Musiques du monde

samedi 1er juin 2002
à partir de 18h

Auditorium de Lyon

 


programme

20h30 - concert, grande salle

Taraf de Haïdouks (Roumanie) chronique en ligne

Philip Simeonov Ensemble (Bulgarie)

Tarik Tuysuzoglu (Turquie)

Kocani (Macédoine)

18h - concert à l'Atrium : Loucine

19h - conférence

23h - concerts
(atrium et salle Proton)
Loucine
Malossol
Spercada
(à confirmer)


Taraf de Haïdouks (Roumanie)

Découverts en 1990, dans leur village de Clejani, par de jeunes Belges effectuant un voyage en Roumanie, ces musiciens se sont imposés au cours de ces dix dernières années, dans un parcours exemplaire. Héros du film de Tony Gatlif Latcho Drom, invités par Johnny Depp à Los Angeles, ils sillonnent les routes d'Europe avec leur musique vivante et variée, une musique des Balkans marquée par les influences du Rajasthan et des nomades indiens.
Dans un va-et-vient aux allures improvisées mais bien organisé, ils charment tour à tour les auditeurs de leurs chants, de leurs airs de violon, de flûte, d'accordéon et de cymbalum, de leurs voix profondes et émouvantes bien imprégnées de tsuica (alcool de prune) ; les plus âgés en chantant esquissent des pas de danse, tous un peu « cabots » dans leur exceptionnelle virtuosité, comme si chaque fois il fallait prouver au groupe qu'on est le meilleur. Souvent la mélodie commence par une partie lente qui par étapes successives se mue en un rythme endiablé, invitant à la danse, l'ensemble suscitant une émotion profonde où se mêlent expressions douloureuses, joyeuses et chaleureuses.
Au cours de leurs pérégrinations, les Tsiganes ont intégré des rythmes iraniens, turcs ou grecs, adaptant d'une manière générale le répertoire du pays où ils s'installaient pour le faire fusionner avec leurs formes musicales. En Roumanie, ce sont souvent eux qui interviennent lors des mariages et des baptêmes (voir le film Gadjo Dilo).
Puisse ce groupe d'étonnants artistes donner une autre image que celle qui est habituellement donnée du peuple tsigane, une image valorisante, la musique étant là pour émouvoir et rassembler.

F. Anthonioz
(janvier 2001)



Auditorium de Lyon
149 rue Garibaldi
 69003 Lyon
réservations
04 78 95 95 95

Jusqu'à leur première tournée occidentale de 1992, les "lautaris", musiciens tsiganes du village de Clejani (prononcer Cléjane), ne s'étaient jamais produits en dehors de leur milieu d'origine. Leur enthousiasme, leur générosité et surtout un talent d'interprètes d'une éblouissante virtuosité les a propulsés en peu de temps sur la scène internationale.
Pour fêter le dixième anniversaire de cette aventure fantastique, le Taraf de Haïdouks a choisi d'enregistrer son quatrième album à Bucarest avec des invités qui ont marqué leur parcours exceptionnel depuis quelques années. C'est ce concert inouï en forme de fête tourbillonnante que l'Auditorium a choisi pour clôturer cette riche saison de Nuits des Musiques du Monde.
Le Taraf confronte ses cordes aux cuivres révélés dans Le Temps des Gitans et Underground d'Emir Kusturica. Kocani Orkestar, merveilleuse fanfare rom de Macédoine, mais aussi Filip Simeonov, clarinettiste tsigane bulgare et Tarik Tuysuzoglu seront à nouveau réunis pour un concert mémorable.
La première et la dernière partie de cette soirée seront l'occasion de donner la voix à des groupes de la région. En ouverture de soirée, le groupe Loucine réunit en trio Lucy Flint (violon, alto), Yves Perrin (guitare) et Jean-Luc Peilhon (clarinettes, harmonicas). Loucine s'approprie un répertoire riche et brillant de mélodies et de danses inspirées par de nombreuses traditions d'Europe centrale. Avec des couleurs instrumentales originales à la fois classiques et inhabituelles, ses propres compositions, des arrangements inédits, des improvisations inattendues, le trio raconte sa propre histoire.
Quant au quartet Malossol, il accommode musiques des pays l'est aux sonorités venues du rock, du jazz, du reggae, voire du tango, le tout sur fond d'humour. Le groupe se présente d'ailleurs comme suit : "On ne fait pas de musiques traditionnelles car on ne sait pas le faire. On ne fait ni du rock, ni du ska, ni du reggae, ni du jazz, ni du tango (non argentin), ni même de la musique de chambre car on ne sait pas le faire… Comme il y a encore beaucoup d'autres musiques que l'on ne sait pas faire, un beau jour d'hiver, on s'est décidé à faire une musique (non) traditionnelle de l'Est. Une musique qui est à l'ouest de l'Est, à l'est de l'Ouest, délicieuse et indigeste, comme toutes musiques sans chef d'orchestre (de l'Est)."


http://www.cmtra.org/entretiens/archivenrtetiens/lettre45/Nuit%20tzigane

http://perso.wanadoo.fr/soudoplatoff/musique/ra/tzi/tzi.htm