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Théâtre
des Jeunes Années, Lyon 9e
renseignements et location : 04 72 53 15 15
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en
tournée 2002
11-12
janvier CLAMART (92) Centre Culturel Jean Arp
15-17
janvier VANNES (56) - Palais des Arts
7-8
février VILLEFONTAINE (38) Centre Simone Signoret
23
février - 1er mars AMIENS (80) - Comédie
de Picardie
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Savoureuse compilation
épique, satirique et gaie, d'abord écrite en langue
romane, Le Roman de Renart a traversé les âges
depuis le XIIe siècle, époque à laquelle les
différentes branches en ont été rassemblées.
Il n'est donc point étonnant de retrouver sur une scène
du XXIe siècle la mise en théâtre des aventures
de Renart, qui n'a de cesse que de tourmenter, tromper ou cocufier
ses semblables : pourvu d'une ruse incomparable (l'arme des faibles)
que la conscience populaire a toujours bien voulu lui prêter,
le goupil et ses méfaits font rire les enfants : Les personnages,
excepté les trois louveteaux d'Ysengrin, sont tous des animaux
déjà grands, et les farces jouées à
Tibert, Tiécelin ou Ysengrin sont si cruellement drôles
que le public entier les apprécie : les fables s'adressant
ainsi à tous, la volonté de transfomer la marionnette
en art adulte est ici manifeste.
Les marionnettes
paraissent d'autant plus authentiques qu'elles ressemblent à
de vieilles peluches usées, un peu mitées, au regard
expressif et aux mines tour à tour étonnées,
rageuses, contrites ou sournoises, tant et si bien que l'on en oublie
peu à peu les marionnettistes et les marionnettes elles-mêmes.
La réussite de l'ensemble doit aussi beaucoup à l'originalité
de la mise en scène : dans un décor évoquant
une pauvre habitation, deux moines copieurs (les marionnettistes,
omniprésents, qui animent habilement à vue leurs nombreux
"comédiens" et contrefont leurs multiples voix),
las d'écrire à la plume les aventures de Renart, se
mettent à les jouer et paraissent inventer les histoires
au fur et à mesure, au gré de leur imagination ou
de leur affection pour tel ou tel personnage.
S'inspirant de la trame du Jugement de Renart, où
ce dernier doit comparaître devant Noble, le roi, afin de
s'expliquer de ses divers crimes, cette adaptation n'hésite
pourtant pas à mêler différents récits
et à les faire se télescoper de façon ingénieuse
: Renart dans le puits, Renart et le Corbeau, Renart et Brun l'ours,
et bien entendu, Renart et Ysengrin, l'ennemi juré, qui l'accuse
d'avoir abusé de son épouse Hersant, la louve ; un
incident qui donne lieu à quelques paillardises (mais dont
le sens échappe aux enfants) qui sont bien la marque de cet
esprit gaulois revendiqué par Le Roman et les Fabliaux, s'opposant
ainsi à l'esprit courtois et chevaleresque ; car ici, c'est
la ruse qui l'emporte, et non la puissance.
Le dénouement, qui jaillit davantage d'un esprit moderne
(souhaitant rendre la parabole plus claire et plus adaptée
à notre époque) fausse un peu le ton d'ensemble du
récit, mais touche les enfants, qui assistent, enthousiastes,
au dernier combat à l'épée : un duel symbolique
qui se transforme vite en bataille de rue, chacun des duellistes
se débarrassant de son armure, retrouvant les instincts animaux
qui existent en tout humain désirant tuer... Car Si le Roman
de Renart juge quelqu'un, c'est bien l'humain et non l'animal.
B.
Longre
(janvier 2002)
Conception
et construction des marionnettes, jeu Michel Klein
Scénographie Gerdi Nehlig
Costumes Jean Duntz
Peintures Jaime Olivares
Mixage, bruitages Pascal Grussner
Lumières et régie Sébastien Small
Collaboration artistique Corine Linden
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Flash-marionnettes
http://www.flash-marionnettes.org/
Goupil
http://perso.magic.fr/relet/StLoup/Image/YSENGRIN.htm
http://home.hiroshima-u.ac.jp/france/tomeI.html
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