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Zarza, une jeune
femme solitaire, se contente de l'existence morne et routinière
qu'elle s'est construite, entre son petit appartement triste et
la maison d'édition où elle travaille comme correctrice,
spécialisée en histoire médiévale. Mais
un matin, le passé la rattrape sous la forme d'un coup de
téléphone anonyme : "Je t'ai retrouvée",
lui annonce l'homme qu'elle pensait avoir effacé de sa mémoire
engourdie. Son premier réflexe, la fuite ; mais elle comprend
qu'il lui faut retrouver et enfin affronter celui qui la pourchasse
et la terrorise.
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Ce
roman est bâti sur une période de vingt-quatre
heures et durant cette trop longue journée, Zarza,
tout en revenant sur les lieux du passé qui l'obsède
encore, se remémore son enfance entre un père
plutôt pervers et une mère dépressive,
dans une grande maison sinistrement poussiéreuse ;
son frère jumeau, Nicola, son alter-ego, sa soeur Marina,
froide et distante et son petit frère Miguel, un enfant
attardé mais attachant, le seul contact qu'elle garde
encore avec cette famille déséquilibrée.
Elle se souvient aussi du monde des barbares qui l'avait "aspirée"
dans sa jeunesse, du territoire invisible mais bien réel
de la "Reine Blanche", un univers maudit auquel
elle avait pu s'échapper.
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Les thèmes
abordés dans ce roman (qui se veut être une quête
identitaire) sont plutôt bien développés, et
l'on appréciera l'analogie qui s'établit entre la
quête de Zarza et la légende du Chevalier à
la Rose de Chrétien de Troyes (ouvrage sur lequel Zarza travaille),
dans laquelle deux frères s'aiment pour mieux se déchirer
ensuite. Mais le reste de l'ouvrage est plutôt décevant
; le suspense tant attendu à du mal à se mettre en
place, et l'ensemble est une laborieuse succession d'intrusions
dans la conscience instable de Zarza, un personnage qui manque véritablement
d'épaisseur. En fait, tout se passe comme si l'auteur péchait
par excès de zèle, appuyant chaque événement
et pensée de longues explications inutiles, de multiples
questionnements et de répétitions qui alourdissent
la prose. Tout nous est asséné de façon démesurément
explicite, sans dilution, de telle sorte que notre attente est réduite
à néant et notre intuition de lecteur "pensant"
devient une compétence inutile ici ! L'intrigue ainsi dépouillée
de tout non-dit est bien frustrante et notre imagination bien malmenée...
B.Longre
(juillet 2002)
Rosa
MONTERO est née à Madrid et a étudié
la psychologie et le journalisme. Elle travaille depuis 1976 au
journal El Pais, dont elle a dirigé le supplément
hebdomadaire avant d'y tenir une chronique. Elle a remporté
différents prix littéraires et publié de nombreux
romans, des essais et des biographies.

Editions
Métailié
http://www.metailie.info/
http://www.rosa-montero.com/
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