du 16 au 23 mars 2002


Centre Culturel
Charlie Chaplin

Vaulx en Velin
  
 
Artistes Dates
PALATINO / Stefano DI BATTISTA quintet Samedi 16 mars
"Le tour du monde en quatre-vingt huit notes "
Trio Antoine HERVE
Lundi 18 mars

SEX MOB /Don BYRON group

Mardi 19 mars
Sangoma EVERETT & Les Nomades du Désert
" Jaleo " de Louis WINSBERG
Mercredi 20 mars : soirée métisse
David S.WARE quartet / Joe LOVANO trio Jeudi 21 mars
Mighty MO RODGERS / Roy GAINES blues band chronique Vendredi 22 mars : Soirée blues
Lionel MARTIN trio / Compagnie LUBAT de Gasconha Samedi 23 mars
 

Un brin de folie, des musiciens hors normes… Voilà une des caractéristiques de cette nouvelle édition du festival A Vaulx Jazz.
A côté des Joe LOVANO, Stefano DI BATTISTA, Aldo ROMANO, Paolo FRESU, Glen FERRIS… A Vaulx Jazz accueillera des musiciens " tendance " d’une scène new yorkaise polymorphe David S. WARE, SEX MOB, DON BYRON ainsi que des groupes allant chercher du côté d’une musique métisse : Sangoma EVERETT et les nomades du désert et le " JALEO " de Louis WINSBERG.
Depuis 15 ans A Vaulx Jazz fait venir des musiciens américains et européens, nationaux et régionaux en essayant de défendre particulièrement le jazz américain actuel. C’est la deuxième fois que David S. WARE vient à Vaulx-en-Velin et la troisième fois pour William PARKER.
" Je ne pourrais croire qu’à un dieu qui danse " disait Nietzsche. Je ne pourrais croire personnellement qu’à un jazz qui prend des risques, qui cherche, et se tient en équilibre sur la corde raide, c’est à dire un jazz libre.
Gilbert Chambouvet (Directeur du Festival)

Centre Culturel Charlie Chaplin
Place de la Nation
69120 Vaulx en Velin
04 72 04 81 18

 

Soirée Blues - vendredi 22 mars 2002

Mighty Mo Rodgers, 20h30

Mighty MO RODGERS, vocals, claviers
Albie BURKS, basse, vocals
Burleigh DRUMMOND, batterie
Jim GIBSON, guitare
Steve GUILLORY, guitare

" Mes chansons parlent de la vie, tout simplement, et quand je joue, je le fais de tout mon cœur, avec toute mon âme " déclare-t-il à la presse, et on le croie sur parole à l'écoute de son album, Blues is my Wailin'Wall, aux rythmes entraînants dominés par sa voix rauque et passionnée, pleine d'humour et de chaleur.

Roy GAINES blues band, 22h15


(c) photo Randy Santos

Roy GAINES, guitare
Glen FREUNDL, claviers
Antonio NEWTON, basse
Wirford CORE, JR., batterie
George PANDIS, trompette
Dean ROUBICEK, saxophone

Dans la plus pure tradition texane à la T-Bone Walker, son mentor, Roy GAINES joue de la guitare blues depuis l'âge de 15 ans. Il sort son dernier disque, New Frontier Lover, en 2000 chez Severn Records, un album qui rend hommage à la grande tradition blues.

C'est une soirée alléchante et variée qui nous était proposée ce vendredi 22 mars à Vaux jazz : D'un côté le blues moderne teinté de soul, de son africain d'un Mighty Mo Rodgers, de l'autre une musique plus traditionnelle d'un des derniers représentants historiques du courant texan-californien, le chanteur/guitariste Roy Gaines.

Un cran au-dessous de sa prestation à Jazz à Vienne en juillet dernier, Mighty Mo Rodgers n'en a pas moins conquis une salle bien garnie, par ses compositions originales pour la plupart tirées de son premier album "Blues is my Wailin' wall" chroniqué dans ces colonnes. Malgré une voix moins assurée qu'à l'habitude, surtout en début de set, ce chanteur puissant, aux influences gospel, nous offrit un spectacle de qualité, bien soutenu qu'il était par deux guitaristes complémentaires, l'un au jeu blues rock sans excès, l'autre dans un style texan proche d'un Freddie King, un bassiste aux lignes épurées et un batteur rocky restant pourtant en totale osmose avec l'univers musical de son leader. Mighty Mo Rodgers sut créer un réel contact avec le public, en l'interpellant, le faisant participer et nous donna en prime un morceau de son nouvel album prévu pour septembre prochain, un blues-soul des plus créatifs, attestant de ses qualités de compositeur.

Vint ensuite la tornade Roy Gaines : C'est un véritable show que nous offrit ce gamin de 65 ans qui enthousiasma la salle par ses sauts de cabri, tournoyant autour de lui-même, jouant de la guitare couché sur le dos ; n'omettons pas pour autant ses qualités de guitariste au jeu cinglant et virulent typique du Texas et une voix à la T.Bone Walker, son Everyday I have the blues en était surprenant de similitude ; aucun temps mort, blues lent inspiré, shuffle énergique, bluesfunk entraînant, blues-jazz, l'éclectisme fut de rigueur, et Roy Gaines fit étalage des ses talents de guitariste privilégiant le style texan au style californien, hormis quelques morceaux au swing communicatif où ses phrasés se firent plus fin, plus jazzy pour le bonheur d'une partie du public. Deux rappels mérités pour un Roy Gaines déchaîné, porté par une section de cuivre très au point, un pianiste entre jazz et blues, et un bassiste à la joie de vivre expressive.
Un grand bravo au festival à Vaulx Jazz, pour nous avoir proposé une telle fiche, quand on sait que Roy Gaines n'était pas passé dans la région lyonnaise depuis 1975 !

Régis
(mars 2002)

chronique en ligne

http://www.mightymorodgers.com/

http://www.severnrecords.com/roy

http://www.centrecharliechaplin.com

voir aussi A Vaulx Jazz 2000