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Avant-première
au CNP Terreaux, Lyon
: mardi 4 juin 2002 à 20h15
Metropolis
est une cité tentaculaire dont les multiples niveaux
sont habités par des êtres humains et différents
robots. Tour de Babel futuriste, Métropolis est aussi
une société segmentée, inégalitaire,
corrompue : les pauvres et les robots vivent dans les sous-sols,
tandis que les élites résident dans un gigantesque
gratte-ciel dénommé "Ziggurat". Guérillas,
complots, soulèvements sont monnaie courante au sein
de la cité.
C'est dans ce contexte que débarquent le détective
Shunsaku Ban et son assistant Kenichi, à la recherche
d'un savant fou, le docteur Laughton, et de sa dernière
création, Tima, hybride de robot et d'humain. Leur investigation
connaît des ramifications inattendues et s'avère
plus périlleuse que prévue
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Pour les amateurs
de mangas japonais, Metropolis évoque forcément
le classique signé par Osamu Tezuka "père
du maga et inventeur de l'animation japonaise" (né en
1928 et décédé en 1989). Tezuka est aussi l'auteur
de Kimba le lion blanc, d'Astro Boy et du Prince
Saphir.
Rintaro (réalisateur) et Katsuhiro Otomo (scénariste,
mais aussi auteur du célèbre Akira)
ont adapté ce "classique" de la bande dessinée
au "cinéma d'animation" (un travail de titan qui
leur a pris trois ans). L'une des caractéristiques de Metropolis
est l'insertion de personnages en animation 2-D traditionnelle dans
des environnements en 3-D composés d'images de synthèse.
Le résultat est surprenant : on voit évoluer des personnages
au dessin plutôt naïf et à l'aspect enfantin au
milieu d'un univers hyper-sophistiqué. L'animation assistée
par ordinateur permet aussi de mimer, de manière virtuose,
les techniques cinématographiques traditionnelles : zoom,
travelling, plongée et contre-plongée,
Le scénario est réduit à une sorte de course-poursuite
à tous les niveaux de Metropolis, et les idées développées
sont plutôt banales dans le registre de la science-fiction.
Cependant, on reste fasciné par le "rendu" de cette
folle cité, mélange post-moderne de futurisme et d'éléments
plus rustiques. Rintaro parvient littéralement à nous
plonger dans un monde virtuel et des "ambiances" qui n'ont
parfois rien à envier au "cinéma réel".
Jean-Emmanuel
Denave
(mai 2002)

http://www.columbiatristar.fr/k/metropolis/
http://www.public.iastate.edu/~rllew/rintaro.html
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