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Après
ses deux échecs commerciaux à Hollywood (Double
Team et Piège à Hong Kong), Tsui
Hark est de retour à Hong Kong. Il déménage
pour un nouvel opus qui lui-même "déménage"!
Après le récit de la Genèse, sur un ton
drolatique, en guise de préambule, nous découvrons
Tyler, jeune barman, et Jo, une jeune femme flic et lesbienne.
Sous les auspices de l'alcool, ils passent une nuit ensemble.
Résultat quelques mois plus tard : Jo est sur le point
d'accoucher d'un enfant de Tyler. Ce dernier se met alors
à chercher un emploi plus lucratif afin d'assumer sa
paternité. Il s'engage dans une société
de gardes du corps, fait suffisant pour entraîner le
film sur une pente policière pétrie de scènes
d'action.
Après la Genèse, avec Tsui Hark, il y a le "Big
Bang": à partir de cette trame plutôt dépouillée,
s'enchaînent sans fin les scènes d'actions les
plus extravagantes et les images les plus enflammées.
Au travers s'esquissent quelques rencontres avec d'autres
personnages, dont seulement deux ou trois coordonnées
nous sont livrées (il faut dire que l'on meurt rapidement
chez Tsui Hark). Pure dépense d'énergie, Time
and Tide est un film virtuose en constante apesanteur.
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Au-delà
de la virtuosité, il y a même du génie
dans la caméra de Tsui Hark, ainsi que dans sa manière
de monter ses plans. Rythmes, enchaînements, angles
de vue, accélérations de particules-acteurs
tout cela, et bien plus encore, est à la fois inventif
et léger. Laissez-vous porter par cet univers cinématographique
des plus rares.
Jean-Emmanuel
Denave
(décembre
2001)
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