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Un
conte aux illustrations candides, pour moyens et grands.
Un commerçant,
qui élève seul ses trois filles, exauce leurs vœux
en leur rapportant de ses voyages des cadeaux précieux, mais
Rose, la cadette, n’obtient pas le haricot bleu tant désiré.
Le père dépité ne sait qu’entreprendre
quand entre en scène « Ah ! », le soupir
« personnifié » émis par la jeune
femme.
Ah ! remet la plante au commerçant en échange d’une
promesse : le haricot planté donne 365 graines, puis, au
bout d’un an, Ah ! revient, emportant avec lui la jeune fille
- le père avait donné sa parole et « la
parole de l’homme est une ».
Rose est enviée de ses sœurs car elle vit désormais
dans un palais ou l’on exauce ses désirs au prix d’un
grand sommeil. Un soir cependant, par ruse, elle aperçoit
le prince du royaume des soupirs et voilà qu’ils deviennent
« officiellement amoureux ».
Mais, par une curiosité déplacée, Rose ôte
au creux de l’aisselle du prince la plume qui lui apportait
souffle de vie. Celui ci plonge alors dans un grand sommeil. Pour
se punir, Rose formule le souhait d’être « vendue
au marché aux esclaves ».
Rose va traverser beaucoup d’épreuves au cours desquelles
elle prouvera sa bonne foi, sa rigueur, son intégrité,
et vaincra ses propres peurs. Grâce à une ultime bonne
action, elle se retrouve en possession de la plume magique, avec
laquelle elle redonnera vie à son prince, en sachant que
« la vie ne tient qu’à si peu de chose, la vie
n’est qu’un soupir… ».
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Marjane
Satrapi nous surprend, dans ce roman inspiré de la
tradition persane, par son humour extravagant qui sauve ce
conte moderne d’un classicisme rébarbatif. Dans
cette quête de soi, l’auteure donne à son
héroïne la liberté d’agir et d’être
actrice de sa propre liberté. Les épreuves traversées
par Rose sont multiples, et révélatrices de
la cruauté et de la culpabilité des êtres.
Mais les deux héros reviendront symboliquement à
la vie après en avoir perçu la fragilité.
Un ouvrage aux sens multiples qui sert le domaine du conte
pour mieux le « désamorcer ».
Cendrine
Genin
(mai 2005)
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Cendrine
Genin,
après des études de philosophie et de lettres, a suivi
une formation de libraire ; une passion totale pour la littérature
jeunesse ainsi que pour la danse l’ont incitée à
collaborer à Sitartmag, depuis 2000 ; l'écriture est
son autre domaine de prédilection et elle compte pouvoir
prochainement faire partager son univers à de jeunes lecteurs.

dans
la même collection : Sept
petits porcelets de D. de Monfreid
http://www.brealjeunesse.com/
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