|
| samedi
5 et dimanche 6 novembre 2005
de 11h à 19h (entrée libre et gratuite)
Cette
année, une cinquantaine d'éditeurs indépendants,
de France et d'ailleurs, et une quinzaine d'illustrateurs
d'albums pour la jeunesse viennent à la rencontre de
leur public. Le Salon de Saint-Priest se veut être un
lieu privilégié d'échanges et de découvertes
où, entre expositions, animations et table-ronde, professionnels
et amateurs s'interrogent sur la place de l'image dans le
livre, sur le livre plaisir des yeux et de l'esprit, sur la
vie des livres dans notre quotidien.
Le
site du salon
|

|
Expositions
La
petite soeur de Kafka - lire l'article
les originaux du livre de François David et d’Anne
Herbauts (Esperluète, 2004)
Sur le Salon, et du 8 au 26 novembre 2005, à la Médiathèque
de Saint-Priest
"Dessine
moi un Éléphant"
par les éditions Sarbacane – octobre
2005 : Un projet de bestiaire monté autour d'un collectif
d'illustrateurs contemporains. Unique contrainte, pour tous, le
même thème : Dessine moi un éléphant.
Textes de François David.
Les
éditeurs invités...




et
aussi...

| 
L'éditeur |
La
petite sœur de Kafka
de François David, dessins d’Anne Herbauts
Esperluète, 2004
Ce récit
singulier s’adresse à tous car le destin d’Ottla,
qui vécut ce que son célèbre frère
n’avait fait que pressentir, est ici raconté
par François David avec simplicité et sobriété
– ce qui ne lui ôte en rien son aspect émouvant.
L'auteur nous dit que « déjà petite
», Ottla « se permettait de dire sa pensée,
de tenir tête. » C’est ce qu’elle
fit en bravant l'autorité paternelle afin d'épouser
un catholique - puis en divorçant de ce dernier pour
ne pas connaître un sort plus favorable que les autres
membres de sa famille, déportés ; c'est ce qu'elle
fit encore, jusqu’au bout, quand elle choisit librement
sa mort, en rejoignant « un convoi d’enfants
qu’on menait à la chambre à gaz. ».
Beau geste de désespoir ? On aimerait peut-être
en savoir davantage, mais le récit, volontairement
incisif, tend vers ce dernier sursaut de volonté et
de libre-arbitre ; les illustrations d’Anne Herbauts
accompagnent Ottla jusque dans son ultime sacrifice, quand
la noirceur de l’âme humaine prend le pas sur
la silhouette peu à peu accablée de cette petite
sœur si valeureuse.
B. Longre (février 2005) |

|