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La
sélection de Sitartmag |
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Fouillé
à l'initiative d'Edouard Herriot, de 1934 à
1980, le site de Fourvière renferme une partie du centre
monumental de l'agglomération de Lugdunum. Y ont été
découvertes places, rues, zones d'habitat et de commerce,
autour d'un Théâtre et d'un Odéon
dont la juxtaposition est unique dans le monde antique.
Les
théâtres romains ont été restaurés
afin de recevoir tous les ans, dans un premier temps, le Festival
de Lyon-Charbonnières, et aujourd'hui les Nuits
de Fourvière. La magie du spectacle s'unit alors
à la poésie du lieu.
En 1975 a été inauguré, au nord du théâtre,
un musée du site, écrin architectural prodigieux
pour des collections archéologiques remarquables. Spectacle
vivant, recherche, savoir, culture, architecture contemporaine
sont ainsi réunis dans un cadre exceptionnel.
( Musée
de la civilisation Gallo-romaine
et Parc Archéologique de Lyon Fourvière
Tél. 04 72 38 81 90)
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9
juillet - 21h - Burning Spear / Buju Banton

Buju
Banton a 27 ans dont dix de carrière. Vedette reconnue
en Jamaïque il vient présenter à la France,
au cours de trop rares concerts, son dernier album. "Unchained
Spirit" est un mélange détonnant de dancehall
et de raga plus classique.
Mais Buju cest aussi, et surtout, la Jamaïque dans
toute sa démesure, et sur scène, il peut exprimer
à lenvi son énergie, son humour et sa
science inimitable des rythmes les plus enivrants, les plus
dansants.
http://www.bujubanton.net/ |
C'est
Buju Banton qui eut l'honneur de précéder
le mythique Burning Spear sur la scène du théâtre
antique de Fourvière, un chanteur de 28 ans à
la voix rugueuse, grave, comparable à celle d'un Shabba
Ranks. Sous les projecteurs depuis une dizaine d'années,
il fit ses premières armes au studio Penthouse dans
une veine dancehall, privilégiant les mélodies
romantiques même s'il défraya la chronique avec
Boom bye bye, un morceau des plus homophobes qui soit.
Question de culture me direz-vous, mais parfois difficile
de comprendre cette mentalité qui prône paix
et sérénité et dans le même temps
s'avère être sexiste et homophobe.
Entre deux averses, Buju Benton eut tout le loisir
de faire étalage de son potentiel malgré la
présence d'un clavier à l'accompagnement lourdaud
et commercial, et d'un batteur beaucoup trop en avant. Si
ses morceaux raga n'eurent pas le succès escompté,
trop longs et répétitifs, il fit un malheur
avec un reggae empreint de sonorités africaines, un
style convenant parfaitement à sa personnalité
musicale, bien soutenu par trois choristes dans la pure tradition
roots. Quelques morceaux reggae pur sucre et au bout d'une
heure il céda la place à celui que tout le public
attendait, Burning Spear. |

Burning
Spear ("la lance brûlante") est le plus
grand prophète vivant du rastafarisme. En 1975, il accède
à la consécration mondiale avec le mythique "Marcus
Garvey". Il a aujourdhui enregistré une trentaine
dalbums.
Il chante lamour, la paix et la liberté, il combat
pour le respect entre les peuples, pour un monde meilleur sans
oppresseurs ni opprimés, et livre ses batailles sur scène
avec la plus puissante des armées : ses chansons.
http://www.burningspear.net/
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Dès
les premières mesures on sut que l'on allait assister
à un véritable concert de roots reggae, guitare
bluesy, cuivres aux riffs accrocheurs, batterie souple et
discrète, rythmique obsédante, nous étions
revenus 25 ans en arrière ; le théâtre
antique s'enflamma quand Burning Spear fit son apparition,
un homme d'apparence fatiguée et amoindrie mais qui
n'avait rien perdu de son énergie première :
une présence charismatique, un chant inchangé
entre amertume et douceur ; il utilisa avec toujours autant
de dextérité et d'à propos les congas,
donnant au concert une touche africaine bienvenue et envoûtante.
Reprenant ses classiques avec passion et ferveur, il laissa
à chacun de ses musiciens le temps de s'exprimer en
particulier : un saxophoniste au solo ravageur, et un guitariste
respectueux de la tradition, son clair, phrasés allant
droit à l'essentiel, limpides et sobres. Quelques pas
de danses qui eurent le don d'haranguer une foule en délire,
un message de paix, et ce fut le temps de la séparation,
au grand dam d'un public comblé par cette heure et
demi passée en compagnie de cette grande figure du
reggae, fidèle à sa réputation et à
sa musique, ne cédant en rien aux modes éphémères
et à la démagogie.
R.L.
(11 juillet 2002)
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30
juillet - 21h30 -
Goran Brégovic
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Le
génie décalé des Balkans
Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais vous
avez déjà navigué, comme le monde entier,
sur les vagues folles de sa musique. Arizona Dream,
Underground, le Temps des Gitans, La Reine
Margot, autant de B.O. de films au succès planétaire
né du génie de ce décalé des
Balkans.
Comme son alter ego, Emir Kusturica, il a souffert, il a
lutté, et a exprimé avec toute son énergie
et son infini talent, le syndrome des Balkans, la tragédie
dun monde qui sécroule, mais aussi la
force vitale, brute et violente de ceux qui ne savent que
se battre, que lutter, que vivre.
Goran Brégovic cest à la fois le gardien
des traditions et le libérateur de la musique. Il
puise partout, folklores, cultures, genres, mélange,
développe, réinvente.
http://www.goranbregovic.co.yu/
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3
août - 20h -
Lyon rugit la nuit
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Fun Carmen

La
Ruda Salska ©
photo : D.R.
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Une
soirée et 4 groupes, l'occasion de découvrir
les artistes de demain, la vivacité et la multiplicité
de la musique actuelle.
La Ruda Salska, un combo digne héritier de la
Mano Negra, des Shérifs et des Clash. Trois albums
dont un live voient le jour
Depuis bien des scènes
écumées résonnent encore de leur rock
ska ardent et généreux
http://www.larudasalska.com/
Fun
Carmen, un trio féminin qui présente une
version hard du jazz. Toutes chantent et passent allègrement
des graves aux aigus. On se demande bien comment elles arrivent
à faire tout ça : djembé, sabaar, guitares,
basses, caisse claire, drum, cymbales, tuyaux, trompettes,
et tout cela avec un joli sourire aux lèvres.
http://www.le-florida.org/funcarmen
Brain
Damage : Constitué de deux membres créateurs
du label stéphanois Bangarang, ce duo évolue
dans un style emo-dub-ambient qui leur est désormais
propre.
Après la sortie du premier maxi début 2000
"Bipolar Disorder", saluée entre autres
par la presse nationale, Brain Damage s'est empressé
d'effectuer un maximum de collaborations artistiques avec
les principaux activistes de la scène dub mondiale.
http://www.chez.com/braindamage/
Stereotypical
Working Class Groupe originaire de Lyon, ils décalquent
les tympans des metal-freaks lyonnais depuis 99. Un son
frais et revigorant dont la recette tient du secret de famille,
puisque deux frères forment le noyau dur du groupe
avec deux guitaristes cousins germains.
http://www.stereotypical.fr.fm/
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