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avec Max
Von Sydow, Chiara Caselli, Stefano Dionisi, Gabriele Lavia.
Après
Le Fantôme de l'Opéra et quatre ans
d'absence, le cinéaste baroque est de retour avec Le
Sang des Innocents sur les mains. Un retour très
attendu par les aficionados (dont nous sommes), tout comme il est
question de "retour" dans ce film : en 1983, Le Nain frappe
trois fois, trois meurtres de femmes, trois coups pour ouvrir la
scène. Puis il entre en léthargie, l'enquête
est bouclée semble-t-il : on le retrouve mort dans le lit
d'une rivière.
Dix sept ans après, une prostituée est sauvagement
assassinée, la série reprend
Les enquêteurs
suspectent à nouveau Le Nain, même mort. Son fantôme
rôde, à moins qu'il ne s'agisse de son "copycat",
autrement dit d'un imitateur.
Giacomo avait douze ans lorsqu'il a été le témoin
du meurtre affreux de sa mère. En 2000, il en a trente et
reste hanté par le tueur en série, la scène
primitive. Le Sang des Innocents est aussi une histoire
de famille, oedipienne. Amnésie, retour du refoulé,
anamnèse qui permettra de dévoiler le coupable.
| On
reparle à nouveau du Nain, aussi Giacomo revient à
Turin pour le traquer, le démasquer. A ses côtés
: l'inspecteur à la retraite Ulysse Moretti, chargé
de la première enquête. Comme à l'accoutumée
chez Dario Argento, les investigateurs sont "décalés"
: un jeune homme à la mémoire hantée, un
flic vieillissant, solitaire, usant de vieilles méthodes
(la logique, la psychologie, l'intuition) et rejetant les techniques
modernes (écoutes téléphoniques, tests
ADN,
). Comme Ulysse, éternelle légende grecque,
Dario, le Romain, n'a pas changé : mêmes mises
en scènes virtuoses et efficaces de la peur (la scène
du train est époustouflante), mêmes lumières
un peu délavées et intemporelles, même type
de bande-son entêtante et terriblement efficace, et l'érotisme
omniprésent, se réfugiant bientôt dans les
bras de la mort
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Argento revient
à ses premières amours : le "giallo", désignation
italienne de la série noire. Son cinéma est toujours
aussi libre et passionnant.
Jean-Emmanuel
Denave
(mars 2002)

http://sinart.free.fr/websf/dario%20argento.htm
http://www.lefantastique.net/cinema/dossiers/argento/femme_argento.htm
http://my.en.com/~tmr/argento.html
http://www.argento.vervost.de/
http://www.revok.com/film/dario.html
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