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du
même auteur
Quatre avec le mort (Verdier, 2002)
"C'est
l'histoire la plus ordinaire : un homme a vécu avec une fille
et l'a laissée avec deux enfants. Après quelques errances,
il devient gardien d'un parking, la nuit. C'est là qu'apparaît
une femme qui vient lui rappeler cet abandon.
Parking, forme théâtrale où la musique dialogue
intimement avec les mots."
Dans
le studio du théâtre de la Croix-Rousse, seuls les
frottements, au sens propre du terme, de l'archet d'un violoncelliste
transpercent le silence. Dans l'obscurité, le spectateur
attend. D'abord curieux, puis mal à l'aise, puis passablement
énervé. Ce sont là différentes phases
que l'on retrouvera tout au long de la pièce.
Le sujet en est simple : une femme retrouve l'homme qui a vécu
avec sa fille -Gilles- pour l'abandonner ensuite avec deux enfants
afin de vivre sur les routes. Il est maintenant gardien de nuit
et Gilles s'est suicidée. La mère de cette dernière
vient parler à cet homme qui se croyait sans doute à
l'abri, lui dire sa détresse et prendre conscience aussi
de la détresse de celui qui est parti.
Parking est une vision pessimiste de l'humanité
que l'on retrouve souvent dans l'oeuvre de François Bon.
Au sujet de Prison (paru chez Verdier en janvier 98), il
disait : "Comme si l'intensité reçue dans
la vie, au pire du négatif, trouvait un équivalent
dans l'arrangement même des mots." C'est ce que
Ghislaine Drahy a essayé de transmettre
dans Parking. Dans ce long monologue,
elle est criante de vérité et semble tant souffrir,
que parfois, on n'ose la regarder, nous tournant alors vers le violoncelliste.
Il ne dira jamais rien, tout à son jeu étrange, sans
notes, un jeu de glissements comme des soupirs ou de bruissements
sourds comme ceux de la ville.
La performance n'est pas facile à réaliser ; tenir
un public sans tension pour le faire réfléchir aux
souffrances humaines, âpres, dures, réelles, est une
gageure en soi. Mais la démonstration est parfois trop sèche
pour toucher.
On pourra cependant apprécier cette approche de François
Bon par le théâtre narration dans un deuxième
volet de ce diptyque, Impatience, joué
au Centre Culturel Charlie Chaplin (du 6 au 8 avril 2000).
Barbara
Marmonier
(février 2000)

http://www.tierslivre.net/
du même
auteur :
Daewoo (Fayard, 2004)
Quatre avec le mort Verdier, 2002
Marc
Lauras : En allant vers la plage
L'auteur
http://www.remue.net/
Le
théâtre de la Croix-Rousse
http://www.croix-rousse.com/
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