|
| pour
les ados et les plus grands aussi...

























|
Sélection de
brèves
Albums
Amourons-nous
G. De Kockere et S. Clement - Le Rouergue, DoAdo Image,
2007
Un LOUP peut en cacher un autre
François David & collectif - Sarbacane, 2006
Oh ! Les Amoureux
François David & Isabelle Simon - Sarbacane,
2006
Rendez-vous sous les cerisiers
Cendrine Genin et Nathalie Novi - Le Baron Perché,
2006
Nouvelles
La Cinquième saison
collectif - L’Ecole des loisirs 2006
Ouragans
Jocelyne Sauvard - Seuil 2006
Treize étranges histoires
Nicola Parrot - Seuil jeunesse, 2005
Mystérieux délits
Christian Poslaniec - L’Ecole des loisirs
La sorcière d'Avril et
autres nouvelles
Ray Bradbury - Actes Sud Junior

Romans - auteurs francophones
Rouge Paprika
Françoise Grard - Gulf Stream, les romans bleus,
2006
Fugue Majeure
Martine Pouchain - Nathan, 2006
L’Ombre du loup
Frédérique Lorient - Magnard, Tipik junior,
2006
Les romans bleus, éditions
Gulf Stream
Ce qui compte dans le premier baiser de T. Lefevre
Chicago blues de Corinne Albaut
Le si gentil Monsieur Henry
Clotilde Bernos - Thierry Magnier, 2006
L'Agenda
Hélène Montardre - Rageot romans 2006
Claire Gratias
Une sonate pour Rudy - Syros 2006
Des Indiens au paradis
Claire Julliard - Ecole des loisirs, 2005
Eve et la pomme de Newton
Sigrid Baffert - Seuil, 2006
La lucarne
Kéthévane Davrichewy - Ecole des loisirs,
2005
Angleterre
Geneviève Brisac - Ecole des loisirs, 2005
La voie de Tina
Ada Ruata - Syros, 2004
La vie comme elle vient
Anne-Laure Bondoux - L'Ecole des loisirs, 2004
Huit plus une
Robert Cormier - Ecole des loisirs, 2004
Simple
Marie-Aude Murail - Ecole des loisirs, 2004
Maïté Coiffure
Marie-Aude Murail - Ecole des loisirs, 2004
Tu seras la risée du monde
Jean-Paul Nozière - La Martinière, 2004
Je suis l'arbre qui cache la
forêt
Alice de Poncheville - Ecole des loisirs, 2004
J'ai rendez-vous avec Samuel
Brigitte Smadja - Ecole des loisirs, 2002
Le coeur plus gros que le ventre
Christophe Renault - Petit à Petit, 2003
Maboul à zéro
Jean-Paul Nozière - Gallimard, Scripto, 2003

Romans - grands ados
Rester vivante
de Catherine Leblanc - Actes Sud Junior 2007
Derrière le rideau
de pluie
Guillaume Le Touze - photographies de Michel Séméniako
Photoroman, T. Magnier, 2007
Les silences d’Honorine
Emmanuelle Petit - Gulf stream, 2006
Pourquoi ?
De Moka - L’école des loisirs (médium),
2005
La Tue-Mouche
Jean-Hugues Malineau - Gulf Stream , les romans bleus, 2006
Le cavalier démonté
- La Petite Maîtresse
Gisèle Bienne - L'Ecole des Loisirs
La fille du papillon
Anne Mulpas - Sarbacane, Romans Exprim’ 2006
Le mouvement des nuages
Anne Gérard - Belem, collection Prémices
Point de côté
Anne Percin - Editions T. Magnier, 2006
Oreille d'homme
Bart Moeyaert - Le Rouergue, collection doAdo 2006
Je suis le tigre sur tes épaules
Günter Ohnemus - Babel Junior 2006
L'année de mes 15 ans
Marie-Claude Bérot - Flammarion, Tribal, 2006
Piste Noire
Christine Beigel - Syros, 2006
Meilleur ami - Tous
les garçons et les filles
Jérôme Lambert - Ecole des loisirs
Printemps volé
Martine Pouchain - Pocket 2005
Comme les doigts de la main
- On ira voir la mer
Sous la pluie
Olivier Adam - Ecole des loisirs
Je t'attends
Thierry Lefèvre et Françoise Grard - Flammarion,
Tribal, 2005
Je ne suis pas une fille facile
Karine Reysset - Ecole des loisirs, 2005
Faits d'hiver
Arnaud Cathrine - Ecole des loisirs, 2004
Mémoires d'une sale gosse
- J'ai pas sommeil
Cédric Erard - Ecole des loisirs
Miriam ou les voix perdues
Jo Hoestlandt - Syros, 2004
Quand j'étais soldate
Valérie Zanetti - L'Ecole des loisirs, 2002

Romans - auteurs étrangers
Dirty Work
de Julia Bell - Young Picador, 2007
Maintenant, c’est ma vie
Meg Rosoff - Albin Michel jeunesse, 2006
Olivia Kidney
Ellen Potter - Seuil, 2006
Too much
Ellen Potter - Seuil jeunesse 2006
Le garçon qui ne s’intéressait
qu’aux filles
Ellen Willer - Ecole des loisirs, 2006
As Simple as Snow
de Gregory Galloway - Berkley books (Penguin US) 2006
Dean Vincent Carter
The Hand of the Devil - Random, 2006
Julia Golding
The Diamond of Drury Lane - Egmont, 2006
Pas à pas
Louis Sachar - L'Ecole des Loisirs 2006
The Summer Sherman Loved Me
Jane St. Anthony - FSG, 2006
Le cracheur de feu
David Almond - Gallimard Jeunesse, Scripto, 2006
Où que tu sois...
Jackie French - Tribal, Flammarion, 2005
Mimus
Lilli Thal - Seuil jeunesse, 2005
12 choses à faire avant
la fin du monde
BjØrn Sortland - T. Magnier, 2005
Vol, envol
Monika Feth - T. Magnier, 2004
Ne fais pas de bruit
Kate Banks - Gallimard, 2004
Ce que tu m'as dit de dire
Marcello Fois - Gallimard, Scripto 2004
La mémoire de l'eau
Silvana Gandolfi - - L'Ecole des Loisirs 2004

Fantasy
L’Autre
Pierre Bottero - tome 1 Le Souffle de la hyène -
Rageot, 2006
Tobie Lolness
Timothée de Fombelle - Gallimard Jeunesse
2006
La Quête d’Ewilan
Pierre Bottero - Rageot poche, 2006
Sarah Singleton
les Fantômes de century - Plon 2006
La Prédiction / the Foretelling
Alice Hoffman - Gallimard / Egmont 2006
Chroniques des Temps Obscurs, Tome
2 : Fils de l'eau
Michelle Paver - Hachette jeunesse
Au-delà de la porte,
tome 1 : Dans les griffes de la sorcière
Justine Larbalestier Panama, 2006
Sorcier - Tome 1
Moka - Ecole des loisirs, 2006
Sarah K.
Disparus - Grasset jeunesse, 2006
Trouilleland T 1 : Angie
largue les amarres
Claudine Desmarteau - Ed. du Panama, 2005
Bunker café
Gudule - Flammarion, 2005

SF, anticipation
Sous un ciel de harpies
Frédérique Lorient - Autres mondes, Mango,
2006
Le jeu
Jean-Luc Luciani - Rageot romans 2006
C’est l’Inuit qui gardera
le souvenir du Blanc
Lilian Bathelot - Le Navire en pleine ville, 2006
Les virus de l’ombre
Hicham Charif - Le navire en pleine ville, 2006
Danseurs de lumière
Frédérique Lorient - Mango, Autres mondes,
2006
Aussi libres qu’un rêve
Manon Fargetton - Mango, Autres mondes, 2006
Les Enfants d’Eden, T. 1 : Marine
des étoiles
Loïc Leborgne - Mango, Autres mondes, 2006
Invisible
Fabrice Colin - Mango, Autres mondes, 2006
Rats
Brigitte Tsobgny - Odin éditions
49 302
Nathalie Le Gendre - Mango, Autres mondes, 2006
Alter Jérémy
Johan Héliot - Mango, Autres mondes, 2005
La loi du plus beau
Christophe Lambert - Mango, 2004
Imbroglius
Kim Tran Nhut - Magnard, 2004
Chat qui vole
François David - Ed. du Jasmin, 2003
L'expérienceur
Marie-Aude et Lorris Murail

romans historiques - classiques
Les Cavernes de la rivière
rouge
de Claude Cenac
Le navire en pleine ville, 2006
Titus Flaminius
Jean-François Nahmias - Livre de poche jeunesse,
2007
L'Horizon Bleu
Dorothée Piatek - Petit à Petit 2006
Odyssée (t. II, Les naufragés
de Poséidon)
Michel Honaker - Flammarion, 2006
Le Cheval venu de la mer
Victoria Holmes - Castor poche 2006
Le Photographe
Mano Gentil - Syros 2006
Anne-Sophie Sylvestre
Marie-Antoinette, le jardin secret d’une princesse
- Flammarion 2006
La Tribu de Celtill
Evelyne Brisou-Pellen - Rageot
Les roses de cendre
Erik Poulet-Reney - Syros, 2005
Le seigneur sans visage
Viviane Moore - Flammarion, 2005
Séraphine
Marie Desplechin - Ecole des loisirs, 2005
La fille du roi Salomon -
Le miroir d'Elvina
Sylvie Weil - Ecole des loisirs
Les mystères d'Orphée
Marie Goudot - Ecole des loisirs
Nine Eleven
Jean-Jacques Greif - Ecole des loisirs
Le cercle d'or
D. Piatek / Y. Hamonic - Petit à Petit, 2003
Mes enfants, c'est la guerre
Jean-Jacques Greif - Ecole des loisirs

aventure - suspense
La fiancée du désert
Jean-Marie Defossez - Nathan, 2006
Les Aventures du Cercle, tome 1 : Opération
Zoridium
Joshua Mowll - Flammarion, 2006
Pépites
Anne-Laure Bondoux - Bayard jeunesse, 2005
L’énigme Vermeer
Blue Balliett - Nathan, 2005
Sous les sables d'Afghanistan
Jack Chaboud - Le Jasmin , 2004
Jeu Mortel
Moka - Ecole des loisirs
Les yeux de Rose Andersen
Xavier-Laurent Petit - Ecole des loisirs

|
| 
L'éditeur |
Charlie la plume
de Kate Pennington, traduit de l’anglais
par Luc Rigoureau, Castor Poche Flammarion, 2007 dès
12-13 ans
Charley Feather, 14 ans, petit bandit de grand chemin, a
été recueilli à trois ans par le gang
de Thomas Wild, cruel et corrompu, qui officie entre Londres
et York. Quand ce denier est arrêté, Charley
prend la fuite en compagnie du très galant Claude Delamere,
surnommé « Frenchy »… Mais Charley
a un secret, dont il hésite encore à se servir…
Mésaventures, errances urbaines, rebondissements à
tiroir se succèdent, dans un XVIIIe peuplé de
malfrats violents, de bourgeois pervers et d’aristocrates
corrompus, et le jeune héros est sans cesse ballotté
par des événements qui l’empêchent
de (sur)vivre et de grandir sereinement. On ne cherchera pas
ici de profondeur psychologique chez des personnages esquissés
et monolithiques (hormis le jeune narrateur, une figure rebelle
attachante), les péripéties prenant le devant
de la scène. Construit sur le mode picaresque des romans
du XVIIIe, Charlie la plume, en
particulier dans sa première moitié (l'autre
étant un peu répétitive et les ficelles
narratives par trop visibles) à tout pour faire vivre
des aventures palpitantes aux jeunes lecteurs, filles et garçons
confondus… B. Longre (juillet
2007) |
< haut >
| 
L'éditeur
L'auteure
|
Calamity Jane
avait deux filles d’Alice de Poncheville,
Médium de l’école des loisirs, 2007 dès
13 ans
Ce qui débute comme trois histoires d’amour
entrelacées, timides et légères, devient
bientôt le récit d’une survie : celle de
deux sœurs dont le père dépressif baisse
les bras face au réel. Un véritable abandon
qui l’éloigne de ses filles, celles-ci devant
soudain porter de lourdes responsabilités et faire
face à la défaillance parentale – ne serait-ce
que pour trouver de quoi manger et continuer d'aller au lycée
sans rien laisser paraître. En particulier Rose, 17
ans, une jeune fille courageuse et réfléchie,
forcée de devenir trop tôt l’adulte de
la famille. Mais Elisa, la plus jeune, sait elle aussi se
montrer combative, et même si on nous dit que «
sa vie de petite fille s’était arrêtée
», elle emprunte une autre voie pour se construire –
grâce aux lettres que Calamity Jane écrivait
à sa fille… Elle se surprend alors à réinventer
la mère qu’elle n’a jamais connue.
Alice de Poncheville offre aux jeunes et aux grands un beau
roman sur l’amitié, l’amour et la pugnacité
(l’illustration de couverture est bien trouvée),
un récit sobre et sensible qui conserve quelques secrets
et non-dits dont le lecteur saura malgré tout s’emparer
afin de faire sien ce roman.
B. Longre (juillet 2007) |
<
haut >
| 
|
Avec la langue,
de Adam Bagdasarian, Traduit (anglais-USA) par Rachel
Hausfater, Thierry Magnier 2007 collection nouvelles
Petits riens d’enfance
Souvenirs d’enfance : les maisons, les copains et l’école,
le père autoritaire et exigeant, la mère compatissante,
le frère ami-ennemi, les premières filles, premier
baiser, la vie, la mort…
Le narrateur, Will, livre ici de courtes vignettes, esquissées
avec ce qu’il faut d’humour. Petits riens ou choses
plus importantes, ce qui faisait la vie d’un enfant
de famille aisée aux Etats-Unis. C’est sans prétentions,
mais cela sonne juste, est bien écrit et bien traduit.
A-M. Mercier-Faivre (août
2007) |
<
haut >
| 
L'éditeur
|
Pas demain la
veille de Christophe Léon, Thierry
Magnier, 2007 dès 13 ans
Ce petit roman vaut d’abord par l’intérêt
du personnage représenté : Loulou-Antoine a
dix ans et s’est fait une carapace contre toutes les
épreuves et toutes les émotions : elle ressent
de l’amour pour sa mère, pour son père
qu’elle ne voit que certains week-ends, mais les mots
ne sortent pas, les gestes s’arrêtent et elle
manifeste essentiellement, par pose, par choix et par incapacité
à faire autrement, un perpétuel mécontentement.
Solitaire, elle a l’habitude de s’asseoir sur
un banc où elle attend le clochard César qu’elle
tourmente sciemment par ses questions. La couverture du livre
est très réussie, montrant une enfant sage tenant
une fleur qui est une bouche au sourire carnassier.
La maladie survient, c’est un cancer, elle n’y
survivra pas. Le même caractère se développe
face aux enfants de l’école où elle retourne
régulièrement, face à ses parents qu’elle
accuse, face au personnel de l’hôpital enfin,
avec quelques fissures cependant. La fin est émouvante
: Loulou-Antoine découvre la compassion, et César
lui fait un beau cadeau final.
A-M. Mercier-Faivre (juillet
2007) |
< haut >
| 
L'éditeur
L'auteure |
Un été
Lakota de Sylvie Bages, Plon jeunesse, 2007
dès 13 ans
Léonard Fourfingers, étudiant en informatique,
n'a jamais quitté New York en dépit de ses origines
amérindiennes. Il est embauché pour l'été
dans un parc d'attraction du Dakota du Sud, après avoir
appris que son père, qu'il n'a pas connu, vivait dans
la région. Bien vite, il apprend que cet homme est
mort depuis longtemps et certains laissent entendre qu’il
aurait été assassiné ; mais la plupart
des Indiens que le garçon interroge se méfient.
Hormis Red Nash, l'ancien ami de son père, un guide
spirituel qui incite le garçon à découvrir
ses racines. Léonard rencontre aussi Janet, étudiante
en sociologie, qui lui en apprend beaucoup sur l'histoire
d'un peuple auquel il ne pensait pas appartenir. Léonard,
qui commence à se "sentir Indien",
enquête sur la disparition de son père, mais
très vite, se met à soupçonner tous ceux
qui l'entourent... Le roman se construit autour de multiples
quêtes - identitaire, amoureuse, familiale - et de rites
initiatiques plus ou moins marqués, et permet à
l'auteure d'aborder, en toile de fond, l'histoire combative
des Indiens, en particulier au XXe siècle (émergence
du American Indian Movement, occupation de Wounded Knee, implication
du FBI, etc.). Un beau roman d'apprentissage, parsemé
de rebondissements, qui dit aussi combien les apparences sont
souvent trompeuses - des révélations successives
qui mettent Léonard sur la voie de sa vie d'adulte.
B. Longre (juin 2007) |
<
haut >
| 
L'éditeur
|
27 premières
d’Audrey Calleja, L’atelier du
poisson soluble, 2006
dès 12 ans
Une belle réussite pour cette jeune artiste qui publie
ici son premier album en tant qu’auteur-illustratrice.
Un livre conçu pour un moment de partage entre adulte
et enfant. Le partage des premières fois, de toutes
sortes de premières fois… Le pompon du manège,
le premier émoi amoureux, les questions existentielles
(Qui suis-je ? D’où je viens ?…), le premier
vote, le premier chagrin d’amour… 27 des premières
fois qui nous permettent de devenir nous-même.
Le propos est porté par des illustrations qui marient
toutes sortes de collages et du dessin dans des compositions
originales et parlantes. Un album audacieux, riche pour un
moment de connivence entre mère et fille par exemple.
F. Mattes (mai 2007) |
< haut >
| 
L'éditeur
|
Frisson de fille
d'Edward Van Der Vendel & Isabelle Vandenabeele,
traduit du néerlandais par Daniel Cunin, Le rouergue,
2007
dès 12 ans
L’histoire commence par un bilan de vie. Louise est
nostalgique, sa vie est trop rangée. Elle repense à
son enfance, à ses jeux un peu pervers avec Badblueboy.
Elle décide alors de retourner dans la forêt
de la pétoche… se faire peur : vivre !…Elle
va être sauvée du loup par Badblueboy qui l’emmènera
dans son manoir… où elle bravera les interdits
et découvrira… une collection de têtes…
ça vous rappelle quelque chose…
Dans cette réécriture de Barbe Bleue, le
texte est ciselé, plutôt sombre. Le grand format
de cet album met en valeur les très belles illustrations
en gravure sur bois qui ne s’appuient que sur le bleu
, le rouge et le noir, couleurs qui renforcent la violence
du propos. Elles sont très percutantes et portent magnifiquement
le texte. Un album pour les grands. F.
Mattes (mai 2007) |
< haut >
| 
L'éditeur
|
Qui veut tuer
Britney ? de Sean Olin, traduit de l’anglais
par N. MC. Laverroux, Albin Michel jeunesse, Wiz suspense,
2007 - dès 13-14 ans
Autour de Britney, c’est l’hécatombe :
après sa mère, morte noyée quelques années
plus tôt, c’est au tour de son petit copain Ricky,
champion de hockey, de mourir, écrasé par un
chauffard. Ou bien serait-ce un meurtre ? Qui peut en vouloir
à la jolie Britney, superficielle à souhait,
qui ne demande qu’à être heureuse et à
s’attirer les bonnes grâces de ses nouvelles amies,
les « femmes de hockeyeurs » ? Le très
sarcastique Adam, fils d’un ami de son père,
qui vit avec eux depuis quelque temps ? L’étrange
Bobby, amoureux d’elle, qui ne cesse de l’épier
? Ou bien Karl, le frère de son amie Melissa, petit
délinquant qui vient de sortir de prison ? Le lecteur
n’est pas au bout de ses surprises et perdra souvent
le nord au fil des révélations de ce thriller
sanglant et bien construit, premier titre de la collection
« Wiz suspense ». Second titre à venir,
en mai : Tokyo. Perdus dans la grande ville,
de Graham Marks. B. Longre (avril
2007) |
< haut >
| 
|
Dans la rue de
Xavier Emmanuelli, Clémentine Frémontier, Olivier
Tallec, Le baron perché, 2006 dès
13 ans
Quatre portraits de « naufragés de la vie
» qui grâce au Samu Social ont réussi
à reprendre goût à la vie. Quatre portraits
bouleversants qui retracent le parcours de ces gens ordinaires
qui un jour ont sombré, se sont parfois résignés
à leur condition. Ces silhouettes furtives et fatiguées
qui peuplent nos villes et que l’on ne voit même
plus. Les illustrations d’Olivier Tallec, toute en délicatesse
et sobriété, aux contours flous et couleurs
sombres traduisent bien la condition de ces exclus. Un album
à découvrir dès l’adolescence pour
changer encore un peu notre regard sur l’exclusion,
« cette maladie de la modernité »
Une note positive, certains, grâce à la persévérance
des équipes du Samu social (qui est ici soulignée)
reprennent le cours de leur vie, se réinsèrent
dans la société. F.
Mattes (mars 2007) |
< haut >
| 
L'éditeur
L'auteure
|
Les enquêtes d'Enola Holmes,
La double disparition, de Nancy Springer,
traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo, Nathan, 2007
dès 12 ans
Dans ce premier ouvrage de la série des “Enquêtes
d’Enola Holmes”, on fait la connaissance d’une
héroïne très subversive en la personne
d’Enola - la jeune sœur du « grand »
Sherlock, qui évolue pourtant à contre-courant
de ce frère si sérieux, passablement ennuyeux.
Enola se trouve à la charnière de deux époques
et de deux visions sociales : l’une, victorienne, soucieuse
des convenances, et l’autre, progressiste et féministe
– incarnée par la mère de la jeune fille,
qui disparaît du jour au lendemain. La fugitive a toutefois
laissé des indices derrière elle (des messages
cryptés) et sa fille ne tarde pas à partir à
sa recherche, à l’insu de ses frères (le
second est encore moins amusant que Sherlock…), croisant
en route une autre énigme à résoudre.
Le ton est vivifiant et le rythme soutenu, l’intrigue
débridée et le dénouement laisse suffisamment
d’éléments en suspens pour que le lecteur
se surprenne à attendre impatiemment le prochain tome
(The Case of the Left-Handed Lady). B.
Longre (février
2007) |
< haut >
| 
L'éditeur
L'auteur
|
Demain L’An Mil de
Claude Cénac, Le Navire en pleine ville,
2006 – dès 12 ans
La terreur qui s’empare des esprits (toutes classes
sociales confondues) en cette veille de l’an mil paraît
aujourd’hui bien saugrenue, mais pour ceux à
qui on a inculqué l’idée d’un Dieu
tout-puissant et vengeur, la fin des temps est une terrifiante
éventualité… Pourtant le jeune Ernaut,
contrairement au châtelain de Maurevers (son terrible
oncle Gauthier qui a pris la place de feu son père
et a épousé sa mère), n’y croit
qu’à moitié. Il se préoccupe davantage
du sort des paysans sans logis, prêts à se révolter,
que son oncle a abandonnés avant de partir se réfugier
à Aubagnac avec son épouse, ses biens et des
vivres. Et à la compagnie des prêtres bedonnants
ou des soldats avinés, Ernaut, honnête, droit
et courageux, préfère celle des serfs, si pauvres
et affamés qu’ils n’ont plus rien à
perdre.
C’est un beau roman d’apprentissage, dans langue
vivante, que nous offre Claude Cénac, la découverte
d’un monde sombre et violent qui semble marcher à
l’envers, mais où la liberté, la loyauté
et l’amitié ne manquent pas d’intensité.
B. Longre (février 2007) |
<
haut >
| 
L'éditeur |
Street Love de
Walter Dean Myers, Amistad (HarperCollins),
2006 dès 13 ans
Les romans-poèmes sont en vogue dans les pays anglophones
et trouvent des lecteurs, en particulier adolescents. Street
Love est une histoire d’aujourd’hui,
narrée en vers libres, par le biais de monologues intérieurs
et de quelques dialogues plein de vivacité qui oscillent
entre intensité des sentiments et brutalité
des faits et des décors urbains ; on y fait la connaissance
de Junice, une jeune noire dont la mère est en prison,
et de Damien. Tout les sépare et plusieurs obstacles
vont se mettre en travers de leur amour naissant (des services
sociaux aux pressions des parents ou des pairs). Même
si on n’est jamais loin d’un Romeo et Juliette
moderne, le dénouement (certes un peu inattendu) n’a
rien de tragique et le lecteur se laisse agréablement
porter par les brefs chapitres, à la fois tendres et
poignants, qui mettent aussi en scène la petite sœur
de Janice, sa mère emprisonnée ou celle de Damien.
Les émotions sont décrites avec finesse, les
personnages sont attachants, et les poèmes successifs
restent ancrés dans la réalité et dans
une langue authentique, très vraisemblable. B.
Longre (février 2007) |
<
haut >
| 
L'éditeur
|
Qui suis-je ? de Thomas Gornet,
Médium de L’école des loisirs, 2006
dès 13 ans
Rien que du banal dans l’existence du jeune narrateur
désabusé – exclu du cercle des garçons
« virils », aimé de Myriam, la meilleure
amie, qu’il n’aime pas, une atmosphère
familiale morne au possible et des rêves décalés
qui lui valent quelques railleries… Enième roman,
serait-on tenté de dire, d’une quête identitaire,
affective et sexuelle, dans le genre tranche de vie adolescente,
des malaises ordinaires aux petits bonheurs, des gros complexes
aux grands chagrins d’amour… Et pourtant, cette
brève histoire d’amour déçu porte
en elle une indéfinissable étincelle, une touchante
naïveté et une cohérence narrative et émotionnelle
qui donnent envie d’en parler et d’inciter à
la lire – ne serait-ce que pour son dénouement
en demi-teinte, pour son écriture sereine, à
la fois travaillée et spontanée et pour la justesse
du ton, avec ce qu’il faut d’accents désenchantés…
B. Longre (déc. 2006) |
<
haut >
| 
L'éditeur |
Une histoire sans nom, de
Sarah K. Hachette jeunesse 2006- dès
14 ans
Le dernier roman de Sarah K.
s’inspire très librement d’une nouvelle
fantastique de Barbey D’Aurevilly, transposée
à notre époque. Et pourtant, on a d’emblée
l’impression d’être transporté dans
un univers hors du temps, dans la sinistre maison que la jeune
Aurore, pensionnaire à Reims, retrouve lors des Fêtes
de Noël. Il y a là sa mère, une veuve murée
dans sa dignité, autoritaire et rétrograde,
et une vieille servante, Agathe, qui fait de son mieux pour
égayer la vie de la jeune fille. Un prêtre étranger
est invité à séjourner chez ces trois
femmes, le temps des vacances ; il se montre énigmatique,
presque séduisant, et tient des propos qui choquent
la mère d’Aurore. Mais ce n’est qu’après
son départ qu’Aurore semble perdre toute vitalité
; elle s’affaiblit de semaine en semaine et seule la
fidèle Agathe paraît s’en inquiéter…
L’atmosphère, oppressante à souhait, et
les forces sinistres qui pèsent sur la jeune Aurore
inquiètent le lecteur, pourtant partagé entre
rationalité et fantastique : histoire de vampire ou
simple affaire de mœurs ? Et plus que le personnage du
prêtre, c’est sans doute la mère de la
jeune fille qui terrifie dans ce conte cruel – dont
le dénouement reste étonnant et agréablement
ambivalent. A déguster un soir d’hiver...
B. Longre (octobre 2006) |
<
haut >
| 
|
Havre de paix, de
Fujino Chiya, éditions T. Magnier 2006
- dès 15 ans
Les héroïnes féminines des quatre nouvelles
de ce recueil sont très attachantes et la description
détaillée de leur quotidien tokyoïte nous
les rend sympathiques. Prise d’otage d’une joueuse
de mah-jong dans un club pourtant « havre de paix »,
journée banale d’une collégienne qui se
fait porter pâle, sensations à fleur de peau
d’une jeune mariée dans son nouvel appartement,
questionnement d’une étudiante aussi inquiète
de son poisson rouge que de sa sœur « ex-frère
» : toutes ces histoires, agréablement traduites
et non dénuées d’humour, se lisent avidement.
Chaque fois on espère une chute à la mesure
de ce plaisir. Mais les quatre récits s’arrêtent
brutalement, comme suspendus dans le temps. Le dernier, «
Lovely Planet », construit comme un vrai roman, évoque
la transsexualité, thème personnel et douloureux
pour Chiya Fujino : elle-même a sûrement ressenti
le malaise de ses proches et leurs difficultés à
admettre sa nouvelle identité sexuelle. L’ouvrage
est donc intéressant et instructif, mais on reste sur
ses fins… M. Falgayrac
(juillet 2006) |
< haut >
| 
L'éditeur |
La mémoire kidnappée,
de Thierry Robberecht,
Syros 2006 dès 12 ans
Walter - mais s’appelle-t-il vraiment Walter ? - se
réveille à l’hôpital. Il a perdu
la mémoire, à la suite d’un accident lui
dit-on. Curieusement le garçon n’a aucune égratignure
! Une seule infirmière, revêche, et un seul médecin
s’occupent de lui ; sa mère le photographie sans
cesse avec un polaroïd et son père lui adresse
à peine la parole. Rentré chez lui, habillé
de vêtements trop grands, il s’aperçoit
qu’il habite un château isolé ; sa chambre
est quasiment vide. Et ces pilules vertes, qu’il doit
prendre cinq fois par jour, l’assomment. Walter est
partagé : ne faut-il pas toujours faire confiance à
ses parents ? Quand même, il se passe des choses étranges
; et voilà que sa mère, perdant tout sang-froid,
le frappe…
Pour comprendre ce qui lui arrive, le héros petit à
petit démêle les fils de son passé jusqu’à
déjouer une sombre machination. Abordant les dérives
de l’industrie pharmaceutique, Thierry Robberecht construit
un récit accessible au jeune amateur de roman noir.
Suspense entretenu, courses-poursuites, dénouement
qui laisse planer une part d’angoisse, voilà
de quoi impressionner la mémoire du lecteur. M.
Falgayrac (juillet 2006) |
<
haut >
| 
L'éditeur
|
Entre les vagues de
Claudine Galea, Rouergue, collection doAdo,
2006
dès 14 ans
Un été, Tommy rencontre Cécil. Ils partagent
de très bons moments ensemble. Seulement, Tommy voudrait
connaître davantage Cécil, il ressent des émotions
proches du sentiment amoureux. Entre les vagues
est un récit plein de pudeur pour dire l’homosexualité
naissante. Une écriture à rebondissements, qui
suit les aléas du cœur de Tommy. Un phrasé
contemporain, brut et sensible. Ce premier roman pour adolescents
de Claudine Galea a tout d’un livre passionné
et passionnant. Déjà publiée aux éditions
du Rouergue dans la collection La Brune (Même pas
peur, Jusqu’au os) et déjà récompensée
par des prix littéraires, l’auteure nous offre
un très bon roman, court et fort.
L. Fontanella (juillet 2006) |
<
haut >
| 
L'éditeur
L'auteur |
Ce qui compte dans le premier baiser
de Thierry Lefevre,
Gulfstream 2006
dès 13 ans
Ce roman est un pur délice des sens, un retour en
adolescence, dans les émois d’un moment si important
: le premier baiser. L’auteur se pose ici les questions
fondamentales du où, quand, comment, passant en revue
les aspects techniques divers et variés : «
la langue, comment ? Dans quel sens ? Qui commence ?... ».
Autant de questions qui ne se soulèvent qu’au
moment opportun, celui de LA rencontre avec le Premier Amour.
Dénommée Julie. Et notre héros n’aura
de cesse que de résoudre son problème, n’ayant
qu’une seule obsession : l’embrasser. Il se retrouve
ainsi à la croiser chez son dentiste, donnant tout
pour un frôlement sur le seuil d’une porte, aux
prises malheureuses avec un « emploi du temps dentaro-amoureux
» dont le dentiste n’est pas dupe. Dépité,
il se confie ensuite à son ami Nicolas, espérant
ainsi pouvoir approcher la belle avec méthode. Et malgré
le rendez-vous mis en place par ce dernier, cette rencontre
sera un fiasco. Mais notre héros arrivera à
ses fins, après moult tribulations romanesques. Un
récit tendre et humoristique qui dépeint avec
réalisme cet univers du premier amour. «
Ce qui compte dans le premier baiser, c’est de s’en
souvenir ; toute sa vie ».
C.G. (mai 2006) |
<
haut >
| 
L'éditeur |
Firestarter de
Catherine Forde - Egmont 2006
dès 12 ans
Keith est chargé de garder sa petite sœur Annie,
trois ans, une semaine durant, tandis que sa mère part
suivre une formation ; ces jours s’annoncent plaisants,
mais la présence inquiétante d’un nouveau
voisin, Reece, un garçon apparemment désaxé,
met en péril la tranquillité d’esprit
de Keith – un garçon responsable et attachant,
que ses parents ont souvent mis en garde à propos des
«pensionnaires» très spéciaux de
la voisine, de jeunes délinquants qu’elle accueille
afin de leur offrir temporairement un cadre familial stabilisant.
Et quand Reece, un pathétique punk peinturluré
qu’Annie surnomme le « clown », commence
à s’insinuer dans son quotidien, Keith est désemparé
mais tâche de résister malgré tout à
cette influence néfaste. Ce roman bien construit, à
la manière d’un court thriller, reste un peu
anecdotique mais met parfaitement en relief les paradoxes
qui agitent Keith, qui prend peu à peu conscience des
souffrances d’autrui (en dépit de ce que Reece
peut faire subir aux autres) et il parvient à dépasser
le regard négatif que les adultes posent généralement
sur Reece, un adolescent à la dérive, qui est
évidemment une victime plus qu'un bourreau, mais pour
qui il ne semble pas avoir de rédemption possible...
. B.L. (mai 2006) |
< haut >
| 
L'éditeur |
Sorcière blanche d'Anne-Marie
Desplat-Duc, Rageot , 2006
dès 12 ans
Les éditions Rageot lancent une collection
de romans – destinée à remplacer Cascade
(dont certains titres seront réédités
au fil du temps) : 12 ouvrages ont vu le jour en avril (auxquels
s’ajouteront une quinzaine d’autres d’ici
la fin de l’année), dont l’agréable
Sorcière blanche, un roman
« en costumes » (l’action se déroule
au XVIIe siècle) tout au long duquel on écoute
Agathe nous conter son enfance et sa jeunesse mouvementées
: fille d’un aristocrate emprisonné par le roi,
elle vit dans une indigence extrême avant d’être
recueillie par sa tante de Kercado, qui lui offre réconfort
et… confort matériel. Mais Agathe doit la quitter
et accompagner ses parents à Saint-Domingue, où
son père (échappé de prison) pense pouvoir
faire fortune. La jeune fille a reçu entre-temps un
don à double tranchant : le pouvoir de guérir,
transmis par une vielle paysanne qui lui a aussi enseigné
les secrets des plantes…Une aventure pleine de rebondissements
(que l'on aimerait parfois plus détaillée) attend
la jeune héroïne (et le lecteur), qui apprend,
au contact des esclaves, ce qu’être libre signifie.
On regrette un dénouement abrupt et un peu hâtif
(qui nous montre une Agathe soumise, ayant renoncé
à ses ambitions...) tout en espérant une suite…
B.L. (mai 2006) |
< haut >
| 
L'éditeur
|
Les saisons dangereuses
de Virginie Lou, Syros, 2006
dès 13 ans
Marjolaine, douze ans, est très proche de l’ami
de la famille, Frédéric, trente ans, qui l’a
vue naître ; ensemble, ils sont les meilleurs amis du
monde. Mais Marjolaine grandit et ses sentiments évoluent
au fil de leurs partages. L’amitié se transforme
pour elle en un sentiment qu’elle nomme amour, ne sachant
lui donner d’autre nom.
Frédéric vient d’être quitté
par son amie Marion ; délaissé, il refuse d’abord
la correspondance secrète de Marjolaine, puis se prend
au jeu. Mais les mots sont sur la tranche du rasoir, sur le
fil, tendu, du tabou. Les parents de Marjolaine, en interceptant
une lettre, mettront fin à cette relation.
L’écriture pudique traite ce sujet délicat
avec retenue, sans jugement, sans a priori, dessinant le portrait
fragile des personnages. Un texte subtil sur l’ambiguïté
des rapports adulte, enfant, souvent d’actualité...
C.G. (mars 2006) |
<
haut >
| 
L'éditeur
|
Le courage de revenir de
Didier Jean, Syros, 2005
dès 13-14 ans
Yoan, quinze ans, n’a plus confiance en lui et dans
la relation qui l’unit à ses parents. Un jour
qu’il ramène encore» un mauvais bulletin
de notes du collège, il fugue : « je m’enfuis,
c’est tout. » Puis, ce ne sera qu’interrogations
et réflexions sur ses relations avec sa famille. Il
doute de leur amour et perçoit sa vie comme un échec
: « Jamais je n’y arriverai. Jamais je ne
serai assez bon pour mon père. J’imagine qu’avoir
la confiance de ses parents doit donner une force incroyable
».
Au fil de ses déambulations, il fera de multiples rencontres,
mais celle avec Audrey sera déterminante. Cette dernière,
infirmière en milieu scolaire, à l’habitude
des « mauvaises passes » des adolescents,
et saura lui faire ouvrir son cœur. A la souffrance du
jeune homme elle oppose sa force tranquille : «vous
devez rechercher ce qui vous rapproche plutôt que ce
qui vous sépare » ; «tu ne peux pas éternellement
t’enfuir »….
Armé de courage, Yoan reprend le chemin de chez lui,
non sans angoisse. La joie des retrouvailles permettra de
soulever un secret de famille que Yoan semblait porter depuis
toujours sur ses frêles épaules. Un témoignage
émouvant sur le mal-être de l’adolescence.
C.G. (novembre 2005) |
<
haut >
| 
L'éditeur |
Tout le monde dort sauf moi de
Catherine Gualtiero - L’école
des loisirs, Médium, 2005 dès
13 ans
Clara, la mère de Grégoire, est morte en lui
donnant le jour, depuis, il cherche une mère de remplacement
: il oscille entre maman Vivaldi, dont il «fixe
les mains fines, qui lui donnaient régulièrement
la putain d’envie d’être à la place
du sang qui coulait dedans», et Alix, la femme
de son père qu’il déteste parce qu’elle
aime Dieu plus que lui. La vie est un jeu de cartes dont il
tirerait toujours la « mauvaise pioche ». Sa règle
de base : voir les gens avec des têtes, ou non, de «weu»
- « je suis heureux sans faire d’effort…
c’est le bruit que font les gens heureux quand je m’approche
tout près d’eux ». Il se confie chaque
nuit à sa mère - «mon dieu à
moi, c’est Clara…». Car Grégoire
est malheureux quand la maladie de «se sentir fils»
le reprend. Alors il part se chercher une mère, en
mettant «le paquet» ; au détour
d’un train pour Venise, il rencontre Paola, qui va l’aider
à se déculpabiliser du décès de
sa mère, lui donnant ainsi «la permission
d’être son fils»… Ce très
beau récit initiatique traite de la résilience,
et de la volonté obstinée de croire aux surprises
de la vie. Ce roman n’hésite pas à affronter
la réalité d’un enfant face au deuil et
à la séparation et toute la force du texte est
dans le portrait frondeur de ce garçon prêt à
tout pour être aimé, et qui ne le sera finalement
qu’en étant lui-même. C.G.
(août 2005) |
<
haut >
| 
L'éditeur |
Garçon ou fille de
Terence Blacker, traduit
de l’anglais par Stéphane Carn, Gallimard jeunesse,
2005 dès 12 ans
Quand un cousin d’Amérique aux
cheveux longs et au fichu caractère, (mais il vient
de perdre sa mère) s’installe dans la famille
de Matthew, ce dernier comprend à quel point sa petite
vie tranquille risque d’être perturbée.
Il impose à l'arrogant cousin une épreuve de
taille : se faire passer pour une fille durant la semaine
de rentrée des classes ; une façon de se venger
des «trois garces» qui empoisonnent Matthew et
ses amis depuis l’école primaire. Mais l'Américain
endosse si bien son rôle, devenant la coqueluche de
l’école, que les garçons commencent à
s’inquiéter…
Les traits psychologiques virent parfois à la caricature
et certaines péripéties sont très invraisemblables
– il reste que ce roman impertinent, en décrivant
quelques parcours individuels, fait émerger les a
priori que filles et garçons portent sur le sexe
opposé (regards entretenus par la binarité du
monde adulte) et propose une relecture tolérante et
amusante des rapports entre les genres, loin de tout stéréotype
: l’inversion des rôles impose une prise de conscience
salutaire que les jeunes lecteurs devraient apprécier.
B.L. (mai 2005) |
<
haut >
| 
L'éditeur
|
Les dimanches de verre, Alain
Sasson - Médium de l’école
des loisirs 2004
dès 12 ans
Ce sont des dimanches rares, fragiles, délicats et
précieux qui animent la vie de Benjamin. Ces jours-là,
sa mère lui apprend « plein de choses, en
cachette » sur cette « Vallée
de larmes » qu’est la vie. L’enfant
s’est déjà « faufilé
» pour naître, il aspire maintenant à grandir
et s’acharne à devenir un homme. Impossible de
compter sur le père, éternel étudiant,
paranoïaque et sévère, «aux nerfs
misanthropes», qui ne supporte pas son fils. En
semaine, à la pension, le quotidien consiste surtout
en brimades, coups et punitions. Que «la vie est
lente» à onze ans, alors qu’il y a
tant de choses à découvrir : les filles, le
cinéma… promesses délicieuses ! Benjamin
a «soif des autres» et s’attache
à Pierrot, enfant déjanté, toujours «hors-sujet»,
qui devient son «poteau pas beau» mais
si sincère ! Alain Sasson raconte une enfance (son
enfance ?) pleine de «violente espérance»
; le récit est poignant, juste, intime, souvent triste
et parfois très drôle. Une quête du bonheur
qui ne peut laisser indifférent!
M.F. (avril 2005) |
<
haut >
| 
|
Nuria la nomade, de Jean-Jacques Marimbert
Syros jeunesse/Unicef 2004 dès
13 ans L'Unicef
Dans un campement improvisé du bush africain, Nuria
s’occupe de son petit frère Ali ; dans le ciel,
se profilent les avions meurtriers…
Au début de ces années 1980, les Ethiopiens
chassent les habitants de l’Ogaden qui passent la frontière
et sont recueillis par les Somaliens. Nuria, la petite nomade
de douze ans, a l’habitude des départs mais se
résout difficilement à cette fuite. L’auteur,
marqué par son expérience de Médecin
Sans Frontières, raconte l’arrivée de
l’enfant dans le camp de réfugiés, sa
volonté, ses angoisses, les efforts de tous pour vivre
et l’immense espoir. Au terme du récit, le lecteur,
ému, cherche à se documenter sur une contrée
trop ignorée et s’interroge sur le destin de
la courageuse Nuria et de sa famille. D’une belle écriture
fluide et juste, Jean-Jacques Marimbert ouvre aux jeunes les
portes d’un monde où l’action de l’Unicef
demeure essentielle. M.F. (mars
2005) |
<
haut >
| 
du même auteur
Le cabossé
Syros, 2003 |
La p’tite Helène de
Claire Mazard, Syros jeunesse, 2004 dès
13 ans
Hélène, adolescente en mal de vivre, qui se
sent «mal aimée», va passer l’année
de son bachot chez son père à Lille. Sa mère,
enseignante, est à Perpignan, mais elle est «
dure, conventionnelle ». Elle s’ennuie avec
son père qu’elle trouve décalé
et perdu ; elle fréquente Cathy et Eve, un peu paumées
aussi, qui passent leur temps à chaparder dans les
magasins. Hélène est emprisonnée dans
une «non-envie de vivre» mais à
travers son journal intime, elle peut raconter son quotidien
et ouvrir son cœur. Elle décide qu’elle
ne passera pas son bac, et s’apprête à
retourner vivre chez sa mère.
En chemin, elle descend inopinément à Avignon,
où elle a la chance de croiser son ange-gardien, Laure,
qui est allée vers elle pour «son regard
désespéré, un appel au secours».
Entre elles, la révolte cèdera la place à
l’amitié, grâce à l’infinie
patience de Laure, qui va aussi initier Hélène
à la peinture, et s’employer à lui faire
passer son bac, avec succès.
Ce roman sous forme de journal devient un récit à
deux voix, celles d’Hélène et de Laure,
l’une renvoyant à l’autre histoire. Cette
adolescente en souffrance ne désire qu’une chose
: avoir « une vie bleue »… Laure
a su accorder une crédibilité à Hélène
: pour elle, cette "crise"est importante car «la
vie se joue, se décide à 17 ans».
En fin d’ouvrage, nous apprenons qu’Hélène
est artiste-peintre à Avignon et que Laure reste
"une des plus belles couleurs» de sa vie.
C.G.. (février 2005) |
<
haut >

|
Le cabossé Claire
Mazard, Syros jeunesse, 2003 à
partir de 13 ans
Nicolas se reconnaît dans le nain impitoyable
de son jeu vidéo, celui qui écrase et piétine
le géant. Au collège, l’adolescent est
un « champion » : il terrorise Totor,
le professeur à la tignasse hirsute et au teint rougeaud,
qui porte toujours un mystérieux cabas… Le calme
de Victor Latier désarçonne le collégien
et aiguise sa curiosité. Mis au défi de découvrir
le contenu du panier, Nicolas assiste, au cimetière
du Père-Lachaise, à un spectacle surréaliste
où M. Latier est « le poète des chats
».
Claire Mazard brosse deux tendres portraits. Totor est un
homme « cabossé » par la vie,
solitaire, alcoolique et admirable. Nicolas, d’abord
insouciant, apprend à dompter sa fierté : il
n’est pas le personnage insensible de son jeu. Le récit,
émouvant et grave, traite des souffrances de la vie,
des quêtes de l’adolescence, et convainc de s’intéresser
davantage les uns aux autres…
M.F. (avril 2004) |
<
haut >
| 
|
L’histoire de Manolo
de Bertrand
Solet
Syros jeunesse, 2004 Dès
13 ans.
« Mort à la dictature » est le
groupe de résistance créé par Laura et
Manolo dans un pays rongé par les censures. Mais le
jeune homme est arrêté et son «histoire»
n’est plus que douleurs : les tortures physiques, les
menaces de mort, et après sa libération, l’épreuve
de l’exil, les cauchemars. La fierté de s’être
tu, de n’avoir livré personne, permet à
Manolo de « revivre » ; pourtant, quand il revient
au pays, à la recherche de Laura, la vérité
du passé et le prix de sa liberté lui sont jetés
au visage…
Le jeune lecteur doit être averti pour aborder ce récit
émouvant qui imprègne violemment l’imagination.
L’écriture fluide et efficace de Bertrand Solet
raconte bien la souffrance, hélas !
M.F. (février 2004) |
<
haut >
| |
Ce monstre qui me ressemble d'Olivier
Ka (Grasset Jeunesse, 2004) Dès
13 ans.
Bastien, quinze ans, vit une crise qui, en surface, semble
bien banale : conflit permanent avec ses parents, sautes
d'humeur et impression que le monde entier se ligue contre
lui. Et pourtant, son instabilité grandissante évoque
autre chose, comme si un « démon » qui
sommeillait en lui était en train de se réveiller,
sans qu'il parvienne à le contrôler, et ce,
depuis qu'un drôle de chien l'a mordu... Peu à
peu, Bastien se persuade qu'il est en train de se transformer
en loup-garou, se méfie de tous et comprend qu'il
est la proie d'un terrible dédoublement de personnalité.
Simple métaphore filée permettant d'illustrer
une crise charnière mais essentielle dans la construction
de son identité ou cauchemar éveillé
? Le récit oscille entre réalisme et fantastique,
les événements s'enchaînent sur un rythme
vif et alerte et même si le style de ce roman inquiétant
n'a rien de bien exceptionnel, l'intrigue ressemble aux
ouvrages de la collection «Chair de poule»
et plaira à des adolescents en quête d'une
lecture-détente.
B.L. (février 2004)
|
<
haut >
|