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| Costumes
Jean-Pierre Vergier ; lumières Georges Lavaudant ; son
Jean-Louis Imbert ; maquillages Sylvie Cailler ; chorégraphie
Jean-Claude Gallotta ; assistante aux costumes Laurianne Chenel
; assistante à la chorégraphie Anne-Marie Moenne-Loccoz
; réalisation du décor Atelier de l’Odéon
– Théâtre de l’Europe et l’équipe
technique de l’Odéon – Théâtre
de l’Europe. Avec
Astrid Bas, Babacar M’baye Fall, Ariel Garcia Valdès,
Georges Lavaudant, Céline Massol.
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Théâtre
National Populaire
8 place Lazare-Goujon
69627 Villeurbanne Cedex
tél. location et billetterie
04 78 03 30 00
http://www.tnp-villeurbanne.com
Production
Odéon – Théâtre de l’Europe
; MC2 : Maison de la Culture de Grenoble.
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Bagatelle macabre entre vieux amis
Les intentions
peuvent être bonnes, la réalisation soignée,
l’esprit honnête – et le plaisir… précoce.
Réduire Richard III à
quelques tirades, pour une heure de spectacle assurément
réussie, et fidèle à William dans son infidélité
à Shakespeare – c’est tout de même charcuter
Richard III, avec une audace qui présente
toute la vanité d’une jolie égratignure sur
le cadavre textuel du génie anglais – comme un beau
petit graffiti sur une patte arrière du Sphinx. Le montage
de Carmelo Bene (1937-2002), digne représentant
d’une modernité qui n’est que fragmentaire et
commentaire, restitue bien les passages les plus fameux, les plus
magistralement cyniques de la pièce, mais le rythme ludique,
accéléré s’il en fut, occasionne au mieux
un sourire (digne des tragédies grecques de la Négresse
blonde), et ne donne guère au spectacle le temps de
marquer les esprits.
Nul n’osera
pourtant ânonner bêtement : « c’est
un peu court, jeune homme », tant la mise en scène
expérimentée de Georges Lavaudant
et le jeu d’Ariel Garcia Valdès, retrouvant
le Richard III histrionique et névrosé qu’il
a incarné avec succès en Avignon il y a plus de vingt-cinq
ans, parviennent à allier audace et grand talent, avec moins
d’écarts regrettables que d’excellentes trouvailles
– à l’instar de la bande-son, centrale, qui fait
alterner le très fade (funk plat, soupe italienne) avec le
très puissant (cordes siciliennes, expériences baroques,
envolées tonitruantes), pour donner toute son ampleur au
banquet de verre, comique et malsain, qui tient lieu de tous les
lieux de la pièce. Tandis que la tragédie et sa débauche
de cadavres sont reléguées dans un lointain hors-scène,
on vitupère à table, on danse ses traumatismes, on
déclame du Shakespeare in ze text – moins
pour l’apprécier, moins pour donner à voir,
que pour rendre hommage et s’amuser. Heureusement que Shakespeare
a de l’humour…
Nicolas
Cavaillès
(février 2006)
http://www.fondazionecarmelobene.it/
http://www.theatre-odeon.fr/public/document/biograph/bene.htm
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