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Traduction
- Jean-Michel Déprats / Assistante à la mise
en scène - Valérie Nègre Décor
- Karin Serres / Costumes - Aurore Popineau / Lumières
- Bertrand Couderc / Son - Philippe Cachia / Musique - Eric
Neveu
Avec
Alban Aumard, Anne Bouvier, Pauline Bureau, Nicolas Chupin,
Florence Giorgetti, Martial Jacques, Régis Laroche,
Marie-Christine Letort, Jean-Luc Revol, Joachim Salinger,
Martine Sarcey, Alexandre Styker, Philippe Torreton
Théâtre
des Célestins
4, rue Charles Dullin
69002 Lyon.
Tel : 04 72 77 40 40 |
Figure
du mal absolu, Richard, un homme infirme et ivre de pouvoir,
hante depuis des siècles l’histoire du théâtre.
Il offre à Shakespeare l’argument de l’un
de ses drames les plus noirs et les plus
incandescents. La barbarie et la sauvagerie de Richard III
sont dictées par une soif intarissable du pouvoir.
C’est cette quête farouche qui fascine les générations
et fait de cette pièce l’œuvre la plus jouée
au monde, avant Hamlet. Seule la distance historique rend
tolérable cette fascination du mal.
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La
suprême crapule du jour
Débauche
de cadavres et de cynisme, Richard III
raconte l’ascension sanglante d’un monstre assoiffé
de pouvoir et de rien d’autre, hâbleur virtuose, fin
connaisseur de la nature humaine, usé aux ficelles du Mal,
ami du Diable et de la Camarde.
Cet immense chef d’œuvre (d’ailleurs la pièce
de Shakespeare la plus jouée au monde), que lui arrive-t-il
dans la mise en scène de Philippe Calvario ? La violence
est bien au rendez-vous, le rythme haletant, et Philippe Torreton
s’avère à la hauteur de sa grande réputation,
en dominant ce Richard III jeune (N. Chupin, M. Muller, Y. Burlot,
s’en donnent à cœur joie), masculin (confrontée
à sa qualité de giron du mal, la femme – F.
Giorgetti avant tout – se perd en malédictions bestiales,
et enterre sa féminité avec sa maternité) et
ludique, dans ses choix costumiers, souvent habiles, comme dans
ses choix musicaux, hélas plus maladroits, au point que la
pièce perd de sa puissance, le parti pris d’un Richard
III canaille, finalement plus amusant qu’amusé, plus
grotesque que fascinant, ouvrant la porte à de menus effets
d’anachronismes trop divertissants pour ne pas nuire à
l’ensemble.
Le spectacle demeure remarquable, avec une excellente utilisation
de l’espace scénique, une esthétique rouge et
blanche très réussie, et un rythme soutenu à
souhait, notamment dans la diction offerte à la traduction
de J.-M. Déprats par l’ensemble des comédiens
– ensemble énergique et valeureux dans lequel il faut
également souligner la présence de Joachim Salinger,
lui aussi à la hauteur de sa célébrité.
Nicolas
Cavaillès
(novembre 2005)

voir
la mise en scène de
Philippe Vincent (2000)
http://www.celestins-lyon.org/programmation/fiches/f5.html
Shakespeare
sur Sitartmag :
Anatomie Titus Fall of Rome
(Shakespeare / Heiner Müller)
Timon d'Athènes
La Tempête
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