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L'éditeur |
Une
histoire du spectacle militant (1966-1981),
Sous la direction de Christian Biet et d’Olivier Neveux,
L’Entretemps Éditions, 2007
Imposante publication que cette première Histoire
du spectacle militant, actes d’un colloque,
rassemblant des études historiques et critiques, comme
des témoignages et autres regards en arrière,
et même un scénario d’Armand Gatti, Les
Katangais, écrit et non-réalisé
en 1974. Parcourant les quinze années de théâtre
et de cinéma militant ici traitées, on croise
ainsi, notamment, Alain Badiou, André Benedetto, ou
Augusto Boal (présenté par son fils Julian),
pour le théâtre, et Godard, Resnais, Bertolucci,
pour le cinéma, et bon nombre d’autres expérimentateurs,
avant-gardistes, rêvant d’une transformation radicale
de la société. Affinant et complétant
les Théâtres
en lutte d’Olivier Neveux, ce volume
théâtre-cinéma attise moins la nostalgie
douce-amère des uns (qui en sont re-venus) que la persévérance
des autres (qui y viendront) : tout cela semble certes bien
daté, mais ces multiples pavés militants qu’a
poli le temps (notre culpabilité politique) n’en
restent pas moins précieux, jusque dans leurs féconds
excès divers et variés. On ne partira jamais
de zéro.
N. Cavaillès (janvier
2008) |
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L'éditeur |
Fuck
you, Eu.ro.Pa ! et Sans sucre,
de Nicoleta Esinencu, Traduit du roumain et préfacé
par Mirella Patureau, L’espace d’un instant, 2007
Écrites en roumain par la jeune dramaturge moldave
Nicoleta Esinencu, ces deux pièces courtes, sans trame,
se présentent, l’une, Fuck you, Eu.ro.Pa
!, comme lettre chaotique et naïvement
violente d’une adolescente à son père
; l’autre, Sans sucre, comme
dialogue d’un frère et d’une sœur,
retraçant dans un déluge métaphorique
maïakovskien l’histoire récente de l’Europe
de l’Est. L’un comme confession au père
perdu, l’autre comme jeu de vilain entre petits malins
suicidaires. Partout, le désespoir de l’intimité
empêchée, envahie par la situation socio-politique
: l’austérité, la misère, la médiocrité
sous le régime communiste – à quoi s’oppose
la déception devant le monde factice du capitalisme,
autrement médiocre. La plume de Nicoleta Esinencu manifeste
l’héritage de Biljana
Srbljanovic, sans le potentiel dramatique d’une
Gianina Carbunariu, ni la puissance de la lointaine inspiratrice
Sarah Kane, mais avec une certaine
originalité de ton, glissée dans des audaces
politiques bien senties. N.
Cavaillès (novembre 2007) |
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L'éditeur
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Théâtres
en présence de Joël Pommerat,
Actes Sud Papiers, 2007
On lira avec intérêt les quelques 25 pages de
ces Théâtres en présence,
dans lesquelles Joël Pommerat, directeur de la compagnie
« Louis Brouillard », livre ses secrets d’auteur
metteur en scène. Temps et désir sont au cœur
de sa quête – le temps de laisser affleurer le
désir, et s’épanouir l’ouverture,
sans forcer les choses à une fixité fallacieuse.
La conscience du temps, conscience des erreurs, du chemin
parcouru, des choix faits, introduit l’auteur, et le
metteur en scène, puis ses comédiens, et plus
tard le spectateur, dans une réalité théâtrale
flottante, mouvante et voilée, qui, par sa nature de
palimpseste, affiche sa belle participation à la marche
de l’humanité.
N. Cavaillès (novembre
2007) |
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L'éditeur |
Coup
d’état de Justin Fleming, traduit
de l'anglais par Jean-Pierre Richard.
Lansman, « Théâtre en traduction »,
2006
1988, Malaisie. Face au Roi, tyrannique et violent, méprisant
ouvertement les droits de l’homme comme l’arrogante
morale occidentale, un vieux juge malais désabusé,
démis de ses fonctions, une jeune avocate new-yorkaise
engagée, fuyant une bavure légale, un juge australien
sage et gay, et une jeune étudiante malaise clairvoyante
et décidée, en pleine ascension.
Avec beaucoup de didactisme et un peu d’humour, le dramaturge
australien, ancien avocat, Justin Fleming, confronte Orient
et Occident, christianisme et islam, justice et pouvoir, hommes
et femmes, dans ce drame politique imprégné
de droit et de théologie qui oppose à un droit
idéal et universel des individus une réalité
partout inique et hypocrite, toujours menacée par les
dérives autoritaristes comme par les clichés
sociaux. Il esquisse une version politico-socio-légale
d’un art de la nuance, démagogique dans la forme
sans être naïve dans le fond.
N. Cavaillès (août
2007) |
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L'éditeur |
Le 20 novembre
(Förgänglighet) de Lars Norén,
Traduit du suédois par Katrin Ahlgren, L’Arche,
2007
Sans faute ni surprise, ce monologue du dramaturge suédois
Lars Norén donne la parole à un adolescent sur
le point d’aller dévaster son ancien lycée.
Sentiment d’exclusion, de mépris, de ridicule,
nervosité morale, confusion des valeurs, simplification
de la politique et banalisation des figures du mal (Hitler,
Condoleeza Rice), anglicisation télévisuelle,
modes éphémères et souffrances durables,
élans de haine, fascination pour la guerre et pour
les armes, contestation intense et maladroite des petites
gens et de leurs petites vies… tout y est, mais ce texte
condense trop la vision hyper-médiatisée des
lycéens-terroristes pour bien convaincre (après
Michael Moore ou Gus van Sant). Les nombreuses prises à
parti du public manifestent toutefois une énergie,
une frontalité, nullement déplacées,
sinon dans le contexte socio-politique amorphe des pays riches,
du moins face à la difficulté qu’aura
cette pièce à dépasser le sensationnel
de l’actualité pour faire vraiment violence au
spectateur.
N. Cavaillès (juillet 2007) |
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L'éditeur
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Comme deux frères
de Maryse Condé, Lansman, coll. Beaumarchais,
2007
Grégoire et Jeff ont vécu pratiquement ensemble
les trente premières années misérables
et violentes de leur existence. Misère et violence
qui les ont menés dans une cellule commune où,
pour ainsi dire, ils font le bilan du passé, de ce
qui les attend, de ce qu’ils voudraient, de ce qu’ils
auraient voulu… Bilan tragique, traduit en un dialogue
(souvent un monologue ponctué de silences) ne faisant
que confirmer la cruauté d’un monde sans scrupules
qui les a enfermés entre les parois de leur destin
et de leur prison. Maryse Condé, dont on connaît
surtout les romans, prononce là, en neuf scènes
brèves et sobres, par la parole de ses deux personnages,
un jugement sans appel et sans concessions contre les désordres
et les impasses de la société. J.-P.
Longre (juillet 2007)
La
pièce Mise en scène José
Exélis, avec Gilbert Laumord et Ruddy Sylaire
6 - 28 juillet, Théâtre du Balcon - Festival
Off Avignon |
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L'éditeur
www.ccf-damas.org |
Secret
de famille, d’Amre Sawah, texte français
Nabil El Azan, Lansman, Ecritures vagabondes, 2007
Par le biais d’une dispute entre une femme et son fils,
c’est toutes les contradictions de son pays, la Syrie,
et les tourments de ses habitants, que l’auteur expose,
quand bien même leur histoire pourrait se dérouler
dans d’autres contextes dictatoriaux. Vingt ans plus
tôt, le père et les frères du jeune homme
ont été arrêtés par les «
hommes de la sécurité » ; jusqu’ici,
la mère a tâché de « protéger
» le plus jeune de ses fils, le seul qui lui reste :
pour qu’il ne suive pas la voie que son père,
elle lui a interdit de suivre des cours religieux ou de partir
combattre en Irak. Mais « les choses nous rattrapent
toujours », reconnaît-elle, en s’apprêtant
à vivre une situation déjà vécue.
Cet affrontement, en l’espace de quelques instants,
bouleverse la relation mère-fils et met en exergue
l’incommunicabilité entre générations,
entre hommes et femmes, entre la voie de la prudence et celle
de la révolte (ici terroriste et islamiste). Les secrets
que révèle enfin la mère à son
fils, tous deux enfermés dans une société
où chacun craint de trop en dire, permettent de libérer,
paradoxalement, la parole, mais aussi une violence inattendue
(qui reflète toute forme de violence - religieuse et
étatique, mais aussi celle de l’amour maternel),
au centre d’une intrigue qui ne peut s’achever
que sur une impasse tragique. B.
Longre (juin 2007) |
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du même
auteur
L'éditeur |
La grande valse
brillante de Drago Jancar, traduit du slovène
par Andrée Lück-Gaye et Zdenka Stimac, L’espace
d’un instant, 2007.
Parue pour la première fois en 1985, puis en traduction
française en 2005, cette pièce en trois actes,
augmentée d’une préface éclairante
d’Antonia Bernard, est une métaphore multiple
(et la présence de deux « experts en métaphores
», un vieux et un jeune, n’est évidemment
pas un hasard). La transformation de Simon Veber, historien
bon vivant enfermé dans un asile psychiatrique, symbolise
non seulement la pression du totalitarisme, mais aussi celle
de tout pouvoir, qui tente de modeler les individus malgré
eux et, à tous les niveaux, la contrainte inhérente
à la vie sociale. Rien ne peut y remédier, aucun
retour en arrière possible : « Comment vas-tu
le faire repartir en arrière maintenant, docteur, hein
? ». La musique de Chopin soi-même y pourrait-elle
quelque chose ? A lire La grande valse brillante,
on reconnaît l’art des grands dramaturges, ceux
dont Drago Jancar, le plus notoire des écrivains slovènes
contemporains, fait assurément partie.
J.-P. Longre (mai 2007) |
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L'éditeur
l'auteur |
La fuite en Chine,
suivi de Rose Rose et de Prise
de tête de
Jean Rouaud, Les Impressions Nouvelles, Théâtre,
2006
Romancier dont la renommée s’est brillamment
imposée en 1990 avec le Prix Goncourt attribué
aux Champs d’honneur, Jean
Rouaud réhabilite en trois brèves pièces
le texte théâtral. Dans cette intention clairement
avouée dès la préface, il cultive la
fantaisie verbale, la poésie des mots et de leurs syllabes
juxtaposées (« Rose Ysé vous rosissez
», le pape et le papillon, un nommé Céphalée
qui a égaré sa tête d’enfant…),
et ainsi redonne la parole à ceux qui l’ont perdue,
dans un perspective toute radiophonique. Surtout, La
fuite en Chine, Rose Rose et Prise
de tête, à des degrés divers,
s’appuient sur le préexistant littéraire
en le métaphorisant : le théâtre de Claudel,
l’enquête policière, le mythe de Judith
et Holopherne, pour ne citer que les axes principaux. Et voilà
que, dans une tonalité qui peut rappeler celle de certaines
pièces de Beckett ou de Tardieu,
le théâtre reprend vie par la magie de l’écriture,
démentant les assertions du « metteur en scène
» de la première pièce : « De
toute manière, ce que disent les auteurs, on s’en
moque, il y a bien longtemps qu’on ne les écoute
plus ». J.-P.
Longre (janvier 2007) |
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L'éditeur |
En remontant le Niger d'Arezki
Mellal, Actes Sud Papier, 2006
En une vingtaine de scènes du voyage en Afrique d'une
mère riche et enfantine, et de son fils mercantile
et cynique, guidés par un Noir poli et intelligent,
Arezki Mellal réussit le tour de force subtil et dynamique
d'une promenade à la lisière entre clichés
et réalités d'Afrique. Fluide et comique, cette
petite somme alerte et clairvoyante convoque ainsi les tam-tams,
les enfants soldats, l'islamisation, la faillite du politique,
les guerres civiles, la misère... mais aussi le répugnant
opportunisme des Blancs, la maladresse "bourgeois-bohème"
et la vanité des ONG, l'incompréhension, voire
le mépris des Occidentaux...
Tout cela étant sous-tendu par un drame humain, par
une confrontation existentielle ionescienne, qui dit avec
justesse et retenue tout ce que nous perdons en maintenant
l'Afrique dans le malheur : car le Blanc vieillit, tandis
que l'Africain est éternel. Une pièce profonde
et sympathique.
N. Cavaillès(déc.
2006) |
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L'éditeur |
En voiture Simone de
Luc Tartar, Lansman jeunesse 2006 dès
9 ans
D’emblée, l’étonnement est grand
face à la distribution des personnages : on trouve
évidemment Simone (une jeune fille qui a toujours du
mal à se lever le matin), sa mère (qui a toujours
du mal à la réveiller le matin), la police,
le journaliste, le brancardier… mais aussi la vue, l’ouïe,
le goût, le toucher et le nez, « plus un qui
dit être le sixième sens et qui se croit plus
intelligent que tout le monde.» ! Les sens de Simone
vont en effet prendre corps (littéralement) et s’allier
pour tâcher de ramener leur propriétaire à
la vie après qu’une automobiliste l’a renversée,
alors qu’elle sortait du lycée. Un coma plus
profond que le sommeil qui la tient clouée au lit chaque
matin… car Simone a-t-elle encore envie de vivre ?
Pièce intelligente et loufoque à souhait (en
dépit de la gravité apparente de la situation),
construite sur des dialogues vifs et teintés d’une
absurdité légère, ponctuée d’amusantes
chansonnettes, En voiture Simone
en est à sa troisième version, écrite
pour sa création à Paris (mise en scène
de Sarah Sandre), mais peut aussi s’apprécier
via une lecture, seul ou à plusieurs.
B.L. (mai 2006) |
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L'éditeur
L'auteure
|
Jouliks de
Marie-Christine Lê-Huu, Lansman, 2005
La Petite raconte sa famille : son père Zak, le «
joulik », incapable de rester en place et d'accepter
d'être sédentaire, même pour Véra,
la mère de la Petite, qui l’attend et se tourmente
quand il décide de partir quelques jours sur les routes
- mais ils s’aiment si fort qu’ils en oublient
parfois leur fille, qui ne leur en veut pas et a appris à
jouer le rôle parental qu'ils oublient parfois d'endosser.
Quand débarquent le Papé et la Mé, les
parents que Véra n’a pas revus depuis sept ans,
et qui reprochent sa vie à leur fille, l’harmonie
relative de la petite famille est bousculée, Véra
reprend son rôle de fille et Zak préfère
quitter les lieux le temps de la visite. C’est un texte
tragique et intense que la dramaturge dépose dans les
mains de la Petite (quand ce n’est pas la Mé
qui monopolise la parole…), où la naïveté
le dispute à la lucidité qui émerge régulièrement
: récitante, témoin (souvent muet) mais aussi
actrice dans le drame à venir, c'est ce portrait d'une
enfant qui oublie « d’être petite »
qui touche, davantage peut-être que le récit
de la passion amoureuse de Zak et Véra.
B.L. (février
2006) |
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L'éditeur
Textes de théâtre |
Enjeux I, théâtre
- Bernard Campiche éditeur, 2005
Sandra Korol – KilomBo
/ Valérie Poirier – Les Bouches / Manon
Pulver – Au bout du rouleau / Pascal Rebetez
– Les mots savent pas dire
Se proposant de faire connaître des écritures
théâtrales contemporaines, cet ouvrage rassemble
quatre textes de qualité, des pièces qui ont
été montées récemment ou qui le
seront prochainement.
On s’arrêtera tout particulièrement sur
Kilombo de Sandra Korol, qui met
en scène « deux voix serrées l’une
contre l’autre », celles de Nena et Gorda
: deux femmes cohabitant dans une pièce en sous-sol
qui fait office de déchetterie. Elles sont, à
leur manière, des réfugiées, attendant
que « la merde là-haut » s’achève
– une fin du monde qui n’en finit pas. Ce texte
troublant et innovant, entre tendresse et brutalité,
va au plus profond des êtres et explore les relations
tendues entre ces deux personnages abandonnés ; une
leçon d’espérance dans le chaos du monde,
mais aussi de désespoir, face à la fragilité
de la chose écrite, des rêves et des histoires,
qui sont pourtant les seules armes possibles.
On retiendra aussi la sombre folie qui s’empare de Jeannot
et de Paule dans Les mots savent pas dire,
de Pascal Rebetz, une pièce poignante qui lui a été
inspirée par l’œuvre d’Art Brut de
Jeannot - mort d’épuisement en 1971 alors qu’il
gravait le plancher de sa chambre… B.L.
(dec. 2005) |
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lire
aussi
Ionesco,
Recherches identitaires de Matei Calinescu - Oxus, 2005 |
THEATRE
Rhinocéros d’Eugène
Ionesco
Mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mot
Théâtre de la Ville, Paris, janvier 2006
Humanisme
en puissance
La mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota a beaucoup
fait parler d’elle, en bien ; chose rare, c’est
mérité. Sans revenir sur le texte, chef d’œuvre
du XXème siècle comme il y en eut peu, et qui
résiste à la réputation de son idée-force
comme aux vastes commentaires en tous genres infligés
à des générations de lycéens (que
les bons sentiments écœurent à bon droit),
le spectacle impressionne par l’inventivité de
son obscure scénographie aux métamorphoses mécaniques
frappantes, par la performance dynamique des comédiens
et par celle, ô combien ionescienne, de Serge Maggiani
qui joue le pauvre et honnête Bérenger, par le
rythme haletant et par l’angoisse subtile insufflée
avec cruauté par le musicien Jefferson Lembeye et ses
deux acolytes sous la scène, et enfin par ses trouvailles
de mise en scène qui, musclant ici le tragique pour
répandre là un malaise à en rendre fou
le dernier des hommes, en font une représentation à
la hauteur du texte : l’intensité n’exclut
donc pas la finesse d’esprit, même quand il s’agit
de sauver l’humanité.
N. Cavaillès (janvier
2006) |
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L'éditeur |
Impossibles théâtres,
XIXe-XXe siècles, Editions Comp’Act,
2005.
Textes rassemblés par Bernadette Bost, Jean-François
Louette et Bertrand Vibert.
Pourquoi certaines pièces sont-elles réfractaires
à la représentation, alors que le théâtre
est, par définition, destiné à être
mis en scène devant un public ? Jean-François
Louette, dans le « Lever de rideau »,
avance des raisons d’ordre technique, politique, social,
subjectif, ainsi que des raisons inhérentes au genre
lui-même. Une bonne vingtaine de spécialistes
prêtent leur contribution à ces tentatives d’éclaircissements,
en s’appuyant sur des exemples qui vont du Romantisme
à la période contemporaine, de Ludovic Vitet
ou Victor Hugo à Heiner Müller ou Valère
Novarina.
Bel échantillonnage, qui permet au lecteur de mesurer
à la fois la diversité, la vitalité et
la résistance d’oeuvres que l’on croit
connaître sans les connaître vraiment. Belle introduction
à une réflexion sur la difficulté, mais
aussi sur la validité d’un genre dont la spécificité
est justement de fournir des textes destinés à
la fois à la lecture et au spectacle.
J-P. L. (nov. 2005) |
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L'éditeur
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Les îles flottantes de
Paul Edmond, Lansman, 2005
Luc et Barbara ont prévu de passer « une
merveilleuse soirée » ensemble, afin d'enterrer...
leur vie de couple ; la situation initiale est suffisamment
cocasse pour intriguer, et les désagréments
et autres imprévus qui vont en s'accumulant ajoutent
aux plaisirs de la lecture : les intempéries et la
fermeture inopinée du restaurant choisi obligent les
deux ex-amoureux à se rabattre sur un autre établissement,
tenu par Max, dont la présence tenace les envahit insidieusement.
Les mesquineries s’enchaînent aux révélations
de dernière minute et le ballet qui suit (du duo au
trio et vice versa) se déroule de manière si
imprévisible, que même le refrain tenace que
Luc et Barbara ne cessent d’entonner (« une
merveilleuse soirée ») ne fait plus illusion.
Paul Edmond signe là une pièce qui, sous des
dehors de comédie, explore brillamment les relations
humaines et la notion d’illusion amoureuse, quand l’image
de celui que l’on regarde n’est en réalité
que le reflet des rêves que l’on projette individuellement.
B. L. (sept 2005)
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L'éditeur
lire aussi
L’analphabète
Zoé, 2004
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Où
es-tu Mathias ? d'Agota Kristof,
Ed. Zoe, Minizoé, Genève, 2005
«
Ecrire, c’est la chose la plus difficile au monde.
Et pourtant c’est la seule chose qui m’intéresse
». Agota Kristof dit aussi : « La seule
bonne chose de faite – à part mes livres –
ce sont mes enfants ». En harmonie avec ces affirmations,
les deux textes (datant des années 1970) publiés
ici sont relatifs à l’enfance. Le premier, Où
es-tu Mathias ?, mêle le rêve, le
réel, l’imaginaire, la mort… Le lecteur
y suit les méandres narratifs et dialogiques, et se
trouve confronté à ses propres ombres.
Le second, Line, le temps, déroule
sous une forme théâtrale deux scènes parallèles,
à dix ans de distance, faites de tendresse niée,
d’amour déçu entre une petite (puis jeune)
fille et un jeune (puis moins jeune) homme. La postface de
Marie-Thérèse Lathion, qui met l’accent
sur l’expérience personnelle et littéraire
de l’auteur, puis sur son nihilisme, complète
en toute lucidité ce précieux opuscule.
J-P. L. (janvier 2006) |
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L'éditeur |
Quand la viande parle de
Bruno Allain, Les Impressions Nouvelles, Théâtre,
2005 - Courtes pièces crues ou saignantes à
dévorer au choix mais sans modération.
Sang, sexe et scène…
La « viande » serait-elle douée de parole
? Dans cet excellent recueil de vingt-six saynètes
(de A à Z) l’auteur ne cesse effectivement de
mêler langage du corps et langage tout court : et quand
la chair prend la parole, fait taire l’esprit ou le
coeur, et que l’instinct (passions, frustrations, désespoir…)
l’emporte sur la raison, ce qu’il peut s’ensuivre
est imprévisible. Les duos ou trios qui défilent
sous nos yeux ne sont pas nécessairement des désaxés
irrécupérables et les déséquilibres
que dépeint Bruno Allain peuvent s’abattre, semble-t-il
dire, sur chacun d’entre nous ; attachements et séparations,
lâchetés et solitude, illusions sentimentales
et relations de pouvoir, l’auteur décline tout
cela avec habileté et propose un échantillonnage
non exhaustif des travers et des dysfonctionnements inhérents
à la condition humaine, entre réalisme cru,
grotesque et cynisme, y ajoutant une critique acide du consumérisme
ambiant… de quoi se régaler.
B.L. (août
2005) |
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L'éditeur
L'auteur |
Les Saônes
de Catherine Zambon Lansman, coll. «
Nocturnes théâtre », 2005
Plusieurs Saônes couleraient-elles aux abords des vignobles
qui s’étendent jusqu’à la plaine
? L’une d’entre elles remonterait-elle jusque
derrière la maison de Georgie et de sa tante Denna,
transportant le fantôme menaçant du Queyron,
le grand-père mort noyé il y a dix ans ?
En une nuit de tragédie mystérieuse, une famille
et son entourage, à l’occasion de la disparition
de l’un des membres, va faire surgir le passé.
Dans le respect des unités classiques (temps, lieu,
action), en dialogues vifs et en monologues poétiques,
les personnages lèvent peu à peu les secrets
qui les oppressent et qu’ils n’osaient s’avouer.
Les Saônes n’en feront finalement plus qu’une,
laissant émerger, peut-être, la vie qui continue
– et c’est bien le rôle du théâtre
que de faire émerger la vie.
J-P.L. (août
2005) |
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Jean
Louvet
L'éditeur
|
Pierre Harmignie,
Numéro 17 – Prêtre
de Jean Louvet, Armand J. Deltendre, Lansman,
2005
En août 1944, les rexistes (pro-nazis belges), en représailles
d’un attentat contre l’un d’entre eux, assassinèrent
vingt otages pris dans la population de la région de
Charleroi. Ce massacre a déjà été
évoqué en 1994 dans une pièce de Deltendre
et Louvet, La Nuit de Courcelles.
Au nombre des victimes, le doyen Pierre Harmignie, prêtre
au charisme et à la piété exemplaires,
est ici la figure centrale. Fidèle à ses convictions
pacifiques et à sa foi sans faille, il reste jusqu’au
bout un modèle proche de la sainteté. C’est
ce que met en valeur cette pièce, où les dialogues
alternent, à l’antique, avec les prières
poétiques, les chants du choeur et les invocations
du récitant, donnant à l’ensemble la structure
et la gravité d’une véritable tragédie
moderne. J-P.L. (août
2005) |
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l'auteur
|
Mais, Maman, ils nous racontent au
deuxième acte ce qui s’est passé au premier
de
Matéi Visniec
Traduit du roumain par l’auteur.
éditions L’espace d’un instant,
2004
Cette « fantaisie, mascarade, bouffonnerie et expérience
en deux actes » a été écrite
en roumain en 1979, et aussitôt censurée. Matéi
Visniec la livre maintenant au public français, et
c’est tant mieux. Autour d’un trou, symbole d’on
ne sait quoi, mais d’un « on ne sait quoi
» dans lequel se tapit, on le subodore, du malheur,
de l’oppression, de la séduction, de la résignation…
autour de ce trou donc, grouille, se précipite, se
dispute, se perd, se retrouve, s’enfuit tout un monde
d’humains anonymes ou identifiés, atemporels
ou historiques, menteurs ou sincères. Et là,
dans ce magma d’illusion, émergent quelques instants
de vraie vie, quelques instants qui font que la folie vaut
d’être exhibée, avec toute la liberté
dont dispose le metteur en scène, par la grâce
de l’auteur qui précise bien cependant : «
Le titre de la pièce est sacré ».
J-P. L. (octobre 2004) |
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L'éditeur |
Raymond Queneau en scènes de
Jean-Pierre Longre, Pulim, 2005
Vient de paraître, aux Presses Universitaires de Limoges,
un ouvrage qui dévoile des facettes souvent méconnues
du prolifique Raymond Queneau, en analysant les rapports directs
ou secrets que l'écrivain et son oeuvre ont entretenus
avec le théâtre : un mode d'expression que Queneau
ne favorisait certes pas en apparence, mais que cette étude
propose de retrouver à travers un examen minutieux
des oeuvres théâtrales d'abord (pièces
achevées, dont En passant,
inachevées et ébauchées, adaptations
radiophoniques), puis en se penchant sur l'oeuvre poétique
et romanesque qui recèle une véritable théâtralité,
entre mise en scène du langage et subversion des genres.
Jean-Pierre Longre (qui, soit dit en passant, est aussi l'un
de nos fidèles collaborateurs), docteur ès lettres,
enseignant en littératures du XXe siècle à
l'Université Jean Moulin de Lyon, signe là un
ouvrage rigoureux et abondant (en témoigne, entre autres,
la richesse bibliographique), essentiel, qui ouvre un vaste
champ d'exploration potentielle, mais qui s'adresse aussi
sans mal à l'amateur éclairé. B.
L. (juin 2005) |
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Luc Malghem
L'éditeur
|
Céline contre tous
de Luc Malghem, Lansman, théâtre,
2004
Il est des écrivains que l’on imagine
volontiers en personnages littéraires. Louis-Ferdinand
Céline en fait partie, avec ses sautes d’humeur
et ses proclamations scandaleuses ; la pièce que Luc
Malghem a bâtie sur les contradictions du médecin-romancier-pamphlétaire
se révèle à la fois comme une synthèse
dramatique (truffée de reflets, d’allusions,
de citations, de « détournements et contorsions
») et comme une construction originale, vivante, où
le Céline d’après-guerre est confronté,
en même temps qu’à un « ami »
juif, à une ancienne maîtresse et à une
épouse muette et danseuse, à son histoire et
à sa légende.
Le tout est essentiellement fondé sur ce qui est commun
à l’œuvre du « héros »
et à la présente pièce : le verbe débordant.
J-P. L. (septembre 2004) |
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L'éditeur |
Théâtre au présent
- volume 1 / Lansman, décembre 2003
"L'écriture est l'élément premier
de la chaîne de la vitalité théâtrale,
bien plus que la mise en scène." écrit
Jacques De Decker dans un avant-propos qui rend aussi hommage
à Émile Lansman, "intervenant
providentiel", "inlassable explorateur
des terres d'écriture dramatique". Ce guide
est effectivement le fruit d'une exploration :y sont recensées
40 oeuvres (publiées ou non à ce jour), écrites
entre 2000 et 2003 par des auteurs belges ou vivant en Belgique
(entre autres et dans le désordre J-P.
Dopagne, Pascale Tison, Virginie
Thirion, Jean-Marie Piemme, Thierry
Debroux, Albert Budo ou Stanislas Cotton) Après
une brève présentation de l'auteur et un synopsis
de l'intrigue, un extrait de chaque pièce nous est
offert : une incitation à découvrir de nouvelles
écritures contemporaines. L'ouvrage s'achève
sur une profession de foi de Stanislas Cotton
(" j'écris parce que je suis en colère"),
un témoignage poignant dans lequel le dramaturge analyse
avec vigueur la fonction du théâtre aujourd'hui
: "l'écriture dramatique contemporaine (...)
pourrait avoir un véritable statut d'utilité
publique, car son regard révèle, questionne
y propose, dissèque aises et malaises de nos sociétés.
Elle interroge l'histoire. Elle sonde le présent. Elle
rêve un futur."
B.L. (juin 2004) |
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L'éditeur
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L'Enfant froid M.
von Mayenburg trad. de l'allemand L. Muhleisen,
L'Arche, 2004.
"Nina a les lèvres bleues
et elle tremble. Notre enfant a froid", reproche
Werner à sa femme Silke. Malentendu et incompréhension,
au sein des couples - Maman/Papa, Léna/Johann, Tine/Henning
- mais plus largement au sein de la famille. Ici on s'aime
et on se hait, et on règle ses comptes sans en faire
un plat : les choses les plus graves sont dites sur un ton
neutre, détaché, et sont traitées sur
un mode tragi-comique. Les tabous se lèvent au cœur
d'une atmosphère trouble. L'obsession du désir
guide tous les personnages ; tout est histoire de sexe, semble
nous dire l'auteur; jusqu'au secret que renferme le landau
de "l'enfant froid". A la fin, une très
belle tirade du père, d'outre-tombe, renforce ce décalage
entre la gravité de la situation et l'irréalité
des personnages. C.D. (mai
2005)
Mis en scène par Christophe Perton -Comédie
de Valence, mars 2005 (création). |
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L'éditeur
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La disgrâce de Jean-Sébastien
Bach
de Sophie
Deschamps, Jean-François Robin
Lansman, coll. Beaumarchais, 2004
Le 6 novembre 1717, Jean-Sébastien Bach, que se disputent
les princes de Weimar et de Köthen, se retrouve en prison
pour préférer le second au premier. Avec pour
seul compagnon un jeune gardien qu’il va initier à
la musique, il symbolise à merveille l’artiste
« citoyen du monde » tenant tête
au pouvoir local. Conflit théâtral s’il
en est, celui du musicien empli de son art avec le prince
cherchant à s’approprier une production immatérielle
qui, même si elle «s’apprend comme la
mathématique », même si sa perfection
tient à un problème de doigté, même
si elle fait l’objet de « joutes » et de
rivalités, touche à l’absolu et à
l’universel.
D’un épisode particulier, les deux auteurs ont
su tirer une belle situation dramatique, superbement dominée
par la musique du futur Cantor de Leipzig.
J-P. L. (mai
2004) |
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pièce mise en scène par D. Bezace (2002)
Th. de la Commune
d'Aubervilliers.
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Chère Elena Sergueievna de
Ludmilla Razoumovskaïa
L'Avant-scène
théâtre, coll. Quatre vents, 2004
Elena Sergueievna, professeur de mathématiques dans
l'URSS de la fin des années 70, est une âme noble,
portée par un idéal : inculquer à la
jeunesse de "vraies valeurs". Quatre de ses élèves
de terminale, venant de passer le bac, sonnent à sa
porte sous prétexte de lui souhaiter son anniversaire.
Bouquet à la main et discours en bouche, prêts
à dégainer un "chère Elena Sergueievna".
Une fois le seuil franchi, la politesse affectée se
mue en une violence sourde et rampante, jusqu'à ce
qu’ils révèlent le véritable motif
de leur visite et se livrent à un odieux chantage :
ils sont venus pour corriger leurs copies d'examen, rangées
dans un casier dont cette chère Elena a la clé.
Bien plus qu'un état des lieux de l'URSS post-stalinienne,
cette pièce est avant tout un huis-clos où se
joue une lutte entre idéalisme aveugle et nihilisme
imbécile, lutte qui donne au texte toute sa tension
dramatique. Ces élèves sont des damnés
à la Visconti, des Raskolnikov modernes. Ils refusent
les idéaux de leurs aînés et prônent
les valeurs d'un libéralisme mafieux : l'argent, le
pouvoir, "la jouissance de se sentir tout puissant!".
Reste qu'aucun d'entre eux ne sortira vainqueur.
C. D.
(avril 2005) |
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le
site de l'éditeur
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L’été dernier, la direction
de la collection Théâtre des
Impressions Nouvelles (lancée en 2003)
a été confiée à
Christian Rullier, (lui-même auteur
et scénariste) qui définit ainsi l’objectif
de cette entreprise : « redonner au texte théâtral
son statut de littérature à part entière
(…) Une renaissance du théâtre peut et
doit venir de l’écrivain, de l’auteur,
du poète. » Le passage par le texte est
une démarche incontournable pour qui veut vraiment
comprendre et apprécier l’art dramatique ; une
initiative que nous soutenons, en continuant à chroniquer
des mises en scène mais aussi des textes dramaturgiques
hors du contexte de la représentation (Signé
Dumas de C. Gély et E. Rouquette, entre autres).
La collection s’enrichit ce mois de nouveaux titres,
trois textes contemporains francophones : un recueil de pièces
signées Natacha de Pontcharra (Mickey-la-torche,
Dancing et L’enfer c’est un paradis qui
brûle), Diogène
le cynique, une comédie en alexandrins
de Jacques Rampal et Au beau milieu de
la forêt de Katja
Hunsinger, jeune dramaturge d’origine allemande.
Des chroniques en perspective sur Sitartmag… (février
2004) |
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