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Victime
contre bourreaux
Au départ,
un banal repas de famille, pour la naissance de la petite sœur.
Se terminant banalement par une dispute sans fin ! La petite fille
qui sera la protagoniste y retrouve son cousin Nisse ; ils apprennent
à se connaître et n’ont de cesse que de critiquer
leur autre cousine, Stina, son air « palot et niais
», dû au fait qu’elle ne mangerait que de l’herbe…
Nisse et sa cousine deviennent donc inséparables.
Ceci les conduit à se marier « tous les jours ou
presque » en se promettant « de ne jamais se
disputer pour de vrai… De ne jamais se crier dessus ni de
jamais s’insulter pour de vrai… Promis juré ».
Les jours passent et une nouvelle réunion de famille arrive.
Nisse et sa cousine se voient obligés de jouer avec Stina,
qu’ils apprécient autant que la présence d’un
ruminant. Leur petit jeu va consister à lui faire cuisiner
de la viande (qui n’est autre que de l’herbe), connaissant
son dégoût ; Nisse devient de plus en plus féroce.
L’obligeant, face contre terre, à mâcher. Devant
ce qui se déroule sous ses yeux, la jeune protagoniste va
tout tenter pour empêcher un drame qu’elle pressent
inéluctable.
Mais l’enfant persécutée n’entend plus
rien et mâche une feuille en retournant la culpabilité
contre ses bourreaux : « Je vais mourir. A cause de vous.
Il y a des plantes qui sont vénéneuses… Mais
vous ne pouvez pas le savoir puisque vous mangez tout le temps de
la viande ». Durant l’attente à l’hôpital,
croyant Stina à l’article de la mort, Nisse et sa cousine
ne se parlent pas. Alors que Stina est tirée d’affaire,
les deux cousines deviennent complices et Stina montre à
sa nouvelle amie son herbier ou figure la fameuse plante vénéneuse,
appelée aussi « oreille d’homme »…
Nisse et sa cousine se séparent en tenant leur engagement,
c'est-à-dire « en faisant ce qu’ils avaient
promis de faire ».
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Ce
texte court et incisif est porté par une écriture
forte et un rendu authentique, au plus près de l’enfance.
Restituant avec vérité la souffrance et la
cruauté que peuvent parfois s’infliger les
enfants, dans une part de conscience acide, reflet aussi
de celles qu’ils subissent.
Bart Moeyaert réussit le pari de la légèreté
et de la gravité, la voix de la protagoniste mêlant
tout à la fois une conscience adulte et une innocence
enfantine. Un
roman «choc», dans une collection qui se veut
éclectique, et qui propose des textes forts.
Cendrine
Genin
(août 2006)
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Cendrine
Genin,
après des études de philosophie et de lettres, a suivi
une formation de libraire ; une passion totale pour la littérature
jeunesse ainsi que pour la danse l’ont incitée à
collaborer à Sitartmag, depuis 2000 ; l'écriture est
son autre domaine de prédilection et elle compte pouvoir
prochainement faire partager son univers à de jeunes lecteurs.

http://www.lerouergue.com/
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