
JEAN-PAUL
CÉLÉA (Contrebasse) FRANÇOIS COUTURIER
(Piano)
DANIEL HUMAIR (Batterie)
1/
ADAGIETTO de la Cinquième Symphonie de Gustav Mahler.
2/ CANTICLE WITH RESPONSE
3/ LUCRECIA (du Viol de Lucrèce de Benjamin Britten)
4/ GOOD MOOD
5/ INSTANT
6/ INKI
7/ LUDWIG (Allegretto de la Septième Symphonie
de Beethoven)
8/ TARQUINUS (du Viol de Lucrèce de Benjamin Britten)
9/ CAVATINA
10/ DRAMADRÔME
11/ CANTICLE WITH RESPONSE
Enregistré
en décembre 2006 au Studio de La Buissonne
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Ce
qu’on retient dès les premières notes,
les premières mesures, ce sont la retenue, la pudeur,
un total respect, une grande humilité pendant le
déroulement de la musique, de certaines musiques,
une gravité assumée, sans pesanteur ni emphase,
plutôt un jeu (au sens noble du terme : manière
de faire) constamment sérieux, loin des afféteries
et mixages du Third Stream cher à Gunther Schuller
ou de la « jazzification» d’un Jacques
Loussier… et cela sans une seule seconde d’ennui,
au contraire.
Car
bien entendu, ce sont les interprétations des «classiques»
qui en premier retiennent l’attention : le petit
concerto pour batterie de l’Allegretto de la 7ième
Symphonie de Beethoven, les unissons piano/contrebasse
de l’Adagietto de la 5ième Symphonie de Mahler
et la reprise en boucle finale du thème, l’intensité
dans le Viol de Lucrèce de Britten, l’aspect
tragique du Canticle with Response de John Surman,
la délicatesse du Good Mood de Joachim
Kühn… tout cela grâce au son quasiment
« orchestral » du piano de François
Couturier, à son jeu lumineux, à la profondeur
et la plénitude des interventions de Jean-Paul
Céléa, au drumming allusif, frémissant
ou ardant d’un Humair impérial… bref,
à cette conception à la fois rigoureuse
et libertaire de ce trio tout simplement (!) magnifique
(mais, pouvait-il en être autrement ?).
Incontestablement, l’un des grands disques de cette
année 2007.
Jacques
Chesnel
(septembre 2007) |