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< livres
- décembre 2006>
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L'éditeur |
J’aide les taupes à traverser
de Jean-Louis Ughetto,
La Chambre d’échos, 2006
Tout au long de ces récits du désenchantement
ordinaire, l’auteur garde ses distances – un détachement
salutaire qui incite à porter un regard cynique et
dénué de compassion sur les personnages, captés
à tous les âges de la vie. Des premiers émois
sexuels de l’adolescent timide aux déconvenues
de Paul, qui a voyagé jusqu’en Corée pour
retrouver Betty, tombée amoureuse d’un autre,
de la faiblesse des uns aux renoncements des autres, des lâchetés
aux brutalités nées de frustrations diverses,
chaque histoire révèle les failles profondes
d’une humanité à la dérive. La
vision, certes amère et inquiétante, est sous-tendue
par l’idée que l’incommunicabilité
qui prime entre les individus, régissant les rapports
humains, est rédhibitoire. Un constat sombre mais lucide,
à sa façon, mais que l’on a plaisir à
voir se dérouler d’une histoire à l’autre,
chacune témoignant de l’habileté de l’auteur
à capturer des scènes ordinaires qui illustrent
sa vision, et de son talent à planter des décors
en quelques mots.
B. Longre (déc. 2006)
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L'éditeur |
Oreillers de laque de
Sugiura Hinako traduit du japonais par Ryôko
Sekiguchi et Patrick Honnoré, Picquier manga, 2006
A la fois bande dessinée et recueil de nouvelles,
Oreillers de laque rassemble de
brèves histoires qui toutes se déroulent dans
les établissements du quartier des plaisirs de Yoshiwara,
dans le Tôkyô traditionnel d’avant l’ère
Meiji (1868) ; des tranches de vie en demi-teintes et des
portraits intimistes qui donnent un aperçu juste et
sensible de l’existence des courtisanes. Ces dernières
n’ont pas leurs sentiments dans leur poche et tâchent
parfois de s’attacher les affections d’un homme
afin de peut-être changer de vie un jour prochain. Serments
d’amour, complicités, rivalités, disputes
(presque conjugales), propos légers ou amusés,
etc. s’enchaînent très naturellement et
en disent long sur les relations entre hommes et femmes. Sugiura
Hinako, décédée en 2005, spécialiste
de l’époque qu’elle dépeint ici,
soigne son trait (de nombreuses planches s’inspirent
des estampes anciennes) et ses dialogues, et le raffinement
de l’ensemble épouse à la perfection l’image
que l’on se fait de cet univers clos où tout
se monnaye mais où, malgré tout, les cœurs
battent et les esprits se croisent.
B. Longre (déc.
2006)
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L'éditeur |
Pauvre cerveau qu'il faut bercer de
Michel Ohl, « Millésimes »,
Le Castor Astral, 2006.
Il faut lire ces 414 petits textes (texticules, dirait Queneau)
la besace à portée de main (pour en faire provision)
et des amis à portée de voix (pour partager
le plaisir). Michel Ohl, « héritier d’Alphonse
Allais, de Cami et des fous littéraires »,
nous donne à foison de quoi rire, de quoi désespérer,
de quoi méditer ; chaque page fait voisiner le calembour
subtil ou la contrepèterie joyeuse avec la maxime profonde
ou l’aphorisme morbide, chaque ligne mêle l’absurde
et la révolte, la finesse et la grossièreté,
le rigolo et le désespéré, le prosaïque
et le poétique. Lorsque ça prête à
rire, ça donne à penser et vice-versa ; car
« je pense donc je suis fou », « je
pense donc je ne suis pas sûr », « je pense
donc je suis, qui suis-je ? », « je pense que
je pense, donc je crois bien que je suis, mais je peux me
tromper, je ne suis pas infaillible »… Pauvre
cerveau qu’il faut bercer contient des
centaines de livres ébauchés, une débauche
de livres en puissance écrits par un puits de science
ivre de mots… J.-P.
Longre (déc. 2006) |
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L'éditeur |
Douze écrivains néo-zélandais,
anthologie, S. Wespieser éditeur, 2006
En partenariat avec la
manifestation des belles étrangères,
cette année dédiée à la Nouvelle-Zélande,
paraît un ouvrage qui permettra de découvrir
les douze invités de 2006 – à défaut
d’avoir pu les rencontrer lors des débats organisées
dans plusieurs villes de France – et qui complète
aussi le dernier numéro de la revue Brèves.
Pour Pierre Furlan, qui signe la préface, « l’histoire
de l’identité culturelle de la Nouvelle-Zélande
est une navigation », et sa littérature
est une perpétuelle « quête d’identité
», dans un monde de l’entre-deux, entre les
influences anglo-saxonnes et l’ancrage maori. Poèmes,
nouvelles, extraits d’œuvres plus longues, de Jenny
Bornholdt à Chad Taylor, en passant par Elizabeth
Knox ou Owen Marshall, ce recueil offre un agréable
panorama très hétérogène d’une
littérature vivante et généralement méconnue,
tout en fournissant nombres d’informations bibliographiques
détaillées. En bonus, un DVD contenant des entretiens
avec chaque écrivain.
B. Longre (déc. 2006) |
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L'éditeur |
En remontant le Niger d'Arezki
Mellal, Actes Sud Papier, 2006
En une vingtaine de scènes du voyage en Afrique d'une
mère riche et enfantine, et de son fils mercantile
et cynique, guidés par un Noir poli et intelligent,
Arezki Mellal réussit le tour de force subtil et dynamique
d'une promenade à la lisière entre clichés
et réalités d'Afrique. Fluide et comique, cette
petite somme alerte et clairvoyante convoque ainsi les tam-tams,
les enfants soldats, l'islamisation, la faillite du politique,
les guerres civiles, la misère... mais aussi le répugnant
opportunisme des Blancs, la maladresse "bourgeois-bohème"
et la vanité des ONG, l'incompréhension, voire
le mépris des Occidentaux...
Tout cela étant sous-tendu par un drame humain, par
une confrontation existentielle ionescienne, qui dit avec
justesse et retenue tout ce que nous perdons en maintenant
l'Afrique dans le malheur : car le Blanc vieillit, tandis
que l'Africain est éternel. Une pièce profonde
et sympathique.
N. Cavaillès(déc.
2006) |
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L'éditeur |
Teacher Man de
Frank McCourt, traduit de l’anglais
par Laurence Viallet, Belfond, 2006
On se souvient des Cendres d’Angela,
premier opus autobiographique poignant de l’Irlando-américain
McCourt, qui revenait sur son enfance misérablement
catholique. Dans ce troisième (et dernier ?) volume,
l’auteur relate son parcours chaotique de jeune enseignant
dans les années 1960, au cœur des quartiers défavorisés
de Brooklyn. Ses déboires s'accompagnent de découvertes
pédagogiques que personne n'enseigne aux professeurs
débutants et les méthodes très empiriques
qu’il élabore ou improvise, année après
année, pour « capter l’attention »
d’élèves blasés ou peu doués
(les adolescents américains ? une « espèce
dangereuse »...) ne fonctionnent pas toujours.
On prend un grand plaisir à suivre ses mésaventures
et ses petits bonheurs, ponctués de constats accablants
ou de questionnements en suspens. C’est en tout cas
grâce à ces années difficiles que l’auteur
a su trouver sa voie : raconter des histoires… ce qu’il
fait ici à merveille, avec drôlerie et détachement,
dans une langue fluide et très spontanée, sans
craindre de parfois se montrer sous un jour peu glorieux…
B. Longre (déc.
2006)
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L'éditeur |
Romans II (Œuvres complètes
III) de Raymond Queneau,
Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 2006.
Il était prêt depuis un moment, ce deuxième
(et dernier) volume des romans de Queneau ; il ne restait
plus qu’à le livrer au public, et c’est
enfin chose faite, à la grande satisfaction de celui-ci.
Chaque « éditeur » a accompli comme il
se doit sa tâche d’établissement, de présentation
et d’annotation des textes : Exercices de style,
qui n’est pas vraiment un roman mais qu’il fallait
bien loger quelque part, donc avec les écrits narratifs
(E. Souchier), Loin de Rueil (D. Delbreil), Saint
Glinglin (J.-P. Coen), Le dimanche de la vie (P.
Gayot), Zazie dans le métro (P. Gayot), Les
œuvres complètes de Sally Mara (J.-Y. Pouilloux),
Les fleurs bleues (A.-M. Jaton) et Le vol d’Icare
(H. Godard) ; le tout
est précédé d’une préface
(« Queneau et la fiction ») fort éclairante
du maître d’oeuvre Henri Godard.
La chronologie est accomplie, la boucle est bouclée,
et maintenant presque tout Queneau, avec notices, notes explicatives,
quelques variantes, documents et « parerga »,
est à la disposition des lecteurs. Voilà de
quoi se réjouir. Reste à finir le travail avec
les essais, le théâtre, les scénarios
et autres textes plus ou moins inclassables. Espérons
que nous n’attendrons pas la Saint Glinglin. J.-P.
Longre (déc. 2006) |
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L'éditeur
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Aux petits oignons ! d’Orlando
de Rudder, Larousse, 2006
Ce dictionnaire sous-titré « cuisine et
nourriture dans les expressions » témoigne
à la fois de la vitalité et de la richesse de
notre langue, et de la qualité jamais démentie
de la collection « le souffle des mots », dans
laquelle d’Orlando de Rudder signe aussi In
Vino Veritas. L’auteur, justement,
affirme d’emblée son amour des bonnes choses,
qu’elles soient littéraires ou culinaires –
« la nourriture de l’esprit est comme celle
du corps » - et on trouvera ici de quoi être
rassasié. Chaque entrée (ingrédients,
plats, mais aussi ustensiles ou manière de cuisiner)
de cet amusant dictionnaire débute sur une explication
étymologique, puis suivent les expressions elles-mêmes,
métaphores et images anciennes ou encore usitées
au quotidien. L’érudition de l’auteur paraît
sans limites et les multiples anecdotes ou les ébauches
de recettes qu’il affectionne rendent la lecture forcément
savoureuse.
B. Longre (déc. 2006)
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L'éditeur
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XXe siècle, la grande mutation
des femmes chinoises, de Danielle Elisseeff,
Bleu de Chine, 2006
Ce passionnant ouvrage retrace tout un siècle au féminin,
100 ans qui forment un pont entre le passé et le présent
; pays « fondamentalement agricole »
au tournant du siècle, et pourtant secoué par
de nombreux courants réformateurs qui prônaient
le changement, la Chine d’aujourd’hui est encore
pétrie de paradoxes (entre totalitarisme et libéralisme)
– et le statut des femmes actuelles en est l’un
des exemples les plus marquants, le décalage se creusant
entre l’égalité prônée par
les dirigeants et les inégalités du quotidien,
entre volonté d’émancipation et retour
partiel au foyer. Sans manquer d’érudition et
d’analyses détaillées, cet essai, jamais
rébarbatif, est une fresque vivante et authentique,
ponctuée d’anecdotes et d’exemples empruntés
à la vie quotidienne des décennies étudiées
; un livre essentiel pour qui veut comprendre comment s’est
développé et continue de « muter »le
pays le plus peuplé de la planète.
B. Longre (déc. 2006)
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L'éditeur |
La Mosaïque du fou de
Sylvie Huguet, D’un Noir si bleu, 2006
En dix nouvelles, Sylvie Huguet nous fait traverser bien
des mondes intimes, et rencontrer des personnages solitaires
qui tous ont en commun un certain penchant morbide, une tendance
à se rapprocher inéluctablement des portes de
la folie ou à y sombrer sans espoir de rémission.
La plus terrifiante de toutes est peut-être Le Cri,
le récit d’une emprise, quand la fascination
( fatale) que le narrateur éprouve pour le célèbre
tableau de Munch l’incite à se rendre à
Oslo. D’autres récits, souvent en lien avec l’art,
basculent dans le fantastique ou l’hallucinatoire, telle
La dernière toile ou Agonie. On s’arrêtera
aussi sur une série de brefs tableaux intitulée
Névroses, qui illustre différentes
pathologies, en écho avec Camouflage, l’histoire
d’un effondrement psychique. Des histoires grinçantes
ou glaçantes, mais toujours réjouissantes, qui
parlent avec finesse de l’angoisse d’être
humain et de celle de la mort, toujours présente en
creux, au cœur des choses.
B. Longre (déc. 2006)
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Cahier d'exercices de
Frédéric J. Duval, Ligeia Editions,
2006.
Une série de petits faits tout simples racontées
99 fois, en autant de styles différents : on connaît
bien le principe, depuis les Exercices de style
de Queneau (voir par exemple et notamment Le
style mode d’emploi de Stéphane
Tufféry). D’ailleurs, l’auteur ne cache
pas sa référence, puisqu’il dédie
son volume à Queneau, et que le sous-titre en est «
Nouvel Exercice de Style ». Paternité revendiquée,
donc, pour un renouvellement de ce que l’on peut maintenant
considérer comme un véritable genre littéraire.
Le narrateur est ici pris au saut du lit, et son départ
matinal est marqué par des méprises et des rencontres
bizarres, jusqu’à ce qu’il attrape de justesse
l’autobus S (autre clin d’œil quenien). Au-delà
de l’anecdote, ce sont évidemment les 99 variations
qui font l’intérêt du livre : depuis «
En retard » jusqu’à « Charade »,
on se réjouit des ressources de la langue française
et de leur exploitation. Et l’écolier Frédéric
J. Duval s’est sans doute bien amusé en remplissant
son cahier. J.-P. Longre
(déc. 2006)
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L'éditeur |
Lucarnes de Jeanne
Bastide, L’Amourier, 2006
Lucarnes se compose d’une
trentaine d’ouvertures exquises et minuscules sur des
ailleurs variés et des êtres aimés : une
grand mère, un grand père, une petite fille,
la belle Augusta... Ce fascicule atomisé en petits
chapitres, frères des poèmes en prose, est aussi
une broderie fine et légère travaillée
comme celle de la grand mère : « Pour faire
des jours, il faut précautionneusement enlever des
fils de la trame – un par un – avec une aiguille
ou des ciseaux à broder – pointus. Ne reste de
la toile que la chaîne – une grille (...) Ainsi
faire des jours c’est faire entrer la lumière
dans une toile – un drap, un mouchoir, un oreiller,
un chemisier...» Une ouverture déclinée
de multiples façons : « La fenêtre
ne donne pas naissance au jour. Elle le laisse passer / Le
carrelage de l’église était noir et blanc.
»
Jeanne Bastide peint avec une extrême délicatesse
des miniatures légères et vaporeuses pleines
de fraîcheur et de tendresse. Avec elles, le lecteur
s’envole sur des nébuleuses éblouissantes
en ôtant le voile de l’habitude qui l’empêchait
de savourer le réel.
A. Forest-Abou Mansour (déc.
2006) |
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L'éditeur |
Le chien tchétchène de
Michel Maisonneuve, Actes Sud, Babel Noir
2006
Le périple d’Arios
nous avait enchantés. Dans un tout autre registre,
Le chien tchétchène, situé dans
une cité marseillaise (toujours la Méditerranée…),
sous couvert de polar alerte et d’aventure aux multiples
rebondissements, est une belle fresque urbaine, humaniste
et pluriculturelle (on pense entre autres à Pennac),
portée par des personnages souvent très attachants
: une vieille dame tchétchène (la victime, dont
le fils, resté au pays, résiste à l’oppresseur
russe), son voisin – un ébéniste grec
retraité, affublé d’une fougueuse fille,
un ancien truand qui joue à l’Indien (pour de
vrai…), un journaliste porté sur la boisson,
deux grotesques espions russes, un clandestin tchétchène,
etc. Sans oublier Hassan, le fameux chien après lequel
tout le monde semble courir. Dachi El Ahmed, philosophe solitaire,
domine tout ce petit monde en effervescence avec le détachement
du sage – du moins le tente-t-il… Sans céder
aux clichés du genre, Le chien tchétchène,
ancré dans des réalités urbaine et politique
préoccupantes, conserve une cocasserie douce-amère
que Dachi incarne à merveille. B.
L. (déc. 2006) |
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L'éditeur |
La tête du professeur Dowell
d’Alexandre Beliaev,
traduit du russe par Aselle Amanaliévé-larvet,
langues et Mondes, L’Asiathèque, 2006
Quand Marie Laurane est embauchée comme assistante
par le sévère Professeur Kern, elle ne se doute
pas qu’elle pénètre dans un univers dangereux
: celui d’un mégalomane, d’un cynique Docteur
Frankenstein qui ne songe qu’à sa propre gloire,
sans se soucier de la vie d’autrui. La jeune femme accepte
pourtant de s’occuper de la « tête »
vivante qui séjourne dans le laboratoire de Kern, une
tête ayant appartenu à son ancien confrère,
le Pr Dowell… un scientifique dont Kern a encore besoin
pour mener à bien ses terribles expériences.
Beliaev (1884-1942), prolifique auteur, propose une œuvre
inspirée, un étonnant roman de science-fiction
pourtant ancré dans un réalisme scientifique
qui flirte évidemment avec la veine fantastique. Il
y interroge les interactions entre la matière et l’esprit
et les relations que le corporel entretient avec l’âme
: peut-on se passer d’un corps ? Vivre comme un pur
esprit est-il vivable ? « Ayant perdu mon corps,
j’ai perdu le monde », confessera Dowell.
B. Longre (déc. 2006) |
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