Théâtre
de la Croix Rousse, Lyon 4ème
renseignements et location
04 72 07 49 50
Assistante
à la mise en scène
Grazia di Vincenzo
Scénographie
/costumes
Laurence Hermant
Avec
Estelle Franco, Alberto Martinez Guinaldo, Eléonore
Meeus, Christian Tamburrini,Thomas Wallet
Production
Théâtre National de la Communauté Wallonie
Bruxelles avec l'aide du Centre des Arts Scéniques
(C.A.S.), de Théâtre et Publics et la collaboration
du Centre Dramatique Hainuyer
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Cest
la vie et ses souffrances que Musset a le mieux exprimées
à travers ses oeuvres théâtrales. Cet
enfant terrible du romantisme se démarque justement
des extravagances de lécole romantique. Tout
comme son art poétique, qui refusait toute connotation
sociale ou politique, son théâtre se veut essentiellement
lexpression des problèmes du coeur. Il y décline
lAmour sous toutes ses tonalités : passions brûlantes,
caprices, spontanéité où se mêlent
fantaisie et émotion ( les Caprices de Marianne
- On ne badine pas avec lamour).
En
1836 lorsquil publie « Il ne faut jurer de
rien » tirée des « Comédies
et Proverbes », Musset a rompu avec Georges Sand;
cest la fin dune passion dévorante qui
dure trois ans. La désillusion, lalcool, les
tourments de lâme accompagnent alors son oeuvre.
Le thème de ce proverbe est le mariage, ce carcan propre
à faire fuir les libertins jaloux de leur liberté.
Afin de contrer les projets de son oncle qui veut «ranger»
son neveu en le mariant à Cécile, Valentin invente
un subterfuge: séduire Cécile sous les traits
dun autre et prouver quil aurait tort de lépouser.
Mais le libertinage de Valentin se heurte à la candeur
de Cécile, à sa vision idéaliste et pure
du monde, et lamour aura le dernier mot. Mathias
Simons, metteur en scène liégeois, sait
fort bien tirer parti de la fantaisie du texte de Musset;
le rythme est enlevé, à la limite de lextravagance
: Estelle Franco, en Baronne figée dans ses principes,
est parfaite. Avec ses trois proverbes, Musset navait
dautre ambition que de divertir. Avec celui-ci, Mathias
Simons y parvient fort bien.
Sous
les traits de Valentin, dandy libertin, Musset ne brosse-t-il
pas un portrait de lui-même ?
Malgré
les désillusions, il aspire à lamour et
veut toujours croire quen matière de coeur «Il
ne faut jurer de rien et encore moins défier personne.»
C.
Ferré
(octobre 2002)
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