| en
concert
Stéphane
Morilla 5 tet
était en concert à l'occasion de la sortie
de l'album Turtle's paradise
jeudi 4 mars 2004, 21 heures
Espace 1500, Av. Léon-Blum, Amberieu-en-Bugey
vendredi
5 mars 2004, 21 heures
Espace Tonkin, 1 Av. Salvador Allende, Villeurbanne
entrée 6 euro
Tel: 06.66.46.56.80
concerts
passés
15
juillet, festival Jazz à Juan, Eden Casino, juan
les pins (06)
17 juillet festival Jazz dans le parc, Amberieu (01)
18 juillet concerts d'été de l'île
barbe, Lyon 9° (69)
29.30.31 juillet, Opéra de Lyon (69)
|
Stéphane
Morilla 5’tet : c’est cool !
C’est
cool, c’est frais : c’est l’album
Turtle’s paradise, que nous offre Stéphane
Morilla, jeune pianiste et compositeur de jazz de talent,
bien entouré par Antoine Bost (sax),
Jorge Costagliola (percus), Hervé
Humbert (batterie) et Greg Théveniau
(basse). Dix titres tout neufs, qui ne tardent pas
insinuer leurs mélodies chaleureuses dans la tête
de l’auditeur — à l’image du morceau
“Indécis”, errance nocturne d’un
piano mystérieux et d’un saxophone envoûtant,
dans un univers déconstruit par les précises basse-batterie.
Stéphane Morilla possède assurément le
don d’élaborer des mélodies solides, efficaces
dès la première écoute, à partir
desquelles il laisse son quintet s’envoler, certain que
le public suivra, fasciné. Tout cela mine de rien, avec
beaucoup d’humour et un goût sympa pour les jeux
(transitions bruitistes ou gags entre deux compositions)...
Le saxophone d’Antoine Bost passe de la sensualité
résolument funk (“Mo’funk”)
à la sauvagerie sous la pluie aérienne des percus
et l’énergie de la batterie, Hervé Humbert
jouant à la pointe de ce qui se fait en la matière
; Greg Théveniau s’implique totalement dans le
groove puissant de sa basse, et s’autorise un bon solo
tribal à l’accasion du dépaysant “Toukisoti”
; la fusion opère, Stéphane Morilla tour à
tour discret et facétieux, expansif et visionnaire, entraîne
son monde “dans la bonne direction” - comme
le dit son mentor Emmanuel Bex au dos de la
tortue rouge de la pochette.
De ces vastes voyages musicaux on retiendra aussi “la
p’tite histoire”, grande valse paisible guidée
par la flûte de Jorge Costagliola, le mélancolique
“Trésors de dames”, l’enflammé
“C’est cool !”, et surtout le génial
“Bombay”, ultime trip sur les traces de
l’India de Coltrane et du Tutu de Miles
Davis - où l’hallucinant Fender Rhodes de Morilla
éblouit sur de lancinants rythmes orientaux...
Une musique à découvrir (ou à re-découvrir,
car voilà bien deux ans que le Stéphane
Morilla 5’tet fait parler de lui en région
lyonnaise, au festival “un Doua de Jazz”,
ou à Vienne) et à partager impérativement
début mars, en live !
Nicolas
Cavaillès
(février 2004)

http://morilla5tet.free.fr
http://www.undouadejazz.com/archives/2002/artistes/morilla/