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Studio 24
24, rue Emile Decorps - 69100 Villeurbanne
renseignements et location :
04 78 03 30 00
traduction Christilla Vasserot - scénographie
Christophe Perton - création son Laurent Doizelet -
chorégraphie Denis Plassard - lumières Bruno
Valette - peintures Yves Rougé Les peintres de l'illusion
- construction décor Christophe Petit et Didier Raymond
- remerciements à Olga Karpinsky
avec
Vincent Garanger, Jérôme Robart
et Judith
Henry
autres
dates
8-11
avril 2003
Chalons en Champagne / Théâtre du Muselet
Tel. : 03 26 69 50 80
21-23
mai 2003
Amiens / Maison de la Culture d’Amiens
Tel. : 03 22 97 79 79
Production
Comédie de Valence-Centre dramatique national Drôme-Ardéche.
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Selon
le dictionnaire italien Zingarelli, Mona Lisa désignerait
littéralement un "organe génital féminin
fatigué". Selon d'autres sources italiennes, "La
Joconde", "Gioconda", voudrait dire "gaie",
"réjouie".
Est-ce pour cette raison que Rodrigo Garcia, l'auteur de Notes
de cuisine, indique que le seul élément de décor
qui lui importe serait la présence totalement inutile
d'une reproduction géante de la "Joconde "
?
Fondées ou pas, ces deux anecdotes traduisent au plus
près l'esprit de la pièce de Garcia, qui décline
avec férocité toutes sortes de variations à
partir d'une multitude de figures possibles que l'on peut
résumer schématiquement par l'équation
suivante : un couple, soit une jeune femme, fatiguée
- comme il est dit plus haut, - un homme - déclinaison
possible en mari-, courant derrière ses doutes, ses
rêves de boxe et d'opéra, un autre homme - que
l'on peut décliner en amant -, courant de l'un à
l'autre et derrière tous les rendez-vous manqués
de son existence.
Christophe
Perton
Biographie
résumée : Rodrigo
Garcia est né en 1964 à Buenos Aires. Depuis
1986, il vit et travaille à Madrid. Auteur, scénographe
et metteur en scène, il crée en 1989 la compagnie
"Carniceria Teatro". Œuvres traduites et publiées
aux Solitaires Intempestifs: After
Sun 2002, Borges
2002,
Fallait
rester chez vous têtes de nœuds 2002,
Notes de cuisine 2002, Prométhée
1998, Vous êtes tous des fils de putes
2001.
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Rodrigo
Garcia et ses textes dans une cuisine !
En février
aux Ateliers, After Sun
se terminait par la cuisson de hamburgers sur scène. On retrouve
ces jours-ci Rodrigo Garcia et ses textes dans une cuisine ! Notes
de Cuisine se compose de 46 chapitres que le metteur
en scène Christophe Perton n'a pas tous retenus. Il s'agit
de fragments plus ou moins longs, toujours crus et cruels, prenant
les formes les plus diverses : monologues, dialogues, listes à
la Prévert, aphorismes… Un fil ténu les relie
: une sorte de ménage à trois avec une femme désabusée,
un "mari" amateur de boxe et d'opéra, et un jeune
artiste frustré en guise "d'amant". On dirait la
trame d'une pièce de boulevard, mais ce n'est que la toile
de fond d'une suite discontinue de monologues, d'affrontements verbaux
ou physiques, de farces grotesques, de provocations… A propos
des mythes et des valeurs actuelles comme le mariage, le couple,
l'homme au foyer, le désir, l'éducation des enfants…mais
aussi le voyage en avion, le stade de football, l'artiste puisant
son inspiration dans la souffrance, etc.
Les acteurs évoluent au milieu des spectateurs sur une petite
scène délimitée par la reproduction géante
de La Joconde (Garcia note en préambule: "J'ai également
songé à une gigantesque reproduction de La Joconde,
posée par terre. Un objet d'une forte présence. Qui
ne servira à rien. A rien du tout"). Au-dessus
: deux tables oblongues munies de plaques électriques, des
ustensiles et des ingrédients de cuisine, le tout éclairé
par des néons blafards et encadré d'une structure
tubulaire. Les protagonistes s'y livrent à toutes sortes
d'acrobaties, cuisinent, chantent, boivent, mangent ou courent.
Car tout ici est mouvement, théâtre physique voire
chorégraphie (sous la houlette de Denis Plassard).
Avec Perton, le texte se mêle à la musique et aux jeux
de lumière, et surtout il résonne à travers
le corps des acteurs. Judith Henry, Vincent Garanger et
Jérôme Robart s'y livrent avec talent et une
folle énergie. Seul le texte présente des faiblesses
: certains monologues un peu longs et lourds, des farces ratées…
Il suffit alors au spectateur de patienter et d'attendre le plat
suivant.
Jean-Emmanuel
Denave
(29 mars 2003)

du
même auteur :
After Sun
Je crois que vous m'avez mal compris
http://www.tnp-villeurbanne.com
http://www.solitairesintempestifs.com/garcia/notes/presentation.htm
http://www.ville-echirolles.fr/larampe/programme/theatre/notes_cuisine.html
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