un film de Rintaro
d'après la bande dessinée d'Osamu Tezuka
Scénario Katsuhiro Otomo

Japon, 2001, durée 1h47

Sortie le 5 juin 2002

 

Avant-première au CNP Terreaux, Lyon : mardi 4 juin 2002 à 20h15


Metropolis est une cité tentaculaire dont les multiples niveaux sont habités par des êtres humains et différents robots. Tour de Babel futuriste, Métropolis est aussi une société segmentée, inégalitaire, corrompue : les pauvres et les robots vivent dans les sous-sols, tandis que les élites résident dans un gigantesque gratte-ciel dénommé "Ziggurat". Guérillas, complots, soulèvements sont monnaie courante au sein de la cité.
C'est dans ce contexte que débarquent le détective Shunsaku Ban et son assistant Kenichi, à la recherche d'un savant fou, le docteur Laughton, et de sa dernière création, Tima, hybride de robot et d'humain. Leur investigation connaît des ramifications inattendues et s'avère plus périlleuse que prévue…

Pour les amateurs de mangas japonais, Metropolis évoque forcément le classique signé par Osamu Tezuka "père du maga et inventeur de l'animation japonaise" (né en 1928 et décédé en 1989). Tezuka est aussi l'auteur de Kimba le lion blanc, d'Astro Boy et du Prince Saphir.
Rintaro (réalisateur) et Katsuhiro Otomo (scénariste, mais aussi auteur du célèbre Akira) ont adapté ce "classique" de la bande dessinée au "cinéma d'animation" (un travail de titan qui leur a pris trois ans). L'une des caractéristiques de Metropolis est l'insertion de personnages en animation 2-D traditionnelle dans des environnements en 3-D composés d'images de synthèse. Le résultat est surprenant : on voit évoluer des personnages au dessin plutôt naïf et à l'aspect enfantin au milieu d'un univers hyper-sophistiqué. L'animation assistée par ordinateur permet aussi de mimer, de manière virtuose, les techniques cinématographiques traditionnelles : zoom, travelling, plongée et contre-plongée,…
Le scénario est réduit à une sorte de course-poursuite à tous les niveaux de Metropolis, et les idées développées sont plutôt banales dans le registre de la science-fiction. Cependant, on reste fasciné par le "rendu" de cette folle cité, mélange post-moderne de futurisme et d'éléments plus rustiques. Rintaro parvient littéralement à nous plonger dans un monde virtuel et des "ambiances" qui n'ont parfois rien à envier au "cinéma réel".

Jean-Emmanuel Denave
(mai 2002)

http://www.columbiatristar.fr/k/metropolis/

http://www.public.iastate.edu/~rllew/rintaro.html