du 18 juin au 14 septembre 2002
Théâtres Romains de Lyon


  La sélection de Sitartmag
 
Le songe d'une nuit d'été de W. Shakespeare / mise en scène Claudia Stavisky
chronique en ligne
18-29 juin, 21h30
Burning Spear / Buju Banton Soirée Reggae - chronique en ligne
9 juillet , 21h
Opéra National de Paris - soirée Stravinsky - Danse
20-21 juillet, 21h30
Cesaria Evora & Friends
26 juillet, 21h
Goran Brégovic
30 juillet, 21h30
Lyon rugit la nuit
La ruda Salska / Brain Damage / Fun Carmen / Stereotypical Working Class
3 août, 20h
Alexandre le Grand de Jean Racine
30-31 août, 21h

L'Intervention de V. Hugo

5-6 septembre, 21h

Fouillé à l'initiative d'Edouard Herriot, de 1934 à 1980, le site de Fourvière renferme une partie du centre monumental de l'agglomération de Lugdunum. Y ont été découvertes places, rues, zones d'habitat et de commerce, autour d'un Théâtre et d'un Odéon dont la juxtaposition est unique dans le monde antique.
Les théâtres romains ont été restaurés afin de recevoir tous les ans, dans un premier temps, le Festival de Lyon-Charbonnières, et aujourd'hui les Nuits de Fourvière. La magie du spectacle s'unit alors à la poésie du lieu.
En 1975 a été inauguré, au nord du théâtre, un musée du site, écrin architectural prodigieux pour des collections archéologiques remarquables. Spectacle vivant, recherche, savoir, culture, architecture contemporaine sont ainsi réunis dans un cadre exceptionnel.
(
Musée de la civilisation Gallo-romaine
et Parc Archéologique de Lyon Fourvière
Tél. 04 72 38 81 90)

Programme complet et réservations : http://www.nuits-de-fourviere.org/

Voir aussi : Nuits de Fourvière 2001

 

 

 

9 juillet - 21h - Burning Spear / Buju Banton


Buju Banton a 27 ans dont dix de carrière. Vedette reconnue en Jamaïque il vient présenter à la France, au cours de trop rares concerts, son dernier album. "Unchained Spirit" est un mélange détonnant de dancehall et de raga plus classique.
Mais Buju c’est aussi, et surtout, la Jamaïque dans toute sa démesure, et sur scène, il peut exprimer à l’envi son énergie, son humour et sa science inimitable des rythmes les plus enivrants, les plus dansants.
http://www.bujubanton.net/
C'est Buju Banton qui eut l'honneur de précéder le mythique Burning Spear sur la scène du théâtre antique de Fourvière, un chanteur de 28 ans à la voix rugueuse, grave, comparable à celle d'un Shabba Ranks. Sous les projecteurs depuis une dizaine d'années, il fit ses premières armes au studio Penthouse dans une veine dancehall, privilégiant les mélodies romantiques même s'il défraya la chronique avec Boom bye bye, un morceau des plus homophobes qui soit. Question de culture me direz-vous, mais parfois difficile de comprendre cette mentalité qui prône paix et sérénité et dans le même temps s'avère être sexiste et homophobe.
Entre deux averses, Buju Benton eut tout le loisir de faire étalage de son potentiel malgré la présence d'un clavier à l'accompagnement lourdaud et commercial, et d'un batteur beaucoup trop en avant. Si ses morceaux raga n'eurent pas le succès escompté, trop longs et répétitifs, il fit un malheur avec un reggae empreint de sonorités africaines, un style convenant parfaitement à sa personnalité musicale, bien soutenu par trois choristes dans la pure tradition roots. Quelques morceaux reggae pur sucre et au bout d'une heure il céda la place à celui que tout le public attendait, Burning Spear.

Burning Spear ("la lance brûlante") est le plus grand prophète vivant du rastafarisme. En 1975, il accède à la consécration mondiale avec le mythique "Marcus Garvey". Il a aujourd’hui enregistré une trentaine d’albums.
Il chante l’amour, la paix et la liberté, il combat pour le respect entre les peuples, pour un monde meilleur sans oppresseurs ni opprimés, et livre ses batailles sur scène avec la plus puissante des armées : ses chansons.
http://www.burningspear.net/

Dès les premières mesures on sut que l'on allait assister à un véritable concert de roots reggae, guitare bluesy, cuivres aux riffs accrocheurs, batterie souple et discrète, rythmique obsédante, nous étions revenus 25 ans en arrière ; le théâtre antique s'enflamma quand Burning Spear fit son apparition, un homme d'apparence fatiguée et amoindrie mais qui n'avait rien perdu de son énergie première : une présence charismatique, un chant inchangé entre amertume et douceur ; il utilisa avec toujours autant de dextérité et d'à propos les congas, donnant au concert une touche africaine bienvenue et envoûtante. Reprenant ses classiques avec passion et ferveur, il laissa à chacun de ses musiciens le temps de s'exprimer en particulier : un saxophoniste au solo ravageur, et un guitariste respectueux de la tradition, son clair, phrasés allant droit à l'essentiel, limpides et sobres. Quelques pas de danses qui eurent le don d'haranguer une foule en délire, un message de paix, et ce fut le temps de la séparation, au grand dam d'un public comblé par cette heure et demi passée en compagnie de cette grande figure du reggae, fidèle à sa réputation et à sa musique, ne cédant en rien aux modes éphémères et à la démagogie.

R.L.
(11 juillet 2002)

 

 

 

 

 

 

 

 

30 juillet - 21h30 - Goran Brégovic

Le génie décalé des Balkans
Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais vous avez déjà navigué, comme le monde entier, sur les vagues folles de sa musique. Arizona Dream, Underground, le Temps des Gitans, La Reine Margot, autant de B.O. de films au succès planétaire né du génie de ce décalé des Balkans.
Comme son alter ego, Emir Kusturica, il a souffert, il a lutté, et a exprimé avec toute son énergie et son infini talent, le syndrome des Balkans, la tragédie d’un monde qui s’écroule, mais aussi la force vitale, brute et violente de ceux qui ne savent que se battre, que lutter, que vivre.
Goran Brégovic c’est à la fois le gardien des traditions et le libérateur de la musique. Il puise partout, folklores, cultures, genres, mélange, développe, réinvente.

http://www.goranbregovic.co.yu/


 

 


 

 

 

 

 

3 août - 20h - Lyon rugit la nuit


Fun Carmen


La Ruda Salska © photo : D.R.

Une soirée et 4 groupes, l'occasion de découvrir les artistes de demain, la vivacité et la multiplicité de la musique actuelle.

La Ruda Salska
, un combo digne héritier de la Mano Negra, des Shérifs et des Clash. Trois albums dont un live voient le jour… Depuis bien des scènes écumées résonnent encore de leur rock ska ardent et généreux…
http://www.larudasalska.com/

Fun Carmen, un trio féminin qui présente une version hard du jazz. Toutes chantent et passent allègrement des graves aux aigus. On se demande bien comment elles arrivent à faire tout ça : djembé, sabaar, guitares, basses, caisse claire, drum, cymbales, tuyaux, trompettes, et tout cela avec un joli sourire aux lèvres.
http://www.le-florida.org/funcarmen

Brain Damage : Constitué de deux membres créateurs du label stéphanois Bangarang, ce duo évolue dans un style emo-dub-ambient qui leur est désormais propre.
Après la sortie du premier maxi début 2000 "Bipolar Disorder", saluée entre autres par la presse nationale, Brain Damage s'est empressé d'effectuer un maximum de collaborations artistiques avec les principaux activistes de la scène dub mondiale.
http://www.chez.com/braindamage/

Stereotypical Working Class Groupe originaire de Lyon, ils décalquent les tympans des metal-freaks lyonnais depuis 99. Un son frais et revigorant dont la recette tient du secret de famille, puisque deux frères forment le noyau dur du groupe avec deux guitaristes cousins germains.
http://www.stereotypical.fr.fm/