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Reprise
à l'Opéra d'une réjouissante production
créée au Sémaphore Théâtre
d'Irigny en 2001.
Deux ouvrages d'Offenbach, peu connus mais irrésistibles
: une opérette et une chinoiserie musicale, sous
le signe de la fantaisie et de la loufoquerie.
Il
signor Fagotto
Opérette en un acte, 1864
Livret de Charles Nuitter et Etienne Tréfeu
Ba-Ta-Clan
Chinoiserie musicale en un acte, 1855
Livret de Ludovic Halévy
En français
Opéra
national de Lyon
place
de la comédie 69001 Lyon
location 04 72 00 45 45
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Direction
musicale
Alexander Livenson
Mise en scène Caio Gaiarsa
Décors et costumes Roberto Mainieri
Eclairages Maurizio Montobbio
Orchestre et choeur de l'Opéra
Il signor Fagotto
Pierre-Yves Pruvot
François Piolino
Philippe Fourcade
Bruno Comparetti
Magali Léger
Gersende Florens
Ba-Ta-Clan
Magali Léger
François Piolino
Bruno Comparetti
Philippe Fourcade
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Des
opéras un peu légers
Deux oeuvrettes
d’Offenbach sont proposées. Dans la première,
le prétentieux et naïf Bertolucci, fou de joie
et d’émotion, attend l’arrivée du
célèbre compositeur Fagotto, avec lequel il
entretient une abondante correspondance : les lettres autographes
(décor graphique noir et blanc) sont partout aux murs...
Sa fille Clorinda souhaite épouser son maître
de musique, le père veut la marier à l’ennuyeux
archéologue Caramello (excellent et drôle Philippe
Fourcade), qui ne recherche que la dot susceptible de lui
faire acquérir une fabuleuse collection de trombones
antiques. Le valet Moschetto intrigue, et conte fleurette
à la soubrette. Bien sûr, Bertolucci sera berné.
Déguisement, déluge de parodies : Offenbach
s’amusait, et amusait son public avec des citations
musicales empruntées aux compositeurs en vogue, y compris
lui-même, mêlant grand opéra, airs italiens
ou voix de basse russe. |
Il
signor Fagotto |
Il y aurait
tous les ingrédients pour faire rire dans un acte endiablé
: mais que c’est lent ! Une direction d’acteurs parfois
de l’ordre du patronage — entrées sorties d’une
parfaite platitude, temps morts dans les dialogues-tempi poussifs.
Heureusement les chanteurs portent le spectacle ; on remarque, pour
leurs qualités vocales et scéniques, Philippe Fourcade
(excellent et drôle Caramello) et François Piolino,
déchaîné en Moschetto/Fagotto.
La
chinoiserie musicale Ba-Ta-Clan,
en revanche, est une agréable surprise. L’argument
est loufoque. Un méridional égaré en
roi de Chine, s’aperçoit comme par hasard que
ses deux mandarins de sa suite sont français. Ceux-ci,
malins, notamment la piquante Fé-An-Nich-Ton, ex-artiste
de… bataclan sans doute, lui proposent de s’évader
ensemble, laissant le pouvoir à l’ambitieux chef
des conjurés. Tout est bien qui finit bien, c’est
Offenbach : rires, joyeux désordre, délires
musicaux et patriotiques, clins d’œil à
la nostalgie du pays natal (mais on ne sait pourquoi on est
passé de la Brive-la-Gaillarde du livret à Marseille)
et de la Vie parisienne. Les scènes pseudo-chinoises,
où chacun articule avec conviction ses « moc
» « crac » et autres « punugussussu
» sont précises, enlevées.
Chœur et solistes sont tous satisfaisants. Bruno Comparetti
est plus à l’aise ici qu’en compositeur
transi dans Fagotto, Fourcade reste parfait en conjuré-rocker
(rôle aux antipodes du Caramello précédent).
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Bataclan |
Quant au couple
de mandarins-français, savoureux, Stéphanie Loris
(Fé-An-Nich-Ton/Virginie ), superbe vocalement, a l’abattage
d’une chanteuse de caf’con’, et un jeu qui ne
manque pas de finesse, tandis que François Piolino (Ké-Ki-Ka-Ko)
se montre peut-être plus convaincant en Vicomte désargenté
qu’en valet trousseur de femmes. Dommage que cet entrain ne
soit pas au rendez-vous dans Fagotto,
car Ba-Ta-Clan prouve que l’on pouvait obtenir cette note
pétillante.
Laurence
Tourniaire
(31 mars 2003)

l'Opéra
de Lyon
http://www.opera-lyon.org
http://www.comedie-francaise.fr/biographies/offenbach.htm
http://www.offenbach.org/
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