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Paraissent
en français en janvier 2008 (Diable Vauvert) Porno
(la suite de Trainspotting) et
Recettes intimes de grands chefs
(son dernier roman), tous deux traduits de l’anglais par Laura
Derajinski.
www.audiable.com
Horreur et compassion
Irvine Welsh,
jeune auteur écossais en vogue, est devenu célèbre grâce à l'adaptation
pour le grand écran de son premier roman Trainspotting
(réalisé par Danny Boyle). Son deuxième roman, Marabou Stork
Nightmares, est moins connu, mais tout aussi poignant et
convaincant : personnages dépravés et/ou désespérés, réalisme brutal
et amer teinté d'infimes notes d'espoir et d'humanité, langage parfois
cru et direct et typographie chaotique.
L'histoire de
Roy Strang (par lui-même, dans un long monologue intérieur) est
parsemée de querelles familiales, de complexes physiques, de peurs,
d'abus sexuels et de violences diverses et sa réussite scolaire
ne parvient pas à le sauver de ce cauchemar : histoire cruelle mais
ordinaire, compte tenu du contexte social. Néanmoins, l'originalité
du roman tient plus à sa structure qu'au contenu. Le récit, à la
façon d'un puzzle, est en effet composé de plusieurs monologues
qui s'enchevêtrent et se recoupent : un Roy comateux, sur un lit
d'hôpital, nous livre ses souvenirs, ses rêves et son aventure au
plus profond de l'Afrique à la recherche d'un terrible prédateur,
le Marabou Stork. Le lecteur, tout d'abord dérouté, apprend
à s'y retrouver en partie grâce à la typographie, la disposition
sur la page précisant concrètement la pensée du narrateur.
L'obsession
de Roy à vouloir exterminer l'oiseau est liée au fait qu'il est
à la fois victime et coupable et que seule cette quête peut l'amener
à la rédemption de ses actes. Malgré ses capacités à ironiser et
à pourfendre la bêtise humaine, l'auteur montre une grande compassion
envers certains de ses personnages et c'est aussi en cela que ce
roman est remarquable.
B.
Longre
(septembre 1999)
Pour ceux qui
ne connaîtraient pas l'auteur, je conseille aussi les trois récits
regroupés sous le titre Ecstasy, excellente synthèse
du "label" Welsh.
Il est recommandé, dans la mesure du possible, de lire Welsh dans
le texte : même une traduction de qualité ne peut rendre en Français
certains dialogues ou récits à la première personne dans lesquels
l'argot écossais fleurit et où l'accent est reproduit phonétiquement.
(Certaines éditions américaines contiennent même un lexique !)
Trainspotting, 1993. Traduit en français
( l'Olivier, 1996 / Le Seuil, poche, 1998))
Acid House (short stories), 1994
Marabou Stork Nightmares, 1995
Ecstasy, three tales of chemical romance, 1996, Traduit en
français (éditions de l'Olivier, 1999)
Filth, 1998
Glue, 2001

site
officiel
http://www.irvinewelsh.net
sur
le magazine Spike
http://www.irvinewelsh.com
http://www.spikemagazine.com/0399filth.htm
http://fr.news.yahoo.com/001214/43/s9uv.html
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