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Du
22 au 26/01/2008 - Villeneuve d'Ascq - La Rose des Vents
le 13/11/2007 Forbach - Le Carreau
Du 30/10/2007 au 07/11/2007 Comédie de Genève
Ontotologie catastrophiste
À l’heure d’une reconnaissance vaste qui pourrait
commencer à le desservir (à l’instar de la médiocre
retransmission télévisée depuis Avignon 2007),
Valère Novarina persiste et signe, et continue à à
dessiner son grand œuvre boule de neige, dont il intitule la
nouvelle forme L’acte inconnu. Une
funèbre gravité fondamentale, des éboulis catastrophiques
de burlesque – Novarina tient les deux bouts de la corde,
et multiplie les sauts de génie dans ce nouveau spectacle
foisonnant, encore et toujours centré sur cette petite chose
ridicule qu’est l’Humanité.
C’est
une véritable somme de l’être que propose le
théâtre de Novarina : la matière et le langage,
l’animal et l’humain, le social, le politique, l’artistique,
le scientifique, le psychologique, tout y passe, par une débauche
de jeux de mots qui trouvent dans le mode de la liste l’ultime
métastase de leur absurdité. La structure est confuse
comme l’être est atemporel, mais la musique, les sketches,
et toutes les fureurs et angoisses minscules d’un quotidien
bien senti viennent alléger le propos mouvementé de
ces « machines à faire l’homme».
Le monde est un théâtre, le théâtre n’est
qu’un théâtre, mais au sein de ce théâtre
dans le théâtre dans le théâtre se niche
la réalité la plus crue : l’homme et sa planche,
l’homme et son crâne, l’homme et son credo, l’homme
et son voisin, l’homme et son futurisme vieillot.
Accompagné
d’une troupe exceptionnelle, excellemment disposée
par la scénographie cour-jardin de Philippe Marioge, Novarina
poursuit ses révélations de polichinelle sur la vie,
sur la mort, sur la mangeaille (à défaut de la sexualité,
thématique métaphysique ici peu explorée, selon
la décence du cosmique), et il intitule ce nouvel état
L’acte inconnu, bien qu’il
y reprenne bon nombre d’éléments de ses spectacles
antérieurs, comme pour dire, non sans ironie, que l’inconnu
est une chose du passé, comme pour dire aussi, non sans grande
pertinence, qu’il n’y a pas de répétition
à l’identique, même quand tout va uniformément
à vau-l’eau.
Nicolas
Cavaillès
(octobre
2007)

http://www.theatre-contemporain.net/Accueil-distribution,2473
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