cousues main, pourtant confectionnées de
façon réaliste, avec ce qu’il faut de
pilosité (quelques brins de laine placés aux
bons endroits). Quant au texte (« Pépé
? Zizi ! / Maman ? Zézette !... » et ainsi
de suite), en harmonie avec les figurines qui lui font face,
est brodé sur une toile de couleur crème. Même
si le discours est simpliste et réducteur (forcément,
on ne saurait s’arrêter à cette différence
pour définir les individus), l’ouvrage offre
une manière astucieuse, franche et néanmoins
pudique d’aborder les différences physiques avec
les tout petits.
B. Longre
(mai 2008)
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Caroline et Cornelia
de Nathalie Kuperman, L’école
des loisirs, mouche, 2008
Un beau matin, Caroline, 11 ans, se réveille dans
la peau d’une femme d’1m70. Son pyjama et son
lit ont étrangement rétréci… En
ouvrant la porte de sa chambre, ses parents hurlent : «
Où est Caroline ? […] Ne bougez pas ! Dites-nous
d’abord ce que vous avez fait de notre petite fille.
» Une horrible vérité la frappe alors
en plein visage, ils ne la reconnaissent plus. Pas d’autre
solution, il lui faut s’échapper et courir chez
Alexandra… A n’en pas douter sa meilleure amie
la reconnaîtra, elle…
Ce petit roman acidulé nous entraîne dans la
journée la plus folle de la vie de Caroline. Comment
faire comprendre au reste du monde qui on est vraiment, au-delà
des apparences ? Voilà la vraie question du joli livre
de Nathalie Kuperman.
Caroline Scandale (mai 2008)
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L'éditeur |
Jardin secret
de François David et Eric Battut, Sarbacane,
2008
Cet album ne raconte pas d’histoire, du moins pas dans
le sens où on l’entend habituellement, mais déroule
une série d’évocations qui toutes se concentrent
sur un même motif : celui du jardin, à la fois
le lieu qui accueille la végétation –
en particulier des fleurs de toutes sortes – mais aussi
le lieu imaginaire que chacun porte en soi et soigne en secret.
Il y a pourtant une suite logique, chaque strophe donnant
l’impression d’appeler la suivante, du lutin qui
« sème sa fleur » à l’ogre
végétarien «qui mange des petites
pousses », en passant par « l’arbre
à sorcières » ou « les
fleurs d’amour qui papillonnent ».
« Cultivons notre jardin », disait Candide
; on trouvera ici une belle simplicité du même
ordre, que ce soit dans les vers sobres et dépouillés
de François David ou les peintures vives et colorées
d’Eric Battut, qui a choisi de représenter le
végétal et les décors en grand format,
en contraste avec ses petits personnages.
B. Longre
(mai 2008)
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L'éditeur
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Peaux
de Virginie Aladjidi et Caroline Pellissier, illustré
par Emmanuelle Tchoukriel, Thierry Magnier (hors
collection), 2008 - à partir de 3 ans
Si peau de vache évoque pour vous vaguement une insulte
et peau d’âne un conte, vous n’y êtes
pas du tout… car les peaux, dans ce petit album, c’est
du concret. Photographiées au macro-objectif, reproduites
en pleine page, chacune est un tableau à elle seule,
par sa rugosité presque palpable, ses mosaïques
bariolées, son tapis duveteux, ses écailles
émeraudes. On en prend plein les mirettes… et
on joue aux devinettes. Alors, ces petites gouttelettes en
camaïeu mauve ? Et cette belle transparence bleutée
? Tournez la page pour le savoir… On admire le travail
de la nature, on s’étonne de sa précision
d’orfèvre et de son inventivité, et on
ne se lasse pas de voir les animaux avec des yeux tout neufs.
Un album pour les enfants, petits et (très) grands.
Myriam Gallot
(mai 2008)
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Comment l’amour
vint au monde J.-P. Kerloc’h & C. Nadaud,
Le Sorbier 2008
Mythe indien mis en image par Claire Nadaud, qui raconte
la rencontre des hommes et des femmes et la naissance de l’amour.
Au commencement de tout, le dieu Soleil créa la Terre,
les eaux, les plantes et les animaux. Puis il eut l’idée
de créer les humains qu’il partagea et cloisonna
aux deux extrémités de la forêt, les filles
d’un côté, les gars de l’autre. Un
beau jour, Calebasse, l’un des garçons, s’enfonça
au cœur de celle-ci et aperçu d’étranges
créatures gracieuses à la voix chantante. Il
couru à son campement, dire aux autres l’étrange
beauté de ce qu’il avait vu. L’inévitable
rencontre des deux groupes sexués a lieu. Petit à
petit les gars et les filles s’apprivoisent et apprennent
à ne plus avoir peur de l’autre… Cette
sympathique histoire sur la différence des sexes est
très convenue, ceci étant dit, l’album
reste un joli support pour évoquer avec les enfants,
l’apprivoisement nécessaire pour communiquer
avec l’autre et être compris de lui. Caroline
Scandale (mai 2008)
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Tête-à-tête
avec les insectes, livre- CD, Claire Villemant et Philippe
Blanchot, dessins G. Hodebert et J. Rosa, Seuil jeunesse,
2008
Ce livre documentaire propose d’apprendre à
aimer (ou du moins tolérer et s’intéresser
à) des bestioles qui, au premier abord, auraient plutôt
tendance à rebuter, voire à horrifier certaines
âmes sensibles. Composé de pages explicatives
dédiées à différents insectes
(grillon, dytique, phasme, criquet, bousier, cigale, blatte
ou timarque…) et accompagnées de macrophotographies
de qualité (on admirera entre autres les beaux yeux
de la mouche bleue ou le poil duveteux du bombyx du mûrier…),
il adopte une approche à la fois scientifique et ludique
qui insiste sur l’utilité de chaque spécimen,
décrit leurs habitudes, les modes de reproduction,
les techniques de camouflage ou d’autodéfense
; en prime, un CD pour découvrir les bruissements et
autres stridulations de quelques-uns de ces insectes –
parmi plus d’un million d’espèces…
B. Longre
(mai 2008)
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l'éditeur |
Confiture de
cactus de Muriel Kerba, Gauthier Languereau,
2007
« L’autre jour, Marie et moi on s’est
disputés. C’était pas juste une bagarre,
c’était la guerre ! On est rentrés chacun
chez soi, encore rouges de colère, bien décidés
à continuer le lendemain ! Ca promettait ! »
Sympathique guerre des sexes en perspective… Armé
de toute sa panoplie de super héros, le petit garçon
attend de pieds fermes la venue de son ennemie déclarée
et semble inébranlable. Mais un petit cactus déposé
sur le pas la porte du jeune chevalier change complètement
la donne. Marie, fin stratège, a décidé
qu’ils ne se réconcilieraient pas avant que sa
plante succulente et lui, aient mûris. Ce piquant présent
qui la remplace symboliquement désarme complètement
son ami. Mais le temps passant, la plante finit par produire
de belles figues de Barbarie, dont on peut faire une exquise
confiture… Idéale pour un goûter de retrouvailles…
Ce très beau recueil dessine une relation fille/garçon
non stéréotypée et par conséquent
fort plaisante. Chaque nouvel album est l’occasion pour
Muriel Kerba de tenter de nouvelles expériences graphiques.
Sa technique d’illustration est mixte (collages et gouaches
à l’huile… d’olive !) et s’appuie
sur des supports variés (cartons, vieux papiers, tissus…).
Confiture de cactus régale
tout d’abord les yeux, tant la matière picturale
est belle et colorée puis ravit les esprits par ses
mots.
Caroline Scandale (mai 2008) |
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L'éditeur |
Michel le mouton
qui n’avait pas de chance, de Sylvain Victor,
Thierry Magnier, 2008
Le texte donne le point de vue du mouton Michel ; il n’a
vraiment pas de chance : le fruit qu’il désire
se trouve au-delà de la barrière de son pré,
il n’y a plus de place pour lui sous l’arbre où
les autres ont trouvé un abri contre la pluie, la bouse
sur la route c’est pour lui, le petit bois où
il aime être seul est envahi, les autres l’abandonnent,
etc. Le dessin donne une autre vision des choses : chance
qu’il n’ait pu approcher de la framboise, au bord
de la falaise qui va s’effondrer dès qu’il
aura le dos tourné, chance qu’il ait renoncé
à aller sous l’arbre frappé par la foudre,
chance qu’il soit tombé dans la bouse pour dégoutter
le loup… mais Michel ne voit rien et tourne le dos à
toutes ses déceptions, jusqu’au jour où,
… Alors la phrase répétitive « Michel
pense qu’il n’a pas de chance » devient
Michel « pense que »… la vie peut
être autre chose. La discrétion du texte et des
dessins, légers, est délicieuse. Ils sont en
parfait décalage, platitude des pensées de Michel
contre catastrophes si spectaculaires qu’elles en sont
drôle. Tout cela en fait un petit album riche malgré
son dépouillement. Anne-Marie
Mercier (mai 2008)
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L'éditeur
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C’est quoi
ça ? de Marie Houblon, Editions tourbillon
2008
Des photos de grands photographes, extraites du fond d’archives
de l’agence Magnum pour cet imagier original et dynamique
: on trouve ici plus de 330 images pour accompagner la découverte
des premiers mots qui sont mis en scène et qui permettront
à l’enfant de découvrir le monde d’hier
et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.
Un plaisir qui sera sûrement partagé par les
adultes. Un très bel objet, une mise en page soignée,
des photos en couleur ou en noir et blanc bien mises en valeur.
On se situe bien au delà de la présentation
statique que l’on trouve dans nombre d’imagiers
!
F. Mattes
(mai 2008) |
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l'éditeur
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Il fait beau
là-haut ? Isabelle Simon,
Le Rouergue, 2008.
Original petit album carré qui donne à voir,
sous toutes ses facettes, une pimpante et potelée baigneuse
coiffée d’un bonnet rouge à pois blancs.
De face, de profil, de trois quart, de dos, de prés,
à l’ombre… Mais qui regarde t-elle fixement,
un brin curieuse ? Le superbe maître nageur - bien sûr
! - qui la voit surtout d’en haut, où qu’elle
soit. Affublé d’un joli maillot rouge, la peau
dorée par le soleil, celui qu’elle ne voit que
d’en bas, lui inspire une interrogation rêveuse
: « Il fait beau là-haut ? » Le monde est
question de point de vue et nous apparaît changeant
en fonction de notre place, de la lumière ou du cadre.
Ce joli petit album montre le très beau travail de
sculpture et de photographie d’Isabelle Simon, dans
un décor à la fois ludique et familier, la piscine.
Page après page, les jeunes lecteurs appréhendent
l’espace multidimensionnel et s’amusent à
désigner les positions de la nageuse.
Caroline Scandale (mai 2008) |
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Villes en poèmes
de Michelle Daufresne, Seuil jeunesse, 2007
Des extraits de poésie de Michelle Daufresne mais
aussi d’autres auteurs (Jacques charpentier, Pierre
Coran… ) et de courtes définitions pour décrire
et surtout « ressentir » la ville. Des poèmes
connus ou moins connus accompagnés de délicates
compositions associant aquarelle et collages jalonnent l’album…
Une belle réussite visuelle, un livre plein de délicatesse…
F. Mattes
(mai 2008)
A relire du même auteur et dans la même veine
: Jardins en comptines (Seuil 2006) |
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La marelle
de Germano Zullo & Albertine, La joie de lire,
2007
10 ans ! Une étape dans la vie d’un enfant !
L’âge où l’on peut commencer à
se retourner et regarder le chemin parcouru avant de prendre
son premier envol. Marie lance le palet dans chaque case qui
s’illustre d’un moment fort, d’un souvenir…
Des photos de magnifiques compositions en volume accompagnent
une phrase ou deux témoins de la vie passée.
Un texte court bien servi par l’illustration. Une invitation
à se souvenir qu’on ait dix ans ou beaucoup plus
!
F. Mattes
(mai 2008)
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Il était
une chaise de Bruno Heitz, Editions Belize,
2007
Il était une chaise… qui en avait assez de sa
vie de chaise ! Bruno Heitz donne ici la parole à la
chaise qui nous raconte tous les désagréments
de sa vie. Elle finit par s’associer à une fourchette
qui elle aussi n’est pas satisfaite de son sort ! Leur
collaboration leur permettra de sortir de leur condition et
de découvrir le monde.
Plutôt drôle. Pour les petits ou pour les plus
grands ?
F. Mattes
(mai 2008)
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Being
de Kevin Brooks, traduit de l'anglais par Ariane
Bataille, Editions du Rouergue (doAdo noir) 2008
Roman noir, science fiction, aventures, ce livre est tout
cela à la fois. Le héros découvre de
façon cauchemardesque qu’il n’est pas à
l’intérieur de son corps un être humain
normal mais un genre de cyborg. Traqué, il court entre
confiance et trahisons, espoirs et désespoirs, haines
et amour jusqu’à un dénouement violent
qui ne résout pas le mystère de son existence.
Anne-Marie Mercier (mai 2008)
l'éditeur
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Le tricycle,
d’Elisa Amado & Alfonso Ruano, Le sorbier
2008
Margarita habite une grande maison du Guatemala. Elle aime
grimper dans le grand pin de son jardin. De là, elle
peut voir la baraque des voisins. Un jour, alors qu’elle
est perchée, elle les voit lui voler son tricycle…
Mais consciente du gouffre qui sépare son monde du
leur, elle ne les dénonce pas ; au contraire, elle
protège ses amis qui ont bien moins qu’elle…
Une belle histoire toute en délicatesse, bien mise
en valeur par les peintures d’Alfonso Ruano.
A relire, du même illustrateur : La rédaction
d’Antonio Skarmeta.
F. Mattes
(mai 2008)
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l'éditeur
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Raspoutine
de Guillaume Guéraud et Marc Deniau, Ed du
Rouergue, 2007
Un format à l’italienne, un cadrage au raz du
sol pour découvrir et suivre la vie de Raspoutine.
Raspoutine ? Le surnom que les gens du quartier ont donné
au clochard affalé devant la boutique du boulanger.
Dans ce quartier populaire où les gens ont pour seule
richesse un toit et juste assez pour faire les courses, il
tient une place particulière.
Un texte simple et juste qui permettra aux enfants à
partir de 6 ans de s’interroger sur ces sans-abris qui
vivent tout près de chez eux. Les effets de contre-plongée,
les cadrages, les gros plans, renforcent efficacement le propos.
Le fait qu’on évite le cliché entre deux
mondes radicalement opposés participe largement à
la réussite de cet album. F.
Mattes (mai 2008) |
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Histoires célèbres
et inconnues, de Fabrice Melquiot, dessins de Louis
Arène, Gallimard jeunesse (giboulées),
2007
Gulliver, Cendrillon, Casanova revisités dans des
nouvelles destinées davantage aux adolescents qu’aux
enfants, tant la cruauté, la loufoquerie et le mauvais
goût si assumé qu’il en est hilarant (enfin,
pour les amateurs) sont de mise. Cela évoque l’univers
de Tim Burton aussi bien par le texte que par les dessins
de Louis Arène.
Anne-Marie Mercier (mai 2008)
du même auteur Albatros
(L'Arche)
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L'auteure |
Le journal de
ma sœur, Anne Poiré - Seuil jeunesse,
2008 - Dès 10 ans
Particulièrement réussi, ce roman explore le
deuil et ses enjeux affectifs. A travers la voix de Patrice,
Anne Poiré parvient à émouvoir aux larmes
tout en transmettant un véritable élan de vie.
Le jeune garçon déteste sa sœur, si belle
et intelligente, qui lui fait de l’ombre et attire toute
l’attention sur elle, surtout celle des parents. Un
jour cependant tout bascule, au moment de partir en vacances
aux sports d’hivers, Julie est victime d’un accident.
Le drame anéantit toute la famille et le chagrin de
ses parents est tel qu’ils en oublient le reste…
Comment exister au milieu du chaos ? Personne ne se rend compte
de la peine de l’adolescent et de ses vomissements de
désespoir. Entre culpabilité, tristesse et manque,
il doit désormais vivre sans elle. Heureusement il
peut compter sur une de ses professeures et sur ses amis,
surtout Violette et Ismaïl. Le soutien d’une psychologue
et une thérapie familiale s’avère nécessaire
à tous pour faire le deuil de cet être tant aimé
et apprendre « à vivre sans ».
La découverte par Patrice du journal intime de sa sœur,
le libère définitivement de sa culpabilité
et le réconcilie définitivement avec elle. Un
livre réaliste écrit dans un style direct qui
bouleverse par sa justesse et trace les chemins de la re-naissance
après la perte.
C. Scandale (avril 2008) |
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Débile
toi-même ! et autres poèmes tordus
de François Gravel, illustré par Virginie
Egger, les 400 coups, 2007
Des animaux à l’école ou au restaurant,
les souhaits impossibles pour Noël,… toutes sortes
de situations farfelues sont prétextes à des
jeux sur les mots, des mots et expressions pris au pied de
la lettre, des jeux de mots, des créations verbales.
Tout cela est jubilatoire, sympathique, plein d’énergie.
Anne-Marie Mercier (avril 2008)
L'auteur
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Extraterrestres,
mode d’emploi de Jérôme Boivin,
Syros (collection les uns les autres), 2007 - à partir
de 12 ans
L’histoire part d’une idée peu banale
: un jeune adolescent, Zacharie, soupçonne ses parents,
naturistes adeptes de la bio-attitude, d’être
des extraterrestres. Cette inquiétante étrangeté
le pousse à mener une enquête, afin d’en
avoir le cœur net. Pourtant, très vite, le récit
donne une impression d’inconsistance et ne se révèle
pas aussi captivant qu’il le laissait supposer au premier
abord. On a du mal à croire à ces personnages
trop caricaturaux, allant du motard tatoué au jeune
homosexuel qui se fait appeler « Suzanne ». On
a du mal à croire que Zacharie continue à se
persuader de l’appartenance de ses parents à
une race extraterrestre au fil des mois. Ce fil rouge, rigolo
au départ, s’effiloche vite, et semble délivrer
une morale somme toutes très convenue (savoir apprécier
l’originalité, et ne pas croire que c’est
toujours mieux chez les autres). L’auteur pédale
dans l’encrier pour essayer de faire tenir l’ensemble,
et qui n’est sauvé que par quelques pointes d’humour.
M. Gallot (avril 2008)
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La petite rapporteuse
de mots, de Danièle Simard et Geneviève
Côté, les 400 coups, 2007.
Une mamie qui ne trouve plus ses mots, une petite fille perplexe
qui cherche à l’aider et lui rend les mots que
celle-ci lui a transmis.
Belle idée, très joliment illustrée,
mais pourquoi livrer l’idée que les mots ont
été perdus parce qu’ils ont été
« donnés » à l’enfant, «
pris » par l’enfant ? C’est faux (on a le
droit d’affabuler, pas de mentir) et certainement pas
très apaisant.
Anne-Marie Mercier (avril 2008)
l'éditeur
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