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Papotage dans la plaine russe
Premier
long-métrage de Gennady Sidorov, Les Petites
Vieilles est un film de facture classique témoignant
d’un belle maîtrise de la caméra. Nous sommes
ici dans un petit village perdu dans la grande Russie, isolé
dans la plaine immense, sans électricité, et habité
par une bande de petites vieilles pour le moins énergiques
; le seul homme du village est un trisomique. La vie est simple,
agraire, paisible... et pourtant, il s’en passe, des choses
!
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Histoire
de couples, de politique, visite d’un petit-fils acteur
à Moscou qui traverse une crise existentielle, passages
de soldats haut en couleurs, voilà de quoi renouveler
encore et encore le papotage des vieilles, voilà de
quoi faire valoir leur regard expérimenté...
Elles ont un avis sur tout. Toutes ont un lourd passé,
une histoire à raconter ; toutes pourraient se plaindre
de leur misère ; mais ces vieilles, rapidement attachantes,
ont un énergie à l’épreuve des
ans, et si elles doivent s’enterrer les unes les autres,
elles ne le font pas aux dépens de leur profonde joie
de vivre. |
Les
choses se corsent lorsqu’une famille tatare - père,
mère, grand-père, et deux filles particulièrement
jolies - vient s’installer dans une maison vide au village.
Devant ces tapis, ces longues robes, cet exotisme musulman, les
vieilles sont d’abord réticentes, mais les horizons
russes et la réconfortante vodka, qui coule à flots,
arrangent bien des crises. Les vieilles aiment trop la vie pour
ne pas aimer la partager !
Disputes,
franches rigolades et poésie sont au menu de ce film simple,
drôle, et résolument tonique. Même là
où il ne se passe apparemment rien, le happy end est possible
!
Nicolas
Cavaillès
(novembre 2004)

http://ny.miff.ru/eng/films/11/
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