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Du bel
ouvrage…
Ce
savoureux recueil nous propose une version réactualisée
de contes extraits des Mille et Une Nuits
: des illustrations éclatantes, un brin naïves, aux
couleurs lumineuses, servent un texte classique parsemé de
petits mots remis au goût du jour, non sans humour, qui permettront
à l’enfant de ne pas se retrouver en territoire hostile.
Donc bienvenue au pays des djinns où les voleurs sont des
princes, où les femmes voilées ont des pouvoirs certains.
Schéhérazade, pour sauver sa vie, va relater au roi
perse Chahriyar mille et un contes, qui le captivent au point d’en
oublier son tourment et de faire d’elle sa future épouse.
Ces contes sont tout à la fois terribles, moralisateurs et
envoûtants. Le monde musulman ouvre les portes d’or
de ses palais où les femmes se languissent, où les
hommes règnent avec puissance. En voici quelques exemples
; dans « Le demi-mensonge », un esclave est
acheté à bas-prix par son maître, parce qu’il
raconte un mensonge par an, mais énorme, et le maître
de s’apercevoir que ce dernier sera en plus en deux parties
! ; « Le prince Agib » qui part en voyage «
tout là-bas, là-bas » et voit mille et
une merveilles dans un palais, où « les chats dansent…une
pièce pleine de cartes du monde où les rivières
coulaient véritablement… des livres qui se parlaient
les uns aux autres… » ; des insultes insoupçonnées
sont proférées à l’encontre d’un
voleur dans l’histoire du « Fils imaginaire d’une
souillon » : « vaurien à la queue de
rat…puce suppurante d’une mule affamée…
misérable chat de gouttière efflanqué ! ».
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Le
vocable des contes, réadapté par Fiona
Waters est aussi extraordinaire que le conte lui-même,
surprenant d’actualité. Les illustrations de Christopher
Corr renouent véritablement avec l’univers
indo-persan de cette civilisation lointaine. Dessins sans perspectives,
fourmillant de détails, dans lesquels les femmes pleurent
des torrents de larmes.
Alors, à la fin ces aventures, tout comme le roi Chariyar,
nous voudrions les lire encore une fois, pour rêver avec
Shéhérazade, qui dit à son prince : «
Je vous ai fait rire, vibrer d’admiration et pleurer de
tristesse devant la folie des hommes…fait voyager sur
des tapis magiques de légende…je vous ai enveloppé
de parfums d’épices.. ». |
Cendrine
Genin
(avril 2004)
Cendrine
Genin,
après des études de philosophie et de lettres, a suivi
une formation de libraire ; une passion totale pour la littérature
jeunesse ainsi que pour la danse l’ont incitée à
collaborer à Sitartmag, depuis 2000 ; l'écriture est
son autre domaine de prédilection et elle compte pouvoir
prochainement faire partager son univers à de jeunes lecteurs.

http://www.albin-michel.fr/
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