Ce chanteur installé aujourd'hui à Marseille en compagnie
de sa femme et de ses trois enfants est un pur produit du ghetto de
Trenchtown (Kingston) où il naquît en 1957. Subissant
rapidement l'influence d'Horace Andy,
il fit ses premières armes avec le chanteur Barry Brown avec
qui il forme les Aliens en 1973. Après avoir remporté
un concours réservé aux jeunes talents, il côtoya
foule de musiciens confirmés (Sugar Minott, Michael Rose) et
enregistra son premier morceau pour le compte du producteur Ossie
Herbert sur le label Hound Dog ; s'ensuit nombre de hits, le premier
en 1978, Ethiopan Kings, dont on peut apprécier
sur ce CD la version longue enregistrée la même année
aux USA, rebaptisée King David, Salomon, Moses.
Regroupant la
période 1975-1980 de Rod Taylor, sa plus fertile, ce CD ne
manque pas de piquant : Généralement en mode mineur,
les morceaux présents peuvent être considérés
comme des classiques du roots reggae, parmi eux, le trépidant
Run Run, l'émotionnel No one can tell about Yah,
tous deux produits par Prince Far I, son premier titre Bad
man comes and goes et sa reprise par le DJ Dillinger,
le détonnant In the right way au riff de guitare des
plus originaux, His imperial majesty, Behold him,
rehaussés d'une section de cuivres renforçant l'intensité
de deux morceaux, fruit de la collaboration avec le DJ Michael
Campbell et qui connurent un franc succès à l'époque.
Après quelques nouveaux enregistrements à l'orée
des années quatre-vingt dans un style plus Dancehall, dont
le puissant Night in september, Rod Taylor se retira de la
scène musicale pour se consacrer uniquement à la culture
de la terre, avant de faire quelques ponctuelles réapparitions
dans les années 90. Une voix à la fois puissante et
subtile à découvrir.
Régis

http://www.patate-records.net
http://www.fluctuat.net/musique/bacs/kingston.htm
http://www.jahmusik.net/oldies/rodtaylor.htm
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