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Incoercible (soliste, Eric Le Lann) 2/ Western (soliste, François
Thuilliez) 3/ A frail dance (solistes, Denis Leloup et Claudia
Solal) 4/ Cortancyl (soliste, Martial Solal). 5/ Exposition
sans tableau (soliste, Claude Egea). 6/ Lamblike
Enregistrement en décembre 2005
Martial
Solal (piano, compositions), Claude Egea et Eric Le Lann (trompettes),
Lionel Surin (cor), Claudia Solal (voix, texte en 3), Denis
Leloup et Marc Roger (trombones), François Thuilliez
(tuba), Thomas Grimmonprez (percussions), Jean-Philippe Morel
(basse électrique et acoustique)
Exposition
sans tableau
Etonnant
et incoercible Martial ! Toujours le même et toujours
différent à chaque nouvelle prestation, que ce
soit en solo, duo, trio (son mémorable concert avec les
frères Moutin cet été à Juan-les-pins),
quartette, orchestre grand ou petit… les exemples sont
nombreux. Solal tel qu’en lui-même au fil des années,
depuis ses débuts de musicien professionnel en 1945 jusqu’à
aujourd’hui, jusqu’à demain, à l’orée
de ses quatre fois vingt ans (en août prochain). Pour
cela, le travail tous les jours avec la volonté chevillée
au corps de se renouveler à chaque fois, se remettre
en question jour après jour, bref de ne jamais s’endormir
sur des lauriers que le monde du jazz du monde entier lui tresse
depuis un demi-siècle à juste titre.
Cette fois, plus de do avant le déca, le groupe est passé
du douze au dix avec quelque chose de nouveau, le new…
et, remarque-t-on à la première audition, l’absence
de saxophone et l’apparition d’une voix, et quelle
voix, celle de sa fille Claudia (déjà remarquée
dans son duo avec le pianiste Benjamin Moussay dans Porridge
day), donc un « son » différent
bien que l’écriture et les arrangements soient
immédiatement identifiables et parfaitement identifiés.
Pour cela notre Martial inter/national a fait appel à
de nouveaux musiciens (le corniste Lionel Surin, le bassiste
Jean-Philippe Morel) et conservé les fidèles de
longue date (le trompettiste Eric Le Lann,
le tromboniste Denis Leloup).
« J’aime la permanence su tempo, amos aussi
les coupures rythmiques… j’aime la diversité,
la variation », assure-t-il…. et là,
c’est à profusion, jeux savants, entrelacs, jaillissements,
subtilités, swing constant… et je n’emploie
pas tout le vocabulaire employé souvent sur son talent
et qui l’agace un peu, on le comprend.
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Comme
l’écrit si bien Arnaud Merlin dans son texte
d’accompagnement : " le chef renouvelle
avec brio ses procédés, comme s’il
les trempait dans une sorte de révélateur
moderne… plus loin : attendu par les amateurs autant
qu’inattendu dans son contenu, ce nouvel album témoigne
mieux qu’un long discours…" et c’est
pourquoi j’arrête là tout autre commentaire,
en recommandant chaudement ce nouvel opus qui tranche
singulièrement avec la nouvelle mode dans laquelle
se sont engouffrés certains plus jeunes musiciens
avec plus ou moins (et plutôt moins) de bonheur.
Martial
Solal ou la permanence de la jeunesse !
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Jacques
Chesnel
(novembre 2006)
Jacques
Chesnel, membre démissionnaire de l'Académie
du Jazz, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le jazz dont
Le Jazz en quarantaine, 1940-1946 (Isoète) et
Les Grands Créateurs de Jazz avec G.Arnaud (Bordas)
; il a été consultant et auteur pour l'Encyclopédie
Encarta sur CD-Rom.
Peintre, il prépare une rétrospective de 50 années
de peintures inspirées par le Jazz.
www.jazz-chesnel.com

http://www.nocturne.fr/default.cfm
voir
aussi
Martial Solal & Eric Le Lann - Portrait
in Black and White (Nocturne)