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Dans
la même collection
Les origines de l'homme et
Les peuples premiers
Lire l'article
| Apprendre,
comprendre et anticiper : passé, présent et
devenir de la planète, l’affaire de tous.
Dans la
collection Les Petites Encyclopédies Larousse, viennent
de paraître quatre nouveaux titres particulièrement
instructifs, qui devraient éveiller la curiosité
qui sommeille en chaque citoyen du monde. Le terme "petite"
ne s'applique ici qu'au format poche (une couverture souple
bien pratique) et certainement pas au contenu de chacun de
ces ouvrages : approfondi, fouillé, d'une richesse
telle que le lecteur, même néophyte, ne peut
qu'en apprécier la teneur.
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Le
petit atlas des plantes cultivées et celui
des risques écologiques sont respectivement
signés Lisa Garnier et Loïc Chauveau, spécialistes
de l'écologie, qui collaborent à de nombreux magazines
scientifiques ou à des encyclopédies. Le premier de
ces atlas est un ouvrage fascinant, qui remonte d'abord aux sources
des espèces végétales domestiquées (phénomène
qui débute il y a environ 10 000 ans) : les débuts
de l'agriculture, la naissance des jardins, la maîtrise des
forêts.
Les
chapitres qui suivent sont consacrés à quatre grandes
variétés végétales (céréales,
plantes féculentes, légumes et fruits) et une dernière
partie traite des différentes fonctions et usages d'autres
plantes (sucrières, textiles, médicinales etc.). En
annexe, nous sont proposés (comme dans les trois autres ouvrages)
un lexique, des adresses utiles et une bibliographie. On tire, tout
au long de la lecture, de multiples enseignements, essentiels ou
anecdotiques ; ainsi, le maïs fut baptisé par un botaniste
suédois en 1753 (après avoir d'abord été
appelé "blé turc" ou "millet d'Inde")
; on découvre des plantes peu consommées dans nos
contrées (le quinoa, l'amarante, le taro ou le sorgho), l'histoire
mouvementée de la pomme de terre (un légume qui appartient
à la même famille que la tomate!), on apprend aussi
que "les haricots auraient servi de support à une
écriture à base d'idéogrammes, au Pérou,
entre le IIe et le VIIe siècle après J.-C.",
ou encore que le légume et le fruit les plus cultivés
dans le monde sont aujourd'hui la tomate (longtemps considérée
comme vénéneuse en Europe !) et la pomme, et que les
fruits ont aussi leur poésie et leurs légendes.
Cette
encyclopédie regorge de cartes, de photographies, d'illustrations
et d'encarts, de données chiffrées et d'informations
que l'on pourra recouper avec celles que l'on trouve dans un autre
ouvrage, intitulé L'alimentation dans le monde,
mieux nourrir la planète ; l'auteur, Jean-Paul
Charvet, professeur de géographie agricole et rurale à
Paris X-Nanterre, s'attache à retracer les liens qu'entretiennent
les humains avec la nourriture et les aliments, à une échelle
mondiale : ce sont les mutations démographiques, consommatrices
et de production, à travers l'histoire et tout particulièrement
au XXe siècle, et les enjeux actuels sur lesquels se concentre
l'auteur. Les constats sont sérieux et alarmants, s'appuyant
sur des chiffres récents : 842 millions d'êtres humains
ne mangent pas à leur faim tous les jours et "la
faim regagne du terrain", particulièrement en Inde,
en Indonésie, au Nigeria ou au Pakistan. Reste à trouver
des solutions sur le long terme pour pallier ces contrastes et ces
inégalités qui ne devraient laisser personne indifférent.
Mais la problématique qui préoccupe aujourd'hui les
spécialistes est l'accélération démographique
sans précédent que nous connaissons : on prévoit
9 milliards d'habitants sur terre en 2050... Pour davantage d'informations
on pourra consulter un autre de ces guides, La population
du monde, 6 milliards, et demain ? écrit par
Catherine Rollet, professeur d'université qui enseigne la
démographie et l'histoire des populations. Tout comme les
ouvrages précédemment décrits, cette encyclopédie
pose de vraies questions et propose des analyses concises et abordables
(inégalités devant la mort, un panorama de la fécondité,
l'urbanisation et les exodes...)
Le dernier de ces ouvrages, Le petit atlas des risques
écologiques, est lui aussi particulièrement
alarmant mais a le mérite de confronter le lecteur à
des données que, dans notre vie quotidienne, l'on préfère
occulter ; les menaces sont recensées et expliquées
(le réchauffement climatique, la pollution des eaux, la surexploitation
des sols, le prix du progrès etc.) mais des solutions apparaissent,
dans un chapitre intitulé "la société
écologique", qui retrace l'émergence puis
l'expansion d'une démarche "écologiste"
; ainsi, même si l'auteur nous met en garde, il nous encourage
aussi : "Si les perspectives sont sombres, des solutions
existent, qu'il s'agit de mettre en oeuvre rapidement. L'enjeu est
nouveau et de taille : la Terre n'est plus un espace à conquérir,
c'est un lieu de vie à protéger et à transmettre
en bon état aux générations futures."
A bon entendeur...
B.
Longre
(juillet 2004)

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