Ethiopian Kings 1975-80
Patate records, 1999


Ce chanteur installé aujourd'hui à Marseille en compagnie de sa femme et de ses trois enfants est un pur produit du ghetto de Trenchtown (Kingston) où il naquît en 1957. Subissant rapidement l'influence d'Horace Andy, il fit ses premières armes avec le chanteur Barry Brown avec qui il forme les Aliens en 1973. Après avoir remporté un concours réservé aux jeunes talents, il côtoya foule de musiciens confirmés (Sugar Minott, Michael Rose) et enregistra son premier morceau pour le compte du producteur Ossie Herbert sur le label Hound Dog ; s'ensuit nombre de hits, le premier en 1978, Ethiopan Kings, dont on peut apprécier sur ce CD la version longue enregistrée la même année aux USA, rebaptisée King David, Salomon, Moses.

Regroupant la période 1975-1980 de Rod Taylor, sa plus fertile, ce CD ne manque pas de piquant : Généralement en mode mineur, les morceaux présents peuvent être considérés comme des classiques du roots reggae, parmi eux, le trépidant Run Run, l'émotionnel No one can tell about Yah, tous deux produits par Prince Far I, son premier titre Bad man comes and goes et sa reprise par le DJ Dillinger, le détonnant In the right way au riff de guitare des plus originaux, His imperial majesty, Behold him, rehaussés d'une section de cuivres renforçant l'intensité de deux morceaux, fruit de la collaboration avec le DJ Michael Campbell et qui connurent un franc succès à l'époque. Après quelques nouveaux enregistrements à l'orée des années quatre-vingt dans un style plus Dancehall, dont le puissant Night in september, Rod Taylor se retira de la scène musicale pour se consacrer uniquement à la culture de la terre, avant de faire quelques ponctuelles réapparitions dans les années 90. Une voix à la fois puissante et subtile à découvrir.

Régis



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http://www.fluctuat.net/musique/bacs/kingston.htm

http://www.jahmusik.net/oldies/rodtaylor.htm