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se déroule durant l'été 1997. Dans la campagne
anglaise Alice Valentine se meurt ; pour l'occasion, elle a
rappelé à elle ses deux fils ; Alec, qui vient
de Londres et Larry, le golden-boy sur le retour, ex-acteur
de séries télévisées, qui vit aux
Etats-Unis. La réunion de famille, dans de telles circonstances,
n'a rien d'aisé et les deux frères, secoués
par la mort imminente de leur mère, se remémorent
leurs échecs et leurs angoisses, tout en essayant de
se conforter dans l'idée qu'Alice a besoin d'eux. Cette
dernière, lors de nombreuses insomnies, tente d'analyser,
mais de moins en moins lucidement, ce qu'a été
sa vie et ce que représentent ses derniers jours sur
terre. |
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Au même
moment, Lásló Lázár, célèbre
dramaturge, coule des jours heureux à Paris, où
il vit depuis son départ forcé de Hongrie en
1956, dans son appartement de la rue Delambre, entouré
de ses amis et de son compagnon Kurt. Il ne peut cependant
détacher sa mémoire des événements
de 1956 et de l'exil contraint, non plus qu'il ne peut oublier
l'ami mort par sa faute. Lorsqu'une organisation albanaise
clandestine le contacte afin qu'il les aide dans leur tâche
de libération du Kosovo, il recule, hésitant
à s'engager politiquement... Leur cause n'est pas la
sienne (et en a-t-il réellement encore une ?) et leur
extrémisme l'effraye. Et pourtant, ne serait-ce pas
là une façon de se racheter des lâchetés
passées ?
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En Angleterre,
Alec Valentine a lui aussi ses pensées tournées
vers Lásló Lázár : chargé
de traduire sa dernière pièce pour la scène
anglaise, il s'attelle difficilement à la tâche,
chaque fois qu'il souhaite oublier l'agonie de sa mère
Alice. La pièce s'intitule Oxygène et
met en scène un groupe de mineurs enfermés dans
un puits à la suite d'une explosion et que leurs amis
et familles ne parviennent pas à aider. L'air venant
à manquer, les esprits s'égarent ou se confient.
L'on ne peut manquer de discerner l'analogie entre l'asphyxie
des mineurs et celle d'Alice, qui, tout comme sa petite-fille
Ella, la fille de Larry, souffre d'asthme ; ou bien celle,
moins littérale, de Larry, dont la carrière
s'essouffle ou celle d'Alec lui-même, que sa vie étouffe.
En superposant deux récits bien dissimilaires (autres
lieux, autres personnages) mais simultanés, Andrew
Miller a vraisemblablement souhaité explorer plusieurs
facettes du même thème, celui de l'enfermement,
qui peut mener à la mort ; chacun des protagonistes,
enfermé dans ses principes, ses rêves ou ses
dépendances, dans une fausse sécurité,
aspire à la liberté, et ce roman dévoile,
à travers eux, la douleur d'exister et d'avoir à
mourir un jour. Il est vrai que les récits auraient
pu faire l'objet de deux romans mais l'auteur a préféré
les entrecroiser afin de donner davantage d'ampleur à
ce roman paisible et tourmenté à la fois, un
pur récit existentialiste qui mène les personnages
à des choix imprévisibles.
B.Longre
(novembre 2001)
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du
même auteur
L'homme sans
douleur Albin Michel,1998 (Poche, 2000)
Casanova amoureux, Albin Michel, 2000

L'éditeur
http://www.madaboutbooks.com
http://www.bbc.co.uk/arts/booker/miller.shtml
http://books.guardian.co.uk/bookerprize2001/story/0,1090,562607,00.html
du
même auteur
http://www.livresse.com/Bibliotheque/miller-andrew/casanova-amoureux.htm
http://www.hibouq.org/Romans/Critiques/Romans/AndrewMiller/
LHommeSansDouleur.html
le
Booker Prize
http://www.bookerprize.co.uk/asite/fiction/shortlist/shortlist.html
http://www.alphabetstreet.infront.co.uk/bookerprize.jhtml
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