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Scénographie
et marionnettes Michel Broquin
assisté d'Amandine Meneau
Avec
Claude Sanchez
Roland Gigoi
Structure scénique et lumière Michel
Anton
Costumes comédiens Marie-Lou Mayeur
Costumes marionnettes Odile Brisset
Régie Pierre Gille
pour
tout public à partir de 5/6 ans
durée 50 minutes
Théâtre
des Jeunes Années, Lyon 9°
renseignements
et location
04 72 53 15 15
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©
Emmanuel Thomas
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Un
merveilleux voyage au pays du conte
La
mise en théâtre de Poucette par la Compagnie
Créature nous fait entrer dans un monde de merveilles. Nous
connaissons tous plus ou moins le récit d'Andersen, qui raconte
les mésaventures d'une minuscule petite fille, pas plus grande
qu'un pouce, confrontée aux dangers de la forêt. Née
d'une graine plantée avec amour par une femme en mal d'enfant,
elle est d'abord enlevée par un horrible crapaud femelle
qui cherche une épouse pour son fils, puis emportée
par un énorme hanneton qui veut en faire sa femme, pour enfin
se retrouver chez Madame souris, pas si gentille que ça,
qui lui vole sa liberté en la forçant à épouser
Monsieur taupe, une créature hideuse qui vit sous terre,
qui déteste les oiseaux, le soleil et les fleurs, tout ce
que Poucette vénère...
Gaspard
et Hermeline (Roland Gigoi et Claude Sanchez), joliment
vêtus à l'ancienne, guident les jeunes spectateurs,
dont les yeux ne cessent de briller, à l'intérieur
de ce conte miniaturiste, un peu cruel et triste, mais qui se terminera
bien ; Hermeline raconte l'histoire tandis que Gaspard la montre,
à l'aide de ses "boîtes à rêves",
de grandes caisses sombres qui renferment de multiples marionnettes
et des décors tous aussi beaux les uns que les autres : une
extraordianaire forêt qui pivote selon la saison évoquée,
la minuscule maison de Mme souris, ou encore le glacial château
de Monsieur Taupe ; les marionnettes, finement ciselées,
frappent surtout par la blancheur et la délicatesse de leurs
traits. Ainsi, tout évoque l'univers du rêve et du
merveilleux : l'énorme hirondelle qui sauve Poucette au dernier
moment, la mélancolique petite fille, ou encore la marionnette
qui représente Hermeline elle-même (une amusante mise
en abîme...).
Le jeu des deux acteurs-comédiens est exemplaire : l'on rit
des maladresses de Gaspard un peu étourdi et farceur et l'on
s'émeut de la douceur d'Hermeline. Car tous deux ne sont
pas des marionnettistes conventionnels, ils interrompent leur récit,
n'hésitent pas à commenter l'intrigue, Hermeline aimerait
bien que certaines épreuves soient épargnées
à Poucette et elle tente de changer le cours de l'histoire...
La convivialité des deux montreurs met le jeune public en
confiance, et la plupart des enfants assistent au spectacle installés
sur des coussins, à hauteur des boîtes magiques de
Gaspard ; il faut dire que l'intimité de la petite scène
du Théâtre des Jeunes Années est un véritable
atout et se prête à la perfection à des spectacles
de ce type (on se souvient de La
poupée dans la poche, en particulier) car les
artistes peuvent jouer (et c'est ici le cas) de cette proximité
avec le public.
Ce
spectacle, visible dès cinq ans, est une suite d'enchantements,
et les enfants, avant de définitivement quitter cet univers
poétique, sont très heureux de pouvoir s'attarder
devant l'étalage chamarré que forment les marionnettes
et les décors, exposés sur la scène par les
deux comédiens, dont il faut saluer la gentillesse, la simplicité,
et le grand talent.
B.
Longre
(décembre 2002)

http://www.chez.com/feeclochette/andersen.htm
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