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Sophie Alour
Insulaire
(nocturne ntcd 381)
Sophie
Alour (saxophone ténor), Hugo Lippi (guitare),
Guillaume Naud (claviers), Sylvain Romano (contrebasse),
David Grébil (batterie) et la participation d’Emmanuel
Bex et Stéphane Belmondo.
Enregistrement février 2005
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Derrière
ce jolis minois de saxophoniste trentenaire (qui a déjà
quelques années de carrière) se cache ou plutôt
se met en évidence autant l’instrumentiste que
la compositrice et l’arrangeur (elle signe huit titres
sur dix), formée au CIM, à l’IACP et au
CNSM. sDans ce disque réalisé sous la direction
artistique de Stéphane Belmondo
(qui joue sur un titre), on retient la fraîcheur et la
tendresse de la sonorité de Sophie Alour, sa volonté
de s’affranchir de toute référence et donc
un goût affirmé pour la recherche, la vigoureuse
fluidité du guitariste Hugo Lippi, enfin la belle cohérence
de tout le groupe (une mention particulière à
la plage 3, Almost paradise et à la version
de You’ve changed).
On peut s’interroger sur le choix du titre de son album
: insulaire ? Avec cette musique, on n’a pas l’intention
de laisser la saxophoniste seule sur son île.
Petit détail : la photo d’Emmanuel Bex le montre
l’air ennuyé (attitude ?). Pourtant, à l’écoute
de ce disque, on ne s’ennuie pas une seconde… pas
du tout…
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Olivier
Témine & The Volunteered Slaves
Streetwise
(nocturne ntcd 376)
Olivier
Témine (saxophones), Jérome Barde (bardophone),
Emmanuel Duprey (fender rhodes), Akim Bournane (basse),
Julien Charlet (batterie), Arnold Moueza (percussions)
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Après
Saï Saï Saï (le premier
opus du saxophoniste) et dans la même veine, entrelaçant
jazz be-bop, funk et atmosphères africaines, ce même
groupe récidive avec une fougue, voire une furia
identique, incendiaire, tourbillonnante, impétueuse,
joyeuse aussi. La dernière plage porte le titre d’une
composition du multi-saxophoniste, flûtiste et compositeur
aveugle Roland Rashaan Kirk (1936-1977), Volunteered Slavery
et sans l’ombre de quelque imitation, on ressent parfaitement
l’admiration que lui porte Olivier Témine et des
complices dans le même esprit.
Une musique qui fait du bien à l’esprit et au corps
comme au bon vieux temps des Jazz Messengers et autre Vibration
Society de Kirk… sans se prendre au sérieux, généreuse,
sans nulle prétention, sans compromission aucune ; c’est
si rare par les temps qui courent.
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Linda
Patterson
Light & Shade
(lin001, distr. nocturne)
Linda
Patterson (vocal), Ewan Svensson (guitare, composition),
Antoine Hervé (piano), Yasuhito Mori (basse), Magnus
Gran (batterie).
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On ne sait
pas grand-chose de cette chanteuse suédoise s’exprimant
en anglais si ce n’est qu’elle s’est produite
en big band, en compagnie de l’harmoniciste Toots Thielmans
et du trompettiste Kenny Wheeler, que sa notoriété
débute dans son pays suite à sa rencontre avec
Ewan Svensson, (leader du Light & Shade quintet international)
qui dans ce disque signe toutes les compositions.
Mutine (The blues are never far away) ou chaleureuse
sur les ballades, sa voix est bien timbrée, sans vibrato,
délicieuse dans un aigu bien maîtrisé. Linda
Patterson se place tout à fait dans la tradition des
chanteuses scandinaves dont la référence est sans
conteste sa compatriote la grande Monica Zetterlund dont on
se souvient de la collaboration avec Bill
Evans.
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Yves
Carini
Un été parisien
(yes001,
distr. nocturne)
Yves
Carini (vocal), Niels Lan Doky (piano), Ulf Wakenius (guitares),
Pierre Boussaguet (contrebasse), Jeff Hamilton (batterie)
avec Viktoria Tolstoy (vocal) et Xavier Desandre-Navarre
(percussions)
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D’abord,
la surprise… quoi ? un disque d‘un chanteur français
qui s’exprime en français sur onze plages et qui
signe paroles ou musiques/paroles sur neuf d’entre elles…
de quoi donc ouvrir ses oreilles toutes grandes… et ne
point les refermer bien au contraire car il s’agit bien
de jazz, et du très bon, en compagnie de musiciens sous
la direction du pianiste Niels Lan Doky (voir le personnel).
Yves Carini rassemble toutes les qualités indispensables
à tout vocaliste « de jazz » ancré
dans la modernité et mérite plus qu’un simple
succès d’estime si on veut bien l’écouter…
jusqu’au bout. En un (dernier) mot : vaut plus qu’un
simple détour. L’entendra-t-on dans les émissions
de Jazz ?
Jacques
Chesnel
(septembre 2005)
Jacques
Chesnel
est membre de l'Académie du Jazz. Auteur de "Le
Jazz en quarantaine" (Isoète), "Les Grands
Créateurs de Jazz" avec Gérald Arnaud (Bordas)
; auteur et consultant "jazz" pour l'Encyclopédie
Encarta sur CD-Rom. Peintre, il travaille depuis plus de trente
ans sur les rapports entre jazz et peinture.
(www.jazz-chesnel.com).

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aussi Sorties
« Nocturne » - octobre 2005
http://www.nocturne.fr/default.cfm
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aussi Moutin Réunion