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Ce gros
roman d’aventures est le premier d’une trilogie dont
les tomes 2 et 3 devraient sortir à l’automne 2006
et en 2007.
Où nous
faisons la connaissance de Rebecca Mackenzie, 15 ans, et de son
frère Doug, 13 ans, alors qu’ils traversent Shanghai
en pleine effervescence à bord du taxi de Monsieur Ying,
le 2 avril 1920. Ils se rendent au port où est amarré
le vieux navire de leur oncle, Fitzboy Mackenzie. L’Expédient
est un navire de recherches scientifiques et c’est là
qu’ils doivent vivre désormais car leurs parents ont
disparu dans une mystérieuse expédition. Fitzboy MacKenzie,
grand gaillard borgne, baroudeur et énigmatique, a accepté
de les accueillir mais il exige d’eux une obéissance
et une discrétion absolue. C’est sans compter sur la
vive curiosité des deux adolescents qui sont rapidement adoptés
par l’équipage hétéroclite du rafiot.
Doug, passionné de mécanique et de technologie, entreprend
de visiter leur nouvel environnement et découvre rapidement
qu’il se passe à bord des choses étranges...
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Qui
est le passager blessé que leur oncle a recueilli ?
Où sont leurs parents ? Quelle est cette société
secrète, le Cercle du savoir, qui semble détenir
des vérités qui ne sont pas à laisser
aux profanes ? A quoi sert le zoridum, auquel l’infâme
Sheng-Fat, bandit chinois de haut vol, et son associé
Julius Pembleton Crozier, s’intéressent tant
?
Ce sont toutes ces questions qui font courir Rebecca et Doug,
qui se lancent avec ardeur, témérité
et désobéissance désinvolte dans une
aventure très mouvementée, avec de vrais méchants,
des personnages exotiques et imprévisibles, des champions
d’arts martiaux, des îles mystérieuses
en mer de Chine et des objets inconnus encore.
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Le moins que
l’on puisse dire, c’est que le lecteur qui s’embarque
à bord de L’Expédient ne trouvera pas
un instant de répit tant les péripéties s’enchaînent
rapidement. On ne s’ennuie pas un instant et l’on reste
bien sûr sur sa faim car le mystère s’est épaissi
au fil des pages et qu’il faudra attendre plusieurs mois pour
Savoir ! Mais c’est la loi du genre ! Nous sommes ici dans
la lignée des grands romans populaires et des romans feuilletons
du XIXe siècle, avec des méchants d’une seule
pièce et des aventuriers au grand cœur.
La forme du récit est plaisante et offre quelques respirations,
alternant narration à la troisième personne et extraits
du journal de Rebecca, qui se révèle être une
jeune fille mûre, intelligente et vive.
La forme du livre aussi est intéressante et très soignée,
qui se présente comme une histoire authentique et confidentielle
qui serait parvenue à Joshua Mowl par le biais d’un
héritage. Le roman est éclairé de nombreux
documents de toutes formes : plans détaillés du navire,
photographies et biographies des personnages, fiches techniques,
glossaire des termes de marine qui donnent au romanesque un accent
de vérité et d’authenticité. On balance
ainsi avec grand plaisir entre vérité apparente et
fiction et cela ajoute au charme de cet excellent roman d’évasion.
Catherine
Gentile
(avril 2006)
Catherine
Gentile est documentaliste, formatrice en littérature
jeunesse, présidente de l'Association du Festival du Livre
de jeunesse et de bande dessinée de la ville de Cherbourg-Octeville
et auteur de Bulles en stock (Bibliographie
sélective et commentée de bandes dessinées,
Ed. Cedis, 1999) ; elle chronique aussi littérature de jeunesse
et bande dessinée dans la revue Inter CDI.

http://www.walkerbooks.co.uk/Joshua-Mowll
http://editions.flammarion.com
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