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Tournée
2002-2003
Festival d'Avignon 2002
- 15-27 juillet 2002
Paris - Théâtre de la ville 26 septembre
- 19 octobre 2002
La Rochelle - La Coursive, Scène Nationale 12
- 13 novembre 2002
Marseille - Théâtre du Gymnase 22 - 30
novembre 2002
Sceaux - Les Gémeaux, Scène Nationale
6 - 8 décembre 2002
Cherbourg - 12 - 13 décembre 2002
Nantes - Maison de la Culture de Loire-Atlantique 6
- 11 janvier 2003
Chambéry - Espace Malraux, Scène Nationale
16 - 18 janvier 2003
Chartres - Théâtre de Chartres 28 - 29
janvier 2003
Nevers - Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre
7 - 8 février 2003
Albertville - Le Dôme 13 février 2003
Annecy - Bonlieu, Scène Nationale 18 - 22 février
2003
Bayonne - Théâtre de Bayonne 27 février
2003
Tours - Centre Dramatique Régional 4 - 5 mars
2003
Colombes - Salle des Fêtes 7 mars 2003
Valence - Comédie de Valence, 12 - 14 mars 2003
Sète - Théâtre de Sète 28
- 29 mars 2003
Cergy - Lapostrophe, Scène Nationale 3
- 5 avril 2003
Narbonne - Théâtre de Narbonne 8 - 9 avril
2003
Villefranche-sur-Saône - Théâtre
16 - 17 avril 2003
Amiens - Maison de la culture 14 - 16 mai 2003
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"J'ai toujours écrit pour des comédiens, jamais
pour un public car je n'écris pas pour des idiots, seulement
pour des comédiens comme Minetti c'est à dire des
"hommes de l'esprit", même si des idiots
ont joué dans mes pièces. Le public est l'ennemi de
l'esprit, c'est la raison pour laquelle je me contrefiche de lui
Il est et doit rester mon ennemi". Thomas Bernhard a l'honneur
de ne pas louvoyer entre les compromis. Il faut dire que son public
était autrichien et qu'il ne portait pas l'Autriche (néo)fascisante
dans son cur.
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©
Christian Ganet Photographe
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Bernhard
Minetti (étrange chassez-croisé entre le prénom
de l'un et le nom de l'autre) était un grand acteur,
un monstre sacré, de la scène théâtrale
allemande des années 70 et 80. Dans sa pièce,
Thomas Bernhard s'inspire de traits biographiques réels
qu'il mêle à la fiction. La pièce se déroule
dans un hôtel d'Ostende où le comédien attend
un directeur de théâtre qui lui a apparemment proposé
de rejouer le Roi Lear à l'occasion du 200e anniversaire
de son théâtre. Lear est le personnage préféré
de Minetti, il l'a joué dès 18 ans et aussi longtemps
qu'il a dirigé le théâtre de Flennsburg.
Ensuite, il a dû quitter la ville à cause d'un
procès, il est devenu un comédien errant.
Trois
arches en bois gigantesques et parallèles sont plantées
sur l'échiquier noir et blanc de la scène. Un
groom empressé, un réceptionniste narquois, une
dame se prélassant sur un sofa entourent Minetti. Ce
dernier porte un long manteau gris, un chapeau et une vieille
valise contenant le fameux masque d'Ensor qu'il utilisait pour
jouer Shakespeare. |
La
structure géométrique de la scène en fait le
symbole de l'esprit humain, de l'esprit du théâtre,
menacé, dehors, par une tempête de neige de Saint Sylvestre.
Au milieu de cette scène-cerveau, Minetti (Michel Bouquet
magistral) entonne un (quasi) monologue dans une grande économie
de gestes, ressassant ses souvenirs, ses théories, ses partis
pris. Son "dé-Lear" autobiographique pousse lentement
ses ramifications, enserrant peu à peu le spectateur dans
un maillage réticulaire de mots, invocations, hésitations
et répétitions. La salle est mise sourdement sous
tension. Une tension tout en retenue, émaillée de
silences et des apparitions fantomatiques et inquiétantes
de personnages de carnaval.
Minetti se livre à une mathématique théâtrale,
aligne axiomes et théorèmes, prolonge, opiniâtre,
son raisonnement d'artiste-scientifique malgré les persiflages
et les moqueries étouffées. Son raisonnement aussi
bien peut prendre une forme circulaire, monomaniaque : l'acteur
ressasse ses obsessions telles de discrètes incantations.
Il ne se passe quasiment rien, au niveau de l'action, pendant 1h30
et néanmoins Michel Bouquet parvient à mettre son
public sous hypnose. Le verbe, magnétique, avance masqué.
Le théâtre c'est de la sorcellerie.
Jean-Emmanuel
Denave
(mars
2002)
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Claudia
Stavisky
Théâtre
des Célestins Lyon
renseignements
04 72 77 4000
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La pièce
met en scène, un soir de la Saint Sylvestre, un "drôle
de monsieur" qui prétend s'appeler Minetti comme
le célèbre acteur allemand. Il est venu là,
dans cet hôtel vieillot d'Ostende pour rencontrer
un directeur de Théâtre qui l'a invité
à jouer le rôle du Roi Lear. Et devant tous
ceux qu'il croise dans le hall, il retracera ses démêlés
avec la vie, dira ses espoirs et ses certitudes illusoires.
Il dévoilera, dans l'illusion qui s'échange
entre la scène et la salle, la profonde réalité
d'une fascination réciproque.
avec
Michel Bouquet, Yvon Bernard, Juliette Carré, Paul
Predki, Christian Taponard...
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http://www.mairie-lyon.fr/celestins/
Du
même auteur : L'imitateur
Avignon
http://www.festival-avignon.com
Thomas
Bernhard
http://mapage.noos.fr/thomasbernhard/
http://www.arche-editeur.com/Catalogue/B/bernhard2.htm
http://www.remue.net/cont/bernhard.html
Claudia
Stavisky, mises en scène :
Le Barbier de Séville
La Locandiera
Répétition Publique
Minetti
http://www.humanite.presse.fr/journal/1998/1998
Michel
Bouquet
http://members.netscapeonline.co.uk/jameswtravers/nf_mbouquet.html
http://www.magazine-litteraire.com/papiers/theatre4.htm
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