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Seule en scène,
Laura Magni raconte aux enfants le conte Vassilissa la belle,
d'Afanasiev : une voix douce, posée, quelques gestes simples
et des mimiques pour évoquer tout à tour la gentillesse
de la petite fille, la méchanceté de la belle-mère
ou la laideur de la sorcière, la baba-yaga. Les enfants,
qui l'écoutent avec attention, ne peuvent détacher
leur regard de la comédienne, de son sourire fragile, hésitant
et de son léger accent italien. Peu à peu, elle passe
du conte à la comédie ; un glissement subtil qui n'échappe
pourtant pas aux jeunes spectateurs : la comédienne, un foulard
rouge à la main, scrute chaque enfant, en quête d'une
petite Vassilissa qui, le temps d'une représentation, voudra
bien jouer le jeu... Après quelques hésitations, une
petite fille accepte qu'un foulard soit noué sur sa tête
et que la poupée de chiffon soit déposée dans
la poche de son tablier ; une petite Vassilissa est née,
plutôt intimidée de se retrouver sur scène,
sous les projecteurs, mais prête à écouter Laura
Magni, qui muliplie brillamment les rôles et les fonctions
: à la fois metteur en scène, confidente, voix de
la poupée et sorcière...
| Le
conte est joué et ainsi raconté de nouveau, cette
fois à deux, de manière doublement savoureuse
pour le public, qui attend avec curiosité de voir comment
la comédienne va maintenir la complicité avec
la petite fille et comment elle évolue, transposée
dans le monde de l'illusion théâtrale : un univers
qui ne pose généralement pas de difficultés
aux enfants, qui "jouent" naturellement ("les
meilleurs connaisseurs de l'art du jeu") ; ce qu'a
bien compris Laura Magni qui, tout en jouant le rôle de
la sorcière, ne cesse de guider la "comédienne"
en herbe, l'encourageant discrètement, la rassurant avec
une patience et une tendresse non-feintes. |
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Le conte choisi
sied parfaitement à ce type d'approche où l'enfant
est véritablement considéré comme une personne
à part entière : car dans ce parcours initiatique
et symbolique (Vassilissa, la petite orpheline, pour "gagner"
le feu de la baba-yaga, doit surmonter des épreuves et travailler
pour elle), le courage que le personnage doit déployer s'apparente
à celui dont la petite fille a besoin pour évoluer
sur scène.
Cette courte pièce est merveilleusement bien montée
et Laura Magni, à l'écoute des enfants, contrainte
d'improviser légèrement pour suivre sa jeune co-équipière,
fait montre d'une intuition exceptionnelle pour adapter ce conte
visuellement, jouant dans le même temps de la proximité
physique avec le public, qui en redemanderait volontiers.
B.
Longre
(avril 2002)
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avec
Laura Magni
tiré du conte "Vassilissa la belle",
d'Afanasiev
durée 1h
tout public, à partir de
4-5 ans
Théâtre
des Jeunes Années,
Lyon 9e
renseignements et location : 04 72 53 15 15
Le
spectacle sinspire dun ancien conte russe. Comme
dans tout conte qui se respecte, il est question ici dun
chemin initiatique poussant une fillette, dont la mère
est morte quand elle était toute petite, à surmonter
une série dépreuves pour chercher et pour
trouver la lumière. Les deux autres héroïnes
de lhistoire sont la Baba-Jaga, une sorte de sorcière,
femme mère, celle qui pousse lenfant à
agir, et la poupée que la mère a donnée
à son enfant avant de mourir, un fétiche qui,
sous forme de voix intérieure, ne quitte jamais la
petite en cas de danger mais bien au contraire, la conduit,
saine et sauve, au bout de sa quête.
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Teatro delle
briciole
http://www.briciole.it/
http://club-culture.com/theatre/poupee.htm
http://www.lafriche.org/massalia/archives/tempete/tempete.html
Alexander
Afanasiev
http://www.sunbirds.com/lacquer/box/240713
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