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Jazz
samedi
12 janvier 2002 à 20h
à
l'Auditorium de Lyon
avec Jazz à Vienne
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Stacey
Kent Quintet
Les
standards revisités par la plus étonnante
révélation jazz vocal de ce nouveau millénaire.
Stacey
Kent, voix
Jim Tomlinson, saxophone
Dave Newton, piano
Colin Oxley, guitare
Dave Chamberlain, contrebasse
distinguée
au BBC Jazz Awards en tant que meilleure vocaliste de
l'année
(juillet 2001)
"Stacey Kent est une révélation.
Personne ne peut se comparer avec elle. Elle possède
le style des grandes dames du jazz telles que Billie
Holiday et Ella Fitzgerald. Et elle chante les paroles
comme Nat King Cole de façon nette, claire,
limpide, presque comme dans une conversation, avec un
phrasé parfait. Et mieux que ça, on n'en
trouve pas."
Jay Livingstone
(parolier, triple lauréat d'un Motion Picture
Academy Award)
chronique
à venir
Renseignements
- réservations
Auditorium de Lyon
04 78 95 95 95
149 rue Garibaldi - 69003 Lyon
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Premier
concert
de la tournée européenne Jam Session 2002.
Terell
Stafford, Brian Lynch, trompette
Jesse Davis, saxophone alto
Harry Allen, saxophone ténor
Peter Bernstein, guitare
Mulgrew Miller, piano
Reginald Johnson, contrebasse
Willie Jones, Alvin Queen, batterie
Né
au Philharmonic Auditorium de Los Angeles, auquel il
doit son nom, le JATP (Jazz at the Philharmonic) a été
créé le 2 juillet 1944 par Norman Granz,
un impresario légendaire du jazz. Son concept
était simple : réunir pour des Jam Sessions
des artistes talentueux et laisser épanouir leur
talent d'improvisateur. Certains de ces concerts donnèrent
lieu à des enregistrements parus sous le titre
de Jam Session à partir de 1954. Des Etats-Unis
au continent européen et au Japon, les concerts
du JATP s'exporteront de 1950 à 1967, date de
leur dernière tournée. C'est en 1999,
sous l'impulsion d'un agent européen, que le
concept des Jam Sessions connaîtra une deuxième
vie, fidèle aux objectifs d'origine fixés
par Normam Granz : présenter dans d'excellentes
conditions de concert, les artistes parmi les plus talentueux
de la génération actuelle du jazz américain.
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Dans
le cadre de "Jazz à Vienne Série",
le concert du samedi 12 janvier 2002 proposait deux formations
de genres très différents. L'avantage de cette
formule est qu'elle permet de rassembler en une soirée
un plus large public, qui, s'il est adepte d'un style musical
en particulier, peut en découvrir un autre aspect par
la même occasion.
Dès
le début de cette soirée, une petite entorse
au " protocole " des soirées Jazz à
Vienne fut notée par les inconditionnels du festival
puisque personne n'est venu présenter les artistes,
le cadre de ce concert et les prochaines manifestations
rien de dramatique me direz-vous, mais cela manque à
ceux qui n'ont pas pu assister aux " propos d'avant concert
" programmés vers 19 heures
ils sont nombreux,
mais ils ont heureusement la possibilité de consulter
Sitartmag !
STACEY
KENT QUINTET
C'est
Stacey Kent et son quartet qui furent choisis pour débuter
cette soirée Jazz dans le grand amphi de l'auditorium
convenablement garni pour une affiche certes prometteuse,
mais sans nom médiatique pour le commun des mortels.
S. Kent arriva donc sans les présentations d'usage
mais elle chanta aussitôt le 3° titre très
swinguant de son avant-dernier album " Let yourself
go " : I won't dance. Cet album, consacré
à l'un de ses idoles de jeunesse, Fred Astaire, fut
le véritable détonateur de sa renommée
essentiellement d'abord anglo-saxonne, puis latino-européenne,
et dont Fréquence Jazz (97.3) diffusa régulièrement
les titres.
S. Kent produisit, avec ses quatre musiciens attitrés,
un concert de qualité, mais qui alterna avec plus ou
moins de bonheur le swing et la ballade, car l'immense scène
de l'auditorium ne se prête pas particulièrement
bien à ce deuxième genre musical mieux adapté
aux clubs ou aux salles de dimensions plus réduites.
D'ailleurs un trop fort effet de réverbération
naturel gêna quelque peu la qualité du son, ce
qui ne fut pas le cas du phrasé vocal parfaitement
clair et limpide de S. Kent. Lors de ses chorus, on vit par
exemple C. Oxley batailler dur avec les boutons de réglage
de sa Gibson ES 165 pour trouver un bon équilibre spectral.
Jim Tomlinson se fit le parfait complice de Madame (son épouse),
avec un son proche du celui du grand Lester Young ! Une grande
satisfaction de cette première partie du concert fut
la finesse du jeu de piano de David Newton qui serait quant
à lui, comparable à celui d'une autre chanteuse
de jazz : Diana Krall. Son
talent crève les sillons de l'album let yourself
go.
S. Kent joua donc avec l'alternance entre les titres de ses
deux derniers albums(Let yourself go et Dreamsville)
avec ses mentors,Dean Martin, Cole Porter ou Fred Astaire,
avec les genres, swing et ballades, dont une excellente interprétation
de bewitched et I'm putting all my eggs in one basket
et même avec différentes combinaisons de
ses musiciens (quintet, trio, et duos) puis termina au premier
rappel par le titre phare de son premier album fétiche,
Close your eyes!
JAM
SESSION 2002
Le
Jam Session 2002 réunit le gratin américain
du jazz
on serait même tenté d'ajouter "
gratin mondial ", car force est de reconnaître
que peu de musiciens européens pourraient revendiquer
le niveau des neuf artistes de cette formation.
Le concept de cette formation ne date pas d'hier (1944) mais
il a été repris en 1999 sous l'impulsion d'un
agent européen, (enfin !) : Norman Granz. Le principe
est remarquablement simple : rassembler les artistes les plus
talentueux de la génération actuelle et leur
permettre d'exprimer au mieux leurs talents d'improvisation,
à tour de rôle sur les plus grands standards,
essentiellement puisés dans le répertoire de
D. Ellington, T. Monk ou autre C. Parker.
Ainsi, cette formation, placée sous la direction et
le jeu très dépouillé de Mulgrew
Miller (dont on avait pu admirer le talent en duo
avec Kenny Barron
dans cette même salle le 1er mars 2001) interpréta
entre autre, Yesterdays, These foolish things
ou bien Bag's groove. Et pour chaque morceau le même
schéma se répétait inévitablement
: la rythmique discrètement soutenue par le chur
des cuivres, installait la grille bien tempérée
du thème choisi, puis en crescendo, chaque soliste
venait à tour de rôle faire un chorus décoiffant.
A ce petit jeu la "vedette" fut sans conteste le
trompettiste Brian Lynch qui époustoufla son auditoire
car même en sextuple croches sa mélodie reste
claire, limpide, avec un vocabulaire musical très riche.
Mais le talent de ce trompettiste ne doit pas cacher celui
de tel ou tel autre de ses compères de tournée
et notamment le souffle profond et puissant du saxophoniste
ténor H. Allen, avec son allure de Stan Getz, qui s'était
déjà fait remarquer à
Vienne le 3 juillet 2001 dans un quintet de rêve
puisque composé de Ray Brown (cb); Hank Jones (p);
Jeff Hamilton (d) et James Morisson (t).
Certains se demandaient pourquoi il y avait deux batteries
et un seul batteur présent : Willie Jones, (et d'ailleurs
aucun dans la première partie !) ; la réponse
vint vers le milieu du concert quant M. Miller présenta
la venue en guest star du grand Alvin Queen. Lui aussi fit
preuve d'une incroyable virtuosité qui ne chercha pourtant
pas à étouffer son alter ego, puis ils débutèrent
ensemble un second morceau par des solos alternés ou
en duos d'une qualité extraterrestre. L'élève
et le maître joutaient aux baguettes de batterie pendant
plus d'un quart d'heure qui aurait mérité l'enregistrement
comme effectué à Vienne par exemple ou dans
d'autres grandes salles.
Comme anecdote, on peut signaler que durant les soli, les
musiciens en attente patientaient à l'écart
de la scène en dansant, en plaisantant ou en discutant
" le bout de gras " puis reprenaient en chur
certaines mesures comme s'ils étaient en répétition
chez eux ou dans un petit club, allaient faire leur chorus
puis reprenaient leurs occupations là où ils
en étaient restés
vous avez dit à
l'aise !
Ce concert fut véritablement un grand moment de jazz
ou plutôt, en regard de cette salle de l'Auditorium
de Lyon, un grand moment de Musique.
François
Gayet
(janvier 2002)

http://www.jazzavienne.com/
Stacey
Kent
http://users.iafrica.com/d/db/dbnfresh/page30.html
http://members.aol.com/staceykent/
http://www.candidrecords.com/staceykent.html
Jazz at the Philharmonic
http://www.allaboutjazz.com/REVIEWS/R1098_18.HTM
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