Biennale du Théâtre Jeunes Publics

Ecriture et mise en scène Christian Carrignon
Création
Théâtre de Cuisine, Marseille

dès 8 ans
durée 1h

8 & 9 juin 2005


au Théâtre Nouvelle Génération
Grande scène

Biennale du Théâtre Jeunes Publics, 2005

Interprétation
katy Deville et Hadi Boudechiche
Scénographie, construction
Patrick Vindimian
Régie, lumières
Sébastien Boutry-Loubié
Costumes : Nina Langhammer
Collaboration à l'écriture
Giulyà Molnar, Schloweick Smartï

Shakespeare, Perrault, ces deux là complotent dans l'ombre. Etrange alliance, leur territoire est la forêt, le poignard leur instrument. Ils parlent de complots à la chandelle, de demeures protectrices, de la pire des morts : celle donnée pendant le sommeil… Ils jettent dans l'arène leurs hérauts, Macbeth et le Petit Poucet. Les spectateurs sont au plus proche de la rencontre... A travers Shakespeare- Perrault, le Théâtre de Cuisine provoque cette collision imprévue entre deux univers, des destins qui s'entremêlent dans un étonnant jeu d'ombre et de lumière.

 

Joëlle Driguez et Louisa Lamouche

chansons
Joëlle Driguez

costumes Sophie Desbordes

TJA/Petite scène
dès 3 ans
durée 45 mn

Lors de la Biennale 2001, Le théâtre de cuisine proposait une autre création, Duo Dodu, théâtre d'objets.


Duo Dodu est une brève et subtile mise en théâtre du conte du loup et des trois petits cochons : une interprétation fidèle à la trame de l'histoire mais aussi débordante de liberté. Deux comédiennes talentueuses jouent tous les rôles : danseuses, chanteuses, loup, cochons, conteuses, montreuses d'objets (de petits cochons de porcelaine, des briques en carton, des ficelles et des tissus...). Car le Théâtre de Cuisine est avant tout un théâtre d'objets poétisés (on ne peut s'empêcher de penser à la démarche de la compagnie Turak), des objets qui évoquent les situations plus qu'ils ne les imposent. Aux chants limpides et doux, succèdent des danses, des mouvements corporels drôles et décalés, des pas et des mimes que l'autre comédienne tente de retranscrire en mots.
C'est en partie grâce à la chaleur et à la simplicité de l'alliance du langage gestuel et de celui du verbe que la reconstruction du conte, une histoire que l'enfant connaît bien, se fait tout naturellement, tout comme l'on peut bâtir une maison de briques... Cette combinaison mots/gestes fonctionne à merveille et permet aux jeunes spectateurs d'appréhender la transition du visuel à ce qui peut être formulé. Un duo gracieux et amusant que les enfants ne cessent ensuite de se remémorer, et qui dépasse ainsi l'espace théâtral pour investir l'imaginaire.

B. Longre (juin 2001)

http://www.biennale-tja.fr/