Giovanni
Mirabassi (piano), Gian Luca Renzi (contrebasse), Leon Parker
(batterie)
1/
Alfonsina y el mar. 2/ # 3’04. 3/ Sienna’s song.
4/ Last minutes (intro). 5/ Last minutes. 6/ Radicaux libres.
7/ W.A.F. 8/ Amba. 9/ Worry doll. 10/ We have the blues Mr.
President
Enregistrement le 19 juin 2007
Captivant d’un bout à l’autre
Dix ans
après l’enregistrement du disque Architectures
en trio avec Daniele Mencarelli et Louis Moutin sur le label
Sketch, ce disciple à la fois d’Aldo Ciccolini
et d’Enrico Pieranunzi (deux maîtres incontestés)
réitère avec la tripartie, formule de ses débuts
et qu’il affectionne. Entre temps, après une décennie
de travail et de différentes réalisations (accompagnement,
solo, trio atypique piano-trompette-trombone, standards de la
chanson, etc…) G.M. aura été lauréat
d’un Django d’Or, d’une Victoire de la Musique
et d’un prix décerné par l’Académie
du Jazz.
On sait
bien qu’à qualité égale, le goût
détermine la préférence qui est du domaine
du privé, de l’émotion ressentie, de la
sensation provoquée ; tout ça pour dire qu’en
ce qui me concerne c’est dans cette combinaison là
que j’admire le plus Giovanni Mirabassi, et plus particulièrement
dans ce disque. Cette spontanéité, cette fraîcheur
parcourent toutes les plages d’une séance enregistrée
en une seule journée avec la complicité d’une
rythmique inédite, un contrebassiste transalpin à
découvrir en France, Gianluca Renzi (un gros son à
la LaFaro) et un batteur américain Leon Parker (toujours
aussi avisé), entendu récemment dans le nouvel
album de la chanteuse Elisabeth Kontomanou, Back to my groove.
On est loin, semble-t-il, de ces séances interminables
et ses maintes prises, reprises, surprises… Oui, il semble
bien qu’ici la sensibilité du pianiste qu’on
sait grande s’accorde parfaitement avec ses partenaires,
avec ce phrasé débordant d’émotion,
parfois retenu, pudique, élégant sans maniérisme,
exprimant avant tout un chant ample et généreux,
ces lignes mélodiques attachantes insérées
dans des compositions de haut niveau d’écriture,
parfois avec un groove puissant (l’ostinato de Last
minutes).
Terra furiosa, peut-être…
Terra d’amore, sûrement. Un disque tonique
et romantique à la fois, avec pour terminer un coup de
blues revigorant, emballant, jubilant, éblouissant, en
un mot enthousiasmant …comme ce qui précède…
Jacques
Chesnel
(janvier 2008)
Jacques
Chesnel, membre démissionnaire de l'Académie
du Jazz, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le jazz dont
Le Jazz en quarantaine, 1940-1946 (Isoète) et
Les Grands Créateurs de Jazz avec G.Arnaud (Bordas)
; il a été consultant et auteur pour l'Encyclopédie
Encarta sur CD-Rom.
Peintre, il prépare une rétrospective de 50 années
de peintures inspirées par le Jazz.
www.jazz-chesnel.com
www.mirabassi.com
http://www.myspace.com/discograph
www.discograph.com