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Les Brèves - poésie

 

 

Poésie
 
Le clou dans le fer - maison d'édition
Stéphane Pihet, Michaël Batalla et Florent Fajole
Entretien
 
Ecchymoses
Audrey Dupont
JP. Huguet, Coll. Les Sœurs Océanes, 2007
La poésie québécoise des origines à nos jours
Laurent Mailhot et Pierre Nepveu
Éditions Typo, 2007
Des vaches dans les prés fleurissent fleurissent
Lydia Devos et Arnaud Madelénat
Points de suspension, 2007
Jean Orizet
portrait
Un couteau entre les dents
António José Forte, Dessins d’Aldina
Ab Irato, 2007
Avis de recherche
anthologie de la poésie arménienne contemporaine
Éditions Parenthèses, 2006
Franck Venaille
Chaos
Mercure de France 2006
Benjamin Fondane
Le mal des fantômes
Verdier Poche, 2006
Ecorchés
Bernard Manciet - Photos d’Eric Chabrely
La part des anges
Poèmes et poèmes
Anthologie d'Anne de Berranger et Philippe Bouchey
Castor poche, Flammarion, 2006
Robert Walser
Vie de poète
Zoé 2006
Oeuvre poétique
Bernard Delvaille
La Table Ronde, 2006
Poèmes sacrés et profanes
John Donne
Rivages 2006
L'Enfhomme
Jorge Pereira
Nuit Myrtide 2006
En nouvelle barbarie
Paul Chamberland
Typo, Essai, 2006
Oh ! Les Amoureux
François David & Isabelle Simon
Sarbacane, 2006
Pommes de pin François David
Les petits vers Arnauld Pontier, Lo Pais d’enfance, Le Rocher, 2005
L'incontenable
Chritian Prigent
POL 2004
Mes poules parlent
Michel Besnier, Henri Galeron
Motus, 2004
Mon oursin et moi
Francis Blanche
Le Castor Astral, 2005
Espace Québec, 65 poètes québécois
Louise Bloin et Bernard Pozier
Ecrits des Forges / Le Castor Astral, 2005
Armand Robin
Ma vie sans moi / Fragments
Gallimard
Poèmes sans vergogne
Marta Petreu
Le Temps qu’il fait, 2005
Un éléphant peut en cacher un autre
collectif d'illustrateurs
textes de François David
Sarbacane, 2005
On n'aime guère que la paix
JM Henry, Alain Serres, Nathalie Novi
Rue du monde
Petites chimères et monstres biscornus / Les Ogresses vertes
Thierry Lefèvre
Actes Sud Junior
Ici on parle flamand et français
Francis Dannemark
Le Castor Astral, 2005
Porte-poisse
Margaret Wild
Christian Bourgois, 2003
Blind Poet / Poète Aveugle
Lawrence Ferlinghetti
Maelström & Le Veilleur, 2004

Terrine Rimbaud
Franz Bartelt
Illustrations de Johan De Moor
Estuaire, 2004
Éclats, Cinq poètes roumains
Traduits et présentés par Pierre Drogi
Comp’Act, 2005
La cuisine molle pour édentés
Michel Dehoux & JP. Jacquemin
Carnets du Dessert de Lune, 2005

Arrêts déplacés
Marius Daniel Popescu
Antipodes, Lausanne, 2005

Cantates de proximité
Jacques Jouet
P.O.L., 2005
Cendres
Corinne Hoex
Esperluète
De l’Oulipo et de la Chandelle verte, poésies complètes
Jacques Bens
Gallimard, 2004
C’était hier et c’est demain
Printemps des poètes 2004
Seghers, 2004
Bai Chuan
Eclat du fragment
L'Amourier, 2000
Est-elle Estelle ?
François David & Alain Gauthier
Motus, 2002
Cent fois sur le métier
Jan Baetens
Les Impressions Nouvelles, 2004
Une fraction d'éternité
Francis Dannemark
Le Castor Astral, 2005
Poèmes sans queue ni tête
d’après Edward Lear
illustrations de Henri Galeron
Motus, 2004
Jours Anciens
Pierre Autin-Grenier
L'Arbre, 2003
Au fil du grand parcours
Lucian Blaga
édition bilingue, Paralela 45, Bucarest, 2003
Terrasses
Letitia Ilea
cipM, 2005
Légende de Zakhor
Pierre Autin-Grenier
En Forêt / Verlag Im Wald
A la pointe d'une parole dépensière
Marc Rousselet
Bérénice, 2001
Yves Bonnefoy
John E. Jackson
Seghers, 2003
Antonio Gamoneda
Blues castillan
Description du mensonge
José Corti, Ibériques, 2004
Cendres
Corinne Hoex
Esperluète
Les Os d'Echo
Samuel Beckett
Minuit, 2002
Pièces détachées
Jean-Michel Espitallier
Pocket Poésie, 2000
Héros-Limite
Ghérasim Luca
Poésie / Gallimard, 2001
Le vampire passif
Ghérasim Luca
J. Corti, 2001
Levée d'écrou
Ghérasim Luca
J. Corti, 2003

Couleurs lumières et reflets
Rolande Causse /
G. Lemoine
Actes Sud Juior, 2002

La danse des masques
Bernard Giusti
Bérénice, 2003
Poèmes d'Alvaro de Campos
Fernando Pessoa
C. Bourgois, 2001
revue de poésie
La Page Blanche
Peinture et poésie
Yves Peyré
Gallimard, 2001
     
   

 

Revues
 
Titre  
Au sud de l’Est n° 3
Ed. Non lieu, hiver 2007-2008
 

Revue Décapage, N° 33
La Table Ronde, janvier 2008

 

La Sœur de l’Ange n°5 (Printemps 2007)
Dossier « À quoi bon résister ? » - Le Grand Souffle

 
Matières à Poésie, Gazette de chantiers poétiques - Hors série n° 12 et 13
Jacques Bernimolin (1923-1995), Des inédits – Des parutions
 

Revue Nejma
Tanger, 2007

 

Au sud de l’Est n° 2 Revue biannuelle
Ed. Non lieu, 2007

 
Apollinaire, revue d’études apollinariennes, n° 1
éditions Calliopées, 2007
 

Devenirs du roman
Revue Inculte, éditions Naïve 2007

 

Revue Brèves n° 79
La Nouvelle-Zélande - L'Atelier du Gué, 2006

 
La revue Littéraire - n° 28, automne 2006. Ed. Léo Scheer
 

Revue Jibrile - printemps 2006
« Les (nouveaux) Maîtres du soupçon »

 
Riveneuve Continents n°3 - Revue des littératures de langue française
L’écrivain dans ses langues, automne 2005
 

Kwak n° 1 L'assassinat (Editions du Panama, 2005)

 
 

QUOI ? - Littérature, arts, saisons numéro 1, Envol, automne 2005
Editions Point d'interrogation

 

9 de Coeur n°4, Arts africains contemporains - Editions du Seuil, 2005

 
JIM n° 8 L'étranger - Editions Bleu Autour, 2005
 
Dada n° 105 La gourmandise, 2004
 
La Pensée de Midi n° 13 (été 2004) La cuisine, un gai savoir
 
Infosurr, Le surréalisme et ses alentours
 
La Pensée de Midi
 
Revue Seine et Danube (juin 2003)
 
L'instant du monde (juillet 2002)
 
La page blanche, revue de poésie
 
Brèves, l'actualité de la nouvelle
 
Poésie 1, Vagabondages
 
 

 

 

 

De la Poésie, de Philippe Jaccottet, Arléa, 2007

En 1988, Reynald André Chalard, jeune homme et déjà fin connaisseur, eut un entretien avec l’un des plus grands poètes de notre temps, Philippe Jaccottet. Poète, et traducteur – ce n’est pas un hasard si la première question porte sur le rapport entre les deux activités : pour Jaccottet, la poésie est bien la « traduction » d’une émotion, de l’harmonie du monde, non un simple jeu verbal ; elle n’est pas une accumulation d’images, mais un cheminement vers la transparence… En quelques dizaines de pages, l’essentiel est abordé : à des questions clairement et méticuleusement posées, le poète répond le plus sincèrement, le plus scrupuleusement possible, sans occulter les contradictions (par exemple l’amitié critique avec Francis Ponge, ou le conflit entre la raison et le mystère). Le langage débordé par la poésie, «le mystère du rapport entre les mots et les choses », « l’expérience du sacré » : ces sujets et bien d’autres, qui sont au cœur de l’écriture et de la pensée de Jaccottet, sont d’utiles prolongements ou de bénéfiques introductions à la lecture des textes. J.-P. Longre (décembre 2007)

L'éditeur
Lire aussi Vie de poète

Editions Zoé, 2006

Cendrillon de Robert Walser, Editions Zoé (mini Zoé), 2006

Petit Cendrillon pour les grands
Attention, ceci n’est pas un conte pour enfants. C’est pourtant toute l’histoire de Cendrillon, la profondeur (et quelles profondeurs !) en plus. Mais en vers, comme dans le temps (à ceci près qu’on est en poésie du xxe siècle et que c’était en allemand), dans une langue extrêmement riche et souple, tantôt travaillée et tordue en tous sens, tantôt directe et proche de la langue orale. Belle traduction, parfois emberlificotée, à moins que ce ne soit le texte.
De la poésie, donc, et du beau Walser, à savourer dans un tout petit format, ce qui permet de l’avoir sous la main en toutes circonstances, viatique pour les bons et mauvais voyages et de le lire et relire en tous sens.
Quant à ceux qui voudront en proposer des éclairs aux petits enfants, ils auront bien raison, mais devront faire un choix difficile, tant cela est beau et touffu.
A-M. Mercier (février 2007)

L'éditeur

Lucarnes de Jeanne Bastide, L’Amourier, 2006

Lucarnes se compose d’une trentaine d’ouvertures exquises et minuscules sur des ailleurs variés et des êtres aimés : une grand mère, un grand père, une petite fille, la belle Augusta... Ce fascicule atomisé en petits chapitres, frères des poèmes en prose, est aussi une broderie fine et légère travaillée comme celle de la grand mère : « Pour faire des jours, il faut précautionneusement enlever des fils de la trame – un par un – avec une aiguille ou des ciseaux à broder – pointus. Ne reste de la toile que la chaîne – une grille (...) Ainsi faire des jours c’est faire entrer la lumière dans une toile – un drap, un mouchoir, un oreiller, un chemisier...» Une ouverture déclinée de multiples façons : « La fenêtre ne donne pas naissance au jour. Elle le laisse passer / Le carrelage de l’église était noir et blanc. »
Jeanne Bastide peint avec une extrême délicatesse des miniatures légères et vaporeuses pleines de fraîcheur et de tendresse. Avec elles, le lecteur s’envole sur des nébuleuses éblouissantes en ôtant le voile de l’habitude qui l’empêchait de savourer le réel.
A. Forest-Abou Mansour (déc. 2006)


De W. H. Auden, dans la collection Anatolia : Le Prolifique et le Dévoreur, Quand j'écris je t'aime, Shakespeare, Journal de guerre en Chine.

Lettres d’Islande de W.H. Auden et Louis MacNeice, traduit de l’anglais par Béatrice Dunner, Le Rocher, Anatolia, 2006

Quand deux jeunes poètes décident de passer un été ensemble, quelle peut bien être la destination idéale ? En cet été 36, pour W.H. Auden, célèbre poète anglo-américain du XXe siècle (entre autre pour son canonique Funeral Blues) et Louis MacNeice (moins connu en France mais pas moins talentueux), ce sera l’Islande, une terre encore peu explorée et un lieu de villégiature peu banal… Des trois mois passée sur l’île, ils rapportent des souvenirs, des impressions, des conseils destinés à d’autres voyageurs potentiels, et surtout des poèmes (comme ce « Testament et dernières volontés », écrit à quatre mains), des photos, des récits de randonnées, de vraies fausses lettres… tous empreints d’un humour facétieux et d’un enthousiasme contagieux, et regroupés dans cet ouvrage publié en 1937. En vers et en prose, cet objet littéraire délibérément inclassable regorge d’anecdotes amusantes et de considérations intelligentes et sans préjugés sur un pays très contrasté. Nulle surprise donc, quand près de 30 ans plus tard, Auden écrira que « ces trois mois passés en Islande comptent parmi les plus heureux de ma vie ». Belle initiative d’enfin publier cet ouvrage en français dans l'excellente collection Anatolia – un régal.
B. Longre (septembre 2006)

Parfums d'Apocalypse de Werner Lambersy, L’amourier, 2006

Poète avant tout, Werner Lambersy présente dans ce petit ouvrage des textes en prose qui, dans leur diversité, disent, chantent, clament la révolte contre l’injustice et l’absurdité. Au fil des récits, descriptions, évocations, portraits, proses poétiques, s’exhibent et s’extirpent l’orgueil et la cruauté, dans un monde où les objets s’humanisent, où les hommes sont placés devant leur hypocrisie et leurs faux-semblants, où les humiliés tentent de se redresser au niveau de l’horizon.
Le rêve est là, et aussi l’humour, qui de concert révèlent finalement, au-delà de la violence, l’amour de la vie et de l’humain. Rugueux et dense, un bel ensemble poétique.
J.-P. Longre (sept. 2006)

L'éditeur

L'éditeur

Inventaire 1, 2, 3. de Paul Hermant
Editions La mesure du possible, 2005

Les éditions « De la démocratie », nées de l’association « Causes communes », sont devenues « La mesure du possible » ; appellation programmatique plus appropriée, plus raisonnable ? Aux lecteurs de juger sur pièces, par exemple avec ces trois petits volumes d’« inventaires ».
Le premier, Naufragés, énumère les groupes de clandestins morts en voulant rejoindre le monde dont ils rêvaient ; le second, Profanés, cite les lieux publics et sacrés victimes de vandalisme ; le troisième, Délocalisés, nomme les entreprises qui ont choisi d’aller embaucher ailleurs. Par leur poésie sèche et brutale, ces listes non exhaustives, que le temps se charge d’allonger, s’adressent à la conscience des lecteurs et – si l’on peut prendre la mesure du possible – à l’action des citoyens. J.-P. .L. (juin 2005)

Voir aussi, de Paul Hermant : Au temps pour moi, journal intime d’une association d’idées, 1989-2004, Les Carnets du Dessert de Lune, 2004

Le persil journal
Marius Daniel Popescu
avenue de Floréal 16
1008 Prilly, Suisse.
Tél. 021.626.18.79
mdpecrivain@yahoo.fr

L'auteur

Le persil journal n° 8-9-10, hiver 2005-2006

Marius Daniel Popescu, poète du quotidien réel et imaginaire, de l’évidence et du non-dit, chauffeur de bus (mais « on n’a pas besoin d’être chauffeur de bus pour aimer les gens qui prennent le bus »), auteur d’Arrêts déplacés (Antipodes, Lausanne, 2004), publie depuis plusieurs années ce journal au drôle de titre, imprimé en Roumanie et édité en Suisse.
Poèmes et autres textes s’y glissent discrètement, s’y étalent orgueilleusement, s’y côtoient, s’y répondent avec, cette fois, une nouveauté de taille : le rédacteur en chef n’en est plus l’unique signataire ; ses pages sont généreusement prêtées à d’autres, Suisses ou Français, qui les ouvrent sur des paysages multiples et divers. Dans ce numéro triple et spécial, « le persil est à la fois parole et silence ».
J-P. L. (janvier 2006)

L'éditeur

Paysage et poésie, du romantisme à nos jours de Michel Collot, José Corti, 2005

Du pays au poème, le paysage… Michel Collot propose une traversée tranquille de l’histoire littéraire du paysage, du romantisme à nos jours, sans thèse forte, toute en nuances. Si les pages sur Baudelaire ou Rimbaud, plus scolaires, laissent le lecteur sur sa faim, le savoir-faire critique de M. Collot se révèle à partir des années 1940, pour se déployer dans les études sur textes qui constituent la seconde partie du livre : sous l’égide de J.-P. Richard, M. Collot assortit ses réflexions sur le paysage, architecture littéraire prolongeant la sensation, et sur l’horizon, de lectures de René Char, Philippe Jaccottet, Jacques Roubaud, et bien d’autres.
Le thème du paysage, beau et complexe, permet au critique une mise au point essentielle sur les différentes écritures poétiques de la seconde moitié du XXe siècle – notamment sur le plaisant « néolyrisme ». Tour à tour transfiguré par les surréalistes, défiguré par la seconde guerre mondiale, et refiguré par la nouvelle poésie française (depuis la revue L’Éphémère), le paysage semble à même aujourd’hui de sauver la poésie de son grand écueil – l’absence de lecteurs… M. Collot de conclure : « À ceux qui ont le désir de sortir de leur tour d’ivoire, et d’être ensemble sans s’assimiler ni se perdre dans les lieux communs, le paysage offre un espace où se retrouver. »N.C. (juin 2005)

L'éditeur

Magali Turquin

Chant Ouvert de Magali Turquin, Editions Bérénice, 2004

Magali Turquin, poétesse, signe là son tout premier recueil, après plusieurs publications en revue. Selon Max Pons, directeur de la revue La Barbacane, "Magali Turquin a pour elle : fraîcheur, humour et surtout clarté. (...) Elle ne succombe pas à la mode détestable d'une poésie absconse, fumeuse ou par trop alambiquée." On trouve en effet dans ces vers libres une limpidité rassurante ; une épure cependant trompeuse, derrière laquelle s'énonce une violence noire qui s'insinue à petits pas, comme dans cette comptine de la cruauté, où le jeu de mots n'a rien de gratuit : "Sang blanc faux semblant / dans le caniveau, canettes de lait étendue / sur le pavé, pas lapé, lapidé / à coups de pied". Ailleurs, la tradition bucolique est détournée, l'érotisme déconstruit, en petits blasons, le sentiment amoureux prend des formes inattendues, et par instants, tout se joue dans l'observation pointue puis métamorphosée de petits détails quotidiens ("le café est troublé de cette sensuelle fraîcheur de lait..."). Légende ordinaire, contrastant avec le reste de l'ouvrage, appartient à la tradition du haïku, de brèves évocations qui laissent rêveur... Plusieurs voix/voies prennent ici corps, à la portée de tous, à condition que l'on veuille bien se laisser porter...
B.L. (novembre 2004)

L'éditeur

Les femmes de Rimbaud de Jean-Luc Steinmetz (Zulma, 2004)

Voilà cent cinquante ans qu’Arthur Rimbaud est né - l’occasion pour l’un de ses nombreux biographes de relire l’œuvre du poète adolescent et de refaire tout son périple méditerranéen, en quête de réponses à cette brûlante question, à mi-chemin du littéraire et du psychologique : Rimbaud et les femmes. Il ne s’agit pas pour Jean-Luc Steinmetz de nier l’homosexuel que fut Rimbaud, mais de montrer que son existence fut aussi marquée par des figures féminines décisives : la mère, bien sûr, omniprésente, les chères sœurs, les “petites amoureuses” détestées, mais aussi les (pré-)féministes, approuvées par le Voyou, et les amantes mystérieuses des dernières années (Italie, Abyssinie). “Sa position vis-à-vis des femmes demeure très bienveillante, très équilibrée”, affirme Steinmetz au sujet de ce poète ami du scandale, ennemi du mariage. La thèse est légère, le livre aussi, mais Les femmes de Rimbaud éclaire d’une façon nouvelle le destin complexe, voire contradictoire, de l’auteur d’Ophélie. N.C. (octobre 2004)

Chaman de Bernard Giusti, Jean-Michel Platier, Thierry Renard
éditions Bérénice, 2004.

Venu de pays lointains, le chaman a recours, pour communiquer avec l’au-delà, à différentes techniques rituelles. Bernard Giusti, Jean-Michel Platier et Thierry Renard, sous cette égide, donnent à lire et à voir en superposant leurs voix poétiques pour se faire explorateurs, découvreurs, intermédiaires, chamans «aux aguets» et «aux mille visages», aussi et surtout : créateurs. En visions familières ou déroutantes, intérieures ou extérieures, se construit un univers où « tout change », « dans la naissance des aubes ».
Avec cela, les illustrations d’Annie Maurer – arbres, oiseaux, paysages esquissés « en noir sur blanc » – sont à découvrir, comme les poèmes, en toute liberté, en toute puissance retrouvée.
J.-P. L. (février 2005)

Editions Les Carnets du Dessert de Lune
30 rue Longue-Vie
1050 Bruxelles.

Le poète pisse dans son violon Pierre Autin-Grenier
(Éditions Les Carnets du Desset de Lune, collection Dessert, 2004.)

« Comment prendre au sérieux un pessimiste à l’accent provençal ? ». Réponse possible : en appréciant la vélocité avec laquelle il résume une vie humaine : « Tricycle ! Mobylette ! Mercédès ! Corbillard ! Amen ! ». Entre ce premier et ce dernier aphorisme, dix autres du même acabit, comme autant de petits extraits d’existence parcourant des feuillets disposés en accordéon, ou comme autant de petites notes sortant finalement du violon malmené… Périodiquement, les Carnets du Dessert de Lune proposent ces mini-fascicules sur « chutes » ou « bouts de papiers » (les deux précédents, par exemple, de Daniel Fano et Eddy Devolder), condensés de poésie à garder avec soi, gourmandises à consommer par petites touches, délicieusement. J-P. L. (mai 2004)

 

 

 

   
 
 
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